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19/05/2021

Carte blanche (24)

Laissée à Blumroch pour les chapitres entre astérisques et à Kobus van Cleef pour les autres.

Que les auteurs veuillent bien me pardonner les rares coupures (apartés, private jokes...) réalisées dans le seul but de rendre l'histoire plus compréhensible.

Pour aider à la compréhension de l'histoire il est vivement conseillé de lire la première et la deuxième partie.

 

Signé van Cleefax

 

Et quel débat !

Toutes les divinités,divinitudes et choses sacrées, du plus petit au plus grand, des entités clairement marquées para humaines comme les dieux hindous, avec leurs têtes bleues et leurs seins ronds ( ça c'est pour vous savez qui) ,para naturelles comme les divinités des bois et des fontaines des Celtes, jusqu'aux entités abstraites des piposophes de l'ère moudern

Tout ce petit monde s'est coagulé dans un coin de la galaxie alpha du Centaure, et la bavasse commence

La plainte est portée par les dieux anciens, des époques farouches, celtes et viking aussi tant qu'on y est, sans oublier les Grecs

Nous te représentons, collègue, qu'en éteignant le soleil des humains, tu condamnes le fond de commerce de la plupart d'entre nous, en effet, sans humains pour nous prier, où allons nous pouvoir nous ressourcer ?

Dans les musées ?

Dans les tourbillons de la temporalité ?

Aucunement, puisque la temporalité est une affaire humaine

Alors où ?

Entité supérieure réfléchi, facile, elle concentre l'intelligence de l'univers, pas comme cette petite merdasse d'IA de l'autre crétin de terrien, celui qu'un crotale a mordu aux burnes

Chers collègues et amis,car nous sommes amis, pas dans le sens terrien du terme, qui inclut des subtilités talmudiques ( à ces mots, Yahvé s'agite, outrage, outrage) des reniements bibliques ( le djieu des chrestos se joint à Yahvé) ou coranique ( là c'est Allah qui rajoute à la cacophonie), qui tient compte des intérêts du moment ou à venir, non, nous sommes amis car nous sommes un ou en tout cas, peu, très peu, disons que nous sommes je, avec diverses expansions, et expressions

Et ce je, qui n'est pas un autre, mais qui est tout, mais qui est nous,pose la question

Est il nécessaire d'être prié pour exister ?

Faut il avoir un culte pour se sentir réel ?

Mes amis,mes frères,mes autres moi même, pensez vous me soutenir qu'il vous est nécessaire d'avoir la dévotion des humains pour exister ?

Les humains, ces petites choses foireuses, merdiques à souhait, qui se sont multipliées à profusion, ces trompeurs,foireurs, menteurs...
Alors je sais bien que djieu a fait l'homme à son image, mais toudmême, hein, toudmême, y a pas foto, comme ils disent

Mais regardez les, une minute, que dis je, une seconde, pour vous faire votre religion dessus, sans jeux de mots !

Non, l'humanité ne nous est pas indispensable, elle nous est même péniblement excédentaire, surnuméraire, superfétatoire

Pour moi, la cause est entendue

 

ça s'agite dans les rangs, parce que merde quand même

moi, petit dieu de la toundra, à qui les toungouses et les bouriattes sacrifient qui une chèvre, qui une pincée de sel, moi esprit des fontaines moussues d'armorique qui fait venir les enfants aux bréhaignes et qu'on révère en se frottant le ventre stérile contre la pierre humide, moi divinité perse ou mazdéenne qu'on continue à honorer à Yazd, je ne l'entend pas de cette oreille, tintamarre, hourvari, grognements, même Baal s'y mets et je puis vous assurer que c'est tonitruant

entité supérieure tente de calmer le jeu, mais ouat! autant pisser dans un violon ou tenter de convertir au racialisme blanc un progressiste vronzais

très loin de là, mais à portée des dieux, thomas s'est mis en quète d'une pharmacie ouverte

évidemment elles sont toutes fermées et ce depuis des lustres, on connait les conditions d'exercice des potards en bonlieu

le nouvel ami cyrard de thomas va-t-il mourir faute de soins adaptés?

que nenni, thomas avise au loin (c'est toujours au loin, vous avez remarqué? un spationaute a une bonne vue, il voit loin et de loin) une croix verte qui, si elle n'est pas allumée, n'a pas été décrochée, même si le rideau n'est qu'à moitié baissé

 

Une croix, même verte, dans une bonlieu, c'est quasi un appel à la lapidation

C'est d'ailleurs ce qui s'est passé, on avise sur le bord du trottoir le potard en zeblou cheblan, la gueule défoncée ( ainsi que l'anus) et sa préparatrice ( elle c'est la gueule-normal- et la vulve) , des éclats de vitrine crissent sous les pieds de Thomas, dûment rechaussé de Nike air Max prélevées sur un machab'

Les chaouchs prévus pour garder la farma pendant les heures d'ouverture ont disparus dès l'arrivée des émeutiers, maintenant la boutik est déserte

Thomas se glisse dans l'ouverture du rideau qui baille encore, il s'aventure, de là, il navigue vers les réserves, les antibio,peni flagyl, la xylo pour recoudre, gants, ciseaux UU, de quoi suturer, est ce qu'il y a des drains ? Non, tant pis

Il enfourne tout dans le cabas de la préparatrice, les émeutiers l'ont négligé, pour se concentrer sur la caisse du magasin ( les cons, le pognon n'a plus cours) et les toxiques ( mais le sublutex n'envoie au paradis que temporairement), dans le fond du cabas il trouve le petit goûter de la fille et la photo du gamin que son connard de patron lui a collé dans le bide, Thomas jette un œil à droite, à gauche, personne ?

Il décarre, doucement, pas alerter les choufs, puis, reprend une allure normale

Arrivé à l'abri provisoire des caves, il retrouve son cyrard, accompagné d'une créature femelle de 12 ans à tout casser, adroitement maintenue au sol par le poids de la Fatou, interrogations, réponse "une voisine, elle est venue aux nouvelles puisque son hébergeur ne rentrait pas, visiblement, elle est nouvelle en vronze, j'aurais dit qu'elle vient du haut Atlas,y a quelques tournures idiomatiques, comme ma grand mère,si ça se trouve, on est un peu pays elle et moi, entrave la et bâillonne la, t'as trouvé ce que je t'ai demandé ?"

"Oui da, mon prince" ( là c'est Thomas, mais il est tellement lisse qu'on ignore s'il fait de l'humour"

Sitôt dit sitôt fait, la petite Kahina ( c'est tout ce que j'ai trouvé comme prénom pour une métisse de berbère et de gnahoua, si vous avez mieux....) est ligotée d'importance, un chiffon dans le bec, Thomas se désinfecte les pognes, désappe son compagnon d'infortune, désinfecte, explore, trou d'entrée, de sortie, trajet, évidemment, lorsque tu trifouilles, ça se remet à pisser, mais bon, il a suivi des cours avant de partir dans les étoiles, les antibio dans la fesse, double dose, des sutures un peu lâches pour pouvoir traire un peu la plaie et roule ma poule

Ils prennent un peu de repos, Thomas s'intéresse à la gamine, tu crois qu'elle a déjà vu péter le loup sur la pierre de bois ?

T'as l'intention de...? Ça m'étonnerait pas, tu sais, chez ces arriérés c'est courant, et même plus jeune, mais bon, je serai toi, je tâcherai de dormir

Et moi je serai toi, je tenterai de l'interroger, possible que ce soit notre ticket de sortie, itinéraire, obstacles à éviter, personne avec qui négocier, tout bien ( on voit que Thomas, tout spationaute qu'il soit, apprend vite l'art de la survie en milieu hostile)

Ouai, ou alors elle nous précipite chez machin, le dilaire en gros des tarterets, c'est là qu'on allait le boss et moi lorsqu'il a vidé les étriers ce con, la soixantaine dépassée et incapable de tenir en selle, tout ça parce que sa pouffe voulait se faire un oinj avant la fin du monde,ch'te jure...

À propos, c'est vraiment la fin de la fin, je te demande ça parce que j'y crois toujours aussi peu,y aurait eu des signes, le soleil aurait pâli, la terre se serait refroidie, je connais un peu, pas trop mais un peu, j'te rappelle que c'est le pré requis pour aller dans les étoiles
Ha ben le pré requis dans mon taf, c'est le BA.BA de la discipline militaire, avoir foi dans la parole du supérieur et obéir, je sais que c'est pas glorieux, mais c'est comme ça qu'on m'a éduqué, quitte à crever, au Mali, à Djibout ou en afpak, et mes compétences de mili me soufflent la conduite suivante, la fermer, se reposer, puis, une fois le barouf passé, et si ça va mieux,lever le camp ou trouver une cache plus adaptée, pour la gosse, ne pas compter dessus mais la garder en monnaie d'échange, allez,tu prends le premier tour de garde

Il s'abruti dans un sommeil réparateur, tandis que Thomas veille en retournant dans sa cougourde les évènements des dernières heures, la perte de sa dame de compagnie, qui le contrarie quand même ( 258€ chez Marc Dorcel), la chute de l'ISS, le tir de Jéricho, l'atterrissage, le lynchage, la fuite, la rencontre.... pas vraiment affûté pour ce genre de situation, il somnole puis fini par piquer du nez

 

il s'enfonce peu à peu dans une torpeur étrange, toutes ces émotions, ces cadavres au coin des rues, cette amitié qui lui tombe du ciel, la captive, sa dame de voyage, des semaines qu'il a pas tiré un coup.....et puis doucement, quelque chose l'engouffre, là en bas, il se sent, il se sent, il abaisse la main, Rosalie (c'est ainsi que sa gonflable de chez Dorcel était prénommée), Rosalie, qu'est ce que tu me fais, petite coquine, n'arrête pas, oui continue, tu es géniale, il vérifie que non seulement "mullier duos connet habet" selon les épigraphes romains, mais des doigts, beaucoup de doigts frétillants, et ça monte ça monte boum! boum! Boum!

il se réveille, les doigts crispés dans la chevelure de Kahina, qui n'est pas raide, synthétique et bleue comme Rosalie, mais bouclée, brune, et soyeuse (quoique un peu crade)

ça t'a plu? hasarde la créature

mais tu parles français, toi?

forcément, ma famille m'a envoyée ici pour ramener de la thune, pour lever des michetons, j'ai dû m'y mettre, au franssi (il reste des traces du haut atlas quand même) et à d'autres trucs, mais ti a kiffé?

bon sang....il se renverse en arrière, sa respiration haletante s'apaise.... première fois que j'éprouve ça, comme ça, dans mon sommeil, une constante sémitique....à l'évidence, il pense à Ruth et Booz mais Kahina n'a pas les codes littéraires , elle se contente de le manustuprer, doucement puis fermement, Thomas, le voilà reparti sur la piste aux étoiles, tu en veux, hein, tu en veux, tiens, tu vas en avoir, elle l'empoigne, se tourne, l'introduit a tergo (vous aurez remarqué que si Appo n'avait pas écrit les onze mille verges c'eût été moi) il la pilonne à grandes secouades, il explose à nouveau, s'effondre à coté, la sent frémir, elle s'onanise, il veut participer (de la main, n'exagérons rien) et se trouve face à face à un petit zob frétillant de 3 centimètres et demi qui les éclabousse tous les deux, flac, Kahina qui de fait est Kahin, pousse un long soupir, puis demande "ji fais ton kopain ossi ou on le laisse dormir?"

non, non, on le laisse dormir, moi je suis réveillé

et il reprend sa garde avec d'autres pensées plein la tête, en plus de tout ce qui lui tombe sur la tête, le voilà lié à un shemale prostitué mineur du haut atlas

la fin du monde pouvait pas être plus étrange, vous trouvez pas?

 

vous allez trouver que ça cause beaucoup de génitalité là dedans, mais puisque c'est la fin du monde, que c'est une affaire divine en quelques sortes et que djieu a fait l'homme à son image pourquoi se priver

mais je m'égare

très loin de là , à proxima du centaure, ça se chamaille

entité supérieure tente une approche pragmatique

"voyons , autres moi même, vous pensez avoir besoin de l'homme? mais pensez vous que l'homme a besoin de vous? que ce soit un dile ouine ouine comme il dit? qu'il vous en soit le moins du monde reconnaissant? reconnaissant il l'est, mais uniquement lorsque ça conforte son ascendant sur le contrôle social qu'il impose aux masses, sous le couvert de nouzautres moi même....bon si vous avez compris c'est que je me suis mal exprimé, je reprend donc

nous ne sommes, nouzautres dieux, sacré, et toute la lyre, en fin de compte, non pas considérés comme créateurs de toutes choses, ce qui est vrai quand même, et jamais remerciés pour celà (quelle ingratitude lorsqu'on y pense chez ces créatures) mais vus comme instrument par les plus malins d'entre eux pour imposer leur tyrannie en leur nom sur les masses crédules, aussi les masses peuvent nous remercier, un peu, parfois et encore chichement, je pense à toi djieu des chrestos, ça se bouscule pas au portillon pour te gratuler le con d'avoir fait briller le soleil ou pousser le blé dans les champs, ça te réclame plutôt plus de moyens pour importer d'autres humains, dans des coins qui seraient mieux sans eux (hon hon fait le djieu des chrestos, dans sa barbe, il a un peu honte de l'avouer mais il est du même avis) et toi, allah, ça se presse pas au moucharabieh pour te féliciter de la lumière du matin, mais plutôt pour te demander de bénir les croyants, c'est à dire pour augmenter leurs richesses, toi yavhé, pas besoin de faire un dessin (l'autre s'insurge), bref on s'est compris

écoutez faisons un test, j'en ramène un à la vie, là maintenant comme tout de suite et on verra bien

vous êtres prêts?

Partez!"

loin de là dans le frigo d'un bounquaire helvète un éternuement retentissant retenti (que vouliez vous qu'il fasse d'autre? à part retentir?) c'est ben roubi qui revient à la vie, forcement ça gèle, il sternute encore une fois, puis bouge, hésitant, une oreille

au dehors, personne ne s'alarme, sauf le cuistot qui en rentrant pour prélever une carcasse de mouton casher, s'aperçoit que le suaire étanche en plastoc zippé est agité de mouvements convulsifs

merde, c'est le diableu

(mais avec l'accent du coin, ça doit donner un truc dans le genre mer-deu, c'est le dia-bleuu ou approchant)

toutefois, le brave en a vu d'autres, débauché des cuisines d'un palace qui accueillait tous les nouveaux riches de la planète, n'haigres à ballon, n'haigres à micros, keffieh à pitroul, keffieh sans pitroul mais avec moyens de pression- c'est à dire masses popu prêtes à émigrer-, bref le sel de la terre, le mec est blasé, blindé, faut dire l'impassibilté chuiche, c'est celle dont on fait les mercenaires depuis charles quint puis la légion

il pose donc la carcasse de mouton, rituellement égorgée par un shoet, bénie par machin, ouvre le zip du body-bag

surprise!
c'est pas le-e dia-bleuu, c'est ben roubi, furibard et claquant des dents

en le sort de là, on le réconforte, cognac, couvrantes, une paire de claques pour activer le sang, lorsque son regard commence à se fixer, schwab apparaît

"alors c'est quoi cette histoire de black lsited ou d'alasdair?"

ben roubi le fixe sans paraître le voir, ouvre la bouche et laisse échapper "crénom, crénom...."

merde , on nous rejoue Baudelaire!

après Victor Hugo à l'épisode précédent....va falloir vous débarrasser de vos références mes amis, ça vous empêche de marcher

 

je laisse donc la résurection de ben roubi à kamerad Blumroch pour me déplacer dans l'hémisphère sud

un vendeur de pantalon à une jambe a été assommé par une planche hérissée de clous, le slamiste qui la tenait n'en a éprouvé aucun bonheur, il faut dire, c'était le vingtième et il commence à avoir mal au bras

mais bon, les plages des seychelles sont assez cosmopolites, on peut y faire des rencontres, même post mortem

il retourne donc les cadavres uns à un pour tenter de mettre un nom dessus, prévention bien inutile maintenant qu'ils sont morts

à la vue de la trogne de l'ordonnateur vronzais du risète , folliculaire obscur des journaux subventionnés et néanmaoins illisibles, il a un mouvement de recul, pouacre! quelle sale tête! allez floc, on rebalance le corps dans l'océan indien, les requins en feront leur affaire

*

Ayant repris ses esprits, Ben Roubi se tourne vers le fameux écran du quatrième mur pour faire un clin d'oeil mauvais à la caméra et s'adresser ainsi à l'un des spectateurs : "Vous êtes coincé, Blumroch. Voilà ce qu'il en coûte, d'avoir mentionné mes idées rapportées par Papini le [bip]phobe et l'anti[bip]. Mon peuple pratique la vengeance comme l'un des beaux-arts."

Maudissant le Kamerad Kobus van Cleef et cette résurrection inattendue en forme de piège (au moins, le ressuscité est un Lazare spéculatif et non un Lazard spéculateur), Blumroch lance BDV Notepad et commence à taper : "Ayant repris ses esprits, Ben Roubi..."

*

carte blanche, je m'en aperçoit seulement maintenant, c'est assez ouaciste par rapport au café par exemple
carte noire, voyez? enfin, pour les requins de l'océan indien, ils sont saturés

saturés de tous ces n'haigres que l'on jette à l'eau depuis la corne de l'afwique, les malheureux s'imaginant entreprendre un voyage lucratif, plein d'opportunités vers les émirats du golfe

de temps en temps, ça se finit au fond des flots, lorsque les passeurs ont trop chargé la barque

voilà pourquoi le cadavre du vendeur de falzar à une jambe reste à peu près intact pendant une journée

de quoi interesser yavhé

il va auprès de l'entité supérieure pour s'enquérir lui aussi d'une possible résurectance

mais l'autre lui répond que ben roubi n'a pas encore fait preuve de gratitude et que donc l'expérience cours toujours, pas besoin d'accroître l'échantillon

c'est pas pour accroître l'échantillon, c'est pour rendre service, tu sais, il a beaucoup souffert, son père sa mère la Pologne toussa...

hein, quoi? kes ke c'est que cette histoire de Pologne?

allez tu fais ton innocent, là, laisse moi sauver celui là, le livre dit que celui qui en sauve un les sauve tous

mais je ne veux en sauver aucun et d'une, et de deux, quel livre dit cela? sûrement pas moi, qui concentre toute la sagesse, toute la sapience du monde

donc pas de résurectance pour celui là

et ne t'avise pas de le remettre chez les vivants

 

pendant ce temps, la panique atteint son paroxysme dans les couches dirigeantes des sociétés occidentales

en effet , le désormais réputé détachement misilmon face au destin ("inch' allah"....le pouce d'allah?) que l'on a tant vanté à la populace, n'a pas infusé jusqu'aux zélites

la plèbe, par contre, a un peu l'air de prendre ça à la légère, en fait non, tout lui est prétexte pour se changer les idées et rigoler un peu

exclusivement les blancs, d'ailleurs, les autres n'y ont pas cru (les sots!) ou ont invoqué un komplo

et leu peupleu cherche un peu noise à ses bergers, voyez, les ceusses qui étaient censé l'éclairer sur le chemin toujours difficile de la sociodémocratie et du socialisme chrestien

ou pas chrestien d'ailleurs

*

Ayant satisfait, avec son adresse narquoise et personnalisée au quatrième mur, aux nouvelles normes hollywoodiennes de la décapante autodérision subversive, un Ben Roubi sombre et silencieux regarde son employeur avec des yeux étrangement avides.

-- Vous êtes tout pâle, mon vieux, observe finement Schwab, pour une fois capable de voir la réalité en face.

-- Je... j'ai... j'ai faim, répond Ben Roubi qui se jette sur le maître de Davos et tente de le mordre au cou, là où palpite l'artère carotide.

Schwab comprend alors, qui rentabilise ses investissements chez les diffuseurs d'images animées pour les débiles surnuméraires (trop occupé, il ne regarde ni les films ni les feuilletons destinés à la populace, mais il se tient informé des contenus et connaît donc *Vampire Diaries* comme tout, de manière indirecte et sommaire) : son secrétaire, mystérieusement ramené à la vie, a été ressuscité par un amateur qui en a fait un mort-vivant -- un vampire, et même un diurnambule, à considérer l'heure. Le mauvais sosie de François Hollande en version bochienne étudiera plus tard les implications de cette métamorphose. Pour l'heure, il doit sauver sa peau. Repoussant la créature, il parvient à gagner son bureau, s'y barricade, ouvre frénétiquement les tiroirs des armoires pour y découvrir, ô miracle, deux grandes règles, qu'il brandit de manière à former une croix. Dans les films et feuilletons, ça marche.

Ben Roubi a défoncé la porte, mais il interrompt son élan pour éclater de rire (d'un rire un peu étranglé et presque comique, faute de respiration, mais c'est un détail sur lequel on n'insistera pas car trop de vraisemblance tue la fiction) :

-- Monsieur Schwab, Monsieur Schwab (on entend les majuscules car il n'a pas perdu ses réflexes de bon employé servile et appliqué), vous n'êtes pas sérieux. Auriez-vous oublié que je suis israélite ? Le symbole du faux Messie n'aura aucun effet sur moi.

Par jeu, le vampire s'empare de la croix improvisée qu'il se plaque sur le front. Rien ne se passe, au grand dam de Schwab qui avise soudain un briquet Zippo oublié sur une étagère par un de ses visiteurs, le général Headquarters, toujours à brandir un énorme cigare pour se donner une contenance à la Hannibal Smith, mais sans jamais l'allumer par peur du cancer.

Pour atteindre l'objet peut-être salvateur, Schwab doit distraire l'attention de Ben Roubi tout en se déplaçant lentement.

-- Vous avez gagné, mon ami, je reconnais ma défaite. Vous êtes le plus fort. Dites-moi quand même, avant d'en finir : que signifiait ce mystérieux *Black Easter* qui pouvait peut-être nous sauver, si j'ai bien compris ? Supérieurement intelligent comme vous l'êtes, vous auriez donc trouvé une solution à notre... petit problème d'Apocalypse ?

Ce qui reste de Ben Roubi hésite : l'animal veut simplement sauter à la gorge du gibier pour étancher une soif impérieuse ; l'être encore partiellement humain veut faire le malin, comme le méchant d'un James Bond (seul celui joué par Gert Fröbe dans *Goldfinger* semble avoir échappé à ce travers fatal). C'est l'animal qui perd, et Ben Roubi de dire sur un ton sarcastique (car il tient sa revanche, et se croit revenu devant le Gog de Papini, quand il avait par étourderie trahi les secrets de son peuple, secrets heureusement préservés par l'oubli presque complet des œuvres du génial Italien dont seul -- ou presque -- se souvient un érudit de troisième catégorie dans un blog de polémologie et de diététique) :

-- Vous ne lisez rien, vous n'écrivez rien (votre *Grand Reset*, dont j'ai d'ailleurs trouvé le titre sans obtenir la moindre augmentation, a été écrit par des consultants qui vous ont refilé du sous-Brzezinski que même Attali le Plagiaire n'irait pas voler). Comment connaîtriez-vous le petit chef-d’œuvre de James Blish, dont l'argument pourrait vous donner une idée pour tenter d'échapper à la fin du monde ? Vous et vos amis, vous aviez beau organiser des cérémonies d'inspiration sataniste, genre inauguration du tunnel du Saint-Gothard, vous n'étiez pas de vrais adorateur du Diable. C'était du folklore, un alibi pour votre rage infantile de franchir toutes les limites de la décence, de la morale, de la nature. Faute d'avoir lu Tresmontant, vous ne savez même pas ce que signifie vraiment ce 666 que vous avez transformé en mot de passe pour les imbéciles. Un LaVey n'aurait pas voulu de vous dans son Eglise de Satan. J'ai une mauvaise nouvelle pour vous, Schwab (le titre de politesse a disparu, signe que l'humain s'efface enfin), le Diable existe, et Il aime l'intelligence, et Il revient, et Il n'est pas content d'être associé à des imbéciles comme vous, vos maîtres et vos laquais. Vous le sauriez si vous aviez lu France, Lewis ou Frossard. Oui, le Diable pourrait vous sauver, s'Il le voulait... Ahhh, je brûle, je brûl...

Ben Roubi, soudain entouré de flammes dévorantes, se disperse lentement en cendres minuscules. L'effet est très joli, comparable à celui de la mort finale dans *Vampire The Masquerade : Bloodlines*. Schwab est en effet parvenu à s'emparer du briquet, à l'allumer et à le jeter sur le vampire.

-- Vous n'avez pas vu assez de films, mon ami. Vous sauriez que le méchant qui perd son temps à prononcer un discours pour se vanter, au lieu de tuer son ennemi, se fait toujours descendre. Mais je l'avoue, j'ai eu chaud. Moins que vous (Schwab sourit à son trait d'esprit kolossalement germanique), mais j'ai eu chaud. Heureusement que le briquet était plein et que c'était un Zippo. Bon, maintenant, je n'ai pas le temps de lire. Consultons la fiche Wikipédia de ce James Blish, c'est encore mieux qu'un volume de la collection "Was weiss ich ?" dont le slogan dit bien l'époque : "12 pages qui dispensent d'en lire 12000". Je ne vais rien dire à Gates car ce crétin irait s'attribuer le mérite de mes efforts comme il s'était attribué l'invention des BASIC et DOS. Je vais, seul, faire alliance avec le Diable, puisque par bonheur il existe, et défier le Tétragramme, puisque par malheur il existe. Si Ben Roubi a raison, l'ennemi de mon ennemi ne saurait être que mon ami.

Pendant que Schwab, relié au Mystère Informatique, se plonge, difficilement, dans la lecture des quelques paragraphes consacrés à *Black Easter*, la fin du monde est toujours plus proche, dont la chronique continue à être assurée par le Prophète de l'Apocalypse Kobus van Cleef. Le Tétragramme a obscurci le ciel pour en cacher, une à une, temporairement, les étoiles -- elles ne seront pas détruites, car seule la Terre mérite d'être punie. La fin du monde n'est que la fin de notre monde. Le Soleil, lui, est devenu bien pâle, qui disparaîtra bientôt dans un univers parallèle afin d'éclairer la planète Ailurophilia qui va bientôt accueillir tous les chats -- ne pouvant se résoudre à leur disparition, le Tétragramme a décidé de faire une exception pour eux, en hommage à deux de ses écrivains préférés, Fritz Leiber et Jacques Sternberg.

Personne, sur Terre, n'a envisagé que le Tétragramme déloyal et facétieux avait avancé de quinze jours la date prévue pour la fin de l'expérience Gaïa. Au reste, l'issue ne changera pas -- alors quinze jours de plus ou de moins...

-- Eurêka !, s'écrie Schwab qui convoque ses derniers complices et employés.

*

Au nombre des noises cherchées, l'incendie d'une école que le mondentier nous envie ( mais qui pourrait envier mon dentier, aucune idée) , celui d'un palais ministériel, alors que les prétoriens de garde se sont comptés ( nous sommes 50, ils sont 500, même si on en tue la moitié, on périra sous le nombre, je crois que j'ai piscine), et que l'occupant du palais s'est enfui en licothere, lequel licothere s'est esplartché comme une merde du fait d'un boulon dans l'engrenage du cyclique du rotor de queue ( oui je sais c'est compliqué)

Plus besoin de Fenwick !

Un simple boulon ( de 13, quand même) suffit

Bien placé, certes, mais un simple boulon

La foule des souchards, longtemps interdite de dehambulation dans les rues, recommence à y prendre goût

Ça faisait si longtemps....

Les hommes, les femmes, recommencent à se regarder, à se causer

Tel un gigantesque monome, la populace se répand dans les artères de la capitale

Plus aucun flicard pour demander les papiers ou notifier la prune, plus un seul bus, tramway ou métro, ces trucs là, ça marche à l'énergie lektrik ou fossile,certes, mais avant tout grâce à un homme aux commandes ( plus rarement une femme, je me hâte de préciser que c'est anormal que les faaaammes ne soient pas plus souvent aux commandes des transports en commun, pas avoir d'ennuis avec la sous sous sous secrétaire à l'égalitance mâle fumale), et ces jours ci c'est relâche

Pourquoi s'emmerder à faire rouler des trucs dans lesquels personne n'a plus aucune raison de grimper ?

Pour les derniers jours,y a autre chose à faire

Aller au musée ?

Plutôt aller au bistrot

Jouer les pyromanes ?

Pourquoi pas, c'est dans leurs cordes

En plus de quelques écoles pour crétins besogneux de la république, comme celle que le mondentier nous envie ( je l'ai déjà dit) d'autres partent en fumée, une qui forme les kadres, l'ossature du zyztem spitalier, vlouf

Une autre qui formait les inspecteurs des zimpots,crac

Et tout à l'avenant

Puis il y a des visites domiciliaires,tel homme progressiste prétendant que sa"maison est toute petite, lorsqu'on y est ma femme mes deux filles et moi, il n'y a plus de place" voit son assertion facile détrompée par l'insertion forcenée d'une centaine de va nu pieds qui mettent la cave à sac, dans une sublimation de la Fontaine, là c'est carrément, nique sa fille, sa femme et lui aussi, au lieu de "boit son vin, caresse sa fille"

Tel autre abruti médiatique qui militait pour un partage des richesses, se retrouve en slip dans une cuisine dévastée, et désormais sans usage ( plus de gaz ni d'électricité, pas moyen de se faire cuire un œuf)

Mais le clou du spectacle, c'est le retour des clodos devant chez manouel

Ils ne savent pas, les malheureux, qu'icelui manouel a succombé à une session de flamenco trop poussée, ils investissent donc la baraque baroque ( ça sonne très bien, ça), faite de bric et d'broc ( encore mieux), de l'affligé de TOC ( que dites vous de ça ?)

Ils y trouvent des partitions de violon,kes kon va foutre de ça, hein

Et tout un musée à la gloire de la monarchie espingotte, portraits de rouan carlos,fotos signées, uniformes de cérémonie, bref, tout le bouzin du Fétichisme usuel

 

loin d'ici, dans le nord, une gentille aktiviste planétaire et néanmoins un peu bornée, s'est préparée à un périple expiatoire pour demander pardon à mère nature

le temps lui est compté, elle a donc mis à la voile le canot familial ( résidence secondaire et néanmoins démokratik dans l'archipel de Stockholm) et a piqué vers le nord toutes!

mais brouillard, méconnaissance des courants et des règles de navigation, au bout de deux jours sur l'eau, la voilà revenue à son point de départ

rageant, d'autant qu'elle navigue aussi de nuit et que ses répères (les étoiles) s'éttaignent les unes après les autres

*

Dans la salle de réunion du bunker de Davos, l'ambiance n'est pas à la fête, malgré les hauts-parleurs qui diffusent en boucle, discrètement, la marche de l'Empereur écrite par John Williams pour *Les guerres de l'Etoile*. Nombreux sont les oligarques mondialistes qui aimeraient oublier que la fin du monde surviendra dans vingt jours -- cinq, en fait, mais nul le sait à part le Tétragramme qui, s'il le pouvait, sourirait à l'idée de sa Bonne Surprise du Dernier Jour En Avance. Les plus angoissés, qui ne sont pas toujours les plus coupables parmi les coupables, n'ont même pas la ressource de se tuer pour échapper à l'Apocalypse : seules les morts naturelles se passent encore de manière... naturelle. Ceux qui veulent s'évader de la prison planétaire dans la mort volontaire sont punis, qui deviennent d'inquiétants zombies. "La leçon, elle a été vite comprite" comme le dit un abruti influenceur venu d'Internet -- la réflexion, cocasse, a bien pris.

Les riches et puissants ne se font pas à la situation, qui enragent à l'idée de ces décennies de préparation habile ainsi abolies, de ces générations d'êtres supérieurs (car ils se voient ainsi, les salauds !) sacrifiées en vain. Etre, comme le *pecus vulgare*, comme les Gilets jaunes, comme ceux qui ne sont rien, à la merci d'un dieu particulièrement haï bien que jugé, jusqu'à une date récente, inexistant (l'incohérence est reine dans les Loges) leur est insupportable, au moins autant que l'idée de partager le sort qu'ils avaient réservé aux seuls surnuméraires. Avaient-ils assez ri, les davosiens (ou davossiens, l'usage n'est pas fixé ; la question ne se posera bientôt plus), à l'évocation du Nuremberg II tant espéré par les plus lucides des résistants ayant compris leur plan sans le pouvoir contrer !

Arrivait pourtant ce Jour de Colère jugé impossible, et les perspectives étaient sombres dans le bunker de la dernière chance : malgré les assurances de Bergoglio et de quelques jésuites, les davosiens, petits et grands, avaient compris. Comme le disaient les plus stricts des catholiques, le Purgatoire était une fable : les davosiens seraient, dans quelques jours, condamnés au Grand Néant dans le meilleur des cas, et plus probablement aux tortures éternelles. Schwab, le fondé de pouvoir, la marionnette intermédiaire entre eux et les Neuf Supérieurs Inconnus du Mondialisme (dont les limiers membres des Costonjugend et Ratierjugend ne faisaient que supposer l'existence), avait-il trouvé une manière d'échapper aux Enfers ?

A la Grande Table des Mondialistes, ainsi nommée à cause de la Grande Table des mafias évoquée dans les films de la série *John Wick*, Schwab préside, qui a revêtu son déguisement de Dark Vador à la Star Trek pour donner plus de solennité à la séance. Si les chefs sont assis, les employés sont, eux, éparpillés dans la grande salle, agenouillés. Si certains sont encore masqués parce qu'ils ont fini par croire leur propre propagande, aucun n'a subi d'injection fatale ou hasardeuse -- pas si bêtes quand même ! L'auditoire, plus résigné qu'enthousiaste, est attentif.

-- En vérité, mes frères, mes amis, mes employés, mes presque riens, j'ai une grande nouvelle pour vous : contrairement aux apparences, le désastre n'est pas complet, la situation n'est pas désespérée, tout n'est pas perdu.

Les conjurés, quel que soit leur rang dans l'organisation criminelle du W.E.F. et de ses filiales, se regardent, incrédules. Trois ou quatre rires nerveux se font entendre, vite interrompus par l'administration, médicale et ciblée, de plomb à haute vélocité par les gardes qui ont saisi l'ordre de Schwab avant même qu'il ne soit formulé par sa paupière tombante -- bien dressés à la mitterrande, ils savent le patron allergique à tout commentaire autre qu'élogieux, et s'ils sont encore là à lui obéir, c'est qu'ils le redoutent presque plus que le dieu dont, à la tivi, on leur a dit qu'il allait bientôt déclencher l'Apocalypse. Comme tous les exécutants, comme tous les humbles, les obscurs et les sans-grades, leur morne existence est déjà une manière de petit enfer ; alors un peu plus, un peu moins, ou la fin, c'est égal. Et puis, à rester près des maîtres, ils seront plus à même de profiter du spectacle. Au reste, dehors, dans les Terres Gastes, c'est bien plus risqué, comme en témoigne la Chronique, suivie en secret sur Internet, racontée avec verve et brio par le célèbre Kobus van Cleef : anger and sorrow.

Au passage, certains davosiens notent avec un étonnement bien dissimulé (la leçon a porté) que malgré les silencieux, le bruit des détonations était bien supérieur au petit "plop" étouffé entendu dans les films et jeux vidéo. Le mensonge est partout, même quand les maîtres n'y sont pour rien.

Olympien (enfin, selon l'idée cinématographique qu'il s'en fait), Schwab continue, omettant évidemment de donner l'origine du plan qu'il se prépare à exposer. Son secrétaire n'existe presque plus dans son esprit (mais quand même, se dit-il au passage, ressusciter en vampire, c'est angoissant) ; les fiches kikipédia de *Black Easter* et de *The Day After Judgment* ont donné une idée à l'infâme créateur de ce World Economic Forum dont le vrai nom, en forme d'aveu, était à l'origine All Your Base World Are Belong To Us (trouvée par un stagiaire facétieux, la fine allusion vidéoludique avait été perdue pour presque tout le monde). La relation avec les romans de Blish résumés par les kikipédistes est ténue mais réelle.

-- Je pense avoir trouvé une solution. Nous sommes en guerre ; nous sommes en guerre ; je répète : nous sommes en guerre -- ce que je dis par trois fois n'est jamais un mensonge. Nous avons besoin d'alliés. Si l'Autre existe, un autre Autre existe nécessairement, qui a des troupes Lui aussi. Vous devinez lequel. Même sans toujours trop croire en Lui, nous avons toujours travaillé pour Lui. Il nous aidera.

Schwab a déjà oublié l'avertissement d'un Ben Roubi meilleur psychologue que son employeur : le Diable n'aime pas les imbéciles. Il poursuit :

-- Les hiérarchies divines sont comme toutes les organisations importantes : plusieurs groupes se battent pour le pouvoir, et le summum de l'habileté consiste à laisser les adversaires s'épuiser mutuellement avant de les abattre et de prendre leur place. Vous avez tous mené de grandes batailles de ce genre, au service de notre conspiration au grand jour, ou dans vos entreprises. C'est ici la même chose. Darwin for ever ! Courage ! Sus au Tétragramme ! On l'aura !

L'auditoire est sidéré. L'admiration le dispute à l'hébétude. Les maîtres ont l'habitude de franchir toutes les limites, mais cette audace est proprement infernale : s'allier au Diable contre le Tétragramme en espérant que les deux seront anéantis, permettant ainsi aux mondialistes d'annuler l'Apocalypse, de reprendre le contrôle des opérations et surtout de mener à bien leur Grande Remise à Zéro, c'est très fort. L'assistance tout entière se prend à rêver à la manière de Laurent Alexandre le Kron Equerrant : ils seront peut-être comme des dieux, quand les autres dieux auront enfin disparu. Les films de la Marvel les ont habitués à ces délires de super-pouvoirs obtenus par la technique. Certains ont fini par croire à l'existence du Wakanda ; d'autres voudraient faire attribuer un prix Nobel de physique à Tony Stark.

Schwab a donné ses ordres, croyant avec candeur que dire, c'est faire, et que le réel se plie toujours aux volontés et lubies des maîtres (c'est une application dévoyée du fameux "Si c'est possible, c'est fait ; si c'est impossible, cela se fera"). Les sous-fifres sont là pour exécuter : à eux de trouver, dans les vieux livres du monde d'avant, le moyen de contacter le Diable. Kikipédia n'a pas été inventée pour les chiens. Quand lui, le visionnaire Schwab, l'aura en visio-conférence, il saura bien convaincre l'Adversaire de l'Adversaire. Le sanglant sacrifice de 90%, voire 99% de la population terrestre, grâce aux effets retardés des injections, devrait emporter l'adhésion du Diable et de ses légions démoniaques. Sans Lui, sans elles, les Evangiles de *Supernatural* n'auraient d'ailleurs aucun sens.

Les ultimes forces, encore considérables, du mondialisme, s'emploient donc à repérer puis contacter le Diable, par tous les moyens même honnêtes -- c'est dire l'espoir et le désespoir qui animent les employés de Schwab. En trois jours, les bibliothèques d'ouvrages ésotériques du monde entier sont passées au crible, en vain ; les spécialistes de l'occultisme interrogés -- parfois brutalement -- ne fournissent aucun renseignement utile ; les films et feuilletons fantastiques revisionnés sans le moindre résultat exploitable. Formules, invocations, sacrifices humains : rien ne se produit, le Diable ne se montre pas. A croire qu'Il se cache, le hyen.

Dans les bunkers mondialistes épars sur toute la planète, les séances de nobrainstorming n'ont évidemment fourni aucune suggestion utile. Schwab commence à se croire maudit, de n'être ainsi pas aidé. C'était très bien, se dit-il, d'anéantir l'excellence, le sens de l'effort, la concentration, la réflexion, l'esprit critique, mais nous en payons le prix jusque dans nos rangs. On n'est plus servi. Si c'était à refaire, on devrait engager quelques résistants -- ces gens-là savaient lire --, mais c'est un peu tard.

Plus que seize jours (moins quinze, ne l'oublions pas !) avant l'échéance fatale. Le temps presse. Schwab a soudain une inspiration géniale. Tous les moyens de contacter le Diable ont été employés sauf un, si évident que personne n'y a pensé.

Le courrier électronique.

Reste le problème de l'adresse. Pour d'évidentes raisons, le domaine ne saurait être qu'"aohell.org" ; mais pour le nom ? "devil" ? "satan" ? "lucifer" ? "lulu" ? "morningstar" ? "crowley" ? "antigod" ? Pourquoi diable le malin Ben Roubi avait-il évoqué *Black Easter*, parmi tous les textes fantastiques ? Eh, pardi, parce que le roman donnait le véritable nom, fort peu connu, du Diable : Satan Mekratrig ! L'adresse est donc "satan.mekratrig@aohell.org". Il ne saurait en aller autrement.

Quant au message, Schwab hésite. Malgré son hybris, il sait n'être pas en position de force. "Es muss finassieren", se dit-il en bochien. Après un peu de ce qui lui tient lieu de réflexion, il se décide pour ce texte sobre et, croit-il, habile :

Votre Excellence,

Nous devrions nous parler.

Respectueusement,

Votre serviteur,

Schwab

P.S. : Le plus tôt sera le mieux.

Combien de temps prendra le message pour parvenir à son destinataire, surtout avec un Internet certes réduit au minimum de ses capacités mais encore en fonction ? (Personne ne soupçonne l'intervention du Tétragramme qui veut lire "Signé van Cleefax" jusqu'au bout, même s'il le connaît déjà). Schwab n'en croit ni ses yeux ni ses oreilles : à peine a-t-il validé l'envoi qu'il entend la célèbre voix crispante lui dire "Vous avez des emails".

D'une main et d'une souris tremblantes, il affiche la réponse, qui le glace tout en le rassurant sur le sort de Sikronne, une employée très appréciée par un de ses employés à lui :

Satan est mort.

Yes, l'Angel est dead.

C'est la veille du Jugement. C'est la fin.

*

s'éteignent, c'est mieux

que voulez vous que fasse la malheureuse?

elle retourne dans la maison familiale et néanmoins démokratik (peu de chose, on est des sociochrestiens, toudmême, deux étages de bois blond, éclairés par le soleil printanier - dire que ce con là ne va plus briller- à travers de hautes fenêtres, plancher délavé -ou béton ciré, j'ai pas encore choisi, il est vrai que plancher, hein, c'est de l'arbre mort, mais béton, ça consomme du gravier, dilemne- tôle ondulée sur le toit - c'est la mère qui a voulu, ça donne un coté islandais, mais le coté islandais dans le kortier de Solna, tu m'as compris-) se jette sur la couette et se fout à chialer

la maison bien que vidée de ses occupants (papa maman sont partis, ils l'ont exhortée à les suivre "viens avec nous aux seychelles, pour une fin du monde c'est plutôt sympa") n'a pas encore été squattée ni détruite, l'aura de l'héroïne nazionale? plutôt la situation atypique et surtout peu imposante de la bicoque

elle sanglotte, la pauvre petiotte , en implorant le pardon de Gaïa notre mère la terre (je préfère la définition de la mère que donne Jünger, mais bon) et de teddy bear, son ours polaire favori

en ce moment teddy bear croque quelques trognons de pomme dans les poubelles de la bonlieu de Winnipeg, parfaitement adapté à la vie de fouilleur de poubelles que l'homme lui a imposé, comme le renard, le hérisson et nos amis les rats d'égout

il ouvre un comic taché de gras de hamburger pour se distraire, mais toutes ces histoires sont trop centrées sur l'humain, au moins, le roman de renard de nos grands anciens explorait d'autres univers, cette suffisance de l'humain, bon gû, tout tourne autour de lui!

en plus son pelage cradingue n'est pas en accord avec l'idée que se fait l'homme de la vie sur la banquise, qu'il questionne simplement, l'homme, son homologue inuit ou tofolar, sur la vie dans le grand nord et on verra

pour le moment, l'égérie du sauvetage de Gaïa pleure à chaudes larmes, elle demande pardon à la terre, aux cieux, au grillon, au hanneton et au lombric

mais personne ne lui répond, elle pense alors à demander conseil à papa maman qui sont partis sans demander leur reste

pas de pigeon voyageur, ils sont trop loin

elle se résoud à décrocher le truc du diable qui pollue comme l'enfer

las!

pas de tonalité (hé oui,ça marche à la létrichité comme tout le reste)

alors que veux tu qu'elle fasse? elle se cherche un bel endroit pour s'ensevelir, comme le perso "du goût de la cerise" (Kiarostami, un balèze du kino, perso j'ai adoré), mais la bonlieu de Stockholm c'est pas celle de Téhéran, elle se résoud à chercher dans le jardin, ça sera tant tellement bien, au pied du magnolia planté pour ses 10 ans

un magnolia en Suède?

bin oui, dans une serre, serre chauffée, effet de serre, toussa

au lieu d'exulter en tonnant "j'vous l'avais bien dit", elle tarde à décider du moyen de son suicide

 

dans le bouquaire de davos, la consternation de chouabe fait peine à voir

un affidé s'approche pour lui baiser la main et le remettre en selle, ça lui déplaît, d'un sourcil sourcilleux il intime à un milichien l'ordre de débarrasser l'importun

et là, echec

le rigoustin ne fonctionne pas

le séïde appuie à nouveau sur la queue de détente, elle s'enfonce mollement, sans libérer le percuteur

qu'à cela ne tienne, il se saisit de son effaceur manuel, un bon kilo d'os de mouton, un casse tête artisanal amoureusement poli au fond des poches

mais le matos se ramolli entre ses doigts gourds, puis fini par couler au sol

il va tenter un étranglement, ses forces l'abandonnent à mesure qu'il approche du contrevenant

au fond de la salle une lueur bleutée s'élève, c'est l'aurore? ou le pied d'éléphant de la centrale de tchernobyl? ou l'apocalypse numérique? les uns et les zéros qui fusionnent, qui s'entremèlent?

que nenni

c'est le fantôme de nicola tesla qui revient de l'au delà se venger de la mafia qui avait black listé ses inventions

il se lève , terrible et magnifique, agitant sa machoire édentée et ses bras filiformes, il va pour se dresser

chouabe sent son pouls s'accélérer, son front se couvrir de sueurs, sa triperie se liquéfier, sa poitrine se serrer

ce coup ci c'est certain, il va mourir en même temps (comme un de ses célèbres suiveurs) d'un infarctus du myocarde, d'un autre du mésocolon, et d'une hémorragie méningée ( plus communément dénommée transport de foutre au cerveau), l'assistance est suspendue à ses derniers moments

il ouvre la bouche et ne peut que vagir "plaineu ma plaineu, plaineu mon immensseu plaineu"

puis il pousse un hurlement strident "ha ha je vous ai bien eus, bande de crédules, puisque la partie est perdue, hara kiri pour tout le monde! champagne pour les autres!"

loin de là mais dans le même hémisphère du globe térraqué, l'égérie de la lutte contre la réchaufance de la température a trouvé son mode de suicide

elle va ingurgiter tout ce que la maison compte de saloperies chimiques

pas de ronald mac donald, mais des mms du coca et des smarties

et de la vodka aussi

fichue pour fichue

 

Elle gobe donc un par un les gluants glucides produits par les cartels de l'agroalimenteur

Le premier, saupoudré d'acide citrique lui pétille sur la langue, ça lui fait drôle, le second aussi, au troisième, elle s'habitue et en redemande

Le paquet est vite fini, un autre, un autre, un autre !

Elle glousse en même temps ( décidément, ça nous poursuivra jusqu'à la fin) un peu comme la supposée fiancée d'Oskar Matzerath à la plage de Dantzig sur la Baltique, dans le tambour, lorsque le nain Oskar lui crachouille dans la paume pour mettre en ébullition la poudre citronnée ( revoyez le film, la preuve qu'on savait faire du Kino aux Europes, il y a encore 40 ans)

Mais ça lui tourne un peu l'estomac, elle va gerber, comme c'est une fille respectueuse de la nature, elle se dirige vers la maison, tombe nez à nez avec un gigantesque somalien, tout debraguetté, le priape tendu à l'extrême avec des intentions évidentes

La pauvrette chiale, elle ne s'imaginait pas son suicide tourner à l'enrichissement culturel,ma sa détresse ne fait que fouetter le sadisme de l'assaillant ( je serai journapute vronzais, j'ajouterai"présumé")
Il va pour lui déchirer ses vêtements ( et peut être aussi ses paupières inférieures) lorsque retentit dans la rue le"poum poum poum" d'un moteur de grosse cylindrée, à vue de nez ( quel rapport entre le nez, l'oeil et l'oreille, puisque pour le moment, on n'a fait qu'entendre ?) une grosse américaine, disons qui commence par Harley et qui finit par Davidson

Poum poum poum, tchuuu ( ça c'est le disque avant, minimaliste), clang ( béquille), silence

Le bandeur s'est interrompu,son bigorneau, même pas engagé dans la pauvrette ( on en est loin) regarde maintenant le sol, il ouvre des gobilles exorbitées, sa tête pivote de tous côtés,kes kis pass, hein,kes kis pass ?

Rien, il ne se passe rien

Il remonte ses frusques,part sans demander son reste,franchi le seuil de la maison et fini par être cueilli d'une bastos à la racine du nez

Fin de partie pour lui

 

Retour aux Seychelles, où les géniteurs de la sauveuse de planète ont réussi par miracle a échapper au carnage

Ils rampent dans la palmeraie pendant que les boko haram ou assimilés finissent de débiter les cadavres en morceaux, puis se saoulent abominablement

Normal, ils n'ont pas l'habitude

Correction

Ils ont une sacrée habitude de l'alcool de contrebande, à eux octroyé par les blancs, pour les abrutir de génération en génération ( l'hérédoalcoolisme ça vous parle, bande de genocideurs par ascendance européenne !) c'est pour ça que les alcools raffinés qu'ils trouvent dans les caves de la rezidenz, ils ne peuvent y résister,trop sophistiqué pour eux qui sont resté dans l'état de pure nature ( hé ouais, j'ai lu voltaire, moi aussi), la saoulerie leur atomise les neurones pour un certain temps

Temps mis à profit par les géniteurs de la sauveuse de planète pour tenter d'échafauder un plan de survie

C'est la mère qui prend l'initiative de demander au Père ce qu'il compte faire

"Heu...... vendre mes actions Max Havelaar ? Elles ont dû bien monter,non ?"

" Non, pas ça, c'est pas ça que je te demande"

"Pas les aktions Microsoft, je pense qu'elles ont pris une claque"

Et le dialogue entre autistes se poursuit, on se croirait dans un Ionesco de bonne facture

 

Dans l'autre hémisphère, pas très loin de la dalle des tarterets, Thomas, en dépit de son double épanchement successif, a passé une fort mauvaise nuit

D'autant plus mauvaise que son nouveau copain cyrard ne se réveille pas frais et dispo, il est vaseux,semi comateux, fiévreux, bref, pas du genre à bondir sur ses pieds pour les sortir de l'ornière

La Kahina, ou plutôt le Kahin, allongé.e à côté,prend la direction des opé

Ji toujours li clé di l'appartement di proxénèt' franssi, on y va,ti tues le mac, on soigne ti copain ?

Thomas, ce meurtre programmé de sang froid, ça ne l'enthousiasme guère, il a pas été élevé comme ça par sa chère petite maman, il tente de tergir et de verser, mais ouat' pas d'autres solutions ne lui apparaît

En cause, la famine qui gronde dans sa tripaille, la fatigue, le stress, il faut bien qu'il se rende aux raisons du dernier larron du trio

 

Ils montent lentement, à pied bien sûr ( lettrichite en panne) le yaouled devant, couvert par le stetch que tiens Thomas d'une main pas trop assurée, on arrive, on toc toque, on entre

Dévastation !

Un gromando de vengeurs qui, visiblement n'aiment pas la prostitution infantile, est déjà passé

Le mac, vieux séfarade épuisé, gît là, la tripe à l'air

La sous maque, berbère mozabite encore plus vieille, étrangement rousse avec yeux clairs,taches de rousseur et tatouages tribaux ( front, menton) l'a rejoint dans la mort

Les assassins n'ont pas fait mystère de leurs sympathies et encore moins de leurs antipathies, la menorrha du foyer est enfoncée dans la vulve de la proxénèt'

Thomas n'a même pas un haut le cœur, il laisse le gosse en couverture et redescend chercher le cyrard

Il pèse comme un âne ce con, pourtant, à le voir, c'était plutôt le modèle chat maigre mais bon

Il s'arrête au deuxième étage, tout essoufflé, lorsqu'il entend une dénégation véhémente "ma ! Maaaa!" puis une détonation, ça a l'air de se passer en haut, il se tapi dans l'ombre, ombre parmi les ombres ( hé oui, faudra vous y faire, la littérature qui remonte) le rigoustin pointé

Plus au nord, deux étranges compères surplombent le cadavre encore frais du somalien
Ce sont Blumroch et kobus, tout juste descendus de bécane, une sport glide 2021 ( 24000€ sans les options mais ils l'ont volée dans la concess' de la vallée de Chevreuse) harnachée d'un invraisemblable barda

À se demander comment ils tiennent dessus, kobus au guidon, petit, rondouillard et Blumroch derrière, accroché au sissy bar, les genoux remontés par les calle pieds et les sacoches cavalières, il y a aussi une sacoche réservoir d'où sort un objet tubulaire, le canon du mauser k98 que kobus fini de remonter

Blumroch à kobus"quel besoin de descendre ce type, il aurait pu nous renseigner ?"

"Un ouigre qui sort d'une baraque en se rebraguettant, on sait ce que ça signifie, et puis on y est, kungsholmsgattan 24, c'est là"

Ils empoignent le de cujus par les membres, qu'il a longs et grêles et le traînent à l'intérieur, façon pour eux de respecter la planète, ils gèrent leurs déchets

Ils entreposent le machab'contre le composteur et partent en exploration
Au bout de peu, ils dénichent l'ultime habitante ( rappelons que ses géniteurs sont encore en train de débattre de ce qu'il convient de faire lorsqu'on est massacrés à coups de gourdins cloutés par boko haram ou moro islamic front, la question n'est pas tranchée, vendre du Max Havelaar ou du Microsoft) terrée, terrifiée, dans la cave à charbon ( Quoi ? Une cave à charbon ? Chez une idole planétaire ?) reconvertie en nursery de Teddy bears en peluche équitable

Elle hurle

Et y a de quoi

D'abord le meurtre puis l'aspect des mecs, une araignée géante, un Sancho pansa, revêtus de cuir râpé, la poussière du voyage incrustée dans des rides prononcées, la lenteur de mouvement de l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours, le casque de moto à la main, vaguement nazi, et surtout,l'arme à la ceinture, pour les deux, un P38 , carcasse simplifiée à l'extrême, et pour le petit boulot en plus, le mauser, nonchalamment tenu au creux du bras

 

Mais qui voilà, glousse kobus, en vrai papi gâteau

Mais c'est notre petite copine, la gentille gertrud, renchérit Blumroch, encore plus papi gâteau

Ils en font une sacrée paire, ces deux malfaisants,venus tous deux de la ville lumière pour mettre leur projet à exécution, projet insane qu'ils mûrissent depuis des années

Il me semble qu'on tombe à pic, pas vrai ? Entre nous,ami kobus, coup de maître, une seule bastos, et étendu raide

Hé oui, un coup de bol surtout, mais revenons à nos moutons, tu sais pourquoi on est là, fillette ?

Dénégation de la fille, elle commence à entrevoir que ses sauveurs sont d'une espèce particulière, celle qu'on ne trouve pas dans les romans édifiants

Au lieu de s'accroupir devant la supposée victime ( mon côté journalope de gauche, la victime est supposée sauf si elle est noire, le violeur est présumé sauf s'il est blanc) ils dégottent chacun un siège, difficile dans cette turne où tout est planétaire, les sièges sont en majorité des tabourets ouest africains sur lesquels tu te recroquevilles, mais bon, pour Blumroch c'est une étagère de bouquins qu'il renverse, kobus, lui,du fait de ses courtes jambes n'est pas incommodé

Devines pour quoi nous sommes là

C'est Blum qui porte la parole, il manie l'angluche mieux que kobus

Elle secoue sa tête ronde, son nez en patate,ses couettes voltigent

Voilà, nous sommes là pour retrouver ta virginité

À ces mots, la fille s'alarme, parfois son père y joue aussi et après elle a du mal à marcher, et puis franchement, quel bénef ? Liquider un violeur présumé pour tomber entre les pattes de deux pervers ? Deux vieux pervers ( car kobus a enlevé son casque, même tondu à raz ses tifs qui pointent sont blancs,sa mostach aussi, une horreur)

Non non, c'est pas ce que tu crois

C'est de ta virginité intellectuelle dont nous parlons

Là c'est encore pire, elle a un creux

Je vous suce tous les deux si vous me laissez tranquille, j'avais programmé mon suicide mais j'ai plus envie de mourir

Kes kelle dit ?

Qu'elle préfère nous sucer

J't'en foutrais des sucettes moi, morue ( on voit que kobus tiens du père de famille sanguin moyen) !

Il lui colle une mornifle à lui arracher la trogne et puis lui hurle en pleine poire "tu l'ouvres uniquement sur ordre,l'idiote du village ! On va t'enregistrer, t'as pigé,tu lis ton texte, c'est tout ce qu'on te demande, tu obtempéres ou on te traîne derrière la bécane jusqu'à ce que mort s'ensuive, pigé ?"

La gamine ne pige que dalle, mais l'interrogation qui clôt la diatribe, ça, elle a pigé, elle hoche donc la tête ( plutôt que branler du chef)

Kobus se rengorge "à la bonne heure, entre nous, j'ai un don pour la négo, tu trouves pas ?"

 

16/05/2021

Chronique du temps de la Covid-19 (62)

OPINIONS - CORONAVIRUS ET PANDÉMIE DE COVID-19

Covid-19 : la France a-t-elle trop de lits de réanimation ?

Depuis le début de la pandémie, les confinements ont été déclenchés quand les services de soins intensifs étaient proches de la saturation. Le bilan humain aurait-il alors été moins lourd si le pays comptait moins de lits de réanimation ? Cette question, avant tout théorique, éclaire les choix de l’exécutif.

Par Hervé Morin

Publié le 11 mai 2021 à 05h00 - Mis à jour le 11 mai 2021 à 15h48 - Lecture 4 min.

Analyse. Depuis des mois, le front de la « guerre » contre le Covid décrétée par Emmanuel Macron semble se concentrer sur les services hospitaliers, sommés de tenir face aux assauts du coronavirus, les soignants-grognards en première ligne devant la cavalerie vaccinale. Le bilan officiel de plus de 105 000 morts du Covid-19 aurait-il été moins lourd si la France comptait moins de lits de réanimation ? N’aurait-il pas alors été impératif d’intervenir plus en amont pour réduire le nombre d’hospitalisations, ce qui se serait mécaniquement traduit par moins de décès ?

Des modélisations abordent cette question par un autre versant, celui – crucial – du moment des mises en place des confinements. L’épidémiologiste Mircea Sofonea et ses collègues de l’université de Montpellier estimaient, en mai 2020, que si le premier confinement était intervenu une semaine plus tôt, il aurait suffi de 1 500 lits de réanimation, bien en deçà des 7 148 patients en « réa » au pic épidémique, le 7 avril, et 13 300 personnes de moins seraient mortes du Covid-19. S’il avait été décidé une semaine plus tard, 32 000 lits auraient été nécessaires, entraînant une surmortalité de 53 000 morts par rapport au bilan du printemps 2020.

De moindres capacités de réanimation auraient-elles sauvé des vies en hâtant les confinements ? Les épidémiologistes sont partagés sur la question, avant tout théorique. « Cela peut sembler paradoxal et contre-intuitif mais c’est une réalité, estime Pascal Crépey (Ecole des hautes études en santé publique, Rennes). Cela revient à abaisser les seuils à partir desquels on déclenche des mesures fortes de contrôle de l’épidémie, confinement ou autre. Or plus ces mesures sont prises tôt, moins on laisse l’épidémie se propager, moins il y a de décès. » A l’inverse, souligne-t-il, si la surcharge des services de réanimation sert de boussole, si l’on avait pu accueillir deux fois plus de patients en réanimation, comme certains l’ont parfois préconisé, on aurait attendu encore plus avant de casser la dynamique épidémique, avec les conséquences que cela entraîne en termes de mortalité.

[...]

Cet article dans paru dans Le Monde me laisse perplexe. J'ai beau m'attendre à tout, "ils" arrivent encore à me surprendre. Il ne s'agit seulement que du début la suite étant réservée aux abonnés, mais je crois que l’essentiel y est dit.

14/05/2021

Musique (581)

Methyl Lily

Glass Horizon

The Stolen Orchestra

In the distance I saw your shape waning

Carte blanche (23)

Laissée à Blumroch pour le chapitre entre astérisques et à Kobus van Cleef pour les autres.

Pour aider à la compréhension de l'histoire il est vivement conseillé de lire la première partie qui se trouve ici.

 

Signé van Cleefax

 

william de la porterie, séparé de pèche melba, s'emmerde à 100 sous de l'heure dans son abri antiatomik du wioming ou du nevada

pourtant il a tout

TOUT!

de la bouffe pour un siècle, de la dope pour deux, de quoi picoler sans interruption jusqu'à la fin du monde (et du bon, mouton cadet et chambolle musigny, tiens, plût au ciel qu'il me propose la clé de sa cave, je la prendrais!) des films en pagaille, une section de pin up triées sur le volet avec certificat de non contagion (mais avec certificat d'aptitude au sport horizontal) des caisses de viagra et des bidons de lubrifiant

mais il a oublié le PQ

et il a la pétoche d'aller en chercher en ville, c'est chez les mormons où y a le general store le plus proche, à Zion, et tu sais que c'est pas des rigolos, d'ailleurs ils sont tous en prière dans les rues, il pourra pas passer avec son quat quat, il sera obligé de se joindre aux lamentations, bref, il en est réduit à courir derrière la dune pour déféquer puis enterrer les sous produits de ses chimies intimes avec une pelle pliante (LA pelle des GI, celle dont le manche dépasse vers le bas du rucksak dans les films de guerre et qui, inexplicablement, ne gène pas lorsqu'ils courent vaillement à l'assaut des positions ennemies, bon, il faut dire que les ennemis sont des niaks et des nazis, alors hein)
bon, l'hélico des marines qui a été dépéché pour récupérer william se pointe, loin sur l'horizon, le soleil écrase tout ça, comme il a décidé de s'exiler quasiment en plein désert (je préfère, en plus j'aime beaucoup l'Arizona, enfin j'aimais lorsque j'y suis allé, mais va savoir si on pourra y retourner un jour, je veux dire, avant que les lumières s'éteignent) ça va donner une scène façon ouestairne

ça ne rate pas

william a acquis auprès de négociants malhônnètes divers systèmes de protection actifs comme on dit lorsqu'on veut cacher la merdochat

ça s'active automatiquement, bien sûr, c'est l'intelligence artificielle qui veut ça

genre équation facile à résoudre

hélico plus fin du monde plus patron en train de chier derrière la dune égale menace

suite logique (une ittération selon une chaîne de markov bien huilée, pas un maillon qui grippe)

1) mettre le patron à l'abri

2) liquider les gêneurs

3) reprendre la veille active

tir conjoints de canons beaufort pilotés par radars nouvelle génération, ça devrait faire l'affaire

et, effectivement, le livreur Uber qui amenait du papier lotus tripla épaisseur, est tué net, son camion de livraison incendié

les marines, eux descendent à distance et se radinent au pas de course, hop hop pour constater les dégâts
une camionnette avec du PQ incendiée, un livreur Uber occis et William de la porterie gisant dans un coin à l'agonie, un crotale l'ayant mordu au scrotum alors qu'il poussait pour exonérer une ultime bouse glaireuse, l'ophidien stressé par les détonations du beaufort ayant réagi comme tout ophidien, en mordant ce qui passe à portée

pas jojo, le tableau

on peut dire qu'ils n'y sont pour rien, ils n'ont pas tiré une cartouche, mais passeront ils au tourniquet eux aussi?

 

oui, l'intelligence artificielle, un système de merde dont même le PDG de l'entreprise rivale n'a pas voulu pour ses bagnoles tout automatique, l'IA donc a identifié la menace , elle est allé chercher dans la base de données sise dans un serveur californien, lequel avait grillé, c'est passé sur le serveur relais (nouveau mexique) lui aussi grillé (les ingé de la maintenance réseau vivent les derniers jours de l'humanitude avec des expérimentations sexuelles, bondage avec chihuahua, fist fucking avec piments jalapenos, consommation de poppers et de budweiser-même si ça parait antinomique ça marche-) puis sur un autre en mandchourie, là c'est pas grillé, c'est débranché ou ça n'a jamais existé (william a payé mais les noiches n'ont jamais installé le truc, ils ont simplement encaissé le fric) de là redondance cyclique sur le programme de la conduite de tir, collision avec le bus du programme initial, et vlan, c'est le véhicule à quatre roues qui morfle, pas plus compliqué que ça

le sous secrétaire peine à expliquer tout bien au secrétaire du home office

on va pas pouvoir vitrifier la planète en fait

et pourtant y aurait besoin

oui, je vous assure, il y aurait grandement besoin

en désespoir de cause, nouvel essai du bouton nucléaire

autre son , on entend "wouch!!!"

joie de l'assistance, le bouzin est réparé!

en fait non, c'est les techniciens de surface de la maison blanche qui passent l'aspirateur

on peut redouter la fin et avoir l'amour du travail bien fait, non?

 

pendant ce temps , en europe, une dame forte en gueule, pourvue d'un mouton mort en guise de chevelure, tente de ranimer la flamme d'un monôme de racialistes qui défilent derrière elle

justice pour radada! Crie-t-elle

et les autres de renchérir , pénis pour ta tata!

ils déboulent aux tarterêts soit très très loin de beaumont sur oise, avisent les conséquences de la baston avec les forces spéciales et celles de la rixe avec la bande de grigny

en cette fin du monde, ce ne sont plus les cadavres ou leur vue ou leur abondance qui surprennent, mais le fait que, comme d'habitude, il n'a ai pas de blancs ou si peu parmi les allongés

elle va entonner un chant funèbre aux mânes des cailles de técis lorsqu'elle avise, au loin, une silhouette qui détale entre les barres, entre les carcasses de bagnoles

chose étrange, la silhouette est casquée d'un intégral et affublée d'un costard grisâtre de comptable, loin devant elle, un scoutaire de bonne cylindrée bourdonne en taillant la route

sus!

sus au gwer qui se carapatte là bas!

 

car il ne peut y avoir qu'un gwer à se promener dans les técis en costard et casque intégral

un gwer pas très malin, en sus, et pas très véloce non plus car ils viennent de le rattraper sans efforts

et lorsque je dit sans efforts, ils sont même pas essoufflés, alors que le mec en question est paniqué, la buée recouvre l'écran de son casque, il s'est cogné à peu près partout, est tombé, a déchiré son futal et démasque ainsi un grotesque kangourou superman

la troupe l'apostrophe en ces termes

"alors, le blanc, on voulait nous fausser compagnie?"

on relève la visière, le mec a l'air totalement abruti, une synthèse

grassouillet, il est de plus bègue à n'en plus pouvoir, émaillant ses questions de heu très discordants

"c'est nous qu'on pose les questions, ici!" tonne l'égérie à mouton mort sur le crâne

elle est aussi grassouillette que lui mais elle le porte mieux, en raison de sa taille, de sa prestance et de son bagout, alors que son vis à vis a le charisme d'une huitre morte depuis une semaine ( ou d'une pizza froide au choix)

puis une lente élaboration se met en branle dans sa cervelle épaisse, ce type, ça serait pas....si ce présentateur télé un peu chelou, comptable plus scoutaire avec chauffeur plus casque intégral plus grassouillet....ça peut jouer

d'autant que le type déclare "ne touchez pas à ma personne, toute ma vie je me suis battu pour, non rien"
déclic
"ça serait pas maître capello? ou le mec de nice, celui qui a gagné des prix à moto?"

difficile de statuer, elle ordonne qu'on le mette dans le goutebeï

le goutebeï en ouest africain, c'est le parc à chèvres, tu peut parquer des tas de trucs, des chèvres, des moutons, des hostages, tout

en l'occurence, les hostages n'ont aucune valeur puisque personne ne va les racheter mais comme viande fraîche oui pourquoi pas? en effet la fin du monde a désorganisé la chaîne lojistik de la GD et bien souvent, on manque de tout dans les kortiers

ou alors pour l'échanger contre une cargaison de mac chicken? ça peut s'envisager

toujours est il que notre triste rondouillard en devenir sent le monde s'ouvrir sous ses pieds

resté seul avec l'égérie monumentale il tente de dialoguer, de la convaincre

"j'étais venu voir machin, celui dont l'anus fut ruiné par la police, vous savez, je l'ai pas laché alors que toulmonde l'a laissé tomber"

l'autre, ces discours elle n'y entend goutte, mais dans cette bouillie verbale (casque, bégaiement, confusion, et puis aussi un peu de toch ) elle retient quelques mots "anus, lécher, machin" et comme elle est d'humeur folâtre, elle arrive à se convaincre que le mec lui propose un anulingus pour prix de sa libération

banco!

elle l'entrave des poignets, le débarrasse de son casque, l'allonge sur le sol de la cave, au milieu des denrées récupérées du LIDL (promos sur les chaussettes basses en tissu mélangé, cafetières à piston made in viet nam, consoles PS2 et tout à l'avenant) se trousse haut et l'enfourche en s'agittant

le malheureux en dessous, s'il n'est pas tué par l'odeur, le sera par le poids

ou inversement

toujours est il qu'il s'étouffe longuement avec frissons et spasmes avant d'abdiquer

lorsque sa partenaire se relève, frustrée d'avoir été laissée sur les berges du plaisir, elle tente de le réanimer d'un coup de savate, tu parles, il est bleu violet avec des pétéchies sur les conjonctives et la sclère

triste fin

d'autres fins sont plus fun et au moins aussi ridicules

ainsi d'un thuriféraire de la soffrans' transmissible de génération en génération ( ce qui implique une transmission de la culpabilité d'autres générations en autres générations, effet miroir parfait, on se croirait en cours de maths avec la théorie des nombres imaginaires) qui, au seuil d'un musée dédié à l'âme d'une gentille écrivaine et qui glisse sur des pointes bic, dérape et se rompt le cou en bas d'un escalier (aux pays bas, les maisons sont étroites, beaucoup d'escadrins, même dans les musées)

ou d'un toucheur de beaux fils à lui confiés qui défunte en buvant son foscao du matin, tout simplement parce qu'il s'est levé brusquement en regardant par la fenêtre de la cuisine du mas provençal, a marché sur la ceinture de sa robe de chambre et s'est empalé sur le couteau à pain, direct dans le foie, une agonie de trente minutes et le fait que sa belle fille folliculaire soit dans les environs n'a rien à voir

 

loin de là , très loin, dans un paradis fiscal et néanmoins extra européen, l'ordonnateur du pouchepoule se questionne

quelque chose a foiré

mais quoi? et où?

il pourrait se poser la question longtemps, mais l'arrivée d'un gromando slamique qui débarque sur le sable fin de la plage en semant la terreur parmi les gardes de la rézidenz coupe court à ses ratiocinations
on ne sait d'ailleurs d'où viennent ces gars là, on n'entend goutte à leur sabir, mais on a compris une chose, une seule, c'est sauve qui peut!

sauf que ça peut peu, si j'ose dire, et au bout d'un moment, tous les kapitalistes blancs sont rassemblés sur la place du bled, avec les kollabos bronzés, ça va de soit

chaque tentative de négo de la part des occupants de l'île se solde par une fin de non recevoir, accompagnée de dépeçage à la machette, et le sang clair sur le sable chaud sous le soleil des maldives, ça vous a un air de documentaire sur les dernières tribus cannibales, Glaude LéviStross (pas celui des bloudjines, l'autre) serait jouace

un qui est moins jouace c'est l'ordonnateur du pouchepoule, il a enfin pigé que lorsque la terre entière est un hôtel, on risque parfois d'être confronté aux humeurs des grooms et des plongeurs, même si on a de bonnes relations avec le majordome (en angluche ze buttler)

en l'occurence, le buttler gît au centre de l'arène

une arène?

certes, car vont s'y dérouler des joutes d'un genre spécial, tauromachiques sans bovidés (le climat des mers du sud n'est favorable qu'au buffle d'eau qui est une bête paisible, aussi les séïdes de boko haram, lascar el slami et moro islamic front n'en ont point apporté, ils se contentent de harnacher les touristes , de les faire monter par d'autres touristes et de courir après dans l'arène avec des bâtons cloutés, simple, élégant comme une démonstration mathématique)

les femmes, elles, réputées impures car en maillot de bain sont simplement lapidées, c'est moins fun

 

cependant thomas s'est abrité un instant dans une cave du neuf cube

la parfaite machine qu'est son corps a besoin d'un peu de repos, ce qui est néfaste, car ça autorise sa tête a penser, ce qui ne lui vaut rien, comme à la plupart d'entre nous, une idée longtemps ressassée devient une névrose, une obsession, un furoncle, il faut l'extraire

mais y parvenir sans fracasser le crâne, c'est plus délicat

il se laisse donc porter par ses pas, at random comme disent nos voisins d'au delà de la mer

une lueur au bout d'un couloir, des percussions barbares, des éclats de voix, thomas suit son instinct ou bien sont-ce ses pieds qui décident pour lui, il a trop couru de toutes façons

au milieu du tintamarre on reconnait une voix un peu sénile "toute ma viiiiiie, oui , toute ma viiiiiie j'ai défendu des gens comme vous, oui comme vous"

le spectacle est étrange, un homme, peut être devrions nous dire un homoncule, blanchi, amaigri, des poches sous les yeux, affublé de chaînes et de carcans, nu sous une blouse d'hosto en papier, endure les crachats d'une assemblée bigarrée et les lazzis d'une solide demi douzaine de costauds

les mecs lui jettent des poignées de billets à la figure, le fustigent avec des liasses de 500 pions, le flagellent avec des montres de prix, totalement déglinguées après ce traitement (pas lui, il a encore de la ressource, les tocantes, par contre....rolex c'est plus ce que c'était) "c'est d'la merde c'que tu nous a refilé! dans dix jours, ça n'aura plus cours! procure nous d'la dope si tu veux vivre, vieux chnoque, ou ton temps est révolu!"

le tout dans une atmosphère étrange de sacrifice païen, de quimbois ou de santeria, on voit d'ailleurs une fatou qui convulse dans son coin, à coté d'une marmite au contenu louche

notre spationaute réprime le cri d'angoisse qui lui monte à la bouche, il recule dans l'ombre , silhouette capuchée disparue aussitôt qu'entrevue, une ombre parmi les ombres

il prend à rebours le chemin, se perd encore dans le dédale des caves, sans trouver son Eurydice, mais la cherche-t-il encore? et qu'est ce qui me prend de faire des phrases pareilles?

à main droite s'ouvre une autre cave, un diverticule qui résonne d'une furieuse bacchanale, sur des cartons souillés de pisse de chien et de vomi de clodos est maintenue une femme, de puissants mâles riches en mélanocytes secouent leurs priapes dardés au dessus de son visage,, on l'entend couiner "c'est vraiiiii, dans les villes petites et moyennes, on m'a supplié d'importer plus de sub sahariens, croyez moi, c'est vrai!!!!" ses mots se perdent dans le fracas des biffles qui claquent sur ses joues creusées et dans les vociférations des participants "nous c'qu'on voulait c'était pas montargis, c'était les chanzé! ou , à la rigueur saintrope!"

 

plus loin un body guard, a des problèmes de conscience, il a laissé son boss en proie à la faune urbaine des bonlieu

mais qu'aurait il bien pu faire, lui seul?

il stoppe le scoutaire le long d'un espace vert dévasté, depuis longtemps reconverti en dépotoir où viennent occasionnellement ruminer les moutons en attente de l'aïl des frittes

d'ailleurs il n'a plus de benzine dans le réservoir de son T max (les pompes, ça marche à la léttrichité et la léttrichité, les jours de fin du monde....)

il fouille dans le top case du scouta

il en retire un rigoustin calibré féroce, un stetchin, du 9mm

et pas du sans plomb, espère!

le holster en polycarbonate, les chargeurs de rechange, ça lui pèse à la ceinture mais bon, il s'engage sur le sentier de la guerre, silhouette débonnaire et anonyme, blouson de moto en tissu, bloudjine passe partout et capuche rabattue sur le faciès, il marche, marche, marche, tentant de se souvenir de la topographie des lieux lorsque son passager a vidé des étriers, un indice? un bouton de manchette en gold (qui porte encore des poignets mousquetaire de nos jours sinon des folles magnifiques, des mages afwicains parvenus et des cols blancs au sommet de la pyramide?) attire son regard, à partir de là, les cailloux du petit poucet ne manquent plus, une manche de costard gris anthracite déchirée, plus loin un derby isolé, noir et bien ciré, de grande marque, juste à l'entrée du couloir des caves d'une barre fraîchement reconstruite

et là l'égérie à mouton mort sur la tête qui ressort, la juppaille encore troussée haut, mais l'air pas trop ravie

le body guard, pourtant blasé, lève un sourcil "d'habitude il les choisit plus sveltes" la fille l'attaque raide comme balle "et ki c'est cui là? et kes ki fait là cui là? où kil se croit cui là?"

merdasse! la cubique va donner l'éveil!

dégainer et la kébra? elle va pousser les hauts cris....la coxer d'un coup sur l'occiput? encore faut il en faire le tour, dans ce couloir étroit c'est pas gagné...il choisit de la séduire, à la façon des técis ( son quart de sang sud-méditerranéen par sa grand mère l'aide à comprendre ces choses), engage donc la conversation avec un madrigal bien tourné (il se souvient de son cours "infiltration en milieu hostile" lors de l'exercice "ronces" aux temps bénis où il ne jouait pas les scoutairistes) qui laisse la mémère de glace

le bide complet

en face le ton monte, forcément

ou alors c'est un genre d'approbation?

et derrière la cubique, d'autres têtes se montrent, la situasse va devenir chaude d'ici peu, il cherche du regard les issues, nib, c'est devant lui, à savoir derrière le groupe

résigné il empoigne le stetch, clac clac, il dégage les deux premiers gonziers, en face ça riposte à coup de kalache, même maniées par des attardés des tarterêts ça dégomme surtout dans un lieu aussi confiné , il en morfle une dans la cuisse, comme un coup de marteau, il réplique, full auto, à si courte distance le 9 mm c'est pas du 7,62 , ça fait le vide autour de lui, au bout de peu il reste maître du terrain, il s'approche de la fatou, miraculeusement épargnée (une bastos dans la mamelle droite une autre dans le prose) pourtant elle couine comme un journaliste vronzais lorsque les couilles se mettent à pousser à la flicaille

"où est le gros, le petit gros avec le casque, celui en costard? vas y , jactes, ou je te finis lentement"

la mémère, encore assourdie par les détonations, embrumée par la toche et engourdie par la douleur, peine à répondre, mais dûment secouée elle parvient à glisser "la cave, au bout"

"spaci" rétorque le type et il la dépêche d'une bastos en plein thorax, puis, geignant et boitant, laissant derrière lui une trainée de sang, il gagne la cave en question

évidemment, son client (à lui confié par les autorités les plus hautes) l'attend, la bouche ouverte et la gueule tordue (une des expressions favorites de mon père, ça fait trente ans que je l'avais plus employée) les yeux exorbités, bref toutes les apparences de la mort

"merde, croire en sa mission et vouloir la réussir qu'ils disaient, regarde moi cette merde...."

même sans plus personne à qui rendre compte, ça reste un échec

et blessé avec ça, en séton peut être mais blessé quand même

il lui reste les chargeurs de rechange (en angluche on dit "magazines") la toche dont il a délesté les poches des allongés, la kalache dont le chargeur est vide, la culpabilité d'avoir failli à son devoir, pas grand chose pour commencer une nouvelle existence

d'autant qu'avec l'extinction qui vient ça va être court, la nouvelle existence

c'est à cet instant que thomas (vous allez dire que je fais la fixette sur lui, bon, il a été utile au début je n'en disconviens pas, mais je m'y suis attaché, comme une espèce rare, un objet transitionnel en quelque sorte) sort de son trou, il avait suivi l'affaire de loin, était revenu sur ses pas (c'est vaste et labyrinthique, les técis), s'était enfoui sous des cartons lorsqu'il avait entendu la pétarade, mais là, un blanc, ou presque, sûr de lui et dominateur, qui a réussi à faire refluer la piétaille qui lui aurait fait un mauvais sort (et quel reflux! dans l'autre monde, s'il vous plaît) ça lui paraît jouable

il prend donc la parole "sans vouloir commander, que se passe-t-il ici?"

 

*

 

Approche la vraie date fixée par le facétieux Tétragramme pour la fin de Gaïa -- car l'univers indifférent, lui, ne sera pas anéanti. Inconscients de ce que l'échéance fatale est bien plus proche qu'ils ne le croient, les peuples persévèrent dans leurs stratégies d'oubli, avec plus ou moins de succès. Si l'ambiance générale, chaotique, est aux excès et aux désordres, une sorte d'atonie finit par gagner même les plus enragés quand, privés des merdias qui les conditionnaient, ils se mettent à réfléchir dans la mesure de leurs faibles capacités intellectuelles.

 

C'est ("Enfin !" disent certains) le fameux retour du religieux. La Mauvaise Nouvelle ayant été proclamée sur toute la surface de la Terre, le catholicisme le plus strict, le plus réactionnaire, le plus intransigeant est reconnu pour seul vrai, et les conversions, généralement intéressées, se multiplient. Bergoglio et ses mignons ont été chassés du Vatican, les traîtres jésuites ont été anéantis par les désormais célèbres Commandos Tradis de la maison Saint-Athanase. "Sédévacantiste", d'inconnu et de moqueur, est devenu un terme élogieux. Personne, pas même un plaisantin, n'a osé s'asseoir sur le trône de Pierre qui reste vide, terriblement vide -- l'expression "de plus en plus sédévancatiste" ne fait plus sourire, dont l'énoncé même sur un ton plaisant est la garantie de finir sur un bûcher improvisé. Les producteurs de *Game of Thrones* ayant suggéré de tourner en hâte une mini-série intitulée *Game of Peter's Throne* ont été traqués et capturés par des foules qui, enthousiastes, ont ressuscité quelques vieilles pratiques de l'Inquisition -- le supplice des blasphémateurs a été diffusé sur les derniers sites Internet fonctionnant encore, par un miracle que nul ne s'explique, mais en basse résolution, pour épargner la bande passante.

 

Des groupes autoproclamés The Librarians s'introduisent dans les librairies et les bibliothèques, publiques ou particulières, pour y récupérer les ouvrages consacrés au saint Suaire -- *L'empreinte du Ciel* de Monteilhet est particulièrement recherché. Les derniers prêtres authentiquement catholiques -- autant dire les derniers tradis -- sont pourchassés par des foules qui exigent des messes à l'ancienne avec chants en grégorien, espérant gagner ainsi quelques points de rédemption et abréger leur séjour au Purgatoire -- certains, naïfs, espèrent même échapper aux Enfers qu'ils ont pourtant bien mérité. Les DVD du feuilleton *Supernatural* deviennent de véritables Evangiles -- un phénomène qu'avaient d'ailleurs prévu les producteurs dans une mise en abysme astucieuse. L'épisode "culte" qui montre un Satan pourtant bien affaibli avoir facilement raison des principaux Dieux anciens tourne en boucle sur tous les écrans publics jadis voués aux réclames.

 

Subsistent évidemment des zones chaotiques, surtout dans ce qui reste de la France. Les derniers sites d'Internet, alimentés par une énergie angélique sur ordre du Tétragramme (qui est, on le sait grâce à *Supernatural*, un grand lecteur), diffusent les chroniques du Chaos rampant rédigées avec fièvre, enthousiasme et génie par un mystérieux Kobus van Cleef, dont les textes ont séduit Dieu Lui-même ainsi qu'un large public heureux d'y trouver une distraction en attendant l'anéantissement final. Le salut traditionnel "As-tu été vacciné" a d'ailleurs été remplacé par "As-tu lu le dernier épisode de *Signé van Cleefax* ?"

 

De fait, toutes les religions autres que le catholicisme ont, presque instantanément, perdu leurs fidèles : élus de la première alliance, mahométans, protestants, écolos, pastafariens, chtulhistes et randiens ont compris leur erreur, souvent de très mauvaise grâce. Ceux, peu nombreux, qui ont tenté de devancer l'appel en se tuant pour échapper au sort commun ont une très mauvaise surprise : sur ordre du Tétragramme, la Mort n'envoie plus ses Faucheuses recueillir les âmes. C'est l'origine des premiers et derniers zombies authentiques.

Si les progressistes, schwabiens, hidalgogoliens, mitterandiens et autres macronistes persistent dans leur foi, c'est parce qu'ils ont toujours refusé les leçons du réel et qu'ils n'ont aucune raison de changer. Seules la Wicca et l'Eglise de Satan résistent, pour d'évidentes raisons, et même gagnent des disciples : les recueils de prières au Diable font recette, et celui qui possède *Le Diable* de Papini ou le moindre ouvrage d'Anton Szandor LaVey ou d'Aleister Crowley devient instantanément un guide pour les derniers égarés.

 

A l'abri dans leurs bunkers, Schwab, ses maîtres et ses complices, enfin revenus de leur stupeur initiale (ils n'ont jamais vraiment cru à leurs propres délires satanistes qui avaient pour seule fonction de les distinguer du commun des mortels en franchissant toutes les limites) ne décolèrent pas. Echouer si près du but leur est de plus en plus intolérable. Plusieurs générations de frères mondialistes ont tout sacrifié pour la réussite de l'opération Tabula Rasa, et alors que le succès est enfin en vue, l'intervention de l'Adversaire de l'Adversaire les prive des bénéfices qu'ils avaient si longtemps attendus. L'attaché de presse Laurent Alexandre leur avait pourtant promis qu'ils seraient tous des dieux immortels, par la grâce sanctifiante de leur argent ! C'est vrai, ils ne comprenaient rien aux sciences et techniques mises en oeuvre pour parvenir à ce beau résultat grâce au Mystère Informatique du Cloud et de l'Intelligence Artificielle, mais ils n'avaient pas à être intelligents, puisque leurs meilleurs employés l'étaient pour eux. Incultes, ces sociopathes de bas niveau se rêvaient une fierté patricienne, bien mise à mal par l'annonce du Grand Reset Divin.

 

Les anciens maîtres des deux mondes -- l'ancien, qu'ils étaient parvenus à détruire, et le nouveau, qui serait enfin à leur convenance, composé d'une poignée de maîtres et de quelques millions d'esclaves -- enragent, impuissants malgré leurs milliards : les exécutants n'avaient pas été trop doués, qui avaient été incapables de fournir un virus tueur conforme au cahier des charges, et même de truquer de manière vraisemblable les nombres de malades et de morts. Les substances administrées aux cobayes sous prétexte de les soigner n'étaient pas aussi efficaces que prévu. Pire encore, leur *modus operandi* basé sur le modèle informatique était si évident que des résistants, heureusement fort rares et peu écoutés, avaient révélé le complot des davosiens et ses implications meurtrières. Ceux qui voulaient savoir pouvaient savoir, mais ils étaient en si petit nombre... Au reste, aucun être humain moyen ne pouvait imaginer que les tarés au pouvoir envisageaient froidement une Solution Finale pour les neuf dixièmes d'une humanité surnuméraire. Sauf que maintenant, tout le monde est au courant. Une chance d'avoir prévu des bunkers.

 

Quoi qu'il en soit, Schwab ne trouvait plus si drôle la facétie classique d'un physicien ayant trouvé la température qui régnait en Enfer -- il n'en saisissait pas les calculs, évidemment, mais le sens général suffisait à ce qui lui tenait lieu de sens de l'humour, assez germanique. Alors qu'il confiait, sous le sceau du secret le plus absolu, son inquiétude à son secrétaire Ben Roubi, celui-ci, qui avait beaucoup lu de science-fiction dans sa jeunesse, murmura ces deux mots : *Black Easter*.

 

*

 

Black easter

Il faut dire aussi que Schwab est assez chenu et un peu dur d'oreille

Aussi, ça sonne à son ouïe comme "allister" "alasdair" ou "black listed"

Black listed il connaît, il a fait black listé des centaines, que dis je, des milliers de types qui valaient mieux que lui et qui ont fini dans la misère

Mais alister ? Et alasdair ?

Un écossais, probablement

Il va interroger son secrétaire particulier mais l'idiot a trouvé moyen de défunter

Il faut dire que les bounquaires sont assez chenus aussi, ils datent des temps heureux où la chuiche se figurait pouvoir repousser une invasion Hallemande ( mais pourquoi l'Hallemagne aurait elle envahi la chuiche ? lorsque la concorde règne entre votre banquier et vous,nul besoin de le contraindre) et comme tels,mal entretenus ( un comble pour la légendaire propreté chuiche) avec plein de bactéries dans les filtres de la ventilation ( on est à l'abri, sous une montagne, il faut donc renouveller l'air) des plaques de béton qui fissurent et un circuit lektrik qui fait des arcs lorsqu'on met le contact

Ce sont ces trois facteurs ( infection pulmonaire à legionella, doublée d'une électrocution en tentant d'allumer la lumière des chiottes, triplée d'un parpaing sur la trogne en poussant la porte des dits chiottes, bloquée par la rouille) qui font que ben roubi, le secrétaire particulier de Schwab, défunte juste après avoir prononcé ces deux mots "Black easter"

 

Pendant ce temps, Thomas a pu poser sa question à l'inconnu

Que se passe-t-il ici ?

Et l'autre lui répond"mais qui t'es,toi, pour pas savoir ce qui se passe ? Toulmonde est au courant, sauf les rabzouilles évidemment, et toi, t'as l'air d'un souchard, je me trompe ?"

Pris au dépourvu par cette rafale d'évidences qu'il avait toujours tues dans son subconscient ( plus jeune, il voulait être noir,mesurer deux mètres et être basquetteur) Thomas ne peut que bégayer

"Approche, plus près, si tu m'aides à sortir d'ici, je t'aide en retour,ouine ouine comme on dit en angluche, ou coopération opérationnelle, comme on disait à l'école"

Et là, Thomas n'y tiens plus "quelle école ?"

"Saint Cyr, ça s'entend pas ? Et toi ?"

"Ben,sup aéro"

"Ho putain, on n'est pas sortis du chaudron.... bon, blessé, désarmé, perdu, ça va quand même être à moi de prendre l'initiative.... faisons l'inventaire de nos possessions, établissons un plan, étudions la topo du coin, comme d'hab, quoi"

 

Bien, nous avons un cent de cartouches pour mon rigoustin, zéro pour le tien mais avec un peu d'audace on pourra s'en procurer en délestant un hostile, une paire de chaussures pour deux mais dans les cadavres à côté on va trouver ta pointure, plus une blessure pour moi

Il faudrait un plan du kortier, de quoi me soigner, se reposer, se sustenter, s'hydrater, prendre les tours de garde, tout bien

Le mec récite sa leçon péniblement ingurgitée à l'école

Thomas n'y tiens plus, on est loin de la nature lisse décriée par ses prédécesseurs

Que s'est-il passé, bon gû ? Si c'est la kriz ekonomik comment ça se fait que ce soit allé si vite ? Avec émeutes,coups de feu, j'ai personnellement en personne été poursuivi par un hélicoptère sans marquage

Innocent, tu ignores donc tout de l'actu ? D'où viens-tu ?

De là haut, répond Thomas, tout faraud

Hé bien, c'est de là haut que tout vient aussi, le démiurge a décidé d'arrêter les frais, couper le robinet, fermer les vannes,barrer l'accès

Bref c'est la fin du monde, que tu viennes d'en haut ou d'en bas ( comme on voit,l'ex cyrard a du mal à rester rationnel, la blessure, je pense, il commence à grelotter, faudrait pas traîner pour le soigner)

Impossible que le démiurge aie décidé ça, j'aurais su, j'étais à côté,100 bornes au dessus de l'ionosphère, j'ai vu personne

Il se rend compte que le cyrard se pince un peu, il l'allonge, les jambes relevées, un point de compression sur la plaie, qui,du coup, ne saigne plus mais pulse, et réveille le blessé

Maal, putain, ça fait maaal, envoie la toche des rebeux, juste un oinj, ça va me calmer

Le bout du tarpè grésille, il aspire la méfu, il soupire, trouve une farme dans le kortier, des antibio,du fil, des ciseaux, des anesthésiques locaux, et reviens fissa

 

Pendant ce temps, bien au delà de l'ionosphère, le démiurge a fort à faire avec ses collègues et néanmoins amis

Ils viennent en représentation lui chanter pouilles

"Écoute, collègue, on n'a rien contre tes préventions, cependant, c'est l'humanité qui nous honore, qui nous prie, si tu liquides toulmonde, il restera plus personne pour pratiquer nos cultes,t'y as pensé à ça ?"

Entité supérieure convient que non, pas du tout

Et un débat s'engage

 

13/05/2021

Un peu d'humour (16)

manip.jpg

12/05/2021

Je plussoie (41)

"Le multiculturalisme est une belle utopie sans aucun rapport avec la réalité : les communautés majoritaires ont toujours tendance à absorber les petites et leur résistance entraîne les frictions."

Serafín Fanjul

 

"Jamais les minorités victimisées ne s'étaient montrées capables de faire tant de bruit, et d'être si bruyamment approuvées. Mais c'est peut-être qu'il ne s'agit plus tout à fait des victimes…"

Philippe Muray

 

"Si, à près de 50 ans, j’ai pu perdre 40 kg, ce n’est pas en lançant des pavés dans les fast-food, c’est en me disciplinant moi-même…"

Vincent Reynouart

 

"Le nationalisme authentique n’est pas un état d’âme patriotique ou chauvin mais tout simplement la volonté d’un peuple de vivre selon ses propres lois, ce nationalisme est et sera toujours le véritable ennemi de l’impérialisme."

Ernst Von Salomon

 

"L’or en démocratie commande tout, les hommes, les gouvernants, les choses, la loi, les arts, la musique, le cul, l’armée, la vie, la mort, les âmes."

Louis-Ferdinand Céline

 

"Le lâche, le faible, le couard, sont prosélytes. C'est une dernière pitoyable tentative pour se sauver : si tous les hommes renient, alors il n'y a pas de reniement, il y a la nature de l'homme qui est de renier…"

Pierre Schoendoerffer

 

"Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu’elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde se défasse."

Albert Camus

 

09/05/2021

Carte blanche (22)

Laissée à Blumroch pour le premier chapitre et à Kobus van Cleef pour les suivants.

 

Signé van Cleefax

 

Chapitre I

 

Dieu convoque Schwab, Biden, Poutine, foutriquet 2.0 et Gates pour leur annoncer sèchement la nouvelle et dernière Bonne Nouvelle : "Les étoiles vont s'éteindre une à une dans le ciel, et votre Soleil en dernier -- oui, moi aussi, je lis de la science-fiction. Bref, la fin du monde aura lieu dans 30 jours. Je vous charge d'en faire immédiatement l'annonce aux peuples de la terre afin qu'ils prennent leurs dispositions."

En hâte, Schwab réunit secrètement ses complices à Davos et leur confie : "J'ai deux nouvelles à vous annoncer, une bonne et une mauvaise. La bonne, c'est que notre Grand Reset aura lieu dans 30 jours quoi qu'il arrive, en dépit des rares résistances que nous avons rencontrées. La mauvaise, c'est que nous n'allons pas pouvoir en profiter parce que nous autres les petits dieux, nous allons disparaître en même temps que les gueux et les riens. C'est injuste, c'est trop injuste."

Biden s'adresse immédiatement aux derniers Américains encore abonnés à CNN : "J'ai deux nouvelles à vous annoncer, une bonne et une mauvaise. La bonne est universelle : dans 30 jours, Gaïa sera libérée de notre importune présence à tous. La mauvaise est pour moi seul et quelques amis d'Epstein : je dois me mettre au cou une pierre de moulin et me jeter dans la mer au plus tôt, même si c'est trop tard."

Dans la soirée, Poutine, depuis le monastère de Valaam, parle ainsi aux Russes : "J'ai deux nouvelles à vous annoncer, une mauvaise et une pire. La mauvaise, c'est que, sur décision divine, le monde n'existera plus dans 30 jours. La pire, c'est que la grande Russie que j'avais ressuscitée va disparaître elle aussi."

Entouré de quelques mignons exotiques et de la Trogneux (hors champ quand même, pour ne pas effrayer les petinenfants), foutriquet 2.0, le regard vide et fixe, de sa voix crispante, s'adresse aux titulaires de l'eurocarte d'identité européenne de la région CaliFrance : "Vous le savez, je me suis toujours senti un destin. Elle est arrivée, la Bête de l'événement, et elle vient de m'éclairer sur l'avenir en me confiant trois révélations -- une bonne, une meilleure et une mauvaise. La bonne, c'est la confirmation de mon importance aux yeux du Diable qui a bien voulu, par jeu, me parler sous le masque de son Adversaire. La meilleure, c'est que les Gaulois réfractaires vont tous crever -- et les nouveaux venus aussi, hélas ! La mauvaise, c'est que mes maîtres, mes laquais et moi, nous n'y serons pour rien, et c'est rageant."

Gates contacte les patrons de Google, Facebook et Twitter qui mettent leurs réseaux à sa disposition. S'adressant au monde, l'homme qui, incapable d'écrire un système d'exploitation même en le plagiant, en acheta un pour presque rien à un vrai programmeur, dit : "J'ai deux nouvelles, une excellente et une fabuleuse. L'excellente, c'est que le plan d'extermination ourdi par mes amis et moi sera mené à bien dans 30 jours, malgré la piètre qualité de nos virus et vaccins tueurs -- eh oui, crétins candides, vous m'avez cru quand je disais vouloir vacciner tout le monde et simultanément réduire la population à quelque 500 millions de maîtres et d'esclaves. Bref, la fabuleuse nouvelle, c'est que nous allons pouvoir vendre à Dieu ou au Diable toutes les données personnelles de tous ceux qui ont été assez crédules pour adopter Windows 10."

Mithridatisés, habitués aux mensonges successifs de leurs maîtres, les peuples de la terre ne tinrent aucun compte de l'annonce fatale. Ceux qui avaient la muselière -- 99% de la population -- la gardèrent, à tout hasard. Alors le tétragramme, pour la seule fois de son éternité sans commencement ni fin, se révéla facétieux : il avança de 15 jours la date de la fin du monde, mettant ainsi prématurément un terme à une expérience ratée qu'il se promit de ne jamais la refaire.

 

Chapitres suivants

 

Thomas Pesquet, isolé à 100 km au dessus de l'ionosphère terrestre se morfond

On ne lui a rien dit, vous pensez, dans la panique et l'affolation générale, personne n'y a pensé

Les communications avec Houston sont interrompues et pourtant, tout à l'air de marcher

Le push pull de la lumière des chiottes, le sanibroyeur, les plaques chauffantes de la cuisine, le gonfleur électrique pour la dame de voyage en caoutchouc ( en raison des rotations prolongées, on autorise les spacionautes à se munir d'un succédané de compagnie féminine, mais on leur interdit, pour raisons de poids et d'encombrement, les robots sexuels made in japan qui avaient tant tellement tourné les sangs des feminasses il y a quelques années, elles avaient tenté de faire interdire l'ouverture d'un claque fonctionnant avec ces assistantes cybernétiques au motif de"prostitution" ce qui est totalement con, le foutu soleil va s'éteindre et on connaîtra même pas la conclusion du procès, enfin, ici Thomas Pesquet a le droit de prendre une poupée gonflable, c'est plus léger et c'est moins lourd, et moins cher aussi) tout marche bien

Alors que se passe-t-il ?

Kes kis pass ?

Bon sang

Et là il retourne les choses dans sa comprenette

Comme en 89/90 lorsque le spacionaute russe est resté en orbite pendant 6 mois, parce que la Russie n'avait pas payé ses factures, là c'est pareil !

La vérité le frappe comme un revers de raquette, en pleine trogne !

Combien de temps vont ils me laisser là haut ?

Parce que si je compte sur le petit marquis poudré pour résoudre le déficit et trouver assez de blé pour payer une navette Soyouz pour le retour, chuis là pour des années !

Il s'alarme le pauvre

Il tenterai bien de contacter sa légitime mais elle ne le prend plus au bout du fil, il ignore pourquoi, ça l'angoisse autant que le reste

Et pourtant, bon gû de bon gû, avec toulpognon qu'il craque pour les migrons, le chomisme,l'art subventionné, pas un centime d'euro pour me faire redescendre !

Ingrat,va !

Pendant ce temps, c'est la panique et la bacchanale sur terre, la populace a enfin pigé que la grande égalisatrice était en route

Et que résidence dans kortier réservé,refuge dans les îles des mers du sud,abris anti atomiks, tout ça n'avait aucune importance, ils allaient tous crever
Alors c'est comme à Berlin juste avant l'arrivée des ruskoffs

Les Gretchen se donnent au premier venu pourvu qu'il porte beau et qu'ils les prennent dans leurs bras forts, les bouchons des bouteilles millésimées sautent en cadence, les cambuses sévèrement verrouillées s'ouvrent par miracle et dégorgent leurs cargaison de caviar et de gras foie, la lingerie fine s'écarte pour laisser libre cours aux assauts de Vénus, les sommiers entament la symphonie du désespoir ( Serre moi fort, fait moi oublier, fait moi perdre la tête ! )

Certains organisent des processions, des expiations, on lynche quelques kouffars, quelques n'haigres, quelques niouls, mais c'est pour la forme, on le fait sans entrain, sans conviction, juste histoire de dire

D'autres, plus subtils, se disent que crever pour crever, autant faire un truc qui décoiffe
On voit des immolations par le feu ( pas oublier qu'avec l'extinction du soleil,y fera froid, alors faut laisser une trace) dans les endroits les plus divers
Moi même, il ne me déplairait pas de me griller une bonne et dernière fois sur certain promontoire rocheux de l'Armorique, mais d'autres se boutent le feu au milieu des boîtes de nuit, ou, plus rarement dans le musée du lacet de soulier

 

en bas , sur terre, un ingé du centre de baïkonour, défoncé à la bheu afghane et à la vodka de patates, a appuyé par mégarde en réussissant une figure acrobatique dont la vulve de Tatiana (la zampolit de la base) et son zguègue sont le pivot, a appuyé donc sur le bouton qui commande le lancer de la navette soyouz destinée à l'évacuation du tyraneau du coin vers des cieux plus cléments
ce que c'est que le destin....si Tatiana qui rejetait tous les hommes ne s'était pas laissée saper le moral par cette fin du monde, elle n'aurait jamais enfourché cet ukrainien très amorti, un peu brèche dent et dégarni, ventru, direct sur la console de lancement , et ses mignons talons de circassienne n'auraient pas poussé les pognes malhabiles de Léonid vers le switch "agôn" au moment sublime, lorsqu'elle hurlait "da, da da da daaaaaaaa!"

et thomas serait resté à se morfondre dans l'estation espatiale

wooooooosh!!!!!

fait la navette entièrement tomatik

hhhhhhhhhhh fait Léonid (la vodka n'aide pas le coeur, c'est bien connu, et le chanceux va peut être pouvoir s'offrir une mort d'anthologie, crever entre les cuisses sublimes de Tatiana, je le souhaite à toulmonde, mais pas à mon pire ennemi)

 

pendant ce temps, thomas s'occupe

puisque le gonfleur lektrik fonctionne, il a redonné forme humaine à sa dame de compagnie et commence à l'entreprendre

une perruque pour commencer, comme le poids est réglementé, il lui colle sur la tête des brins de laine récupérés sur son pullover, ça lui fait une tête bleue hérissée, dans le genre punk féministe, moi ça me débrancherai un truc pareil, mais lui, espère, il est au gardavous, y a de ces forces de la nature....

il tente un doigt de cour, aucun effet (et pour cause) puis il lui mord les pamplemousses

ça ne rate pas , la dame s'envole en sifflotant dans toute la station, il brasse desesperement en la suivant, on en est là lorsque le klaxon retentit "honk honk honk honk!"

maverdave!

c'est la cavalerie qui arrive à la rescousse, mais au plus mauvais moment, ces cons là!

et puis ça se passe drôlement, ça fait bonk bonk, comme si les sas n'arrivaient pas à se connecter

thomas, tu penses que ça lui fait dresser l'oreille, ce barouf inhabituel, d'autant que les rétrofusées pétillent, ne se stabilisent pas, la navette oscille à coté de la station sans pouvoir s'arrimer, c'est un peu perturbant, déjà qu'ils ont tardé à venir, s'ils arrivent pas à se connecter ce serait un comble

cependant sur terre, Tatiana et Léonid sont descendus de leurs paradis respectifs, Léonid tout essouflé, Tatiana envisageant son partenaire et se disant qu'elle aurait pu trouver pire mais qu'il aurait fallu chercher longtemps

kes ke c'est que ce truc qui clignotte là sur l'écran?

c'est le modulateur de chiffougnage , ma petite colombe en sucre

mais encore?

ça signifie que la navette est partie dans les cieux, direct sur la station spatiale

mais c'était pas prévu, il faut la faire revenir,; ici, immédiatement! et sans délais!

on s'en moque du soyouz, tatianouchka chérie, on s'est trouvés tous les deux

mais t'es bouché, poivrot de merde? c'est le matos du gouvernement, du peuple, ramène ça ici , toudsuite , t'as entendu?

Léonid, ce qu'il a entendu c'est que Tatiana, une fois sienne (et comment! il l'a expédiée au 7ème ciel sans coup férir, il a même failli y laisser ses coronaires), commence à lui casser les rouleaux, ni une ni deux,, son sang slave ne fait qu'un tour, il lui colle un taquet en pleine poire, paf!

Tatiana, cette baffe non prévue, ça la cueille à froid, un peu sonnée, elle s'affaisse sur la console, enclenchant avec le coude toutes sortes de manoeuvres habituellement interdites par la procédure, pendant que Léonid, un peu honteux, cherche sa bouteille sous le fauteuil à roulettes

 

thomas, cependant, voit que le soyoouz a du mal à s'arrimer, il s'approche du sas, ça fuit, pschit pschit

finalement ça se jointoye,ça s'ouvre, il risque un orteil, deux, passe le nez, personne dans le soyouz, kes ke c'est ke cette histoire, il tente un coup de voix , youri, ho, youri!

ça résonne, à part le pschitt pschitt des propulseurs qui tentent de stabiliser le module, pas trace d'âme humaine dans le bus...

 

Sur terre, Tatiana, en bonne zampolit,a récupéré, elle flanque un coup de fauteuil roulant à Léo, ça l'estourbi à moitié, elle le plaque au sol

Elle le maintien sur le dos et le martelle de ses petits poings "ramène le Soyouz ici,pridourak,bistro, bistro !"

Léo, le pif en sang, la bheu afghane qui circule encore dans ses veines, à égalité avec la vodka et les endorphines du coït, reprends doucement contact avec la réalité "pas taper Léo, petit cœur en sucre, Léo être ton grand amour maintenant"

La fille, tant de sentimentalisme, ça lui occasionne une crise de rage

"Tu vois pas qu'on va crever,dourak ? T'as pas pigé ? Et à petit feu, encore, ou même mieux, sans feu, et tu me parles d'amour ? Mais tu es crétin au delà du crétinisme, ramène le Soyouz ici !"

"Si on doit crever, mon petit cœur, que le Soyouz soit ici ou ailleurs, qu'est ce que ça change ?"

"Ça change tout, imbécile! J'aurais fait un truc utile dans ma vie, j'aurais préservé la propriété du peuple russe !"

Léo émerge de son KO, il commence à raisonner"y a plus de peuple russe, le Soyouz ne servira à rien, il y a un homme et une femme qui se sont trouvés, regarde comme je te désire" et il pousse ses avantages dans le havre fourchu d'Aphrodite, qui le surplombe en tentant de le maîtriser

Au début, elle résiste, elle piaille, elle se tortille mais comme on dit, elle prend goût à la chose et c'est reparti pour un match vénusien

Las, à l'instant sublime, Tatiana, qui avait le dessus, se cogne la tête sur la console de tir, il n'en faut pas plus pour que là haut, à cause de cette secousse dans le circuit lektronik de commande, le Soyouz amorce son départ

Le sas se referme, précipitant Thomas dans le siège baquet déserté par le pilote russe ( et pour cause, le Soyouz est parti sans lui, de toutes façons, il est bituré au ouisquie, puisque pilote, il a des arrangements avec les autorités douanières), vêtu en tout et pour tout d'un ticheurte isotherme à manches longues et de chaussettes humoristiques avec des petits lapins roses, à la main, la dépouille de sa dame de voyage, totalement dégonflée,qu'il a eu la présence d'esprit de cramponner

Sur terre, les emmerdements continuent

Manouel gaz se retrouve dans une partouze où il est le seul blanc.... ça renforce ses propos prémonitoires sur la ville d'Évry ( hin hin hin) , grivo, lui, s'est aventuré dans un couloir de métro dans l'espoir de revoir une étudiante de 30 ans une dernière fois mais il se retrouve poursuivi par un mec, une gitane maïs au bec, monté sur un chariot Fenwick

 

Djak Lang s'étonne

Le soleil va s'éteindre ? Mais le dix mai 81 on a rallumé les lumières, ça peut pas s'éteindre, ça peut pas s'éteindre....

Tatali tente de persuader une dernière fois que vendre des pantalons à une jambe est somme toute, anodin, mais plus personne ne porte de falzar, au hasard des rencontres furtives, toulmonde se retrouve ku nu

Pendant ce temps, la navette entame sa rentrée dans l'atmosphère, clopin clopan, son bouclier thermique rougit elle dérape une première fois à l'ouest de l'Islande puis vers Chypre, là elle est prise en compte par le radar israélien du dôme de fer, le zyztem qui protège des missiles et des roquettes palestoches

Nulle intervention de Tatiana et de Léo,repus de sexe et d'endorphines, ils se reposent, elle a posé la tête sur son ventre de buveur de bière ( pivo en russe, en accentuant le i) , elle lui dit "c'est con qu'on doive crever, parce que tu le fais super bien, pour un vieux pochetron.... d'un autre côté, si on devait pas crever à brève échéance, on l'aurait jamais fait tous les deux, je veux dire,toi et moi"
Léo, ça le touche, il essaye de camoufler son émotion, il lui dit une banalité du genre"je t'attendais depuis toujours" ou bien "je t'aimerai toujours" mais la fille lui ferme la bouche d'un baiser impérieux "ne dit pas de bêtises, profitons en, on se cherche un coin plus confortable ?"

Et ils laissent la console grésiller, fumer et, finalement, arrêter d'envoyer des messages contradictoires à la navette

 

En bas, près de la frontière Nord de l'état hébreu, l'ordinateur du dôme de fer transmet des données contradictoires et aberrantes

C'est un gros missile, hurle le grommandant de la base de contre missiles de Tsahal, l'armée la plus morale au monde

Envoyez la purée !

Le sous ieut'nant qui a identifié le mobile en approche n'est pas convaincu, pour lui, c'est pas plus qu'un étourneau, comme c'est la veille de shabat, il se pense autorisé à appuyer sur le bouton

Et puis après tout, les copains ont tous envoyé au moins une fois un missile et pas lui, alors, hein...

Froutch !

Le Jéricho sort de son silo,grimpe à mille pieds puis vire sec vers la cible, il se rapproche, il se rapproche, il va la pulvériser, lorsque,merdalors, il vire sec à nouveau, en cause un poil de balais à chiottes coincé dans les ailettes de l'empennage ( cupraluzinc ou titane je sais plus), le technicien de surface, pressé par le temps n'a pas vérifié son matos après, c'est un arabe israélien, plus israélien que lui y a pas, mais victime de l'exploitation du prolétariat local ( si Tsahal est morale, la société dont elle est issue l'est encore plus,ha ha ha) bref, la charge détonne trop loin pour détruire la navette, mais l'abîme un peu quand même , elle dérive vers le nord et l'ouest à nouveau

Et là, fait nouveau, le froid commence à envahir la navette, c'est les éclats du Jéricho qui ont percé le système de réchauffement

En ticheurte, le ku nu, ça commence à être rude

Il déchire la dame de voyage , se confectionne une combinaison avec

Très classe, avec la chatte en gros plan

Le Soyouz se rapproche de son point final, il traverse l'atmosphère à grands coups de retrofusées, puis le parachute s'ouvre et il se pose, un peu brutalement en plein émirat du frankistan dans la villaya du neuf cube

Il tente de déverrouiller le trapon de sortie, mais ouiche, les éclats du Jéricho plus l'atterrissage en cata, il peut y aller, ça marche pas

 

En mauvais état, le Thomas

Atterrissage d'urgence sur le ku, navette trouée d'éclats, obligé de s'emmitoufler dans le caoutchouc de sa dame de voyage, il n'a pas bonne mine

Et c'est dans cet état que le découvrent les gus de la bande à Kader ( je n'ai pas dit Baader, ça, c'était avant) le plus gros trafiquant de dope des tarterets

Ici,un apparte

La nouvelle de la fin du monde par l'extinction du soleil n'est pas forcément restée cantonnée aux cercles du pouvoir, elle s'est même largement diffusée,via les rezosossios, BFMTV et ceniouz

Mais sa compréhension n'a pas été la même pour tous

Les bons boeufs qui croient aux fables gubernatoriales se sont alarmés, comme de juste

D'où les réactions observées

Cependant toute une fraction de la populace n'y a pas accordé l'intérêt voulu

Alors que la majorité des gens dits honnêtes passent le cap de la délinquance ou de l'anarchie pour agrémenter leurs derniers jours sur terre, la majorité de la société interlope a choisi de s'en désintéresser, dans un exercice très réussi de complotisme, tout ça c'est des trucs de blancs tu penses, hé oui kouzin, si c'était la fin, le profet'il l'aurait prévu !

Bref, les dileures de dope ont autre chose à faire que se torturer l'esprit avec ça ( ci di trucs di franssi, mon frire) d'autant que le marché de la drogue a subit des bouleversements houleux les derniers jours

En effet, il y a eu des saisies records de produits stupéfiants par les services spécialisés et par les simples flicaillons de kortier, qui n'ont pas hésité à sortir le flingot pour s'approprier la substance bénéfique, en vertu de l'adage "foutu pour foutu..."

Les junkies gauloiches ont tous crevé, en raison soit d'overdose ( foutu pour foutu,hein) soit de leur fragilité face à plus agressif qu'eux ( lorsque tu vois la trogne d'un junkie, bon)

Le point de deal en bas des immeubles a été investi par des voisins avides de vengeance, on a compté plusieurs choufs rossés d'importance, certains même ont dégusté une lame entre les côtes
Le deal stagne, les livraisons ne sont plus livrées, les paiements ne sont plus honorés, la violence qui, grâce à la redistribution et à la passivité de la pouliss ( et aussi à cause de la peur des suites judiciaires) était contenue, explose

Les gangs de dopeux sont dans l'expectative, plus de fric plus de clients, les voisins ne baissent plus les yeux sur leur passage, il ne leur reste plus, comme le reste du pays, qu'à s'abrutir de chitte
Ça tombe bien, ils ont des invendus !

Et c'est dans ce contexte où les affaires vont mal et où les franssi ne les respectent plus, qu'ils voient s'abîmer le Soyouz à deux pas d'ici

 

Bleng,bong,plaf !

Le Soyouz s'est vautré dans une friche, sur le site d'une barre récemment pulvérisée dans le cadre de la politique de la ville, des bonlieu et du vivre-ensemble

Et ça fume encore ( à l'extérieur puisque passage express dans l'atmosphère) alors qu'à l'intérieur, ça caille sévère

C'est Tarik, un petit chouf de 9 ans qui l'a vu le premier, monstre de metal,noirci et troué par les schrapnells israéliens, encore fumant, et à ses yeux,rougis de toute la toch qu'il a fumé, c'est.... le diable !

Il crie, d'un ton encore plus haut perché que lorsque Kader, le boss du commerce sur la dalle des tarterets le sodomise ( mais ça reste un secret entre eux, on va pas ébruiter) "Ibliss,Ibliss !" ( on voit que le gamin a quand même eu un brin d'éducation religieuse, mais, au grand désespoir probable du nabot magyar, même lorsque tu remets tes onfons entre les mains de l'imam-et effectivement, c'est ce qui s'est passé, voilà pourquoi il n'a pas trop opposé de résistance aux manigances de Kader ensuite après- ils peuvent basculer dans la délinquance, si on accepte ce terme pour désigner une activité commerciale somme toute honnête et profitable pour toulmonde, les dilaires et les junkies)

Ibliss Ibliss !

Le cri réveille la racaille du kortier, ainsi que l'imam

Il faut dire que ça s'y prête, le truc mastoc érigé au milieu des ruines, comme un énorme paf circoncis, noir et fumant

Première réaction des autochtones du neuf cube à proximité, la lapidation

Et ça cogne sur la navette,bing bong

À l'intérieur, Thomas n'a rien pigé, il se pense que l'écoutille est bloquée et qu'on tente de l'ouvrir avec les moyens du bord, à la russe quoi

 

C'est d'ailleurs, toutes proportions gardées, l'équivalent de la pierre noire de la Mecque

Mais là, ils ont droit à plus de trois cailloux, espère !

Et ce pèlerinage qui tombe à point nommé chez eux,tu penses comme c'est pratique !

Si c'est ça la fin du monde, nous on veut bien aussi,se mettre en règle avec l'entité supérieure sans avoir à voyager, comme ça, sur place, quel pied !

Avec une bonne fumette par là dessus

Alors ça y va, et cogne que cognera tu, ils s'enhardissent jusqu'à approcher le truc qui a un peu refroidi

Puis ils le poussent

Ho, timidement d'abord, puis là aussi, ils conjuguent leurs efforts,ho hisse,ho hisse

Patatras le strongylos s'estramasse par terre, Thomas en chope des bosses sur la tête

Plus loin, dans un souterrain parisien, un Fenwick a rattrapé un grivo épuisé, hors d'haleine

Le carriste reste un instant au point mort, puis il embraye la première en abaissant la fourche de l'engin

Il se dresse sur son siège et hurle "im Fenwick wir glauchen" lorsque le véhicule écrase le branleur qui lui fait face, puis il coupe le contact et descend, il ôte son masque, on reconnaît un faciès monosourcil, il disparaît dans l'obscurité du tunnel

 

à Baïkonour, dans les quartiers de l'ingénieur Léonid, Tantiana reprends conscience après son nième orgasme

elle considère avec une espèce de tendresse la grosse tête dégarnie de son amant, sa poitrine broussailleuse, ses yeux de chien fidèle, son bigorneau tout rabougri après leur nouvelle étreinte, une vague de désespoir l'envahi, c'est pas possible, par Illitch, pile au moment où elle touche le jackpot, un mec pas compliqué, un soulôt qui la pilonne sans efforts jusqu'à lui faire perdre la tête, moche mais pas plus que les autres, sûrement fidèle, en tout cas en dévotion devant elle, ça monte, ça monte, de gros sanglots s'écrasent dans sa poitrine (qu'elle a menue et ferme), ça y est ça sort

Léo allongé à coté d'elle, a enfin compris, il la ferme, il bouge pas

une fois que c'est passé, elle reprends l'avantage

"recommence" d'un ton qui ne souffre aucune réplique

Léonid l'empoigne à nouveau, le crovat recommence sa plainte (crovat ou krovat; matelas, désolé j'ai pas trouvé le terme pour sommier)

 

et je crois même que krovat ne signifie aucunement matelas, tant pis, vous chercherez

loin de là , aux tarterêts , Mouloud a enfin réussi a insérer un pied de biche entre les boulons du sas du Soyouz

bringggg

 

bringgg, crouicccc, bringggg

un peu comme au temps béni de son enfance heureuse lorsqu'il forçait des portes au lieu de tabasser des junkies désargentés

finalement la fermeture du sas, soumise à des épreuves pareilles (ordres et contre ordres informatiques, tir de missile israélien, atterrissage sur le ku, forçage par un attardé des tarterêts- en plus ça fait une allitération, attardé des tarterêts , quasi une invective à populariser-) cède, comme une démocratie lorsque surgit l'hydre rouge verte, plaf , cuisses ouvertes

l'assemblée se recule, le bâton brandi, dites c'est toudmême Ibliss qui est là , pas n'importe qui

et y a personne pour nous défendre, l'imam a fait retraite chez lui avec ses vingt femmes et ses quarante enfants, le boss du deal n'est pas descendu de l'armoire sur laquelle il avait grimpé, en cause , sa production qu'il a consommé, ce con

on voit emmerger la tête couverte de cheveux bleus (ticheurte thermique, une fibre dupont de nemours, high quality) de la dame de voyage de thomas, tête aux cheveux bleus qu'il a enfilé, ainsi que le reste de la poupée, pour se protéger du refroidissement

la oumma autour (restreinte mais oumma quand même, merde quand même comme dirait machin, tiens , où est il passé ce con là? on verra plus tard) met un instant à piger, mais lorsque c'est conceptualisé, ça fait des étincelles

d'autant que le reste de la créature apparaît, sous la forme d'une combi en caoutchouc (appropriation kulturelle, jamais ça n'a été cultivé en europe mais plutôt dans le tiers monde, vous êtes d'accord?) avec des loloches dégonflées et une vulve aux rebords gonflées, et surtout soulignée en rouge ( tout comme les lèvres)

un cri monte

c'est une charmoutta!

une charmoutta qu'Ibliss nous envoie pour nous corrompre!

charmoutta al Ibliss!

et là ça s'abat comme la misère sur le pauvre monde

coups de pieds, de poings, de bâton

puis, les choses en amenant d'autres, coups de bite

on tente de tenir la charmoutta qui se débat comme un beau diable ( c'est le cas de le dire), on risque quelques explorations digitales dans les orifices balisés de couleur, mais malheureusement (ou heureusement), sans lubrifiants sans la pression pour génerer une paroi assez tonique, c'est voué à l'échec, les doigts, les verges se coudent entre le caoutchouc et le corps de thomas

la furie envahi la foule, ils parviennent enfin à déchirer le costume, kes ke c'est? ki c'est?

un blanc?

et il parle en plus, ce con!

s'il avait mis à profit son isolement à se cultiver un peu, il aurait pu leur réciter la chahada, ça peut sauver des vies, mais là, que dalle, il ouvre la bouche pour dire "ho, manants, conduisez moi à votre chef, bring me to your leader!"

un franssi, un roumi, un kouffar!

on est à peu près sûr du sort qui lui est réservé

 

dans son PC sécurisé, le petit marquis poudré a lui aussi eu vent de l'arrivée d'un objet extra terrestre à la trajectoire erratique, et de sa chute dans les dépendances de la république, les jardins du paradis (puisque le paradis est sis entre tigre et euphrate soit pas très loin d'ici)

peut être que djieu veut me tester? ou alors william du portail m'envoie un message ? (ça fait deux jours que les mecs qui bossent dans les fermes de serveurs informatiques ont tout fait griller, à force de faire couler ouisquie mezcal et autres salopperies chimiques sur les blocs d'alimentation, plusieurs sont parties en fumée, la fin du monde c'est aussi la fin de l'internet, je le regretterai pas, ni lui,ni les séries tévé-que je n'ai jamais vues-)

comme l'intranet fonctionne encore, grâce au générateur de courant installé dans la cave de l'élysée ( mais qui , horreur, malheur, fonctionne au diesel) il peut convoquer cointreau le chef des états majors

lequel pourrait, dans cette fiction, enfiler une péfatte(mais ça n'existe plus) ou une superbe créature comme cécile de france dans "mon colonel" , enfin, avec sa tête de chauchichon chec, on préfère le portraiturer en train de se morfondre, cilice, haire , fouet ( vincent serrez ma haire avec ma discipline, ou bien c'est peut être pas vincent)

 

cointreau, tout morfondu qu'il soit, reconnaît la voix de son maître, il vient il accourt, juste le temps de remettre son kébour et ses rangeos (depuis la pique à la ministresse il affectionne le port de ces écrases merde plutôt que les crocs de ses unités spéciales)

on lui explique le truc, plutôt deux fois qu'une, on convient d'envoyer une petite troupe de prétoriens sur place (petite? mais nous sommes une grande nation! bon d'accord, nous nous sommes dispersés, au mali, dans les Balkans, à Taïwan même, quoique on se demande ce que nous allons foutre là bas)

et c'est parti, wouf wouf wouf les prétoriens, armés jusqu'aux dents , blindages personnel en sus, lunettes de vision nocturne (on rappelle qu'il fait encore jour) munitions pour tenir un siège, vivres pour une semaine, matos de communication et piles de rechange, embarque dans trois ventilos séparés

comme vous venez de le voir, pas de tenue de smokie bear, de string et de casquette de biker, pas de poppers ni de GHB à pulvériser sur d'éventuels opposants, point non plus de tendres menottes roses ni de réglette anale, ni de boules de geisha

on n'envahi pas les polaques, au grand déplaisir du marquis poudré et de son sous ministricule au patronyme oenolojik, on part en vronze, mon bon ami

plus précisement aux tarterêts, territoire de Kader le fournisseur en gros

et là, c'est pas comme sur les ronds points

enfin, si c'est comme sur les ronds points

le chef de groupe se répette les impératifs de la mission

identifier l'objet, récupérer du matériel (mais quel matériel , bon gû de merde?) rendre compte

wlouf wlouf wlouf, un subtil changement dans l'acoustique des pales, ça le tire de ses réflexions, on a dû amorcer la descente, autour de lui la piétaille fait claquer les culasses (à vide, je vous rassure, faites un truc pareil avec une arme approvisionnée dans un aéronef en mouvement et c'est 30 jours de gnouf, y a que le mitrailleur de portière qui a le droit)

et là, preng!

une première roquette de RPG vient de leur claquer à coté

merdasse!

ça plonge pour échapper aux tirs

parce que la villaya du neuf cube s'est mise à tirailler avec entrain

toute entière, les enfants, les yaouleds, les chibanis, les moukères, même les moudjs qui se reposent (en attendant que le taux de THC retombe), toulmonde est aux fenêtres de la cashba et arrose l'hélico de tête

mauvais calcul les amis

très mauvais calcul

le grapitaine qui commande l'escouade, connu pour son calme inaltérable (c'est lui qui n'a pas flingué les preneurs d'otage du Tanit ni les ravisseurs de nos deux paydays raptés dans le parc nazional du mali), prends un coup de calgon

il hurle "mitrailleur! balaye moi tout ça!"

foutu pour foutu, pas vrai?

il se fait pas prier, le mec à la portière, il ajuste bien les silhouettes dans son réticule, et les couche consciencieusement
ça dure pas longtemps, la populace s'éclipse, volée de moineaux coursés par un aigle dont l'ombre déformée et le tonnerre du moteur sème la panique

les voilà sur les lieux de pêche

on identifie bien la navette, toute déglinguée qu'elle soit, mais vide!

thomas a mis les bouts, sauvé par ce répit inespéré

ça bouge au fond de la friche, un commando plus futé que les autres a avisé une silhouette qui tente de se dissimuler

on ramène le yaouled on le houspille un peu

tout ce qu'on obtient c'est "ibliss, ibliss, charmouta al ibliss"

et une direction quand même

on fragmente l'escouade , cinq couillus s'engagent entre les barres lugubres de béton, constellées par les traces de la baston récemment survenue (quelques cadavres, des impacts de gros calibre sur les murs et les voitures) un ventilo tourne au dessus en couverture, le grapitaine s'évertue à interroger le yaouled pendant qu'il s'interroge sur la présence d'une poupée gonflable déchiquetée aux abords

nos conq braves sont arrivés à proximité du comico du kortier, ils se disent qu'ils vont obtenir une aide quelqonque ou, à tout le moins, des renseignements

fume!

ils sont accueillis avec du plomb!

là, le foutre les biche

leur faire un coup pareil, à eux!

ils mettent en batterie un missile milan emporté dans la dotation réservée aux interventions en milieu hostile et zag, direct dans le comico!

après s'être assuré que plus aucun tir ne les vise, ils penetrent dans le truc dévasté, plus âme qui vive, bien sûr

ils fouillent les macchabées et là, jackpot!

tous les allongés ont les poches pleines de chitte, de coke et de substances analogues

belle moisson, on partagera avec les copains

un ordre bref sort de l'intercomm

repli, repli

ça fait leur affaire, ils décrochent en tiroir, envoyant une volée de plomb de ci de là

les voilà au point d'extraction, toulmonde embarque sans traîner, le ventilo de couverture continue ses rotations, son mitrailleur de porte envoie du bois, il y a pris goût, lui aussi

et voilà notre équipe au complet, pas une perte, pas un début d'explication non plus, mais bon
arrivés au rapport, le grapitaine déclare avec solemnité "avons été pris à partie par une téci entière, avons trouvé l'objet c'est un Soyouz sans immat' avons trouvé ça aussi"

et il dépose la poupée gonflable lacérée sur le bureau du marquis

ce dernier se renverse dans son fauteuil, serre fort les accoudoirs et déclare "dehors, toulmonde dehors" puis , resté seul, il se déloque, et enfile la baudruche, enfin il se lève et va s'admirer dans le miroir empire au dessus de la cheminée

 

ce qu'il voit lui plaît, oui , ça lui plaît

inexplicable?

mais qui sommes nous pour juger, vous pouvez me le dire?

ça lui plaît, il se plaît, c'est tout

il active l'intercom

trouvez moi mon gros poilu!

alexandre! (en vrai c'est lascène, lascène comme lascif, mais l'autre n'aimait pas cette assignation à résidence par le prénom, et lui n'aimait pas alexandre, c'est donc "mon gros poilu")

on entend des portes claquer des parquets couiner, une respiration oppressée, c'est vrai que s'il reste poilu, lascène est de plus en plus gros

alors mon gros poilu , tu aimes ce que tu vois?

moi j'aime

dépèche toi , je veux que ça se passe ici, devant le miroir (empire, on a des goûts petit bourgeois ou pas, le miroir sur la cheminée, c'est tellement.....convenu, tradi, provincial, en un mot décevant, on est dans les allées du pouvoir, oui ou merde?)

tu veux pas enlever cet oripeau ? ça me déconcentre et puis ça va gêner, et t'as pas du lubrifiant, t'en as toujours un tube dans tes tiroirs

non, assis, ou sur la table! ( on voit que le visionnage de fasbinder a laissé des séquelles) incline le miroir que je puisse me mater pendant qu'on le fait!

pour l'incliner, faut que je le décroche ou qu'on fasse ça sur un escabeau....

hé bien vas y , décroche le!

hé mais c'est pas fastoche, ça pèse un âne ce truc, tiens moi le fauteuil pendant que je monte dessus

il pose un pied sur le marbre et alors là, il dérape, la glace choit , se casse , il tombe sur son poudré, tous les deux dans les éclats, plaie jugulaire pour l'un, corps caverneux pour l'autre (la tige à l'air pour mieux remplir son office) en 30 secondes tout est consommé

juste le temps de souffler "qualix artifex pereo" et hop, la messe est dite

 

bon, nous voilà quand même en pleine crise institutionnelle, mine de rien

un marquis mourru dans un étrange costume, un garde du corps également (mais lui c'est le costume d'adam), les autres perso de l'état sont aux abonnés absents, on se demande bien pourquoi

ce serait si simple pour un président du consti de se déplacer en bonlieu et, devant les macchabs du comico des tarterêts de dire "y font du bon boulot ces petits" mais inexplicablement, là, non, on n'entend rien

d'ailleurs, en reparlant des tarterêts, les affres de thomas ne sont aucunement terminés

il a réussi à s'enfuir, le ku nu et à peu près préservé (quelques explorations digitales, rien de grave), en ticheurte thermique (manches longues) et chaussettes roses , en slalomant entre les carcasses de véhicules plombés par le mitrailleur de l'hélico et les macchabs consécutifs, son zguègue non circoncis ballotant sur ses cuisses à chaque foulée ce qui le désigne à coup sûr comme estranger du dedans, il court, il court , ses pieds ensanglantés vont le porter au delà des limites de ce trou merdique, au delà de la trouille qu'il a éprouvé lorsque l'avoinée de coups s'est abattue sur sa trogne, ou lorsque les pruneaux lui ont sifflé autour, il n'est plus qu'une course, un missile humain, une machine qui pompe le sang dans ses fémorales, qui contracte ses quadriceps, ses jumeaux et ses glutéaux, il lève haut les genoux et repose les talons en claquant, il y a un bon moment que les chaussettes sont parties en lambeaux, que la peau des plantes s'est excoriée, il court, il ne s'arrêtera jamais, jamais ,JAMAIS!

ha si tiens, il vient de buter dans un chouf un peu avancé en âge, qui le ceinture, derrière lui déboule la smala des tarterêts, bâtons, kalaches mal approvisionnées, rasoirs.....alors, on voulait nous fausser compagnie? (en vrai ils éructent "tu croyais t'en tirer kom sa? hein fils de put'?" car eux aussi ont couru, mais il sont loin d'avoir une forme de spationaute, ça ventile fort dans les soufflets des gredins)

au bout de la dalle, car on est arrivés dans la zone commerciale, arrive une autre bande , les mecs de grigny ou de parly2

ho nom de djieu, ça se regarde en chien de fousile

grigny avise le captif des tarterêts

et ils rient, forcemment

alors tarterêts, on cours des kouffars pour les niquer ? vous avez plus de chèvres, c'est ça? vos p'tites soeurs vous ont plaquées?

et toute la bande de s'esclaffer grassement

tu parl' pas comm'sa d'ma soeur, sur l'coran d'la mecque!

ça c'est un ieut'nant de Kader, le gros boss des tarterêts qui vient de hurler

faut le comprendre, le truc de la soeur c'est un coup bas, parce que, non, ce sera pour une autre fois

oué, wesh tu par' pas d'nos soeurs comm'sa, sale botor (ils veulent dire batard, mais chez ces peuplades, inexplicablement, la diction s'altère sous le coup des émotions)

et les deux bandes s'élancent dans un pugilat monstrueux aux cris de tarterêts, tarterêts, grigny, grigny

et cette fois ci, personne pour les séparer ( ce qui survient habituellement lorsqu'il n'y a plus aucun danger)ni pour pleurer sur leur sort (hé oui, fin du monde, les journaloppes sont chez eux, en normandie ou dans le berry , en visite à la cave familiale et n'ont plus de compassion que pour eux, c'est à ça qu'on voit la fin du monde, les émotions de commande n'ont plus court, chacun sa merde)

 

ça cogne, ça cogne, ça surine, thomas se laisse tomber à terre, pour l'instant on ne le vise plus, il se coule entre les jambes des adversaires, on voit des corps martyrisés glisser au sol (mais j'écrit comme un journaloppe moi, faut que j'arrête) il rampe, se faufile sur les coudes, avise un chaouch qui presse son poing sur sa plaie du scarpa en tentant d'endiguer l'hémorragie, il lui décolle la compression transitoire, l'autre le regarde de ses yeux mourants, mais kes tu fais ouech, tu vois bien que, tu vois bien, tu vois...sa vie s'écoule, thomas le déloque en un tour de main, pantalon de survête, hoodie PSG, casquette circuit paul ricard

hop par ici, pour les chaussures on verra plus tard, il rabat la capuche sur son museau et hop le revoilà parti à sinuer entre les barres

 

pendant ce temps, manouel, sévèrement concurrencé auprès de la gent femelle par les ceusses dont au sujet desquels il nous a mis en garde (mets moi quelques blancs, quelques whites, quelques blancos, hin hin hin) n'a pu trouver dans la partouze la fin heureuse qu'il espérait en s'y rendant

il est resté en marge, à se branler comme le premier grivo venu, voyez

ça n'a pas suffit à le soulager

il se promène donc dans les bonlieu en espérant une bonne fortune lorsque boum il tombe nez à nez avec un monosourcil inquiétant, gitane maïs au bec

monosourcil est descendu de son fenwick mais sa mine sombre, son élocution ampoulée, sa silhouette furtive, en font un adversaire redoutable, d'autant qu'il tient à la main un jerrican de diesel

 

et alors se profile (façon de parler parce qu'il a pris du bide, lui aussi, la vie lui a été clémente) derrière manouel gaz, l'homme le plus détesté de vronze, l'ombre inquiétante d'un parleur, congédié des médias depuis des lustres, et nourrissant de ce fait une rancune tenace à l'endroit de tous les autres squatteurs des égouts de la société

tout y passe, dans ses philippiques (filmées, bien sûr, puisqu'on lui interdit d'affronter le public, au terme d'une invraissemblable doctrine de prévention préventive de putatifs troubles à l'ordre public générés par sa trogne de ératépiste ou d'employé de la poste d'avant , celle où les seules femmes voilées c'étaient les pécores du morvan)

on le confond avec les ombres, et pour cause

il sussure "c'est nous l'arrière garde de la république, mon petit manouel, regarde, on est tous là"

à bout de nerfs, manouel tourne la tête en tous sens, ça craque dans les cervicales, le vertige le biche

effectivement, ils sont tous là, bistrotiers identitaires faillis, prisonniers politrouks, clodos évacués manu militari pour préserver le calme uxoral, violoniste trahie....

monosourcil s'approche, une main levée, claquant les talons, non pas comme une bête immonde mais comme un flamenciste gitan (prononcez rritàn! ), il se cambre, tourne lentement autour de manouel sans le quitter des yeux, clac clac font ses talons (en idiome local, tacones)

vien a baillar con mi, manouel, vien a baillar!

des tambourins commencent à battre, des guitares égrennent des notes mélancoliques

clac clac clac

hay hay hay , bailla bailla bailla con mi!

envoûté les yeux rivés dans les puits sans fond abrités sous les arcades de monosourcil, il commence à tourner, tourner, tourner

tout tourne chez lui, la tête, le coeur, le portefeuille, les affiliations, et puis ça remonte, ça va déborder, faut qu'il s'arrête, il se pose, c'est pire, il s'allonge

c'est fini

monosourcil s'approche

il voudrait entamer une diatribe, une philippique imbitable dont il est coutumier, mais non

au sol manouel respire convulsivement, un souffle court et stertoreux

tour à tour les participants s'approchent et versent un dé à coudre de gazoil prélevé dans le jerrican de monosourcil, ça a beau pas faire grand chose, un dé à coudre, mais multiplié par beaucoup, ça vide le récipient

on ne sait qui craque une alloufe, le brasier prend, le flamenco reprend, endiablé, tous participent et virevoltent
sauf le corps calciné et convulsé au sol

 

Lorsque les danseurs cessent de marteller le sol du talon ( el tacon, en castillan) , ils se dispersent, cherchant un autre appaisement à leur rancoeur longtemps ressassée

Loin de là, le sous ieut'nant de la base de missiles anti missiles de Tsahal, l'armée la plus morale du monde, lui, s'est trouvé apaisé par le lancement de son Jéricho

Las !

Le grommandant, redevenu opérationnel en retirant sa kippa, lui demande un rapport sur l'incident de tir

Quel incident de tir ?

Y a pas eu d'incident de tir ?

Y a eu tir, c'est tout

Tir,oui, je ne conteste pas, mais ensuite ?

Bin, détonation du Jéricho, voilà

Destruction de la cible ?

Ha, là,chais pas, moi, toujours est il qu'aucun fragment n'a touché le sol sacré de la patrie, et c'est l'essentiel, pas vrai grommandant ?

L'essentiel, ieut'nant, c'est de ne tirer qu'à coup sûr, tu m'as compris ? Tu me feras donc les astreintes opé jusqu'à la fin du monde, qui ne saurait tarder, moi je vais m'éclater avec des putes bulgares à Haïfa

Et voilà mon ieut'nant qui erre dans la base désertée, il entend l'écho de ses pas, celui du système de refroidissement ( on est en plein Néguev, les trucs de conduite de tir,les ordi toussa ça n'apprécie pas la chaleur) les reniflements ou les reniflages des techs de maintenance, eux aussi ont été conviés à garder la maison, alors que hein, qui va balancer des roquettes sur l'état le plus demokratik du proche orient, je vous le demande ?

Il va donc leur proposer une petite partie de cartes

Avec intéressement, disons 10 shekels le point

Et un peu de dope pour corser le tout

 

La dope y en a pas,l'ami, mais on peut appeler un kouzin, il deale à ses heures perdues

Houla, un estranger du dedans dans la base ? Ça va à l'encontre du règlement, même si on n'en a plus rien à faire, en ces temps troublés où le messiah va revenir

Oué,y a une solution, c'est que ce soit ma kouzine qui livre, tu n'as pas peur d'une femme, quand même ?

Une femme, non, une kamikaze,oui, c'est logique, non ?

Ça fait deux négations et une affirmation dans la même phrase, les deux négations multipliées nous font une affirmation, l'affirmation portée au carré renforce l'affirmation,on l'appelle ?

Banco ( je n'ai pas dit branco ni Brancouilles) on l'appelle !

Sitôt dit sitôt fait, Asmaa se pointe en marbilette, le soleil du désert nimbe sa chevelure dénouée ( oui la rusée s'est attifée en bataille, pour séduire) le ticheurte peine à contenir ses mamelles, le bloudjine est tendu sur ses cuissots façon kardachiante

 

La dope est partagée entre tous

La partie commence, cartes battues,rebattues, claquées sur le comptoir, exclamations juvéniles à chaque point engrangé, tintement des pièces et des jetons redistribués

Au bout de peu, ieut'nant a gagné ou perdu une partie, peu importe, le gage ? Passer dans la pièce à côté avec Asmaa, contre rétribution,of course

Ieut'nant n'est pas puceau mais la proximité de cette splendide créature, suintant de feminasserie, la croupe haute et arrogante, la respiration précipitée, les lèvres brillantes, ça lui fait perdre toute prudence, il se lève, déboutonne son treillis, passe à côté

Évidemment, Asmaa entend les choses d'une autre façon, sitôt entré, elle lui suggère de se devetir et de s'allonger, poignets lié, sexe au gardavous, il s'exécute, elle le ligote, en lui assurant que le bondage recule le moment sublime,il renchérit, elle se tortille, lascive, son nombril fixe l'oeil du ieut'nant,sa fente verticale, soigneusement épilée s'approche dangereusement de la bouche du garçu, qui perd un peu le contrôle

Elle en profite pour lui coller une lame sous le corgnolon,on est dans Tolstoï, là, la captive du Caucase ( il ne s'est pourtant pas exclamé"pourquoi faut il mourir ?" et elle ne descend aucunement de l'Imâm Chamil) elle appuie sur le couteau, le gosse qui s'est débarrassé de ses rets,a empoigné le Colt désert eagle de dotation, il a dechargé l'effaceur dans la trogne de la fille, puis il se vide dans un borborygme effrayant "j'aurais même pu t'aimer,salopppppe"

À côté, Mourad le palesto israélien a entendu le barouf, il se lève avec ses potes, ils avisent les cadavres, simple querelle d'amoureux, c'est des choses qui arrivent, ils retournent à leur partie de cartes
C'est Mourad qui ramasse le pli

Pas plus de 50 shekels, mais au prix auquel l'état hébreu paye ses sous traitants ( oui c'est lui qui a coincé des poils de balais de chiottes dans les ailettes du Jéricho) c'est toujours ça de pris

 

La fête bat son plein, sous l'aktion de la dope, de la fin du monde et de l'excitation juvénile

Voilà que nos sous traitants décident de faire une excursion dans la salle de lancement, dans les entrailles dirigeantes et effectives de l'état hébreu

On s'y rend en une longue théorie de traine savate alcoolisés et bafouillant, les mains fourrageant dans le fond des poches, un peu peur quand même d'être interdits d'entrée dans le bounquaire, porte blindée, code formatik, reconnaissance iridienne et toulmerdier

Mais penses tu !

En deux coups de pied de biche, la lourde craque comme la culotte d'un politicien de haute vertu morale devant les injonctions d'un groupe de pression ( représentant les ayants droit et néanmoins légitimes d'une communauté nationale qui a cependant beaucoup souffert) , ça fait frrtt, comme lorsque le vêtement de la femme aimée choie à ses pieds au cours d'un assaut consenti

Quel tigre de papier, pas vrai ?

On se rue sur la console, alors c'est ça, ce machintruc qui avoine les frelots du ramasse ou du fatar ?

Ça paye pas de mine, pourtant, pas vrai les aminches ?

Les doigts courent sur les claviers, comme ceux d'un puceau sur LA FEMME, lorsqu'il a épargné assez pour pouvoir aller assouvir sa curiosité

Et lorsque j'appuie là,kes kis pass,hein ?

Et là, ça te fait des frissons ?

Montre moi,montre moi tout !

Un à un, les silos se vident, les Jérichos montent au ciel puis détonnent à l'aveugle, parsemant ( et non parmesan et encore moins marzipan) le Néguev de débris bouillants, incandescents, qui coagulent le sable en imitation de verre phénicien des premiers âges antiques

Tant et si bien que dans un bureau de ouache ine tone, un gradé de la Navy, recevant par l'intranet les photos transmises par un satellite d'observation ( générateur photovoltaïque) commence à s'émouvoir
Guerre au proche et moyen Orient !

La nouvelle arrive sur le bureau du directeur du state dipartment, lequel ne peut répercuter au dessus, puisque au dessus, le responsable en chef de la nazion sur la colline s'est foutu à l'eau avec une pierre de moulin autour du cou

Ke fer ? Mais ke fer ?

Atomiser l'Iran ? L'irak, le Japon ?( On lui a ressorti les vieux protocoles des tiroirs, ceux écrits sur papier,si l'intranet fonctionne, pour de sordides raisons d'économie budgétaire liées au coût de l'espace de stockage, tout est dans le cloud,donc démerdes toi pour la version 1000.zero, tu l'as dans le baba)

Mais on a déjà atomisé les niaks,bordel, et puis personne parles des ruskoffs ni des noichs, là dedans
En effet, lui glisse à l'oreille, le sous secrétaire, la version a été réactualisée au moment de la disparition du bloc de l'est en tant qu'entité nocive et diabolik

Alors kes ke j'fais ?, j'ai une carrière politique à défendre, les américains ne comprendraient pas que nous restions sans broncher alors que notre meilleur allié endure les coups des djihadistes

Atomisez tout,mister secretary, sans faire de détails

Il appuie sur le gros bouton rouge, rien ne se passe

Une fois, deux fois

À la troisième, une voix de rogomme monte des hauts parleurs ( en angluche,laoud spiquaire) "c'est bon, on a entendu,j'vais ouvrir, y a pas l'feu, ces gens pressés, alors, quelle plaie !"

Évidemment, personne ne pige quoi que ce soit, et pour cause, c'est le concierge du palais de Tokyo, épicentre de l'art contemporain mondial ( mondial oui, mais inter galactique non, sûrement pas) , très fâché d'être dérangé lors de son bain de siège pour une crise hémorroïdaire aiguë

Il s'avance vers le guichet de la porte, en traînant des pieds dans ses charentaises, le pantalon de pyjama sur les chevilles, un monstrueux appendice rouge et suintant ballotant derrière lui comme une queue d'animal, baroque et douloureuse

Mais kes ki zont à m'faire chier ces cons là, un jour de fin du monde en plusse, si c'est pas du vice.... il déverrouille l'œilleton, personne,macache !

 

Bzzt bzzt, c'est le bouton atomik de l'amerik qui récidive, péremptoire,bzzt bzzt

Y a eu quelque part un soucis de connexion on dirait,mister secretary, ça doit être dans le ventre de la machine, enfin celui qui fonctionne encore, avec cet internet qui a fait flop....

Le ministre de toutes les armées n'est pas enchanté, lui qui rêvait de répandre l'armaguedon sur les voyous... mais de quels voyous est il question ?

Et d'ailleurs de quelle question est il question ?

C'est la question que leur pose l'ancillaire hémorroïdaire "oui, c'est pour quoi ? Je vous préviens, j'achète pas de calendrier ni d'autres conneries, j'ai des trucs à faire, alors dégoisez fissa, que je puisse retourner à mes occupations, déjà qu'avec la fin du monde j'ai pas l'assurance de toucher les heures sup' , alors j'attends"

À ouache ine tone, la déclamation n'est pas passée inaperçue, on s'interroge, c'est l'internet qui a planté ?

Une histoire à la con de non attribution de l'adresse IP ?

Ou alors c'est William de la porterie qui a foiré son truc en proposant un échantillon des données personnelles des terriens au diable ?

J'avoue que cette dernière option me semble plus crédible, moi, les erreurs d'attribution des adresses IP, j'ai trop vécu ça pour que ça ne me semble pas une excuse usée jusqu'à la corde

Le staff aussi, autour du belliqueux américain, est de cet avis

Il faut donc quérir un homme du net pour améliorer le truc, pas envisageable,name of god, que la fin du monde advienne sans châtier les coupables