06/08/2007
Funambules
Supposons qu’il y ait très schématiquement trois états psychiques chez l’être humain : la tristesse, l’état neutre et la joie (chacun de ces états comprend bien évidemment une infinité de nuances). Le plus souvent nous sommes, pour la grande majorité des individus, dans l’état neutre, nous cherchons à fuir la tristesse et aussi souvent qu'il est possible à trouver la joie.
Cependant il y a deux autres états que je ne pense pas accessibles à tous, nous ne choisissons pas : la dépression et l’euphorie. Autant la première avec sa sensation d'anéantissement est différente de la tristesse autant la seconde avec sa saveur d’infini l’est de la joie. Si les trois premier états précités sont quasiment mathématiques, selon ce qui nous arrive, les deux suivants sont incontrôlables ; même si l’on peut déterminer quelques déclencheurs ils surgissent la plupart du temps sans crier gare.
On y trouve quelque chose qui semble dépasser la normalité humaine. Ce n’est pas pour rien que l’on emploie des mots dérivés de la terminologie religieuse comme ''extase'' ou ''béatitude'' et que les grands déprimés disent qu’ils vivent un ''enfer'', une souffrance si intense qu’elle les pousse parfois à se suicider pour y échapper.
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Je m'interroge (31)
En France en 2007, peut-on considérer comme normal qu'une carte postale dûment affranchie au tarif en vigueur mette 25 jours (postée le 6 juillet, arrivée le 31 juillet) pour parcourir la distance qui sépare Lézignan (11) à Bordeaux (33) ?
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Sirènes
Les scènes de ménage et les cocufiages des dieux et des héros grecs nous ont donné les formidables récits que nous connaissons. Les babillages et les histoires de fesses de Loft story et de L'île de la tentation occupent nos soirées et nos conversations. Mais peut-être n'avons-nous que la mythologie que nous méritons.
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Le tour de France du patrimoine (choix absolument arbitraire) : Saint Martin de Boscherville (76)
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30/07/2007
Saison

Léon Lhermitte
La paie des moissonneurs
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Récréation (12)
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C'est vu
Je viens de voir Le labyrinthe de Pan de Guillermo del Toro. :
Espagne, 1944. Fin de la guerre. Carmen, récemment remariée, s'installe avec sa fille Ofélia chez son nouvel époux, le très autoritaire Vidal, capitaine de l'armée franquiste. Alors que la jeune fille se fait difficilement à sa nouvelle vie, elle découvre près de la grande maison familiale un mystérieux labyrinthe. Pan, le gardien des lieux, une étrange créature magique et démoniaque, va lui révéler qu'elle n'est autre que la princesse disparue d'un royaume enchanté. Afin de découvrir la vérité, Ofélia devra accomplir trois dangereuses épreuves, que rien ne l'a préparé à affronter...*
Les images, celles du monde enchanté comme celles de l'Espagne de l'époque, sont superbes, mais je me demande pour qui ce film a été réalisé. C'est trop violent et cruel pour les enfants, on y torture et massacre complaisamment (il est d'ailleurs interdit aux moins de 12 ans) et trop naïf et caricatural pour les adultes, les résistants communistes sont aussi dignes que les fascistes sont abjectes, et les personnages n'ont pas une once d'ambiguïté. Par ailleurs, le réalisateur est un des nombreux adeptes du ''fascisme égal mal absolu'', cela se devine à chaque plan et il l'explique d'ailleurs lui-même :
"À mes yeux, le fascisme est une représentation de l'horreur ultime et c'est en ce sens un concept idéal pour raconter un conte de fées destiné aux adultes. Car le fascisme est avant tout une forme de perversion de l'innocence, et donc de l'enfance. Pour moi, le fascisme représente en quelque sorte la mort de l'âme car il vous force à faire des choix douloureux et laisse une trace indélébile au plus profond de ceux qui l'ont vécu. C'est d'ailleurs pour cette raison que le véritable « monstre » du film est le Capitaine Vidal, qui est incarné à l'écran par Sergi Lopez. Un monstre bien réel comparé à ceux qui évoluent dans le labyrinthe. Le fascisme vous consume à petit feu, pas forcément physiquement, mais au moins spirituellement.*"
Bref, un film pour intoxiqué par la propagande ambiante ou critique cinématographique de L'Humanité, lequel a évidement adoré.
* Source Allociné
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