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03/02/2025

Carte blanche (64)

Laissée à Kobus van Cleef

Crépuscule des vampyrs et continent obscur

Première partie

Deuxième partie

Troisième partie

Quatrième partie

Cinquième partie

Sixième partie

Septième partie

Huitième partie

Neuvième partie

Dixième partie

Onzième partie

Douzième partie

Treizième partie

Quatorzième partie

Quinzième partie

Seizième partie

Dix-septième partie

Dix-huitième partie

Dix-neuvième partie

Vingtième partie

Vingt-et-unième partie

Vingt-deuxième partie

Vingt-troisième partie

Vingt-quatrième partie

Vingt-cinquième partie

Vingt-sixième partie

Vingt-septième partie

Vingt-huitième partie

Vingt-neuvième partie

Trentième partie

Trente-et-unième partie

Trente-deuxième partie

Trente-troisième partie

Trente-quatrième partie

 

pour le coup, c'est le contrôleur qualité qui radine, escorté par un chaouch d'allure assez conventionnelle aux enfers, pieds fourchus et petite queue noirâtre et mobile (mais pour le reste, il a l'air d'un vronzais comme vouzémoi)
le contrôleur prend le temps de faire le tour du troupeau, de noter chaque imperfection, bavure ou approximation dans le trait
il pince le cuir des porcelets qui grouinent, pour l'occasion

Allez, pour la maîtrise, ça passe, quoique....pour l'inspiration, ils verront ça au service marketing, par contre, pour les délais....vous êtes clairement pas dans les clous, les p'tits gars, j'ai vu des feignasses depuis que je fais ce job de pauvre, mais là....vous vous êtes arrêtés pour pisser ?
Ou alors vous faites la grève du zèle ?
Faut le dire, hein, les damnés ont des droits, avec l'aspiration mondiale à la démocratie, vous pouvez recriminer, et même pétitionner
Quoique, les autorités supérieures n'en aient rien à carrer, bien sûr
Vous embarquez les gorets vers leur dernier voyage et vous réceptionnez les suivants, ça ne traîne pas, on se réveille !
Pris encore une fois à froid, avec la menace de transformer les gentils suidés en sac à main pour influenceuses à gros nichons, nos amis disjonctent
Un boulot dégradant, pour eux qui ont connu le vent de l'aventure, et qui plus est, à la chaîne, dans un ergastule médiéval, trop, c'est trop !

La révolte précédente, c'est le petit kobus, sous sa forme infantile, qui l'avait initiée, celle là, c'est l'ensemble des gars, sans oublier les avatars féminins ( la fille patate, la traductreuse nattée piercée et tatouée)
Bref, comme disait fidel castro, une colère multipliée par une foule, ça fait beaucoup de colère
On t'empoigne le contrôleur qualité et son chaouch démoniaque, on leur déchire la chemise comme à des vulgaires DRH de chez air France et direction les autorités supérieures
Qui nous attendent
Évidemment
Bureau bien astiqué, secrétaire à lunettes allongées par dessus lesquelles elle feint de nous ignorer, graphiques d'activité pendus aux murs, rien à voir avec l'accueil crapoteux qui nous a été fait tantôt
Voilà, lorsqu'on sait s'exprimer, ça paye, on se fera pas poirer comme des gilets jaunes
Une calotte sur l'occiput du contrôleur, une autre sur celle du chaouch, histoire de mettre les choses au point
La soubrette qui tient le rôle du cerbère trotine jusqu'à nous, ça fait trembler ses loloches de la belle façon mais tu nous connais, de superbes épouses nous attendent, alors bon

Le patron va vous recevoir, sussure-t-elle avec un sourire démoniaque
Donnez vous la peine d'entrer
Et comment, qu'on se donne la peine, on pousse la porte, et, comme dans tous les bouquins poulardins, on entre
Et là, derrière un bureau ministre, ordinateur écran plat et pot à crayons en cloisonné chinois de la belle époque, assis dans un fauteuil anatomique, vêtu de lin blanc, LE charpentier !
Oui, le charpentier de tout à l'heure, mais avec quelque chose de plus
LE CHARPENTIER, quoi
Oui, vous avez compris, celui ci et celui là ne font qu'un, à de subtiles variations près
Une robe serrée à la taille, des sandales au lieu d'un falzar de chantier et de croquenots à bouts renforcés, mais c'est bien tout ce qui les différencie

on en reste bouche bée

oui, bouche bée
et le petit kobus plus que tout autre, lui qui a pour habitude de rester coi, c'est comme s'il avait avalé sa langue
Blum s'y colle cependant, et pousse son ramage
"dites moi, patron des lieux infernaux, ne seriez vous pas aussi celui des cieux radieux? j'avoue que j'ai du mal à suivre et mes compagnons itou"
le charpentier se renverse dans son siège tournant, il pivote d'un demi tour (soit 180°), ne pipe mot , soupire puis se résoud à jacter
"regardez ça dehors....les enfers, le tardenois, la guéhenne, le purgatoire....il faut bien quelqu'un pour administrer tout ça , réguler, orienter.....ça se fait pas tout seul.....au départ, rien de tout cela n'existait, puis j'ai créé, enfin, mon père a créé, enfin, mon autre moi, sous forme du père à créé, ce furent le ciel, la lumière , le verbe, là je vous cause en désordre, mais le tiercé a payé quand même, il y a eu du rebut, vous vous en doutez, après tout, vous aussi, vous avez travaillé de vos mains, ce qui marchait , hop dans le monde, ce qui merdait, vlan au rebut , en enfer, ce qui marchait trop bien, direct paradis...puis est venu l'homme, cet emmerdeur, attachant, certes, mais emmerdeur, que vouliez vous que j'en fasse?...dans le monde, bref, pour vous la faire courte, je suis moi et lui, Jésus et Lucifer , et comme dirait un petit banquier niqueur de vieille, en même temps...voyez, c'est simple, ça permet de jouer sur tous les tableaux, maitrise des flux, régulation des entrées et des sorties, expansion territoriale et emprise immobilière, le paradis s'accroît de même que les enfers, on a bien tenté un syncrétisme avec les bouddhistes, genre recyclage des âmes, histoire d'éviter la surpopulation, mais ça n'a pas marché..."

mais pourquoi en ce cas vous escrimer à garder ce décor désuet? pour l'enfer, je veux dire?
là c'est kobus, avec sa voix de jouvenceau prépubère, qui l'apostrophe
mais parce que c'est indispensable, mon garçû!
imagine-t-on la vatican (une succursale, pas très propre, d'ailleurs) sans mecs en collants rayés violet et orange? le pont du charles de gaule sans matelots avec bacchis et vestes en coutil bleu? l'élysée sans pédérastes cocainés?
non, bien sûr
alors l'enfer ça va avec les diables aux pieds fourchus, les brasiers et les étendues gelées, j'en ai d'ailleurs beaucoup rebattu depuis vaticon numéro deux

Ha pourtant, les diables aux pieds fourchus et à la virilité sur dimensionnée, ça peut être sympa....là, c'est la fille patate qui a chuchoté dans son menton grassouillet en pinçant la cuisse de pasdar Ali, le plus proche
L'autre, pas à la traîne, lui souri, lui gobe la bouche d'une gamelle d'anthologie en lui effleurant la croupe, qu'elle a large et déjà tombante, comme hélas les filles d'occident soumises au régime pizza télé sodas
Malgré tout, ils irradient tous trois d'une bonne humeur quasi conjugale ( lorsque les factures sont payées, les enfants sont au lit et qu'il y a un peu de pognon d'avance dans l'escarcelle du ménage), les traits ingrats de la bouboule suédoise pourraient même passer pour agréables
Ce que c'est que l'amour, hein !

Le charpentier considère le trio, amusé
Il fouille dans les tiroirs du bureau directorial, trouve un cigare, un véritable barreau de chaise ( un partagas numéro 3, vu d'ici mais c'est compliqué), en décapite l'extrémité au cutter ( un xikar avec des parements en ivoire de mammouth), l'allume avec un briquet gaz, tire la première bouffée, se passe la main sur le visage puis recrache la fumée par le stigmate
On sursaute, ça surprend
Il acquiesce, son œil pétille, il se fend d'un sourire puis nous assène "à quoi bon mourir sur la croix si on peut pas se livrer à quelques facéties ?"
C'est vrai, y a une logique là dedans

hé tiens, je peut vous le faire avec le pied, si vous voulez..
non, non, merci, on saura s'en passer
ça nous agresse un peu dans notre vécu d'anciens chrétiens
ou de chrétiens actuels, allez savoir

le charpentier n'en a cure, il se contorsionne, semble embrasser son talon droit, effectivement, ça soulève sa robe, qui, bien que serrée à la taille, dévoile une cheville d'Adam de bonne taille et deux burnes poilues sans défaut, on suppose que Marie-Madeleine a dû apprécier, puis souffle deux ou trois ronds de fumée
ça va se perdre au plafond
nos regards aussi, parce qu'entre nous, on est pas très à l'aise d'avoir entrevu l'intimité du sauveur
et pourtant, sur la croix, il est souvent dénudé
mais jusqu'à la ceinture, à l'exclusion du reste!
alors que les divinités antiques, celles qui ont été anihillées dans le ragnarock précédent, elles, se montraient sans pudeur, du moins aux yeux des sculpteurs

les déesses antiques aussi
et y en a des bien foutues
pas comme nos influenceuses internet qui secouent d'énormes quantités de glandaille sur des torses maigrichons et des hanches réduites à la portion congrue
comme on dit "la Vénus de Milo, sinon rien"
ou un Rubens, à la rigueur

Et voilà que nos amis, le petit kobus maigrichon retourné en enfance y compris, se mettent à soupirer, c'est qu'ils se repensent à leurs belles compagnes, caracos bien remplis ( mais sans excès), peaux blanches ou constellations d'ephelides (pistrouilles en roumain, frekels en angluche) hanches généreuses et taille fine, bref des beautés antiques en chair et en os
Seul problème, mais de taille, comment rejoindre nos aimées ?
Le charpentier, qui lit dans les pensées, du moins les nôtres puisqu'il est omniscient se cale un peu plus loin dans son fauteuil (à roulettes, oreillettes et accoudoirs, le top du fauteuil directorial, on est loin du mec qui se cassait la tête sur le planning des chantiers), tire une bouffée de son partagas, lâche trois ronds de fumée sans exentricité , ferme ses mirettes et laisse tomber....y aurait bien une solution, mais je vous cache pas que c'est risqué....et exceptionnel, comme autorisation

faut faire une mutation sur le site de réincarnation, en principe les humains en sont exclus, mais si je vous transforme en animaux, ça peut se tenter...ou alors je vous déifie? mais faudra que vous trouviez des crédules pour assumer votre culte...ça peut se tenter aussi, regardez pour moi, par exemple...

alors, par qui on commence?
tiens, le p'tit gars, là, volontaire pour une transmutation oblique?
on sait pas bien où ça aboutira mais on tente
zag!
un éclair, une fumée avec des étincelles, vous allez dire que ça se renouvelle pas
une odeur de cognac de la bonne année, celui qu'on utilise pour la poularde demi deuil, un bruit....blanc, une absence de bruit, plutôt
on ouvre les yeux avec précaution...où est passé kobus?

Pas dans la pièce, en tout cas
Le charpentier pianote un truc sur son bureau, clic clac, fronce les sourcils, gratte sa barbe, fait pivoter son siège, l'air emmerdé un peu quand même
Disparu, votre pote, les mecs, pas au paradis, aux enfers, ni dans les limbes, c'est écrit là

Là, où ça, Là ?
C'est Blumroch qui ergote
Hé bien, là, sur le logiciel de recensement des âmes, développé par gougleule et qui m'a coûté un myon de thalers, plus le dixième chaque année en maintenance, c'est pas des blagues, la facture est à votre disposition

mais alors, où est le petit kob's?
on décide d'initier une recherche, le charpentier appuie sur l'interphone pour convoquer sa secrétaire

bzz bzz bzz
mad'moizel gestetner, alors merde quoi vous répondez? vous avez fini de lire le courrier du coeur de mimi mathy?
bordel de moi, mais kes kel fout?
on se transporte dans l'antichambre du charpentier
la secrétaire, bien lochée, est installée sur le dos, sur un coin de bureau, la jupe remontée jusqu'au nombril, et un kobus un peu vieilli, couvert de boutons d'acnée, genre adolescent de 15 ans, la sert avec de grands coups de reins sous ses grognements approbateurs
le charpentier tape dans ses mains, le kob's décule, exposant une cheville d'Adam de bonne taille, ruisselante de cyprine, alors que mad'moizelle gestetner lâche un prout vaginal un peu glaireux
mouais ? kobus interroge le charpentier pendant que la gironde sous lui amorce un frisson libérateur

 

Commentaires

Désolé c'est un peu animal, mais ne sommes nous pas des zanimos dotés de raison ?
Enfin, pour la raison, c'est largement en option
Tel le kobs, qui argumente avec le charpentier
Allez, laisse moi une minute, je la finis et je suis à vous, comme le hareng est à l'huile
Pour le hareng, un discret fumet de marée basse nous agresse les naseaux, pour l'huile, une humidité visqueuse couvre les deux partenaires, on dira que c'est suffisant, remballe ton bazar, garçu, on a école
En maugreant, l'ittération du kob's ( 15 ans, con comme ses pieds, squelettique, plein d'acné, rétif à toute autorité, laid comme un pou, viril à faire rougir un pornostar) se rebraguette, fait disparaître ses organes dans ses fringues (forcément usées et crasseuses), se redresse
Une mimine exploratrice dans le giron de mam'zelle gestetner, une promesse sussuree à l'oreille ( penses za moi qui pense za toi, je reviens sous peu) et voilà notre contre héros qui emboîte le pas à l'aéropage des caciques des enfers

Écrit par : Kobus van cleef | 03/02/2025

Lien mis à jour.

Écrit par : GjG | 05/02/2025

Le charpentier reprend son fauteuil, se renverse dedans, retrouve son mégot de cigare dans le cendrier le rallume, tire dessus
Blumroch donne un coup de coude au kobs
"Espinche, gamin, tu verras pas ça deux fois dans ton existence "
Et effectivement, la fumée sort par le stigmate palmaire
Ça détend l'atmosphère (et c'est pas l'odeur du cigare, car, comme on dit, trois tiers, le foin, le divin, le purin)

Écrit par : Kobus van cleef | 13/02/2025

Foin de ces considérations foireuses, rentrons dans le vif du sujet maintenant que notre jeune ami est sorti de mamouazelle gestetner
Je ne sais plus où nous en étions mais j'ai le sentiment que l'agent orange va faire des diciples , j'ambitionne de rendre les enfers dans un premier temps à l'équilibre financier et puis ensuite, profitables, très profitables
Et vous allez m'y aider, évidemment
Je vous assigne le rôle de cost killer, tiens, oui vous, l'adolescent poussé en graine, y a pas une minute j'ai cherché votre localisation sur le site informatique vendu par l'heureusement défuné Guillaume du portail, occis littérairement dans une saga antérieure, pas mèche de vous trouver....allez à cupertino ou bien où il vous plaira et rappellez leur qu'un contrat est un contrat et qu'il va bien falloir qu'ils fassent le nécessaire
Allez, exécution !

Écrit par : Kobus van cleef | 16/02/2025

Défunté pas défuné ....
Sitôt dit sitôt fait, le kobs, sous la forme du post adolescent négligé qu'il affectait d'être, se retrouve téléporté en Californie
Las !
Ici comme ailleurs, la guerre atomik est passée et c'est une succession de collines ravagées par les incendies et sillonnées par des bandes de hors la loi, qui l'accueillent sans tendresse excessive
En témoigne un grand n'haigre, le chef ceint d'un improbable couvre chef à base de papier aluminium, et la nudité camouflée par des étiquettes de supérettes ( derniers jours ! tax free ! new arrivals ! help wanted !......)

Écrit par : Kobus van cleef | 16/02/2025

Le cafre, sur de lui et dominateur, tente de chambrer l'envoyé des mondes infernaux
Mais ouat !
Il se heurte à forte partie, le kobs, qui a pris un peu d'âge, est toujours maigrichon mais il est devenu teigneux
Alors c'est pas un rescapé de l'apocalypse nukleer, avec sa biroute à l'air, qui va lui faire peur
Une chose en entraînant une autre, ils en viennent aux mains
Penseriez vous qu'un souchard maigrichon puisse l'emporter sur un n'haigre décharné mais surdimensionné ?
Lorsqu'on envisage le surdimensionnement, c'est surtout pour l'infrastructure génitale, le zguegue, toussa
On oublie fréquemment que bras et jambes sont aussi affectés, ce qui donne un net avantage au combat
Mais pas au corps à corps
Le kobs, au premier coup échangé et esquivé, vient au contact, une poussée, un retrait, allez savoir pourquoi, mais le ouigre s'entrouppe ses grands pieds plats dans un relief du sol, relief que kobs interprète comme une racine de mesquitte, oui, c'est pharamond qui lui donne un coup de main !
L'affreux coupeur de routes tente de se relever mais non, kobus, teigneux comme tout un clan d'antifas, lui tombe sur le dos en le martellant du poing, l'autre renaude sous la grêle de coups se débat, se dégage, bondit de côté, une nouvelle fois une racine interrompt sa course et vlan, il dégringole dans un ravin fort opportunitément ouvert à côté
Sa chute se termine sur le tronc d'un épineux cuit par les radiations, qui l'empale de l'aine jusqu'à la base du cou
Couic, il meurt
Kobus reste seul maître du terrain

Écrit par : Kobus van cleef | 22/02/2025

Un grand merci en pensée à l'ami phara qui lui a sauvé la mise
Il se tourne vers l,est, vers la vallée de san Fernando, déjà dévastée par les incendies que les grosses tribades du SFFD ont été incapables d'éteindre avec des sacs à main, et maintenant annihilée par les échanges nukleers
Une poussière radiante flotte dans les airs, un soleil de plomb achève les rares survivants, pas une herbe ni un arbre....c'est pas folichon
Certains panneaux indicateurs ont résisté à la tornade atomique et le kobs entreprend d'en suivre les indications
En moins de gouge, il se retrouve en vue de bâtiments précaires, tôle ondulée et dalles de ciment écaillées où se mène un grand tapage
On distingue pas bien, à l'oreille, la nature du bruit, y a de l'artificiel, comme des moteurs à combustion interne et du vocal, non rythmé, voyez ?
Les éventuelles inscriptions sur les préfa qui auraient pu signaler la vocation du lieu ont disparu, fruit des incendies, du vent de sable et des particules radiantes, le kobs, qui n'a rien de mieux à faire, tire un portail dégondé et entre
Quel spectacle va s'offrir à ses yeux ?
Pourra-t-il revoir ses disparus, ses compagnons d'infortune, la très belle Emesse, pourra-t-il mener à bien sa mission ?
Vous le saurez dans le prochain épisode, avides lecteurs ( mes semblables....)

Écrit par : Kobus van cleef | 22/02/2025

il glisse un zyeux, prudent...
et voilà que se déroule devant lui un spectacle inconcevable, un truc d'avant la bombe, pourrait on dire( car bombe il y a eu), un truc qui ne devrait pas exister, ou que la sagesse des hommes aurait dû éradiquer
mais de quelle sagesse parlons nous?
surtout lorsqu'on sait à quelles extrémités l'homme s'est laissé aller
des extrémités extrèmement extrèmes, si vous voyez
des extrémités atomiques, nucléaires, dévastation, horreur, malheur

Écrit par : kobus van cleef | 06/03/2025

Je vous la fait courte, faudrait pas que je fatigue l'excellent lectorat de cet excellent site
Imagine toi une assemblée d'humains depenailles, les tifs hirsutes, mais vêtus de chemises blanches aux plis roides et craquants, s'agitant dans un semblant d'hemicycle, reconstitué avec des éléments de décors de films, un grand tableau en hauteur avec un chaouch qui griffone puis qui efface ce qu'il a écrit pour écrire à nouveau, sous les aboiements de la foule (clairsemée) à ses pieds
Dans un coin, derrière une vitre à claire voie, un quidam, pendu à un combiné téléphonique en bakelite, façon hold school, trépigne pour attirer l'attention des autres spectateurs et leur assène des phrases brèves et comminatoires en indiquant, d'un signe cabalistique de la main libre ( celle qui ne tient pas le combiné) des figures, peut-être apotropaiques, peut-être bénissantes
Tout ça dans un brouhaha confus où l'on distingue par moment des répétitions
"Je vends !
Combien ?
Au canon, au canon !
Blanchi par la SEC, blanchi, blanchi !
Combien les futures ?"

C'est à n'y rien comprendre....

Écrit par : Kobus van cleef | 07/03/2025

un type tournoie au milieu, laissant échapper de ses mains jointes des billets verts
un autre saute depuis un tabouret de bar en hurlant "crack, ruine, suicide" pour se ramasser la gueule par terre et recommencer
certains vocifèrent, un téléphone portable collé à l'oreille, avec des gestes saccadés à l'endroit du mec qui écrit sur le tableau
kobus s'approche, la magie du spectacle s'évanoui, les chemise sont en papier, les billets sont ceux du monopoly, les portables des conserves martellées pour leur donner l'aspect d'appareils moudernes

Écrit par : kobus van cleef | 10/03/2025

//REMARK ON
Réduit à ses initiales, le slogan hurlé depuis le tabouret donne C.R.S. C'est le M.D.K. de *Demolition Man* et du jeu vidéo... *M.D.K.*, justement. Quant à la dissipation de la magie, elle fait très Raspail dans une nouvelle relatant l'expédition menée, dans une forêt perdue, par une fine équipe pluridisciplinaire d'inspiration onuso-bruxelloise -- avec une fin hilarante.

Qu'est-ce qui arrivera en premier ? La fin du feuilleton, le déclenchement de la troisième, l'astéroïde de l'apocalypse ou le retour du Grand Anarque ? Don't hold your breath...
//REMARK OFF

Écrit par : br | 10/03/2025

le type dans sa guitoune a un téléphone à fil qui n'est raccordé à rien, ses claire voies sont en cagette de supermarché et celui qui se défénestre en se lamentant saute à chaque fois sur un matelas pisseux
le kobs éberlué va les renifler sous le museau, ce qui les contrarie fortement
"hola, maraud, oualestrite est fermé aux non investisseurs, allonge tes talbins et tu pourras rentrer"

Écrit par : kobus van cleef | 10/03/2025

ha, mais je rentre où je veux, comme je veux, quand je veux
j'ai été mourru puis rescuscittu, esclave sexuel, père contraint, et pour finir, le diable marche avec moi (ha ha ha ha ha ha ha, recomptez bien, il y en a 7 comme dans la chanson)
alors vos droits d'entrée, hein, c'est pas le mercosur ici, c'est après la bombe, capicce?

Écrit par : kobus van cleef | 10/03/2025

Et puisque tu insiste, vaurien, je vais te rétribuer à ma façon
Vlan, le kobs, qui est, à cette heure, jeune, souple et agressif, lui allonge une mandale en travers du museau, suivie d'une tallonade dans les génitoires
L'exigeur de péage vire au vert, vomi puis s'effondre, un coup bien ciblé dans les roustons, ça fait toujours merveille pour entamer des discussions en position de force

Écrit par : Kobus van cleef | 12/03/2025

Je ne suis plus très certain de l'orthographe de talonnade, un seul l et deux n?
Ou l'inverse ?

Écrit par : Kobus van cleef | 12/03/2025

Puis, satisfait de l'effet produit, il s'adresse à l'assemblée qui a interrompu ses simagrées
Ne dites rien, bande de nazes, vous avez voulu reproduire le kapitalizm ?
Mais y a aucune chance que ça marche, plus personne n'a besoin de se financer, plus personne n'a besoin d'accumuler des thalers ( voire des yens, euros, pounds, francs chuiches et tout à l'avenant)!
Le kapitalizm est mourru, troupeau de ringues, mourru et enterré sous les décombres de la guerratomik, alors jouez au monopoly si vous voulez mais tentez d'abbord d'assurer votre subsistance, genre patates, poulet, pomme, viande, salade, pain, soyez des robinsons moudern !
Un silence ébahi accueille ces fortes paroles, silence planant sur des trognes défaites ou incrédules
Ha ha, vilains drôles, ça la ramène moins maintenant ?
Kobus s'est pris un instant pour un éveilleur de conscience, un prophète, voyez ?
Il doit vite déchanter, les bougres se précipitent à nouveau autour de l'hémicycle
Le blé, 3000 la tonne !
Par ici les futures sur la viande !
Faillite, faillite, la récolte a foiré !
Et ça recommence....

Écrit par : Kobus van cleef | 12/03/2025

Nom de d'la, le capitaliste retourne à son vice comme le chien à ses vomissements !
Il coxe le spiquaire dans sa guitoune
"Ou est duportail ? Comment contacter ses employés ?"
L'autre ouvre des yeux incrédules
"Duportail ? Inconnu au bataillon , nous, de toutes façons, on s'occupe que de la valorisation boursière, on sait faire que ça, acheter vendre, parier, acheter vendre..."
Kobs éclate de rage
"Les aktions à une jambe aussi, tu achètes ? Abruti, va !"

Écrit par : Kobus van cleef | 13/03/2025

L'autre, le pantalon à une jambe, il capte pas
Faut dire que c'est un goy qui a pris la confiance à force de manipuler des milliards fictifs, les fameux billets de monopoly ( tu ajoutes plusieurs zéro à la main et le tour est joué), rien à voir avec les usuels vendeurs de frippe
Il hausse les épaules, se gratte le pif, regarde ses pieds, non, ça lui dit rien
Duportaille et gougleu non plus, d'ailleurs
Mais il a cru comprendre que dans un des bâtiments restés debout après les incendies et la tornade nucléaire, il y a du monde qui pourrait le renseigner
Notre ami est bien obligé de se translater vers ailleurs pour continuer sa quête, la régularisation des comptes infernaux n'attend pas
Il attrape toutefois le spiquaire de la pseudo bourse par une aile et le projette devant lui, il montrera le chemin et, en cas d'obstacles, il pourra servir à applanir iceux (traduction, il pourra être jeté sous les roues du tramway, poussé contre les barbelés, utilisé pour combler un fossé et tout à l'avenant)
Le gugusse, dans sa chemise en papier plus très fraîche, avance en renaudant

Écrit par : Kobus van cleef | 14/03/2025

il a raison de redouter la suite
en précédant (contre son gré) le jeune kobs, il pose le pied sur une mécanique infernale, le truc, bidouillé de bric et de broc, avec de la ferraille post apocalyptique, lui enfonce une pointe de ressort rouillé dans le cou, pointe rouillée préalablement trempée dans des excréments humains marinés
on ne sait qui a disposé ça sur le chemin, mais ça fait de l'effet
en moins de cinq minutes, le choc septique emporte le bonhomme, après que sa chemise (en papier) ait été trempée de sueur
les choses commencent mal...
le kobs s'accroupi derrière un tas de gravats soufflés par le conflit atomique, histoire de voir qui pourrait leur en vouloir à ce point, ou qui pourrait avoir de bonnes raisons de se prémunir ainsi contre les intrusions

Écrit par : kobus van cleef | 16/03/2025

Difficile de bien comprendre ce qui se passe, les forces en présence, toussa
La poussière des incendies et de la guerre atomique tournoie à gros volutes, le jour décline, en plus de ça, il est mal placé, avec un genre de no mans land devant lui, encombré ruines et de débris, s'il s'aventure là dedans sans couverture préalable, c'est certain qu'il va morfler
Et c'est sans compter les surprises qui doivent joncher le sol et sur lesquelles il faut éviter de poser le pied
Aussi, il se replie prudemment, glisse derrière le bâtiment qui abrite la néo bourse, bâtiment duquel proviennent toujours des rumeurs de crash monétaire (Nasdaq, nasdaq mon amour ! Caca rente, caca rente, tiens l'coup, caca rente !) amorce ensuite un mouvement tournant, mais bien à distance, en gardant en point de mire le terrain déglingué où le spiquaire de oualstrite a trouvé la mort
C'est long, pénible, ça se fait parmi une végétation piquante qui a repoussé de façon hargneuse , on voit une faune post apocalyptique ( ou pré, mais qui aurait survécu), curieuse, des rats gros comme ma cuisse, des lézards à tête cornue, des blattes, tout un bestiaire pas ragoûtant et un peu affamé qu'il doit repousser en silence pour éviter d'être repéré (et consommé)
Mais ça fini par payer, il arrive en vue d'un mamelon,d'un monticule ( cule, cule, cule, s'en allait sur le chemin, pardonnez moi je me suis laissé emporter) sommé de débris divers et de cartons propres à héberger des clodos

Écrit par : Kobus van cleef | 21/03/2025

Y a-t-il moyen de moyenner ?
C'est certain que s'avancer sans couverture, à la vue d'un potentiel agresseur, ça craint
D'ailleurs de quels moyens de défense ou de riposte, le maigrichon ( mais agressif) kobus pourrait il disposer ?
Sa main part en exploration par terre, alors que son regard ne quitte pas le sommet de l'éminence (qui n'est pas grise mais poussiéreuse)
Bonne pioche !
Il ramène une trique en bois de bonne taille, un truc qui pourrait effacer le sourire dans les manifs des temps anciens, lorsque les kebourds pouvaient encore avoiner le vulgaire à l'ancienne, mano a mano, comme on dit, de nos jours, tout un arsenal sophistiqué est devenu nécessaire, ça va de la lacrymo à la geurnade de desencerclement ( qui est une dérivée de la grenade "off " de notre sapin, avec moins de tolite, évidemment), du flache baule au gomme cogne, en passant par les blindés de la gendarmerie, eux-mêmes dérivés des VAB (sans armement, toutefois)
Sur ces considérations historiques concernant l'évolution de l'équipement des forces de l'ordre, il s'élance, le cœur en fête (ce que c'est que l'action, hein, ça vous transforme un homme), les jambes nerveuses, l'œil aux aguets
Il franchit de plusieurs bonds le no man's land sans être inquièté ni repéré

Écrit par : Kobus van cleef | 23/03/2025

Une subtile reptation l'amène au sommet du monticule
Et kes ki s'offre à ses yeux incrédules ?
Une vision paradisiaque, mes amis, telle que vous n'en auriez jamais rêvé !

Écrit par : Kobus van cleef | 25/03/2025

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