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22/03/2023

Carte blanche (53)

Laissée à Kobus van Cleef

Crépuscule des vampyrs et continent obscur

Première partie

Deuxième partie

Troisième partie

Quatrième partie

Cinquième partie

Sixième partie

Septième partie

Huitième partie

Neuvième partie

Dixième partie

Onzième partie

Douzième partie

Treizième partie

Quatorzième partie

Quinzième partie

Seizième partie

Dix-septième partie

Dix-huitième partie

Dix-neuvième partie

Vingtième partie

Vingt-et-unième partie

Vingt-deuxième partie

 

Et vas y donc !
On prend les chemins de traverse, qui se prêtent bien à notre voyage sinueux et sournois ( aussi sournois que la reptation de la main de kobus sous la jupaille de la très belle Emesse, qui ne rougit même pas lorsque le vieux karpatique glisse un regard.... il est vrai que le patriarche a de quoi être dépité, un seul descendant, un peu mal foutu, boutonneux, les autres filles et demi filles qui, s'offrant au porteur de la mutation, n'engendrent pas de vampyrs, une vertèbre et un col duf' ruinés, la perte de face de la fonction patriarchique et l'autre imbécile qui manuelise sa fille préférée, là, au vu et au su de toulmonde.... et elle a l'air d'apprécier, en plus ! Monde de merde, je vous en souhaite des comme ça !)
Les trajets sont accomplis en cariole à choale, un seul choale par cariole, les passagers et leurs impedimentas en vrac par dessus la moisson
C'est pour ça d'ailleurs qu'il y a plusieurs carioles
Le couple sus nommé, Emesse la superbe et kobus le laideron dans la dernière
Au bout d'un moment,n'y tenant plus, ils ralentissent le pas du choale, puis,hors de vue du reste de la troupe, elle se trousse, avise le priape de son homme (quel déshonneur pour une vampyresse, que de s'unir, définitivement à un humain, certes, porteur d'une mutation salvatrice, mais humain malgré tout), l'enfourche et, d'un amble doux et sûr, conduit l'affaire à sa conclusion naturelle
Première fois pour tous les deux, en plein jour, en plein air, et en mouvement....
Et en lâchant les guides du choale...
Tonnerre d'applaudissements, c'est la troupe de journaliers qui revenait des champs ( il faut bien que le lumpen assure le minimum, genre curer les fossés, ébrancher les abords des routes, recharger le bitume dans les nids de poule, toutes tâches ancillaires faute de quoi, la rentabilité de la campagne roumaine chuterait beaucoup trop, ainsi que le taux marginal du profit, et j'oserais rajouter, c'est à ce prix que vous pouvez tuer votre paysannerie en occident) et qui salue l'exploit
Emesse se cache, enfin honteuse
Kobus se rengorge et, d'un mouvement ample de la main, assure de sa bénédiction et de sa virilité les masses laborieuses
Et leurs filles, si nécessaire
Le mec ne se sent plus de joie, baigné de la tiédeur de cet aprem d'automne, de la langueur de ce coit hippomobile et de la ferveur de ce peuple admiratif
Va savoir comment il va prendre la grosse tête

 

Heureusement, le cocher de la cariole se retourne et lui glisse, en apparté
Souviens toi que tu es mortel
Façon couronnement des césars romains
Ce qui tombe bien, on est dans l'exact prolongement de la Rome Antique
Ce qui surprend, c'est que le gars se soit exprimé en français
Ça interroge, quand même
Kobus se rebraguette,se glisse vers l'avant, tapote l'épaule de leur Phaéton
Hep, où avez vous appris le françouze ?
L'autre se retourne, fendu de rire jusqu'aux oreilles, c'est Pharamond !
Ha ha, avouez que je vous ai bien eu !
Mystifiés, c'est le mot !
Je vous piste depuis la frontière serbe, j'ai hésité à vous rejoindre à la hauteur de la bessarabie, trop plat, trop exposé, pour un peu les raeliens auraient pu nous voir avec des photos satellites, mais ici, sous le couvert des arbres ( ils poussent jusqu'au ciel, on est en buccovine), on est peinards
Mais comment...?
Mais en suivant le blogue, tout naturellement !
Enfin, on ne se quitte plus, je vous accompagne jusqu'à la fin de l'histoire
Si j'en crois la cartographie des lieux à traverser, ce sera pas de la tarte

 

Il faut rejoindre les autres pour leur annoncer ton arrivée, bon gû, fouette, cocher !
Hola, pas si vite, point ne sommes à l'abri d'un raelien, ou d'un banderiste, ils traversent parfois la frontière pour se ressourcer,se mettre au vert
Mais nous en sommes loin, de ladite frontière, enfin pas trop, mais nous allons infléchir la courbe,repartir Nord ouest, genre brasov ( prononcer brachov), Cluj-Napoca ( klouj napotssa) puis plein est,targu mûres ( targou mouretch ') puis Iassi ( iatch ! comme un éternuement, ville de sinistre mémoire), puis la Moldavie ( dont nous ne serons séparés, à ce moment, que par le fleuve prut, prononcer Prout) en transversal, enfin, l'ouest de l'Ukraine à son pôle supérieur, sous la Biélorussie
Ainsi soit il, que les djieux nous accompagnent et nous évitent les mauvaises rencontres
À cet instant, on entend une pétarade devant, dans le crépuscule qui tombe, puis des hurlements qui n'ont rien d'humain
Ça,dit Emesse, en se repoitraillant ( elle réintégre ses globes divins dans son corsage), ce sont mes sœurs qui se sont mises en chasse, mauvaise journée pour leurs assaillants
Je sais, acquiesce Pharamond, j'ai lu le blogueu
N'allons nous pas les secourir malgré tout ?
Certes pas, elles enseignent au mutant, fils de kobus ici présent, les techniques de la chasse
Moi même, j'ai rompu avec tout ça, sous l'effet de l'amour réciproque que nous nous portons, kobus et moi
Une telle déclaration, devant un homme qu'Emesse ne connais pas ( même s'il a lu le blogueu), ça tire des larmes à kobus
Et c'est d'une voix étranglée qu'il demande à la très belle et sensuelle, si elle veut unir leurs destins

 

Mais de quel destin commun parle ce mortel ?
Demi mortel,demi humain, faut pas oublier que la reprogrammation génétique des vampyrs lui a donné un petit quelque chose de plus
Emesse élude d'un clin d'oeil prolongé, il n'en faut pas plus pour que le pauvre bougre soit mordu au cœur d'un tiraillement d'inquiétude
Et si je venais à la perdre, hein ?
Plutôt crever...
Mais ces réflexions douces amères sont interrompues par l'arrivée du grand karpatique
Il boite, certes, mais se déplace seul, en grimaçant
Il interpelle les passagers de la cariole ainsi que Pharamond, auquel a été dévolu le rôle de Phaéton
Faudrait voir à pas trop trainer, on a vidé les premiers, Szuzanna est un peu KO, rapport à l'afflux de toxines mais le gamin s'en sort bien, il termine son adolescence, quasiment plus de boutons sur le tarbouif, il se remplume, il est moins con, on en fera quelque chose, finalement, on va lui trouver une compagne, faut pas rester célib' dans un monde hostile !
Un qui aimerait rompre son célibat, c'est Pharamond, l'exhibition à laquelle se sont livrés les passagers de la téléga ( la dénomination russe de la cariole à timon oblique) même si c'est un ami, le laideron kobus, ça lui a laissé un goût de nostalgie, du temps de sa jeunesse intrépide, lorsqu'il séduisait des filles de vignerons sur les bords de la Garonne
Il s'en ouvre timidement à kobus
Et tu crois qu'y aurait moyen de tenter un rapprochement charnel avec Szuzanna ?
J'ai prévu des vitamines, j'ai fait un régime, il est possible que je puisse la contenter, enfin, selon nos critères humains
La supplique larvée n'est pas tombée dans l'oreille d'une sourde,car Emesse, en plus d'être belle, sensuelle et de sentir bon,. est pleine de bons sentiments
Prête à faire le bonheur des uns et des autres
Et de sa demi soeur, qui, nous le savons maintenant, a un sacré tempérament ( d'abord kobus, ce pou, vilain comme un singe, puis la mère abbesse)
Mais pour conquérir Szuzanna, il faut encore qu'elle veuille être conquise, la bougresse !
Elle se résoud donc à interroger sa sœur,rapporter ses exigences au congrès masculin
Au nombre desquelles exigences il y a l'obligation de se soumettre à l'injection destinée à faire de lui un semi vampyr avec mort, ressuscitation, régression infantile, implantation de symbiote intestinal, priapisme démesuré et tout les ennuis y afférents
Je vote pour ! Hurlent de concert Pharamond et le grand karpatique
Ta gueule,beau papa !( Là c'est kobus, j'ai toujours rêvé de pouvoir dire ça, raide comme balle,ta gueule, beau papa ! Pas à mon beau père, bien sûr, mais aux pères de mes ex, qui étaient souvent de vrais cons)
Phara, mon vieux, mon ami, mon frère, ne te laisse pas prendre dans les rets de la séduction de cette vampyresse, je suis passé par là, tu mourras puis on t'injectera un truc dans le fion et enfin tu finiras comme esclave sexuel !
Hé bien, la dernière partie présente un certain intérêt.... dans les yeux de Pharamond passent des visions troubles, des phantasmes littéraires...
Et puis, il pourra engendrer d'autres vampyrs, insiste le grand karpatique
Beau papa,ta gueule !
À cet instant, un gourdin de bonne taille s'abat sur la trogne du kob's
C'est un pasdar qui ne supporte plus ces atermoiements, qu'on inocule Pharamond et qu'on passe à la suite, à la gay pride,bordel !
Et puis on ne cause pas à son beau père comme ça !

 

Il plonge dans l'inconscience
Il revient à lui, enserré dans des liens, le front tuméfié,bassiné par des linges frais sur lui appliqués par la tendre Emesse
À coté se déroule une cérémonie barbare qu'il connaît bien pour en avoir été victime précédemment
On en est au moment où le sujet redevient objet, celui où il meurt, pour le dire simplement

 

Vous aurez l'air finaud lorsque vous n'arriverez pas à le ranimer, bande de Frankenstein, docteur Housse à la manque, expérimentateurs à la manque !
Il va vous claquer dans les doigts, c'est certain, comme deux et deux font quatre
Et je pige pas pourquoi tu te fais complice de ça, alors que tant de liens nous lient
( Là, c'est kob's qui s'adresse à la très sensuelle Emesse)
Y faut comprendre, mon chéri ( qu'elle lui répond), papounet est inquiet pour l'avenir de la race ( ho, ce mot honni en nos temps égalitaires zé démocratiques !), ton fils, bien que fort et vigoureux ( il a saigné la troupe de banderistes qui nous en voulait) n'a pas l'air passionné par la reproduction, regarde comme il néglige sa fiancée, la toute mignonne Joxepi
Effectivement, une petite vampyresse basque,courtaude, les mollets torts et la lèvre supérieure velue ( mais chez les vampyrs, l'esthétique a une autre valeur que chez nous, va savoir comment ils choisissent leurs compagnes, probablement sur le pedigree familial) attend attend dans un coin, l'air pas trop ravie d'être l'objet de l'inattention du mutant
Lequel mutant a plutôt l'air polarisé par les pasdars
Mais la veillée funèbre autour de Pharamond se poursuit, le rayon lunaire l'a effleuré plusieurs fois et pourtant il ne remue pas

 

Le mec, le seul truc qu'il retiendra là dedans, c'est "mon chéri"
Pas le chocolat immonde avec une cerise au kirsch au milieu,ni la blague avec le ouigre pourvu d'une seule hémorroïde tomentueuse,non, le petit mot gentil, le truc qui mange pas de pain et qui met de l'huile dans les rouages de la conjugalité occidentale du 21eme siècle

 

On en est donc là,Phara mort, en attente de transmutation vampyresque, kobus ligoté au sol, une bosse sur la cougourde, les autres éparpillés dans les environs lorsque.... lorsque un fort parti de banderistes ( je me souviens de mes lectures adolescentes, un fort parti, ça fait au moins 40 ans que je l'ai pas lu sous la plume d'auteurs moudern) débouche dans la clairière où nous nous sommes regroupés, les malfaisants se sont repris après leur fuite éperdue, talonnés par le mutant et Szuzanna
Ces crapules nous braquent avec des armes directement fournies par l'OTAN, qui un M16, qui un AR15, voire un VH2S ( non, pas de FAMAS, le truc a 40 ans, les mecs ne vont pas accepter nos invendus et nos fonds d'arsenaux), alors que merde, c'est nos impôts qui ont payé tout ça, nos TVA,nos TIPP et nos taxes carbone ...
On se retrouve dans la position des gilets jaunes qui ont payé pendant des années la constitution de stocks de LBD et de lacrymos, que les kebourdins leur balancent sur la gueule
Un monde !
Et ils ont pas l'air content, les bougres !
Ils nous visent, ils vont tirer, ils tirent !
Le calme revenu, nous sommes vivants
Par quel miracle ?
Aucun miracle, c'est les hommes de main des services secrets raeliens qui n'ont jamais perdu notre trace ( hé oui, eux aussi lisent le blog), fermement décidés à récupérer leur clé USB
Quel imbroglio...
Et les mecs ne rigolent pas, ils ont déjà perdu du monde, en tentant l'assaut du yacht de luxe, puis en nous coxant à coup d'hélicoptère, ils vont pas nous laisser nous en tirer comme ça

 

On se retrouve donc menottés avec des rislan ( sauf kobus qui est déjà ligoté), et durement interrogés
Chacun un sac sur la tête à la façon des mecs de la CIA, séparés bien sûr, de façon à faire perdre les repères usuels
Mais vas t'en faire perdre les repères à une vampyresse charnue du caraco et du fessier....ces trois là, Emesse, Vesna et Erzebeth, ont plus de résistance que nouzautres pauvres zumains
À chaque question de l'interogateur raelien, elles répondent en haussant les épaules, ce qui fait trembloter des poitrines émouvantes
C'est du moins ce que suppose kobus qui, aveuglé par la jalousie, parvient à se mettre debout, et tout masqué qu'il soit,se précipite vers le bruit des interrogatoires
Le raelien a vite fait de le sécher d'un low kick vicieux, puis, ricanant, il se debraguette pour lui uriner dessus
Il n'a pas terminé de sortir sa tige molle qu'un coup formidable, porté par un homme doté d'une force herculéenne,lui arrache le membre
Hurlement,jets sanglants, émissions d'urine,mort
Les autres raeliens accourent, incompréhension, c'est le courtaud ligoté qui a fait le coup ?
Dans le doute, ils filent une avoinée au mec ligoté, à terre
Belle mentalité, frapper un homme à terre, entravé, on vous félicite pas
Kobus étouffe sous sa cagoule occlusive, souillée par ses vomissures et le sang qui lui dégouline de ses deux arcanes souricières ( comprenez arcades sourcilières) ouvertes, c'est vraiment un très mauvais moment
À ce moment......

 

l'avenir est sombre pour nos amis
surtout pour kobus, aveuglé, tabassé, le nez dans son vomi
au bout d'un moment, plus un bruit...
kes kis pass?
hein, qu'est ce qui se passe?
on n'entend plus les tortionnaires
puis un pas lourd, régulier, ébranle le sol
un frôlement furtif, les cagoules sont enlevées, sans ménagement

 

de l'air, de la lumière!
enfin!
je serai Tintin (les cigares du pharaon) je dirai "milou, quel bonheur!"
heureusement, je n'ai pas de chien
un bref coup d'oeil à coté, mes camarades de détention vpnt bien
les raeliens, par contre...
leurs cadavres avoisinent ceux des bandéristes
les uns avec des impacts de projectiles en pleine trogne, les autres sans les trognes, justement
nos interrogateurs, décapités , gisent en tas
une masse velue, aux contours flous, aux dimensions impressionnantes, se tient dans la clairière et croque les crânes de ses victimes
crânes qui éclatent sous ses dents
vison d'horreur!
horibile vistu ! (en latin, pour les ceusses qui aiment)

 

j'espère que vous avez apprécié "et croque les crânes", cette assonance! très cool!
on pourrait en faire un refrain
"et croque les crânes
et croque les crânes
et croque les crânes

 

L'être étrange interrompt son macabre festin, se lève,s'avance vers les ci devant prisonniers, tend un bras musculeux, tout parcouru de veines, de tendons et recouvert de bijoux barbares, il pointe un index délicat,dont l'ongle s'adorne d'un tatouage représentant Mickey
On perçoit un grondement
Un truc dans le genre "mmm, mmon, mmfis"
Viens, mon fils ?
Oui, peut être
À ces mots, on observe une lente transformation auprès du corps de Pharamond, qui, pendant ces événements brutaux, était resté immobile
Les électrodes du déf' retombent, les aiguilles de perfu s'extruent de la peau,lui même reprend des couleurs, mais des couleurs vertes et bronze
Et, avec un regard halluciné, il se lève lentement, époussete son seant et, d'un pas sûr, quoique exténué ( du moins nous le supposons), suit le basajaun hors de la clairière

 

il est devenu , lui aussi, quasiment végétal
des varices montent le long de ses jambes comme du lierre sur des troncs, sa peau prend un aspect rugueux comme l'écorce, ses cheveux, agglutinés, pendent comme des lianes ou de la mousse espagnole
et ses pas , quoique lourds et pesants, ne marquent aucunement l'herbe haute de la forêt
nous le suivons des yeux, hallucinés, puis le voyons disparaître dans une brume tiède et odorante
d'où est tombé ce brouillard?
où est parti notre ami?
qui tiendra le blogue désormais?

 

On tente bien de se rebiscouler mutuellement, kobus, surtout, en blotissant sa trogne tuméfiée dans le giron accueillant de la très sensuelle Emesse, on se dénombre, il manque le mutant, Szuzanna, et bien sûr, Pharamond,parti pour suivre le basajaun, inspirateur sylvestre et fantomatique, quoique volumineux
Justement, le mutant arrive tout faraud, en traînant sa mère par une aile, la pauvrette a pris plus de sang humain qu'elle ne devait, la voici saoule comme une grive
Le gamin, qui a, durant cet intermède, poussé et vieilli,a tout du karpatique, élancé, visage impassible, chevelure platine, et rien de kobus
Pas de jambes courtes, pas de brioche de comptoir, pas de cou proconsulaire, pas de pilosité faciale rebelle au rasoir
Ne subsiste du géniteur qu'un aspect rugueux et irrespectueux
C'est pour ça que lorsque le grand karpatique lui reproche de les avoir abandonné face à la contre attaque des banderistes puis à l'interrogatoire des raeliens, il répond familièrement "fait pas chier, Papi, vous vous en êtes sortis, pas vrai ? Et tout ça parce que je suis allé quérir le basajaun"
Brave enfant !
Tout compte fait, il a une autre parcelle de kobus en lui, l'amour du vocabulaire bien choisi, il aurait pu chercher le basajaun, hé bien non, il est allé le quérir
Je sais pas vous, mais moi, ce maniement du français d'avant ( vous remarquerez que pas une fois il n'invite son grand pa à aller niquer sa génitrice) , ça m'émeut
On dira ce qu'on voudra, une phrase bien tournée suffit parfois à emporter l'adhésion du terlocuteur
Ainsi de la réplique des cosaques zaporogues au sultan de Constantinople
Ou alors, celle de la tour d'Auvergne, pris par l'ennemi et pressé de taire leur présence, s'écriant "à moi, Auvergne, voici l'ennemi !" et tombant, percé de coups

 

Comment, par quel miracle, d'où connais tu le basajaun ?
À une telle question, le mutant esquive d'un haussement d'épaules
Je connais, c'est tout, ça ne peut pas s'expliquer, d'ailleurs pourquoi s'entêter à trouver des explications dans un phénomène très naturel ?
Nouzautres, vampyrs, vampyresses et aborigènes européens, sommes faits de la même matière, de la même substance que les autres créatures autochtones
C'est ici notre terre, c'est ici nous naissons, vivons et mourrons, c'est ici que nous dominons nos féaux
Un lien quasi charnel nous unis et ça vaut aussi pour le basajaun et ses frères
Aussi lorsqu'il a vu des estrangers du dehors tenter de modifier l'ordre naturel, il a réagi comme il devait, j'en eusse fait de même à sa place
( Brave coeur ! Là encore, il use d'une langue châtiée, précise et inée, écoutez moi le son de cet "j'en eusse fait de même...", toute la saveur du grevisse, après ça, écoute les politrouks de l'assemblée nazionale et mesure la différence)

 

Est ce à dire que les raeliens sont des estrangers du dehors ?
Qu'ils tenteraient de modifier, d'altérer le sens des choses, l'ordre naturel ?
Ça pose des questions, comme on dit dans les talk-chauves télévisuels
De ces questions auxquelles personne n'a envie de répondre sous peine de mort sociale ou de fermeture de blogue
C'est pourquoi nous éviterons de nous appesantir sur la chose
Et d'un rapide fondu enchaîné, nous nous retrouvons à nouveau sur nos carioles à timon asymétrique et trotte trotte ma jument, que la vie est belle dans le même ordre, avec la même répartition
Sauf que, Pharamond disparu, kobus et Emesse se retrouvent seuls sur leur véhicule
Au début, le mec tente de diriger le truc, pas franchement un succès
De guerre lasse, la très belle Emesse prend les guides, le fouet,siffle doucement, l'animal obéi, on rattrape donc notre retard
Clin d'oeil egrillard de Jean Eudes, avec, glissé au passage "alors, tu lui a fait le coup de la panne ?"
Mais pas du tout,dit kobus, pas du tout
Blumroch, lui, à cette allusion salace, ne rigole pas, il a encore en mémoire le ragot concernant l'appréciation de sa moitié karpatique envers le dirigeant de haulte entreprise, qui doit encore, si les machines de la salle de sport tiennent toujours le coup, pomper de la fonte et pisser de la sueur

 

Retour au Gargano, enfin, le bled à côté
Dans la salle de sport,herakles cross fite, on entend toujours han boum,han boum han boum
Le sol s'est fendillé, les miroirs qui recouvrent les murs se sont désinserrés ( mis ensuite en sécurité par le manager de la salle), la buvette est réapprovisionnée, plusieurs fois vidées de ses cocas light, des cameraman du mondentier filment l'exploit, les journalistes s'agglomérent pour saisir un rictus de soffrrrrance du pompeur de fonte
Tout cela sur fond de révolution sociale pour cause d'insolvabilité du système des retraites
Mais si tu crois que ça détourne nos amis de leur quête...
Ils devaient à leurs fidèles pasdars d'aller à Kiev, ils iront à Kiev, qu'on le veuille ou non !
Musculation ou pas !

 

Qu'on se le dise, nous visons la gay pride de Kiev du printemps 2023
Dont c'est le premier jour ( du printemps, pas de la gay pride)
Et rien ne nous détournera de notre objectif
Fouettons donc nos canassons jusqu'à la frontière moldave, franchissons le prout
Avec un bakchich conséquent, les douaniers sont, dans un état corrompu, non pas les plus mal payés mais les plus susceptibles de faire des affaires
On les dédommage avec le pognon prélevé sur les corps des banderistes et des raeliens ( mais n'y a-t-il pas quelque proximité entre ces deux groupes,poser la question, c'est refuser d'y répondre, aussi je me tairai), et on entre dans le pays le plus pauvre et le plus corrompu d'Europe
Nos télégas colorées, à timon oblique font là bas figure de Rolls-Royce, tant qu'on ne regarde pas les bagnoles des politiciens, des affairistes et des commissaires de pouliss

 

Ce ne sont que gelander de chez Mercedes, jeep Grand Cherokee, bref, les bagnoles des parvenus
Car,parvenus, ils le sont, d'autant plus que l'Europe va étendre son aile protectrice sur la contrée, à l'exception du caillou dans la godasse, le mouton noir dans la bergerie, la transnistrie,ses dépôts de munitions et ses militaires russes pas rigolos

 

Et notre anabase se poursuit, cheminant dans le pays où les filles portent des pulls acrylique orange col cheminée, et n'ont qu'un rêve, devenir pute en Occident
C'est peu dire qu'en nous déplaçant vers l'est, nous faisons tâche
Surtout qu'avec notre mode de transport, nous avons adopté aussi la vêture des campagnards, veste en coutil, bottes caoutchouc puantes,falzars larges et raidis de crasse
Nos compagnes sont mieux atiffées mais aucune n'a glissé ses formes émouvantes dans des bloudjines dont l'étroitesse et la raideur insulte leur sensualité

 

Et il va falloir y aller mollo dans les déplacements
D'une part, puisque j'écris toujours sur le blogue de Pharamond, les raeliens peuvent nous tracer, d'autre part, quoique pauvrissime eût égard aux standards européens, la Moldavie n'en est pas moins poulicière, ne serait ce que pour des raisons bassement matérielles se référant à l'enrichissement personnel de quelques représentants de la loi
Tomber entre leurs griffes, c'est devoir débourser des sommes que nous n'avons plus ou écorner le précieux kapital représenté par la clé USB du raelien croisé au Liban
Et cela nous mettrait à coup sûr sous les lumières de tout ce que compte la planète de chasseurs de primes, officiels ou pas
Nous biaisons donc
Venelles enquillees à la nuit tombée, sentiers sommairement remblayés où les télégas s'embourbent, dehambulations vespérales à la corne de bois probablement hantés
De vrais fuyards
Les deux pasdars, qui avaient agité l'idée d'une fuite aux europes longtemps avant de revêtir l'uniforme,les deux pasdars donc n'en sont aucunement incommodés
Non plus que les vampyrs et vampyresses
Nouzautres, par contre...

 

comme dans un roman historique, blum, jean eudes et kobus se retrouvent à maugréer "je veux dormir à l'auberge et rouler en carrosse"
mais ouat! notre auberge est à la grande ourse et nous usons nos fessiers sur les bancs des télégas
d'ailleurs nous allons abandonner nos attelages et nos chevaux
trop voyants, trop bruyants, consommant trop de foin

Commentaires

Kobus van Cleef > Vingt-deuxième partie ! Je ne sais pas combien de pages cela ferait mise en forme, mais quand l'histoire sera finie je crois qu'il y aura assez de matière pour en faire un roman.

Écrit par : Pharamond | 22/03/2023

un bildungsroman

Écrit par : kobus van cleef | 22/03/2023

kobus van cleef > Le lecteur aura peut-être quelque difficulté à s'identifier à un personnage ;-)

Écrit par : Pharamond | 22/03/2023

pourquoi se contenter d'un seul personnage?
il peut s'identifier à tous les personnages!
tous les perso masculins si c'est un homme
tous les féminins si c'est une femme
éventuellement, si c'est un homo, il peut s'identifier aux pasdars
ou même, si le lecteur est trans sexuel, j'ai inclus (voyez comme je cède aux lubies contemporaines) un perso trans sexuel

Écrit par : kobus van cleef | 22/03/2023

//REMARK ON
Malgré les immenses ressources de son imagination, le Kamerad Kobus van Cleef manque d'audace : aucun de ses personnages ne s'identifie à un dauphin, à un rocher, à un héros[1] de manga ou d'anime, à un emballage en carton, à un porte-clés ou à foutriquet 2.0 ! ;-)

[1] Aucun nom à titre d'exemple, je n'en connais aucun à part Pikachu.
//REMARK OFF

Écrit par : Blumroch | 22/03/2023

test

Écrit par : kobus van cleef | 23/03/2023

après l'abandon de nos carioles et de nos montures, sagement décidé par le collège des vampyrs, vampyresses et pasdars (nouzautres, pauvres humains sortis de nos biotopes respectifs, l'europe occidentale pour blumroch et kobus, l'afrique de l'ouest pour jean eudes, nous ne sommes plus bons à rien) nous nous retrouvons donc démontés, piétons
un comble, lorsqu'on connaît jean eudes, cavalier émérite qui montait quotidiennement aux afriques
il nous restejuste assez de jus dans les cannes pour nous traîner jusqu'à un gasthauss qui pousse pas loin de la route
à travers le crépuscule et une pluie fine et détestable, on aperçoit des lumières, on pourra donc se restaurer
on pousse donc la porte, salle enfumée (non, les prohibitions du tabaque édictées par die grosse kommission n'ont cours ici), pas du tout le pittoresque karpatique ou oriental, mais la pseudo modernitude crasseuse des rescapés de l'ère soviétique
imagine toi des néons clignotants, du formica et une estrade sur laquelle une malheureuse , la peau marbrée d'échymoses transparaissant sous le maquillage, se trémousse en prenant des mines extatiques, vêtue d'un string et d'un bustier trop étroit
le tout nappé d'une sauce musicale épaisse et sirupeuse, à base de vociférations à l'accent banlieusard sous les poum poum d'une boîte à rythme
le meilleur des deux mondes, pas vrai?

Écrit par : kobus van cleef | 23/03/2023

j'avais oublié les talons aiguilles au cuir écorché sur les flancs, les bas résille filés et les traces d'injection dans les avant bras
on est donc tombés dans un bouif avec un tortionnaire qui exploite une malheureuse
à moins qu'il ne lui fasse répéter une chorégraphie pour la fête de fin d'année du lycée?
et que la fille soit diabétique, ce qui expliquerait les traces dans les avants bras?
tout est possible
ici notre logique, nos grilles d'analyse, rien de tout cela n'a cours

Écrit par : kobus van cleef | 23/03/2023

on s'informe, quand même, et c'est le grand karpatique qui s'approche du taulier, bonhomme louche pourvu d'une minerve, d'un chapeau pourri et , très bizarrement , d'un slip kangourou au dessus de bottes de chantier, rien d'autre (clin d'oeil au film katalin vargas, de peter strickland)
il tente en karpatique, en vronzais, en angluche
que dale
puis en yidish
là, le mec s'anime, et lui propose sa fleur des pavés pour quelques thalers (il n'accepte pas les euros)
il fait des remises pour les groupes, précise-t-il l'index levé
à partir de trois participants
c'en est trop pour blumroch et jean eudes qui sautent par dessus le comptoir pour aller satonner le proxo
kobus, lui , est trop vanné par la promenade pour esquisser le moindre geste

Écrit par : kobus van cleef | 23/03/2023

Et ça y va la baston, le proxo ne se laisse pas tabasser sans résister, il cogne, lui aussi
Mêlée confuse, où l'on distingue des poings, des pieds qui s'activent, où l'on entend des chocs sourds, des halètement et des grognements
Pas un beau spectacle, mais peut être à la faveur du nombre, Blum et Jean Eudes en sortent vainqueurs, le proxo, au sol, ramasse son dentier
Pour une infiltration discrète aux frontières moldaves et ukrainiennes c'est raté
La fille, qui a continué à remuer langoureusement de l'arrière train pendant la rixe, descend de son podium où elle était offerte à la convoitise des consommateurs, elle se dirige vers le trio des cogneurs et, sans coup férir, envoie une claque magistrale à Jean Eudes en le conspuant
Et ceci en moldave
Elle se tourne vers Blum pour en faire autant mais il attrape son poignet, l'essore, la fille tombe à genoux, pleure, fin de la séquence rébellion
Blumroch interroge le grand karpatique du regard, lequel transmet vocalement à la gourgandine demi vêtue, elle explique en sanglotant que l'homme qui gît là n'est pas si mauvais, qu'il ne la bat qu'une fois par jour, que maintenant qu'il est KO elle risque fort de ne pas trouver sa dose de dope quotidienne, que les rabatteurs qui l'ont revendue sont pires bien pires que lui et que d'ailleurs les voilà
En effet, la porte s'ouvre et l'on voit une couple d'appaches de la belle époque avec casquette en touide, petit foulard et blouson cuir étroit
Sans oublier le lingue dont ils font sortir la lame
Kobus,qui goûte mal le fait d'être tenu en retrait, demande sur un ton bien peu urbain "des problèmes,mes braves ?"

Écrit par : Kobus van Cleef | 23/03/2023

Le grand karpatique traduit, les gousbyres n'apprécient guère, ils convergent ( à deux c'est facile), vers kobus, le couteau pointé, la mine basse et chafouine
Ho,mort de mes os, ça va mal finir tout ça
Effectivement
Passage éclair du mutant qui saigne à mort l'une des gouapes, l'autre ne demande pas son reste et part en courant
Nous restons donc entre nous, les humains, les vampyrs, les pasdars ( mais ce sont des humains quoique invertis), le proxo, le mort et la danseuse sur estrade en formica
C'est alors que la sono, qui martelait un rap bas de gamme, se tait puis reprend sur du Vivaldoche
Ça alors, trouver un truc pareil ici ?
On s'interroge, le proxo avait des goûts éclectiques, on lui a fracassé le massif facial trop tôt, on aurait pu trouver un terrain d'entente ?
Vivaldoche se fait tout menu, puis se tait, c'est maintenant un précurseur, un K-D Buxtehude.... on n'en revient pas
Puis la sono s'arrête définitivement
Une ombre passe derrière le verre dépoli de la porte
Ça se précise
Un mec entre, c'est le manager de haulte graisse, de grande entreprise que nous avons laissé en Italie aux alentours du Gargano
Merdalors, par quel miracle ?
Aucun miracle, moi aussi je lis les blogues
Et j'ai d'ailleurs une proposition à vous faire
On s'approche, sauf Blum qui est encore un peu jalmince
Voilà, vous savez sûrement que l'intelligence artificielle est l'or de demain
Et qu'il s'agit en réalité d'une compilation d'expérience individuelle
Rien ne s'oppose donc à ce que vos expériences aient toute leur place dans ma base de données,ma méta base ( mets ta base, je mettrai mon acide)
Et savez vous quel est mon projeeeeeeet ?( en vrai, il n'a pas l'air halluciné, il paraît même raisonnable et sympa, plus que lorsque kobus l'a laissé dans la salle de sport)
Mon projet, c'est de réussir à fabriquer une présence artificielle, féminine de préférence
Là on s'esbaudit
Enfin, mon pauvre ami, que voulez vous, avec votre dégaine, votre fortune, vous avez le choix parmi les femmes de tous les pays, brunes blondes rousses jaunes noires, de bonne naissance ou d'humble extraction, et vous venez nous bassiner avec une femme artificielle ?
Un cyborg ?
Vous n'êtes pas sérieux !
Hé bien si, je suis extrêmement, totalement, définitivement sérieux
On ne saurait l'être plus
Et d'ailleurs ce n'est pas pour moi, c'est pour le bien de l'humanité
Pour éteindre la guerre des sexes, guerre déclarée par les féministes
Voyons les choses sereinement, il est impossible pour un homme occidental, modèle basique avec un peu de pognon mais pas trop, il est impossible d'avoir une compagne qui ne se révèle chiante,cupide et rétive au déduit au bout de quelques années de vie commune
C'est une constante, dans approximativement 70% des couples
Moi, le musqué, le musculeux, je forme le vœu d'arriver à fabriquer des cyborgs femelles qui contenteront les mâles solvables
Attassion, pas des poupées sexuelles made in china, qui parlent pas,dont les articulations couinent lorsqu'on force dessus et qui sentent le plastique
Non, de véritables femmes,aimantes, attentionnées, qui feront la conversation, la cuisine, qui n'auront jamais la migraine, qui ne vieilliront pas et qui ne partiront pas avec la totalité des revenus de l'homme
Qu'en pensez vous ?
Et j'ajoute, puisque vous avez des compagnes idéales, pourquoi pas les inclures, elles, leurs mensurations, leurs phénotypes dans la méta base de données ?

Écrit par : Kobus van Cleef | 23/03/2023

Nos trois amis regimbent, comme un slamiste auquel tu montres un chauchichon, comme un tradi auquel tu demandes d'abjurer sa foi, comme un escrologiste auquel tu montres une vidéo de sainte Greta en Ferrari à fond sur l'autoroute
Qu'est ce à dire ?
Mossieur veut prostiputer nos compagnes ?
Mais ça va mal se terminer,l'ami, très mal, dans le sang et les tripes, avec du fer à la main,aux tristes aurores entre quat ' témoins !
Ou plutôt non,toudsuite, là maintenant, aux poings, comme des charrettiers, en garde,fils de pute,j'm'en vais t'arranger l'portrait,t'vas voir ta gueule !
C'est Blum le plus enragé, il est prêt à la castagne, rapport aux rumeurs affirmant qu'Erzebeth n'est pas insensible au charme du musqué musculeux
Il s'est déjà positionné, épaules basses, garde haute, esquive du haut du corps, tout bien
Moment terrible
Vont ils échanger des horions, des coups, peut être fatals et définitifs ?

Écrit par : Kobus van Cleef | 25/03/2023

Oui, c'est parti !
Sans attendre, Blum envoie un taquet en pleine trogne au dirigeant de haulte entreprise, il y a mis toute sa force
Au lieu de faire plafff, ça fait beinggg
Le musqué ne bouge pas d'un pouce, Blum secoue sa main, incrédule, la douleur remonte le long de son bras,atteint le plexus brachial, puis les racines postérieures, le lemnisque postérieur de la moelle, le thalamus, la circonvolution pariétale gauche ( il a tapé avec la main droite), ho putain merdeeeee, kes ke c'est ke c'truc ?
Sa pogne gonfle, pèse une tonne, il recule, fracture du col du 5eme métacarpien, au moins, sans préjuger de lésions du triquetrum et du lunatum, il blanchi,s'assoie
L'autre n'a pas bougé, son sourire crétin non plus
Il lève les mains dans une tentative d'explication
Mais les femmes s'interposent
Erzebeth tire Blumroch en arrière pose sa main blessée,sa pauvre main, l'instrument de l'amant et de l'écrivain, elle la pose dans son giron, souffle dessus comme une mère lorsqu'elle console son enfant, claque des doigts,se fait apporter des glaçons douteux par un des pasdars ( glaçons trouvés dans le frigo de la kouizine du bouif moldave), emballe le membre dans un torchon presque propre, avec les glaçons dessus, berce doucement son amant sans mot dire
Une qui dit un mot c'est Vesna
Et quel mot !
Une ou plutôt, plusieurs phrases !
En substance on pourrait résumer ça par "maintenant que vous avez fait votre démonstration de macho, on pourrait réfléchir un peu, il est bien évident que monsieur ici présent n'est pas humain mais cyborg, d'ailleurs Szuzanna n'a rien flairé à son sujet, il est évident aussi que la haulte entreprise est bien plus avancée en cyborgologie et en computation qu'on nous l'a présenté puisque toulmonde s'est laissé prendre à l'apparence humaine, reste à savoir ce qu'il convient de faire "
Ce à quoi Blum répond en grommelant "lui casser la gueule "
Erzebeth lui clôt le bec d'une caresse, les trois soeurs se réunissent en congrès discret et féminin

Écrit par : Kobus van Cleef | 26/03/2023

et nous restons tous trois, Kobus, Blumroch, Jean Eudes, plantés devant le manager de haulte entreprise ou son clone, son cyborg, son sosie, son même
l'homme (ou la machine?) n'a pas bougé depuis le gnon que lui a foutu Blum, il arbore toujours cet air con, ce sourire niais et cette odeur...
et là, ça fait crouic dans la cougourde de Kobus
c'est évident, l'odeur de testostérone est artificielle, elle masque celle du plastique, du latex, du coutchouc! (il veut dire caoutchouc mais il dérape sur les diphtongues tellement il est préssé d'annoncer le fruit de sa réflectance)
ouais, le coutchouc nous préviendrait si d'aventures nous croisions un autre cyborg, des fois qu'on voudrait lui mettre un pain dans la trogne
Blumroch, dont la main pulse de douleur dans le linge malpropre dont Erzebeth l'a enveloppé, Blumroch donc, n'apprécie pas le rappel
mais il a la sagesse de n'en rien montrer
pour une fois que Kobus réfléchi à peu près droit...

Écrit par : kobus van cleef | 30/03/2023

mais ça nous dit pas ce qu'on va faire...
hé bien si!
les trois belles reviennent, l'oeil rieur, la moue amusée
on va accéder à la requête de ce garçon
quoi? mais c'est de la prostitution, nous sommes déçus, extrèmement, totalement déçus et désillusionnés
snif et ouin
écoutez nous un peu, les hommes
il s'agit d'un marché, d'argent, nous échangeons des données, taille poids, diamètres, contre d'autres données, des chiffres à plusieurs zéro en thalers ou en euros
et pour les réactions, les réflexions, que feraient les femmes idéales à leurs maris idéaux, que comptez vous faire?
traduit en programme informatique, ça tient en zéros et uns, comme tout langage informatique, c'est d'ailleurs sur une succession de zéros et de uns qu'est fondée la prospérité de ce monde

Écrit par : kobus van cleef | 30/03/2023

Et puis,regardez,nos mensurations sont déjà connues, il suffit de nous regarder !
Emesse lève les bras au ciel, monte en suspension sur la pointe des orteils, fait une, deux, trois voltes comme ça, la tête levée, les seins fièrement dressés, les cuisses musculeuses et tendres à la fois agitées de soubresauts à chaque mouvement du pied
Kobus, la bouche sèche et le cœur en pâmoison, acquiesce
Nos compagnes pourront autoriser l'exploitation numérique de leurs mensurations dans l'usine à cyborg femelle du dirigeant de haulte entreprise
Contre rétribution, évidemment
C'est là que gît le noeud du problème ( Gordius ne me démentira pas)
Combien est il prêt à y mettre, le musqué ?
Et un contrat signé avec un cyborg, poupée de plastique, d'aluminium, de silicium et de coltran, est ce un contrat ?

Écrit par : Kobus van Cleef | 31/03/2023

Et cette usine existe vraiment ?
Le cyborg que nous voyons en atteste -t-il ou est ce un modèle unique, histoire de rameuter les foules et les investisseurs ?
Qui nous dit que le musqué, une fois enregistrées les données, ne s'en servira pas dans un gonzo numérique où les représentations de nos moitiés seront informatiquement avilies, dégradées de façon computationnelle ( et non pas compassionnelle)?
Des uns pénétrant leurs zéros, en somme
Ça mérite réflexion, mes douces, un peu de remue méninges, pas se lancer à l'aveugle dans une aventure peut être riche de conséquences désastreuses ( là c'est Blum qui cause, comme il le fait bien, il parle comme un livre)
Et tout n'est pas clair, si vous voulez mon avis, d'où ce quidam tient il son mandat ?
Dis nous ton nom, grand cornard, et tout de suite,oui, toudsuite !
Ou je fais un malheur !
Il s'approche du cyborg, mâchoires crochetées, l'oeil mauvais, l'autre le repousse, ils tombent emmêlés tous les deux, bouillie indescriptible, puis un courant d'air, une odeur d'humus et de sous bois, une ombre passe devant les néons du bouif, néons clignotants et faiblards, ça occulte notre vision
Lorsqu'on peut y voir à nouveau, Blum se secoue, debout, le cyborg à terre, une masse monoxyle, verticale le surmonte, une racine sur le bras de la créature artificielle, une autre sur la cuisse, puis lentement, lentement, des radicelles investissent la carapace, la font gonfler puis craquer
Le même, le cyborg n'est plus !
La stéréo, qui jusqu'ici s'était tue, entame un petit morcif de jean Sébastien, une sarabande mortuaire, au violoncelle
Pile celle reprise dans Barry Lindon, tu vois, lors de l'enterrement du fils de Redmond Barry
Puis plus rien
Au sol courent des musaraignes, des écureuils, tout un petit peuple sylvestre
On se tourne vers la créature monoxyle, toute emmêlée de feuillages et de rameaux..... c'est Pharamond !
Mais un Pharamond méconnaissable avec des fruits à coque en guise de paupières, des champignons en guise de lèvres, un vrai Arcimboldo !
Transformé en basajaun, mais un basajaun karpatique, de Bucovine !
Pourvu qu'il cause encore vronzais, pensons nous
Hé bien non, il ne parle plus, mais il communique par la pensée, ce qui est encore bien mieux
Il nous explique donc comment il a eu vent de nos déboires dans l'auberge ( plus besoin de lire le blogue), et comment, même à des lieues d'ici, il s'est transporté à la hâte pour nous arranger les bidons
Et comment il nous suivra de loin lors de notre périple,du moins, en zone boisée
Là, on est interrompu par Szuzanna qui peste
Son amant prévisionnel transformé en rondins, planches et madrier, comment pourront ils s'unir pour perpétuer la race vampyresse ?
Pharamond le basajaun se tourne vers elle, sans un mot audible, ses branches s'écartent et l'on voit un tenon, comme l'amorce d'une branche,polie, débarrassée de l'écorce, qui ne demande qu'à s'emboîter dans la mortaise de Szuzanna
Les mots nous manquent, si c'est pas une branche maîtresse, ça y ressemble, question calibre, nodosités, rectitude
Szuzanna aussi reste bouche bée
Elle s'avance, hypnotisée vers le monoxyle, le feuillage se referme sur elle comme les bras d'un amant
Ça nous épargne la vue mais pas le bruit...
Nous sortons

Écrit par : Kobus van Cleef | 31/03/2023

À ce point de l'histoire, j'avoue ma supériorité sur les romans russes
Une pléthore de personnages, une narration cyclique, des transformations anthropo-vegetales et anthropo-vampyresques des tombereaux de cadavres, des fonds en quantité illimitée, des conspirations mondiales, des sentiments tendres unissant des genres différents , quelques scènes de ku, l'intervention d'un deus ex machina qui tombe à l'eau...
Et c'est pas fini !
Bon, on est dehors, à se geler dans le froid de la steppe pré pontique, sur les contreforts de la montagne moldave, avec cette bruine interminable...
On a bien tenté de s'abstraire des pensées un peu egrillardes qui nous sont venues à l'esprit, on a devisé doctement, on a discuté de l'itinéraire, on a fumé moultes pipes de tabaque gris ( du scaferlati, qu'on ne trouve plus en vronze, tout juste dans les dernières papyrosses sur lesquelles on a pu mettre la main sous le comptoir de l'auberge, du tatoun, tabaque turc très piquant à l'odeur et irritant dans l'arrière gorge) puis on a tapé avec détachement le fourneau des chiffardes sur le talon des bottes pour nettoyer le truc, mais non, ça dure, ça dure
Kobus ne peut pas s'empêcher de demander à ses co-voyageurs "sacré tempérament, la petite.... elle braillait pareillement avec moi ?"
Les autres lui tournent ostensiblement le dos
Mais kes ke j'ai dit,bon gû ?
Ce n'est que lorsqu'il s'aperçoit que Emesse les écoutait et qu'il voit une larme au coin de ses yeux parfaits qu'il réalise qu'il a gaffé...
Il entraîne donc sa beauté dans une promenade champêtre, puis la serre de près en lui sussurant "il n'y a que toi dans mon cœur"
Ça marche, des trucs pareils, avec les femmes, vous croyez ?

Écrit par : Kobus van Cleef | 31/03/2023

Nos deux tourtereaux retournent à la gasthauss, il a du vert sur les genoux du pantalon, elle a les cheveux un peu emmêlés, son beau regard si clair apparaît moins blessé
Mais il a intérêt à filer doux, garanti, il a bien sû où était le maître dans le couple, qui tenait la bourse par les cordons, la braguette par les aiguillettes, le manche par la tige
Mais c'est un homme, un peu velléitaire, un peu filou, un peu fort en gueule, pas trop intelligent, il saura s'accommoder de cette situation
Une qui s'est accommodée d'une autre situation, c'est Szuzanna
Elle se repose aux côtés de notre ami monoxyle, la sueur n'a pas séché sur son corps marmoréen, non plus que d'autres épanchements qui tapissent ses cuisses ( allitération riche, qui tapissent ses cuisses, vous avez noté ?)
Elle carresse amoureusement l'écorce des racines en murmurant, le mutant va avoir un petit frère, ou une petite sœur,va savoir
Son ligneux amant ne se rengorge pas, ne se tourne pas vers ses comparses pour les prendre à témoin de la réussite de la transmutation anthropo-vegetale, il affecte la raideur commune aux arbres, tout juste si un vent coulis agite son feuillage

Écrit par : Kobus van Cleef | 01/04/2023

On va prendre du repos, évidemment
L'intelligence artificielle qui animait le cyborg à la semblance du musqué, devenue folle, allume puis éteint les néons gresillants, fait défiler plusieurs morceaux d'opéra sur la sono du bouif, kobus se retrouve à fredonner l'ouverture d'Athys
Ses co -voyageurs le regardent drôlement ( il chante, non pas faux, mais faible, il ne peut étendre la tessiture comme il faudrait, ça fait comme une mobylette qui voudrait courir à l'enduropale) sauf Emesse qui ressent ce truc des humains, là, au fond des tripes, oui, ce truc, genre, je t'aime mon salaud...
À bout de nerfs, Blum se lève, arrache les enceintes, les câbles, balance ça dans la cour de derrière, où se font habituellement les transactions de petite amplitude ( les grosses, c'est à l'étage, dans le bureau du boss, comme quoi, la contamination hollywoodienne a frappé ici aussi)
Tout le monde se couche sauf Phara qui reste debout
Et pouf, on s'endort

Écrit par : Kobus van Cleef | 02/04/2023

Blum s'est replié sur sa main qui le lance, bordel de moive!
Erzebeth a beau l'empaqueter de glaçons, ça ne dégonfle pas
de guerre lasse, on s'en va quérir Kobus, ha ben y a fracture, là
bouge pas, je réaligne les fragments, ça ira mieux
l'abruti tire sur le membre comme un bourrin, Blum hurle, tombe en pamoison , le bruit est tel que Jean-Eudes se réveille
ne pouvant rien faire pour son aminche, il va pisser dehors
il revient en déclarant "je voudrais pas vous alarmer, mais il y a toute une troupe de tziganes dehors en train de dépecer le cyborg et les câbles de la sono du bouif"
effectivement, les ciganis sont à l'oeuvre
et bientôt ne restera rien du cyborg, déjà que les radicelles de Phara l'avaient colonisé...

Écrit par : kobus van cleef | 04/04/2023

Et alors,kes ke vous foutez là,les caraques ?
On reconnaît le verbe de kobus, mêlant le vocabulaire fleuri de la langue classique et les expressions imagées de ses Cévennes natales
C'est pas parce que c'est dehors que ça vous appartient, hein, si vous y tenez Habsolument, on peut vous en céder une partie ou le tout, mais faudra banquer, les bougres, passer à la caisse, allonger les talbins, pigé ?
Les mecs ne bougent pas, pas une expression ne traverse leurs faces dévastées par l'alcoolisme et la consanguinité
Kobus s'entête, alors qu'Emesse le tire par la manche, laisse mon chéri, ce sont de pauvres hères, qu'est ce que ça nous enlève s'ils s'emparent de ce qui ne nous appartient même pas ?
Ha, c'est le droit de la guerre et du vainqueur,ma douce amie, on pourrait dire que c'est Bellone qui nous en a fait cadeau
Alors, la famille niglo, combien on est prêts à lâcher pour cette carcasse de cyborg et les câbles afférents ?
Devant l'air ahuri des ferrailleurs, il met les choses au point
Pognon, les bougres,kaaliss, dinero, money, thalers,euros, comprenez,entiendes, panimaiech ?
Là, ils pigent, et vite...
Argent, argent,toi donner argent !
Et merdeeeee....

Écrit par : Kobus van Cleef | 05/04/2023

Le reste de la nuit n'est pas paisible
Les caraques assaillent le bouif en couinant "argent, argent, toi donner argent meussieu, argent argent"
Au bout d'un moment,n'y tenant plus, Blumroch sort, un tesson de bouteille à la main, ça va chauffer nom d'un p'tit bonhomme !
La pietaille gypsie s'égaille en poussant des lamentations "o secours la pouliss"
Puis plus rien
On se rendort
Repos de courte durée puisqu'aux aurores, un toc toc insistant ébranle la porte vitrée du gasthauss
Mais ils dorment jamais dans ce pays ?
C'est les kebourdins locaux, actionnés par le pater familias cigani, qui viennent voir s'ils peuvent ramasser un peu de thunes en emmerdant nos amis
Barbes de trois jours, uniformes avachis, casquettes de traviole, haleine de fin de biture, les représentants de la loi sont prêts à entrer dans l'Europe,ma parole !
Dans l'Europe de demain, s'entend, celle où les machins et les choses seront majoritaires
Ça promet

Écrit par : Kobus van Cleef | 05/04/2023

Surprise
Ce sont d'anciens clients, au sens de la Rome Antique, du grand karpatique
Vont ils se revancher en exigeant les papiers et le bakchich ?
Non
Le brigadier ôte sa casquette crasseuse et baise la main du karpatique, ça se fait beaucoup, en signe d'allégeance, en ces contrées

Écrit par : Kobus van Cleef | 07/04/2023

les autres kébourdins se sont découverts, et restent en retrait
le grand karpatique s'installe dans un fauteuil, d'un claquement de doigts le brigadier a enjoint à l'un de ses sbires d'aller chercher quelques rafraichissements
rafraichissements offerts par le sbire en question , tête baissée, mine basse et sournoise, sur un plateau déniché dans les entrailles du bouif poldomolvaque
un long conciliabule s'ensuit, le grand karpatique parle bas mais le brigadier hoche la tête, branle du chef, bref montre tous les signes de la compréhension et de l'obéissance
conséquence logique, la famille cigani qui attendait dehors est dispersée à coups de gourdin par la maréchaussée locale
on nous invite à prendre place dans plusieurs gelanders, courtoisement mis à disposition par les forces de l'ordre et fouette cocher, nous fonçons vers la frontière ukrainienne
laquelle frontière s'ouvre comme par miracle, les douaniers respectifs étant subitement occupés à contrôler quelques écritures comptables dans leurs gourbis

Écrit par : kobus van cleef | 07/04/2023

//REMARK ON
"tête baissée, mine basse et sournoise" : description de foutriquet 2.0 s'inclinant devant l'Empereur de Chine. ;-)
//REMARK OFF

Écrit par : Blumroch | 07/04/2023

Il y a un peu de ça, effectivement
Et ça nous est présenté comme une victoire vronzaise
Ça me fait penser à un vieux montage des 90 chez Hara Kiri, où l'on voyait des poils de barbe sur une joue démesurément agrandie et la légende, Yasser Arafat, l'homme qui transforme les défaites en victoire, avec un phylactère issu d'un bulbe pilleux "ça fait 40 ans que je résiste à Gilette"

Écrit par : Kobus van Cleef | 07/04/2023

et nous filons vers l'est et le nord, vers Kiev
en chemin nous croisons des bataillons d'arrêt qui mènent , à la pointe des baïonnettes, les conscrits et les réfractaires, à l'abattoir
les mecs ont des écussons évocateurs, Aïdar, Krakken, Azov, ils sont musculeux , treillis immaculés, visages fermés, ils bousculent sans ménagement les malheureux
il ne leur vient pas un instant à l'esprit de contrôler les occupants des voitures de mafieux que nous conduisons

Écrit par : kobus van cleef | 09/04/2023

et nous roulons, péniblement, sur les routes défoncées
au bout d'un moment , nous tombons sur cette scène étrange
nous sommes à proximité d'équipements sportifs
un brun basané, barbu, chevelu, gilet de photoreporter, reflex en bandoulière, lance des invectives en angluche avec un accent espingouin, invectives reprises par une traductrice, blonde, nattée, piercing dans le nez et la lèvre supérieure, battle dress camo sur le dos, par le truchement d'un porte voix, avec une voix singulièrement monocorde
les instructions s'adressent à une petite troupe de femmes, allongées, jupailles relevées, coquards apparents autour des orbites et de quelques hommes, trognes de soudards, uniformes siglés Z ou avec écusson ROSSIA sur la manche, dans des postures sans équivoque, les hommes dessus, pantalons aux chevilles, les femmes dessous, jupes jusqu'aux oreilles
"shit, tell the women to cry, it stinks the faint!"
la blonde traduit
les femmes font la grimace, et tentent de pleurer
"tell the men to be brave, otherwise it stinks utterly the faint"
les mecs soufflent entre les cuisses des femmes, putain quel boulot de merde, tout ça et même pas pouvoir espérer ne pas être envoyés au front....
on comprend enfin qu'il s'agit d'un journaliste otanien, nioullorquais, qui illustre un article sur les exactions russes
avec des figurant.e.s

Écrit par : kobus van cleef | 09/04/2023

On prend des renseignements auprès des figurant.e.s qui s'accordent une pause cigarette ( papyrosse)
En fait, ils ne sont aucunement volontaires
Ils sont les victimes des rafles exécutées par les sergents recruteurs et les hommes des bataillons d'arrêt, eux et leurs femmes, filles ou mères qui se sont interposées pour leur éviter le front
Les mecs ont pas fait de détails,hop toulmonde au trou
Puis un émissaire est venu leur causer
OK, vous irez au front mais pas toudsuite, et peut être pas en première ligne, et en prime on relâchera vos femmes, filles et mères sans les brutaliser
À une petite condition
Que vous posiez sur des photos, pour aider la nation, question de patriotisme, ça ne se discute pas
Alors là, on rejoue boutcha, voyez ?
Encore heureux qu'on fasse pas les morts, les tarés d'Azov seraient prêts à nous déguiser en allongés, ils s'y entendent, ils l'ont déjà prouvé par le passé, regardez pas,y en a un qui vient de ce côté
Non, c'est la traductrice piercée, tatouée et nattée, qui vient aux nouvelles
On lui demande à quoi sert tout cet estrambord, elle nous assure que c'est bien pire ailleurs, d'un air mystérieux
Ici, dit-elle, au moins, le mec ne photographie pas de natures mortes, son job c'est le vivant, d'ailleurs le mec a une assez bonne réputation
Les mégots une fois écrasés, c'est la reprise du shooting, on rallume les gros projecteurs et on agence les participants
Et clic clac, la peloche défile dans le boîtier, et plic ploc, la sueur dégouline sur le visage des modèles
Au bout d'un moment, le photoreporter se fait apporter un escabeau, il aligne les peguts locaux devant lui, dénudés, honteux et rougissants, par terre, de façon à ce que les corps emmêlés dessinent un message politique fort, très fort
Peace
Voilà ce qu'il dessine, le P est constitué d'un corps allongé verticalement et d'un autre, enroulé contre lui, quasiment en position foetale, et tout à l'avenant
L'escabeau ne suffit pas, il monte dans les tribunes du stade, ça marche pas, on échafaude un truc, il surplombe les corps à plus de 10m, les femmes avec leurs pilosité pubiennes rares et les seins qui dégoulinent un peu sur les côtés, les hommes avec leurs bides de buveurs de bière et leurs cicatrices d'appendicectomie ou de gastrectomie des deux tiers pour l'ulcère
Ouais, les tops modèles ont passé la frontière dans les premiers jours du baston, les instagrammeuses aussi, ne restent que les gens ordinaires, ceux qui n'ont nulle part où aller
Puis, illumination, il lui vient une autre idée à la con
Il va inscrire un slogan encore plus maousse, politique et dérangeant
Il va écrire Slava ukrainia avec des corps !
Et il le fait
À ses côtés, la traductrice répercute servilement, que veut tu qu'elle fasse d'autre?
Les figurant.e.s , soigneusement intercalés, un homme, une femme,se rangent,se courbent, les femmes tentent de masquer leur pudeur de la main, le photographe, qui chique au tartiste comptanpourien s'insurge, il veut tout voir, tout !
l'Ukraine elle est là, bon gû de bon gû,martyre sous les espèces de ses femmes maigrichonnes et de ces sexagénaires couturés du bide
Allez, les mains le long du corps et vous, la dame du K, le bras gauche et la jambe gauche à 30degres en abduction !

Écrit par : Kobus van Cleef | 10/04/2023

Et lui, le mec du premier I, l'érection intempestive, vous me faites disparaître ça !
Pronto !
Il retrouve les accents du Bronx natal pour invectiver, houspiller,morigener
Le truchement à côté de lui,a fort à faire pour transmettre les ordres,contrordres et exhortations
On y arrive, finalement
Il descend de son perchoir
Il vient de lui germer une autre idée dans la cougourde
Il va faire une pietà, il intitulera ça Ukraine martyre
Discutez pas
Avec un truc pareil, il est certain d'être primé à la foire d'art contemporain à Bâle
Allez hop, en place
Un socle de corps martyrisés,saignants, hommes et femmes confondus on rajoute de la peinture
Puis au dessus, une femme avec un voile marial, bleu,oui bleu comme le drapeau du pays,nue, les cuisses ensanglantées, tenant dans son giron un fils du pays, ensanglanté aussi
Il m'en faut un barbu, comme dans les pietàs
Mais un blond
Un blond barbu, jeune, balaise, un charpentier, ça doit bien se trouver
Hélas non, ils sont tous au front
Ou à l'estranger
Ou mort, c'est selon
On avise un des gardes du régiment azov
Baraqué, jeune blond barbu
On le fout à poil
Merde... couvert de tatouages... et pas des sympa, des nazis
Le photographe exulte
Oui,tatouages c'est le Christ contemporain, lève les yeux au ciel !
Le mec lève les yeux
Et autre chose
Faut le comprendre, même si ce sont de braves mères de famille, même si elles ne sont pas aguicheuses ni maquillées, ça lui fait de l'effet
Effet qui se traduit par une gifle magistrale de la part de celle qui jouait la sainte vierge
Puis le légitime de cette dernière entre dans la danse, coups,cris, torsion de testicules, les autres membres d'Azov s'y mettent eux aussi, mais à mains nues, de peur de flinguer leur pote, émeute carabinée, révolte servile, les réfractaires au front triomphent de leurs gardes chiourme,non sans mal, mais lorsqu'on se bat à armes égales, c'est le plus motivé qui l'emporte
En tout cas, ceux là ne verseront pas leur sang pour le roi zelinski de sitôt
Un qui est terrifié, c'est le photographe
Il a tout dans ses rouleaux ( il travaille à l'ancienne, à l'argentique) mais ça n'eloigne pas de lui les canons des armes que les recrutés ont récupéré auprès des recruteurs
Ceux qui sont benaises, c'est nouzautres et la traductrice
On attend le dénouement
Les recrutés de force vont ils liquider les recruteurs ?
Vont ils comprendre l'absurdité de leur révolte et se rendre ?
Vous avez dix minutes pour élaborer un scénario qui tienne la route

Écrit par : Kobus van Cleef | 10/04/2023

J'eusse mieux fait d'écrire "ils ne verseront pas de sitôt leur sang pour le roi zelinski"

Écrit par : Kobus van Cleef | 10/04/2023

//REMARK ON
On ira, par réalisme, privilégier la couardise : les recrutés de force vont donc se rendre.
D'autres lecteurs du feuilleton pourraient se manifester : ce n'est pas si souvent qu'on sollicite, dans ce régime, leur avis sans le leur dicter !
//REMARK OFF

Écrit par : Blumroch | 10/04/2023

Allons allons, s'ils ont avoiné les zazov, c'est qu'il y a un bon fond
Et ils n'ont pas fait semblant, espère !
On ne compte plus les jointures ensanglantées et les cols de métacarpiens fracturés
D'ailleurs les zavoztas n'ont pas bonne mine, coquards grandeur nature sans qu'il n'y ait besoin de fard, mâchoires pendantes et demantibulees, testicouilles enflés, genoux déboités, désarmés et les vêtements en lambeaux, c'est la mine usuelle des vaincus qu'ils arborent, ça et le stress d'une exécution sommaire
Ça ne manque pas d'advenir, d'ailleurs, un crépitement ( kobus, dans un élan de mysticisme littéraire, aurait préféré écrire "un feu de mousqueterie", mais faut être moudern, on n'exécute pas les prisonniers au mousquet, mais à l'automat kalashnikov) déchire un silence lourd et nous fait sursauter
Une des mères de famille, sur le giron dénudé et sanglant de laquelle on avait couché l'azovstat barbu, musculeux et tatoué, une des mater familias donc, vient de se faire justice
Ça rigole pas dans les périphéries, je peux vouldire...
Maintenant se pose la question de l'élimination des preuves
On est loin du front, même si c'est la hantise des hommes ici rassemblés sous la contrainte
C'est la traductrice qui trouve la solution
À plusieurs verstes d'ici, une mise en scène artisticopatriotarde a eu lieu, mise en scène patronnée par un tartiste vronzais dont le nom commence par un spoe et se termine par un ri, et consistant à exhumer des supposées victimes
Le mec exhume, en général, un peu tout, ça va des résidus de gueuleton de mariage aux vestiges de nuits d'amour avec des belles tarifées, il fait ça sous les caméras puis se repasse la scène
Là, à plusieurs centaines de kilomètres du front, là où il n'y a eu aucune belligérance, il a fait excaver une fosse commune contenant des corps en très bon état de conservation
On pourrait peut être...
Sa narine ornée d'une bélière frémi, c'est le signe d'une suggestion à retenir
Pas con, comme idée
Elle s'adresse autant aux rebelles, qui nous tiennent sous bonne garde, qu'au photographe nioullorquais,barbu, chevelu et latino
Que va-t-il advenir de nouzautres ?
Les réfractaires au devoir patriotard n'ont plus les moyens de reculer, le photographe est trempé de trouille, notre groupe est très décontracté ( ce qui désarçonne nos braqueurs), le truchement n'a pas l'air de trop s'en faire
Le grand karpatique s'adresse à la chiourme promise au front, en lui faisant valoir qu'ils vont avoir besoin d'aide pour dissimuler leur forfait ( forfait... si on veut, moi j'y vois de la légitime défense) idem pour se dissiper dans la nature et y survivre
Le discours qu'il leur tient à l'heur de plaire, on embarque tout ce petit monde dans les gelander hérités de la mafia moldave, les Macchabées y compris
Non ça ne rentre pas
Les zazovstas sont bien venus avec quelques moyens de locomotion ?
Et le photographe aussi ?
On trouve effectivement un minibus stationné à proximité, on y enfourne une partie des cadavres et des vivants puis, dûment guidés par la tatouée piercée,cap sur la fosse investiguée sous les caméras de l'art contempourien

Écrit par : Kobus van Cleef | 10/04/2023

Allons y, quoi
La théorie de véhicules progresse vers le bled voisin
L'exhumation ayant eu lieu dix jours avant et n'ayant pas été rendue publique ( pour le moment, on attend une meilleure occasion pour ce faire), les alentours sont déserts, à peine une rubalise que le vent fait claquer
On se gare à proximité, on reconnaît les lieux, terre remuée,traces de pneus, un tractopelle garé en vrac pas loin
Blumroch, qui a de l'expérience, grimpe sur le siège, fouille sous la colonne du volant,sort les clés, bon, il démarre le bouzin,iou iou iou, breum, un nuage de fumée toxique sort du moteur puis ça se stabilise, il tâtonne un peu, les commandes s'avèrent facile à manipuler et hop, il commence une excavation de bonne taille
Quel meilleur endroit pour se débarrasser d'un ou plusieurs corps qu'un cimetière ?
Au bout d'un moment, le trou est assez profond pour qu'on puisse y enfouir les azovstas
En vrac
On rebouche
Le photographe est debout près de la fosse, le caleçon pas très sec
On lui fait la leçon, les mères de famille le regardent d'un œil mauvais, elles n'ont pas oublié la façon dont le progressiste propagandiste les a fait poser,demi nues dans le froid et dans des postures inconcevables

Écrit par : Kobus van Cleef | 10/04/2023

L'ami Blumroch exagère
Les recrutés de force ont eu le front de refuser le front, précisément
En tout cas, leurs femmes, filles et mères l'ont refusé pour eux, ou avec eux
Conséquence logique, ils se mettent totalement hors la loi
En buttant,non pas des patates, mais des azovstas
On se retrouve donc, une fois de plus, à creuser des fosses
Ça devient un fil conducteur dans ce récit

Écrit par : Kobus van Cleef | 11/04/2023

on a jeté un coup d'oeil dans la fosse avant d'y basculer les azovstas
les corps qui attendent ne sont pas discernables, on ne sait s'il s'agit de russes, d'ukro, de russophones, de morts sur le champ de bataille
on a rebouché la fosse
les réfractaires nous regardent sans aménité
leurs femmes, filles et mères nous saluent, chaque groupe se sépare, nous retournons vers le nord, eux se dirigent vers le sud , vers la Crimée, où, pensent ils, le salut les attend

Écrit par : kobus van cleef | 12/04/2023

Et avec nous, collant comme pas permis, la traductrice à nattes, tatouages et piercings et, également, le photographe du Bronx
Au bout de peu, excédé, Blumroch leur demande "ça va, zavez pas des copains, de la famille ?"
Question conne, qui tombe à plat

Écrit par : Kobus van Cleef | 13/04/2023

D'autant plus conne que le mec nous répond "non, je suis seul au monde"
Et que la fille fait un clin d'œil sans équivoque à Szuzanna, la beauté froide, probablement enceinte des œuvres de Pharamond, notre ami xylomorphe ( on ne le voit pas trop dans les environs, il faut dire que la steppe pontique, c'est un peu plat comme la main, surtout mis en valeur par les occupants de kolkhoze, ils ont rasé tous les arbres)

Écrit par : Kobus van Cleef | 14/04/2023

Pourquoi enceinte ?
Mais parce qu'elle a le teint brouillé et qu'elle est allé gerber ce matin
Deux fois
Par contre, devant la fosse, rien, impassible
Impassible aussi lorsque la traductreuse à nattes tatouages et piercings tente de la rambiner pour un avenir fricassin, un triboavenir ( les helenistes pigeront)

Écrit par : Kobus van Cleef | 14/04/2023

Bref, il va être difficile de se séparer de ces deux là
Mais ça complique le récit, un photographe nioullorquais barbu chevelu et latino, qui chique à l'artiste contempourien, perdu dans les étendues glacées, une tribade affirmée, comment tu t'en débrouilles, littérairement parlant ?
Emesse glisse à kobus "accueillons les, le photographe donnera sa pellicule photo à niouzouique et la lesbo fera un intermède coquin si l'action se ralentit"
Mais c'est que l'action s'accélère, au contraire !
Et, encombrés de ces deux surnuméraires, comment pourrions nous débrouiller la succession d'événements qui surviennent ?
Tiens, au moment où je parle, le roi zelinski s'y est mis aussi
Il propose un grand raout à Kiev, avec les Européens ukrophiles et surtout les bailleurs de fonds
Il suggère que ce soit couplé à la gay pride, laquelle suivra, ou sera mêlée, on ne sait pas encore, au défilé des forces armées ukro, entièrement rééquipées par la générosité du reste du monde
Au même moment, certains dirigeants ukrophiles ont résolu de venir, avec leurs staffs de sécurité, leurs officiers de communication, leurs dirigeants d'entreprise subventionnées ( dans l'espoir d'engranger une ou deux commandes, toilettes dégénrées par exemple ou panneaux de signalisation "attassion au vélo !") et leur grand mère

Écrit par : Kobus van Cleef | 14/04/2023

//REMARK ON
Associer Blumroch à "question conne", ce serait-y pas de l'antihébraïsme inqualifiable ? La formulation "à moitié kronne" était plus aimable, qui laissait subsister le doute. Tsk tsk.
//REMARK OFF

Écrit par : Blumroch | 14/04/2023

Demi kronne, dans ce cas
Pour éviter d'être taxé d'anti termitisme, accusation infamante et ztigmatizante
Évitons les ztigmatz
Ou mieux, les ztygmatz
Bref, par l'intercession de dame Emesse, les deux là vont nous coller jusqu'à ce qu'on puisse s'en débarrasser
Dans une fosse en compagnie d'ukrokombattants ?
Dans un relais routier lorsqu'on aura fait le plein et qu'ils seront passé aux chiottes ?( remember le facteur sonne toujours à deux reprises)
Auprès d'une ONG qui prétend soulager les soffransses du peuple ?( ça m'étonnerait fort, de telles associations œuvrent soit pour les n'haigres soit sous l'oeil de caméras de tilivizion complaisantes)
En les remettant, respectivement à des personnes habilitées à s'en occuper ? Soit l'embassade americonne pour le fotograf ' et les femens ( ou des féministes quelconques) pour la traductreuse

Écrit par : Kobus van Cleef | 14/04/2023

Blumroch > Objection rejetée ! Dans la restitution du texte pour la prochaine carte blanche je garderai l'entière "kronnerie" de Blumroch. Parbleu ! L'aventure ne doit pas s'encombrer de demi-mesure.

Écrit par : Pharamond | 14/04/2023

Allez,vendu !
Clang ! (coup de marteau du commissaire priseur)
Poursuivons nos aventures
Alors qu'on en est à se chamailler sur la répartition dans les différents véhicules, on voit poindre à l'horizon plusieurs command cars remplis de costauds en treillis camo, écussons évocateurs, cagoules en tissu respirant ( mais que diable peut être un tissu qui ne respire plus ? un tissu mort, peut être), armés jusque zaux dents ( oui, j'aime la diction klassik), précédés du son d'un haut parleur
Stoï, stoï, stoï pridourak !
Interrogée, la lesbo nattée nous confirme que nous avons tout intérêt à ne bouger ni pied ni patte et d'attendre patiemment que ces bougres là nous aient expliqué leur vision des choses
Blumroch, en dépit de sa main blessée, éclate de rire
"Leur vision ? Faudrait déjà qu'ils puissent y voir quelque chose avec les oeillères qu'ils se sont collé sur le museau !"
C'est vrai que chez le plus costaud des gredins qui nous font face, la cagoule a glissé sur l'arrière, elle n'est plus maintenue que par le tarin de l'individu,tarin un peu fort au demeurant
Il voit dans Blumroch l'agitateur du fond de classe de lycée qui bat en brèche le pouvoir professoral
Erreur, Blumroch est certes un agitateur, mais il est bien plus que ça et notre vis à vis ne l'a pas compris
Il s'avance donc, prêt à châtier notre ami et sa main dans le pochon ( qui serait aussi le verlan de poncho) plastique avec les glaçons fondus, prêt à assurer son pouvoir sur une cible en apparence facile à dominer
Il avance la main droite,saisi notre ami à la gorge, tire, secoue et là....
Un coup de vent, un nuage qui passe devant le soleil, quelques feuilles mortes tourbillonnant, le costaud est à terre, le bras tordu dans le dos, déboité, démantibulé
Stupeur des autres malfaisants
Rengorgement de Blumroch

Écrit par : Kobus van Cleef | 14/04/2023

Puis, en un instant, le corps du malandrin se transforme, se ratatine, se couvre de mousses, lichens et surgeons, s'humuse, en somme
Les autres gougnafiers, venus en renfort, en baissent leurs armes, d'incompréhension
D'aucuns en perdent le contrôle de leurs vessies et l'on voit des taches suspectes maculer les treillis, auparavant crânement portés
Panique chez les azovstas, ils se reprennent, raffermissent des mains tremblantes sur les crosses des armes, nous couvrent avec des sourcils courroucés ( du moins nous le supposons, puisqu'ils ont gardé leurs cagoules en tissu technique -your mother -)
L'affrontement est inévitable,ces pourris ont l'avantage des armes, qu'ils serrent fort pour se rassurer, notre traductreuse a perdu espoir, elle fixe ses pieds en marmonnant une invocation ( à Bilitis, pas impossible) les lèvres tremblantes et les paupières ourlées de larmes zamères ( là aussi, je privilégie la diction klassik), elle n'aura vécu que pour tomber amoureuse de Szuzanna en un seul regard, et en être privée illico
C'est alors que....

Écrit par : Kobus van Cleef | 16/04/2023

//REMARK ON
C'est alors que... les fantômes vinrent à leur rencontre.

Référence à un célèbre placard du *Nosferatu* de Murnau, version française, récemment rappelé par Aristide/Ostracisme dans un bon billet consacré à *The Quiet Man*.
https://web-et-cinema.com/la-phrase-qui-tue/murnau-nosferatu-et-quand-il-eut-passe-le-pont
https://aristidebis.blogspot.com/2023/04/lhomme-tranquille.html
//REMARK OFF

Écrit par : Blumroch | 16/04/2023

Pas de fantômes
Pire !
Un nabot,barbe en collier, un peu voûté, mine soucieuse,ride entre les sourcils, treillis verdâtre ( j'étais au fond de la tranchée j'ai pas eu le temps de passer chez le blanchisseur).... si c'est pas le roi des ukraines, c'est son frère
Oui, vous l'avez reconnu
Il se plante devant Blumroch,tend la main et dit "où est l'algent ? Emmanuel, où est l'algent ?"
Ha moi c'est Blum,dit Blum
Et moi c'est Jakob dit kobus
Ta gueule toi, le rabroue le nabot
Ha merde, ça va pas recommencer, s'insurge le kobus, et confiant dans la présence du mutant, de Pharamond, et aussi dans ses propres forces, il envoie un direct du droit au menton du roi de toutes les ukraines
Fan de chichourle et pute de mort !
C'est un autre cyborg !
Et le métacarpien fracturé de kobus va tenir compagnie à celui de Blumroch, tu vas voir, c'est douloureux au début puis ça s'atténue
Et le cyborg de répéter "où est l'algent, Emmanuel, où est l'algent ?"
Une monomanie, en somme, pécuniaire, un peu comme Harpagon ou Bruno Lemaire

Écrit par : Kobus van Cleef | 18/04/2023

Voilà à quoi nous en sommes réduits,converser avec des cyborgs
Et d'aucuns douteraient de la puissance de l'intelligence artificielle après ça ?
Quoique, la créature montre les traits grossiers de son créateur ou de son modèle
Pour le dirigeant de haulte entreprise, c'est le lucre, épicé d'une pointe d'érotisme, cette référence constante aux formes de nos belles compagnes
Pour le roi de toutes les ukraines, c'est l'avidité,pure et simple
Beau tableau de l'humanité qu'on nous brosse, là, sous notre nez !
J'en redemande !

Écrit par : Kobus van Cleef | 19/04/2023

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