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18/05/2026

Pépiements (548)

affiche-film-etait-une-fois-amerique-68053.jpg

Je n'ai pas apprécié le dernier film de Sergio Leone, Il était une fois en Amérique, boursouflé, interminable et inutilement alambiqué, mais son affiche est, à mon avis, l'une des plus belles de l'histoire du cinéma. Je n'ai jamais mis les pieds à New York et ce n'est pas une destination qui me tente particulièrement, mais la composition de cette image m'émeut sans que je ne sache trop pourquoi.

Commentaires

Ah vous avez tord
New York est une voire la plus belle ville du monde.
Rome, Venise : trop de touristes. Prague je ne dis pas...
Mais New York ! Ah New York !

Partez avec le Paul morand et bien sûr le celèbre passage du Voyage...

Écrit par : Dia | 18/05/2026

Vous êtes dur.
Même s'il faut la musique pour sauver le film et que cette fin vire au grotesque gâche l'ensemble (à un point que je cherche une excuse en pensant que c'est peut-être volontaire, ça collerait avec le propos du film du pourrissement de tout, se gâtant totalement d'une façon ou d'une autre).

Sur NY, ça me fait le même effet pour tous les US.
L'impression d'avoir tellement vu leurs villes et paysages que je ne serais pas assez surpris.
J'ai visité Paris autour de 14 ans, et j'étais totalement blasé à force, et je pense que ça serait la même chose pour les US (même si j'ai redécouvert Paris un peu plus âgé avec plus d'intérêt, j'étais sans doute trop jeune, mais certainement maintenant trop vieux pour les US).
Idée stupide, j'en suis conscient. Notamment en ce qui concerne les espaces naturels ou les villes du sud et de la côte Est (j'ai la quasi certitude de détester Los Angeles, je remarque d'ailleurs que j'aime généralement moins les films s'y déroulant, un Michael Mann me laissera toujours à distance au contraire d'un Scorsese).
Mais je n'ai pas cette envie, qui me semble au contraire fort répandu, de "voir en vrai ce qu'on voit dans les films".
Ce sont plutôt des photos ou des noms, plus rares, qui ont tendance à me marquer et me donnent "envie de voir en vrai".

Souvenirs de la découverte des statues qui me fascinaient enfant : celle d'Hercule au musée de Naples (et son bonus, arrivé plus avec la préadolescence, la Vénus callipyge), que je voyais sur une petite vignette d'une encyclopédie alors qu'elle doit bien faire pas loin de 2m50, et le Grand Bouddha couché de Bangkok.
Sinon, alors que je n'en attendais rien et n'avait jamais rêvé dessus, la basilique Saint-Pierre de Rome m'a impressionné par sa taille. Ce sentiment d'être dans du familier, une église catholique reste une église catholique, mais le volume est saisissant.
Et un peu dans le même registre, même si allongé et à ciel ouvert, la Grande Muraille m'a vraiment transporté dans une autre époque (sans doute la chance d'avoir visité une portion un peu moins touristique mais surtout juste après une gros orage ayant certainement découragé beaucoup de monde). Et je n'en avais jamais vraiment rêvé (en Chine, cela serait plutôt les montagnes sacrées qui me tentent, mais elles semblent elles aussi être prise d'assaut par le tourisme).
Autre sensation plaisante : être dans un lieu en dehors du quotidien mais ayant un aspect authentique. Faisant un petit tour en Italie, au milieu de l'été, je savais que je n'allais pas rencontrer l'Italie au quotidien mais une semaine dans le Gargano m'a donné ce plaisir d'être dans un lieu de vacances et de tourisme mais quasi exclusivement d'Italiens.

Sinon, j'ai renoncé au Taj Mahal. Alors que je voyageais à Delhi. Mais écoeuré par l'overdose de photo, toujours sous le même angle du site (et pas l'envie de devoir, plus que les touristes, supporter les Indiens gravitant autour des touristes, sans doute le peuple le plus grossièrement parasite envers eux).

Écrit par : An | 18/05/2026

@Pharamond : Pas vu. L'affiche ne me semble pas particulièrement remarquable sinon pour les couleurs bien employées.
Parmi les mémorables : *Lord of War* (la version ricaine avec le visage de Cage fait de cartouches presque façon Arcimboldo), *Metropolis* (plusieurs versions), *Falling Down* (sans doute à cause de la phrase d'accroche "The adventures of an ordinary man at war with the everyday world" un peu plus forte dans l'infidèle traduction "L'histoire d'un homme ordinaire en guerre contre la société"), *Underworld*.
Au temps lointain où j'allais parfois au cinéma, aucune affiche ne m'a jamais décidé ni dissuadé. "Don't judge a movie by its poster, nor a book by its cover".
Quant au tourisme... les livres épargnent la fatigue et les déceptions, qui permettent d'aller plus loin dans l'espace comme dans le temps.

Écrit par : br | 19/05/2026

New York ce n'est pas beau, c'est haut. Haut est très impressionnant. Quand on revient à Paris on a vraiment l'impression de retrouver un village. J'ai vraiment apprécié de parcourir les rues de Manhattan.

Écrit par : Fredi M. | 19/05/2026

Dia > Sans doute, mais l'occasion ne s'est jamais présentée et je suis casanier.

An > Vous avez bien plus voyagé que moi.

br > De mauvais films ont de belles affiches et inversement, je considère l'affiche pour elle-même.

Fredi M > Mon neveu qui y est allé récemment, m'a dit à peu près la même chose : ce n'est pas beau, mais c'est à voir.

Écrit par : Pharamond | 19/05/2026

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