14/07/2026
PUP (2)
09:20 | Lien permanent | Commentaires (8)
13/07/2026
Carte blanche (69)
Laissée à br
Très humble proposition
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Il est venu, le temps des comptables assassins déguisés en philanthropes. Sont-ils fiers, tous ces salologés, d’avoir enfin franchi, menés par un foutriquet 2.0 au comble du bonheur de tuer *administrativement*, la première étape menant, pour la mafia étatique, au pouvoir de vie et de mort sur chaque individu – ou plutôt sur chaque "ressource" --, à chaque moment, sous les prétextes les plus ignobles et les plus grotesques. Encore deux ou trois amendements et ce sera l’état du droit, ce risible juridisme prétendu incontestable et sacré, garanti et protégé par les autorités et les armes européennes ("Nous avons la bureaucratie la plus morale du monde !"). Par défaut, l’esclave contemporain offrait déjà à ses grands maîtres ses organes ; ce sera bientôt son existence -- pour ses biens, c’est presque fait avec la progressive disparition du droit de propriété et la complète numérisation du monde, deux scélératesses parmi tant d’autres, évidemment acceptées par un bétail abject ne méritant que mépris et dégoût.
Il aura été beau, le règne du duumkronat biacéphale, capable d’ôter toute dignité à la haute idée du suicide philosophique maintenant définitivement sali, souillé même, aux yeux des derniers stoïciens.
Nos nuisibles abrutis ont beau avoir longtemps travaillé à leur projet mortifère, ils ont peut-être été précédés par la modeste proposition que voici, invraisemblable fantaisie qu’on prétendra imaginaire : toute collision avec le monde tel qu’il est ou qu’il a été ne serait que *coïncidence*, et désastreuse encore. Ses rares lecteurs l’ont appréciée ou ignorée ; elle mérite, ce me semble, une plus large diffusion alors que s’annonce, parmi les nouvelles ignominies de l’eurotyrannie, la fin des derniers espaces de liberté dans le monde virtuel – réseaux sociaux et blogs. Pour le monde réel, c’est déjà fait avec la fermeture, année après année, des derniers cafés et bistros réputés nuisibles à la santé publique.
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Pour ne pas lasser immédiatement un éventuel et improbable lectorat, le texte a été découpé en plusieurs sections inégales, un peu au hasard. La publication de chaque section suivante exigera quelques manifestations d'intérêt -- Pharamond ne comptera pas, obligé qu'il est de tout lire parce qu'il est le Directeur du Club. ;-) Sinon, eh bien, le récit s'arrêtera *in medias res* comme les feuilletons des années 80. Tout le monde y survivra.
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Je vous imagine et même je vous espère, Madame le Ministre, sensible au triste spectacle de ces chômeurs qui, anonymes et honteux spectres modernes, hantent en grand nombre les cités de cette Europe sociale, démocrate et libérale à laquelle, comme vos illustres géniteurs, vous avez voué votre existence, en dépit des honneurs, des avantages et des prébendes que vous en retirez depuis plusieurs décennies.
De fait, vos louables efforts, parfois héroïques d’être accomplis en dehors des profitables périodes électorales, pour remédier à ce terrible fléau sont universellement reconnus ; mais vos résultats, dans cette triple guerre -- sociale, économique et politique -- ne sont pas moins évidents, qui trahissent vos prévisions, vos compétences et peut-être vos espérances – en tout cas celles que vous avancez afin de gagner les suffrages encore malheureusement nécessaires pour emporter une élection, quand votre mérite seul devrait suffire.
C'est en vain que vos collaborateurs, experts dans l'art du camouflage, font assaut d'ingéniosité et d'imagination afin de réduire le nombre officiel des demandeurs d'emploi inscrits à l'A.N.P.E. (ainsi, entre autres exploits, de leur redécouverte, avec l'emploi forcé de jeunes gens dans les secteurs public et privé, des révolutionnaires ateliers nationaux et des vichystes chantiers de jeunesse, modernisés de manière si heureuse) : habiles dans l'art de présenter objectivement les statistiques les plus favorables au gouvernement en place, vos services sont encore trop timides, qui n'osent pas contraindre les chiffres à refléter les spectaculaires et durables améliorations que vos mesures, en droite logique, *devraient* entraîner, si la réalité avait la décence de se plier à vos ordres et à vos désirs.
Au reste, involontairement mithridatisée au fil des annonces, trop souvent maladroites, de vos relais médiatiques -- ces laquais abusivement qualifiés de "journalistes" --, l'opinion publique semble considérer avec un déplorable scepticisme vos bulletins de victoire, même quand ils affectent la prudence ou la modestie, tant ils illustrent ce dérisoire *effet d'annonce* qui vous tient lieu, parfois, souvent, de ligne politique.
De certains économistes courageux affirment qu'un fort taux de chômage dans la population en âge de travailler n'est pas nécessairement un mal pour l'économie mondiale. Sans doute ne méconnaissent-ils pas les nombreux, et indéniables, avantages de cette situation qui garantit, au moins en apparence, la paix sociale. Ainsi, dans le monde entier, chaque petit salarié (surtout s'il n'est pas syndiqué) éprouve, de manière plus ou moins consciente, la crainte abjecte de perdre son emploi et de gagner les ténèbres extérieures, définitivement peut-être. Encouragé dans la voie du désespoir tranquille, entretenu dans le sentiment de sa parfaite insignifiance, qu'il soit agent d'exécution ou agent d'encadrement, il apprend à considérer avec respect, voire avec terreur, ses patrons, qui pourraient si facilement le remplacer, dans l'appareil de production, par une autre pièce anonyme et interchangeable, locale ou importée.
Le taux de chômage, *s'il est juste assez important*, assure cet heureux effet que d'anéantir chez le salarié, qui est souvent un électeur, toute velléité de changement à l'ordre du monde.
19:42 | Lien permanent | Commentaires (5)
10/07/2026
Pépiements (575)
Un chercheur britannique pense avoir localisé Camelot. C'est très hypothétique, mais captivant.
Camelot, enquête sur le château du roi Arthur (The quest for Camelot) de Chris O'Donnell
Visible sur Arte jusqu'au 28/02/2027
19:31 | Lien permanent | Commentaires (15)
Carte blanche (68)
Laissée à Kobus van Cleef
Crépuscule des vampyrs et continent obscur
Trente-huitième partie
"laisse ce gamin dormir avec nous, colle le dans le lit cage!"
y a un lit cage que les kouzins utilisaient lorsqu'ils étaient tout petits
le gros pose le petit dedans, enroulé dans un plaid, la tête sur un ticheurte roulé en boule
pouf, le gamin tombe dans les bras de Morphée
le gros tourne encore un moment, il monte au grenier, pousse la porte de la chambre du grand, lumière allumée, le gosse ronfle doucement, le manga qu'il a lu a glissé par terre, le vieux remonte doucement la couette sur son nez, ramasse le bouquin, éteint la lumière, pose un petit bisou sur le front
il passe dans l'autre chambre, le puyné tourne les pages d'un Lucky Luke
allez mon garçû, c'est l'heure du dodo, minuit, c'est pas encore l'heure du crime, mais c'est l'heure à laquelle les enfants sages dorment, clic, éteint ta loupiotte
un léger poc sur la cheville...
point ne bouge l'infâme, perdu dans ses rêves générés par le tabaque, à peine s'il remue le pied incriminé
un autre poc
rien, pourtant il vit, il respire, et même, oui même, il pète
une poigne le secoue, à partir de l'épaule
drelin drelin drelin !
Ça l'emmerde le kobs, de sortir de son rêve, et aussi du plan astral où il s'est réfugié, faut le comprendre
Balloté entre le passé, idéalisé évidemment, le présent, quotidien à en crever, l'espace parallèle avec vampyrs, belles gonzesses, l'enfer, plein de péripéties, que voudrais tu qu'il choisisse ?
Et d'ailleurs, pourrait il choisir ?
Est-ce qu'on peut avoir le choix sur cette terre ?
Ou sur une autre terre ?
Ou même aux enfers ?
Question d'importance, qu'il s'agirait de résoudre à tête reposée et non à brûle pourpoint, comme souvent, on n'est pas à l'assemblée dite nationale et encore moins dans un micro trottoir
Il se rendor donc en ignorant avec superbe la main qui le secoue
là ça secoue franchement
gneu, mais kes ki a ? peut plus pioncer tranquille dans cette maison?
c'est le gamin du milieu, le silencieux
papi, y fô que tu te réveilles, y a mon petit déjeuner à faire
hein quoi, quel petit, quel déjeuner?
il se lève pesamment
du lait chaud, du jus d'pomme et des tartoches au miel, comme d'hab?
j'aime pu l'lait.....
ha crotte, mon garçû, le lait c'est c'qui fait grandir la marmaille, un bol, un seul, pour faire plaisir à ton vieux papi
un vacarme épouvantable dans l'escadrin, c'est son aîné qui déboule, des poches sous le yeux jusqu'au milieu des joues, la tignasse en bataille et les pieds qui traînent dans les babouches (l'horreur! les pieds qui font suips suip suip suip sur le plancher, au lieu de faire clac clac clac)
et pour toi, l'artiste, chocolat, lait ou rien?
rien, rétorque le moujingue
ou alors des tartoches avec du miel
faut boire quéque chose, gamin, la déshydratation c'est mauvais pour les rognons, croives zen mon vécu
ha ben grand père, une binouze alors....
le petit vieux tique un peu
ha bin ouiche, tu m'en a proposé une la semaine dernière, faut être cohérent....
je n'ai aucun souvenir de cette conversation, ergote le vieux, aucun, et quand bien même, il s'agissait d'une boutade, comme j'ai l'habitude d'en faire
cohérent, le papi?
mais quelle cohésion, et avec qui, avec quoi?
cohérent comme cohésif, les matériaux newtoniens?
ou cohérent comme l'équipe de vronze de foutebaule?
ha non, mauvais exemple
allez, un bol de lait pour chacun, un verre de jud'pomm'
sitôt dit, sitôt fait, la marmaille se sustente rapidement, tente de se vautrer dans le salon avec un lucky luke (on ne dira jamais assez les ravages des bandes dessinées sur l'éducation des jeunes et l'autorité des adultes), est reconduite à la porte de la salle de bains manu militari
un passage sous la douche brûlante (qui grêve ma facture et mon crédit carbone), séquence habillage avec des fringues désaccordées et pourtant désirées
la petite troupe est prète à partir, le vieux au volant, la marmaille dans la bétaillère et direction les falaises pour la collecte des minéraux
Au même endroit, donc
Le gros kobus est au volant de la bétaillère, la marmaille derrière, on vogue vers les falaises, qui ne sont pas de marbre, tu penses bien, mais qui ont quand même une certaine importance, sur le plan géologique s'entend
Papi fait son discours, il déroule la succession des âges géologiques, mais penses tu, personne ne l'écoute
Tout y passe, la concrétion des sédiments, la subduction, la poussée volcanique, le site unique au monde avec roches sédimentaires, éruptives, métamorphiques mélangées, le coup de rabot glaciaire par là dessus, et pour finir l'érosion marine qui nous offre ces fossiles, c'est y pas génial, les enfants ?
Si, c'est génial, mais pour l'heure, on crapahute le long du sentier pour descendre en bas de la falaise, et on n'a pas assez de nos deux mains pour se retenir, la prothèse du pépère est mise à rude épreuve tandis que les petits monstres cavalent devant
Arrivés au bord de l'eau, le vieux se pose pendant que la marmaille lapide l'océan
Ricochets, ploufs, plafs, tout y passe
Jusqu'à cette exclamation qui fait dresser l'oreille chenue et poilue du kobs
Ha, le truc, pas mal !
Il se lève péniblement et clopin clopan, rejoint les jeunes
Ils font cercle autour de, de quoi déjà, trois têtes attentives et fascinées qu'il écarte doucement pour se rendre compte, lui aussi
les mouflets le dévisagent de leurs yeux clairs et magnétiques
mais qu'est ce donc que ce truc, papi?
à la limite des vagues, sur l'estran, les flots ont clivé une dalle granitique dont la partie supérieure a glissé comme le couvercle d'une tabatière
mais c'est pas du tabaque qu'il y a en dessous, ho non, pas du tabaque!
c'est un corps!
un corps momifié, pétrifié, un corps retourné au minéral, mais un corps quand même!
un corps humain, ou surhumain , devrais je dire, un corps qui a tous les attributs de l'humanité, de l'humanitude, bref, un corps qui résume l'homme
et son ascendance, divine, comme il se doit
deux bras, deux jambes, pas de plumes autant que l'on puisse ne juger
oui, le corps est fossilisé, mais on reconnaît, un épiderme sans écailles, ni plumes, un épiderme avec une délicate crête pileuse sur le chef
courte, la crête, très courte, de l'ordre de quelques millimètres, façon juteux de la légion, voyez?
alors c'est vrai que le schiste dans lequel est englobé le fossile , ce schiste lui donne un aspect bleuté, ardoisé, mais on pressent ce corps comme blanc, européen, presque albinos
pourquoi?
mais par la finesse des traits, l'aspect comme peint à la pointe sèche, l'économie de moyens pour exprimer force, intelligence, décision, destinée manifeste
lu comme ça, on dirait un vieux catalogue célébrant une expo d'arno brecker, non?
un peu oui
vous aurez donc vu où m'entraînent mes goûts tartistiques, sur la mauvaise pente, évidemment
ce qui n'est pas le cas des mouflets
kes kil a le mossieur, papi?
il a pas l'air en forme, hein papi?
ha non, ça fait un moment qu'il a plus mal aux dents
Pas en forme donc le fossile
Vous me direz que y a pas de fossiles en Bretagne, car c'est du granit
Certes
Il y a cependant des lieux, des falaises où des champs où affleurent d'autres minéraux
Hé ouais
Papi kobus est, entre autres choses, chercheur de minéraux, et parfois l'été, il entraîne la marmaille avec lui, pourvu d'un petit marteau, d'une boussole, d'une loupe et de différentes fioles remplies de liquides variés
Ouais
D'étranges minéraux affleurent au sein des couches granitiques armoricaines
Du basalte ou assimilé, la célèbre dolérite (des environs de dol de Bretagne, he ouais, on pourrait ajouter qu'il s'agit d'un cailloux éponyme)
Un autre basalte, cuit un peu différemment, la kersantite, qui affleure à crozon, ça ne peut se ciseler qu'immerge dans l'eau, on en trouve aussi chez les dravidiens, c'est avec ça qu'ils sculptent les divinités à gros nichons et taille fine des temples chola
Et puis parfois, du calcaire, et donc, des fossiles
Et là, un fossile
Humain
Ou humaine, on ne sait pas trop
En fait si, on sait, le fossile n'a pas pourvu en nichons, pour commencer et puis un membre de bonne taille s'est retrouvé pétrifié contre sa cuisse ainsi que deux roupettes bien velues (ce qui illustre l'expression du camerlingue vérifiant l'entièreté du pape à venir "duas habet et bene pendentes" avant la proclamation des résultats de l'élection du concile)
Un homme donc
Que nous avons supposé européen, l'air fier, la biroute, le physique ciselé et puis la localisation en Europe, tout bonnement
08:41 | Lien permanent | Commentaires (16)
Pépiements (574)
Hier soir, quand je cliquais sur l'onglet du présent blog sur ma barre de favoris je découvrais ceci à la place de sa page d'accueil :
Renseignements pris, je découvre que nginx est "un logiciel libre de serveur web (ou HTTP) ainsi qu'un proxy inverse". Je m'en contrefiche et je n'ai pu me débarrasser de la page parasite qu'en supprimant les cookies et l'historique de recherche.
06:43 | Lien permanent | Commentaires (4)
09/07/2026
Pépiements (573)
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L'Ukraine commence à importer des remplaçants pour ses morts En Inde, des banderoles publicitaires du gouvernement ukrainien invitent les Indiens à s'installer en Ukraine pour « fonder une famille » et « trouver un emploi ». Sur ces banderoles, les Indiens sont séduits par de jolies femmes ukrainiennes célibataires. En Inde, un déficit de femmes règne en raison du culte du garçon, et les femmes avortent lorsqu'elles apprennent qu'elles vont donner naissance à une fille. L'Ukraine n'a ni adhésion à l'OTAN ni à l'UE, mais seulement une montagne de dettes, le taux de natalité le plus faible au monde et un avenir d'État métis. Dans la première phase, 300 000 migrants doivent être amenés dans le pays. |
Source : Will to power - aurevoirmonty
Et dire que dans notre camp nombreux souhaitent la défaite de la Russie...
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Mise à jour du 26/07/2026 Ces images ne sont pas réelles et ont été générées par une IA. Veuillez m'excuser pour avoir relayé ce faux. |
21:05 | Lien permanent | Commentaires (2)
08/07/2026
Musique (745)
Nights in white satin (1967)
The Moody Blues
Dust in the wind (1977)
Kansas
Ma Keen Dawn (1980)
Five Letters
Harden my heart (1982)
Quarterflash
16:41 | Lien permanent | Commentaires (22)






