statistiques web gratuite

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

28/02/2017

Dresde, mon amour

Dresde 1945 : chronique d'un amour

Réalisé par Roland Suso Richter (2006)

Avec Felicitas Woll (Anna Mauth) , John Light (Robert Newman) , Benjamin Sadler (Alexander Wenninger)...

Synopsis

En 1945, après le débarquement, les Alliés pilonnent les grandes villes allemandes, annihilant tout reste de confiance dans le régime hitlérien. La ville de Dresde, appelée la «Florence de l'Elbe», fait partie des cibles. Anna Mauth, une jeune infirmière allemande, s'occupe comme elle peut des blessés, qui arrivent par dizaines tous les jours, à l'hôpital Martin-Luther de Dresde. C'est là qu'elle fait la connaissance d'un médecin, Alexander Wenninger. Les jeunes gens, qui ressentent très rapidement une attirance réciproque, envisagent de se marier. C'est alors qu'Anna recueille Robert Newman, un pilote britannique blessé. Elle en tombe amoureuse. La jeune femme est alors confrontée à un choix déchirant...

J'ai trouvé cette présentation du téléfilm allemand Dresden sur Télérama. Résumons, en 45 les Alliés bombardent l'Allemagne pour faire prendre conscience à sa population insouciante que le nazisme c'est mal. Le procédé peut paraître légèrement brutal, mais les exorcismes sont toujours un peu traumatisants pour les victimes. Dans la ville de Dresde transformée en crématorium géant une infirmière, Anna, et un médecin s'aiment. Cependant, Anna qui commence à se libérer des sortilèges hitlériens grâces aux effets magiques du phosphore soigne aussi un pilote britannique qui se cache dans une cave, sûrement par modestie afin de ne pas être acclamé trop tôt en libérateur. Et patatras ! voilà que notre héroïne s'entiche de lui. Là, ça m'échappe, je sais que les sentiments amoureux ont leurs bizarreries, mais trouver du charme à un des tortionnaires des siens dont elle voit quotidiennement les épouvantables exploits me laisse perplexe. Si on supprime la possibilité d'une maladie mentale chez notre infirmière on peut y voir plus raisonnablement la soumission au Système d'un réalisateur allemand qui condamne l’annihilation des grandes agglomérations du Reich par les bombes anglo-saxonnes, mais qui se doit de rajouter obligatoirement un édulcorant, soit une invraisemblable bluette pour expliquer que l'amour transcende les frontières et les conflits. Belle idée dont les tondues de la Libération constituaient sans doute la malheureuse avant-garde. Bref, l'idylle germano-britannique occupe l'écran et le bombardement devient anecdotique comme une invasion de fourmis lors d'un pique-nique en amoureux. Le procédé évite aussi que le spectateur en ne restant qu'avec des personnages allemands finisse par compatir à leur sort et condamne leurs bourreaux anonymes ; ici, l'adversaire à un visage dont on peut tomber amoureux. Je me demande si parmi toutes les bombes lâchées sur le Reich il y a eu des essais de bombes émasculatrices.

dresden.jpg

L'affiche où l'on peut constater que la destruction de Dresde a l'air de mettre de fort bonne humeur notre infirmière. Le pilote qui a endossé un uniforme allemand est plus dubitatif, en bon professionnel.

27/02/2017

Encore un peu de Xavier Eman

Carte blanche (9)

Spirolatères

Par Blumroch

En 1920, Hanns Heinz Ewers publiait *Vampir* ("Un roman tout en couleurs et en lambeaux"), comportant quelques réflexions étonnantes sur les liens secrets que l'auteur voyait ou croyait voir entre l'Israël éternel et l'Allemagne. D'étrange manière, cette idée (ou lubie, comme on voudra) d'Ewers se retrouve dans les constructions géométriques appelées spirolatères ("spirolaterals" en anglais). Inventés en 1973 par un certain Frank Odds et popularisés par le célèbre Martin Gardner, les spirolatères permettent de créer des figures complexes à partir de paramètres simples (nombre de répétitions, angle de rotation, segments : on en trouvera la définition dans le *Dictionnaire Penguin des curiosités géométriques*). Ainsi, un ensemble de paramètres permet d'obtenir une étoile de David. Or, en modifiant progressivement la valeur de la rotation, on aboutit à... une croix gammée. Étonnant hasard, quand même ! Qu'en aurait pensé Ewers ? ;-)

spiro_slow (2).gif

 

25/02/2017

Bribes d'Occident (38)

Les mystères des Cathédrales de Jean-François Delassus

24/02/2017

Las

Comme certains l'ont peut-être noté, ces jours derniers je publie avec moins d'assiduité ; la cause en est une certaine lassitude. Que mes visiteurs veuillent bien m’excuser : cela m'arrive de temps en temps et c'est passager.

22/02/2017

HP (4)

Déjà mis en ligne sur ce blog, mais devenu invisible sur You Tube le fascinant Toute marche mystérieuse vers un destin (Le cas Howard Phillips Lovecraft) de Patrick Mario Bernard et Pierre Trividic :

...et la chaîne d'un passionné : Howard p. Lovecraft. 

21/02/2017

Les limites

Je vais jeter des sacs contenant des déchets de jardin dans un centre de recyclage. En arrivant j'aperçois un bout de branche d'une dizaine de centimètres de diamètre et d'environ un mètre cinquante à cheval sur le terre-plein central et la chaussée obligeant les véhicules à faire un petit écart, elle a dû tomber d'une remorque tournant vers le site. À la barrière d'entrée il y a trois personnes, deux agents de la ville et un de sécurité. Je leur fais part de ce que j'ai vu et un des employés municipaux me demande si le morceau de bois est du côté de la déchetterie, je réponds qu'il est juste devant au milieu de la rue et il m'indique alors qu'il est désolé, mais qu'il n'a pas le droit de sortir du site. Je fais ce que j'ai à faire et à mon deuxième voyage je constate que la branche est bien sûr toujours au même endroit. Je franchis la barrière et l'agent de sécurité qui déambule sur l'aire de manœuvre me fait signe qu'il va m'aider pour ma marche arrière vers le container. Une fois arrêté je m'aperçois qu'il m'a trop fait reculer et que je ne peux plus ouvrir mon hayon à cause du garde-corps. L'agent constate avec moi et s'en retourne vers ses collègues pendant que j'avance un peu. Une fois mes sacs vidés je vais prévenir un employé que je laisse ma voiture deux minutes pour aller chercher la branche. Il me dit que c'est très gentil parce que eux n'ont pas le droit. Cette petite histoire me fait garder espoir, dans cette société il y a encore des employés serviables et respectant scrupuleusement le règlement.