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02/03/2009

''La femme est l'avenir de l'homme...''

     Les exécutions capitales, horrible spectacle si fréquent et si couru aux Temps Modernes, représentaient certainement une occasion de défoulement des instincts. Par exemple, Damiens subit un siècle et demi après lui, le même supplice que Ravaillac, pour une tentative de régicide dirigée contre Louis XV. Tous les bons Français et les touristes étrangers se pressèrent, le 28 mars 1757, en place de Grève ; Casanova y avait loué, pour un compatriote et trois de leurs amies, une bonne fenêtre, juste devant l'échafaud, au prix de trois louis. Les dames se mirent devant, légèrement penchées, pour ne rien manquer de la fête et aussi pour la laisser voir à leurs compagnons, placés derrière et en-dessous d'elles. Elle dura quatre heures et, pendant la moitié de ce temps, tandis que le malheureux hurlait à mort, une des femmes le contemplait avec d'autant plus d'intérêt qu'elle se trouvait troussée fort délibérément et adroitement par l'ami du Vénitien.

 

Jacques Solé

L'Amour en Occident à l'époque moderne

01/03/2009

Musique (106)

Anonyme de la fin du XVIIIe (Códice Martínez Compañón)

Tonada El Diamante

28/02/2009

Houtzpah

Pour sauver le camp d'Auschwitz-Birkenau qui tombe en ruine le gouvernement polonais qui entretient le site demande l'aide des pays de L'UE. Dans une interview au Figaro l'omniprésent Serge Klarsfeld justifie cet appel :

« Il ne faut pas oublier que ce sont, entre autres, les policiers français, belges, hollandais et italiens qui ont rempli les trains [qui ont conduit les Juifs dans les camps de la mort] ! On ne peut pas faire porter à un seul pays le poids de la préservation d'un tel site. Je pense que l'Allemagne et la France seront sensibles à cela. Cette initiative doit être européenne car tous les pays ont un lien avec Auschwitz en Europe. Je n'ose pas envisager un refus. On ne peut pas laisser Auschwitz disparaître. »

Au lieu de mettre en avant l'intérêt historique des lieux, notre sémillant septuagénaire préfère culpabiliser. Venant d'une ''conscience'' d'un peuple qui a souffert de l'accusation de faute collective pour la condamnation du Christ je trouve cela assez hardi.

 

On peut lire l'interview chez Gaëlle Mann

27/02/2009

Le tour de France du patrimoine (choix absolument arbitraire) : Les Landes

Les églises anciennes

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Mitch Ridderdublin_door.jpg

 

Mitch Ridder

Dublin door

26/02/2009

Chef-lieu : Paris

Lors de soirées, il m'est déjà arrivé lorsque la conversation dérivait sur un sujet social ou politique de dire que j'aimais mon pays. Il fallait voir la tête de mes interlocuteurs, j'aurais dit que j'étais nécrophile je crois que l'effet n'aurait pas été différent. Certains, se forçaient à sortir de leur sourire mi navré mi indulgent de circonstance pour dire des choses du genre : « T'as beaucoup voyagé ? » ou « Il y a d'autres pays intéressants, tu sais... » sous-entendant, j'imagine, que pour dire des choses de ce genre je ne devais pas avoir dépassé les limites du département. D'autres encore, tombant dans l'erreur commune de confondre la nation et le régime, me demandaient comment je pouvais dire ça avec un gouvernement comme le nôtre. M'expliquer aurait été inutile dans un tel contexte et l'effet obtenu me suffisait, de toute façon il y avait toujours quelqu'un pour débloquer la situation et changer de sujet.

Fragments

Une dame âgée me raconte ''sa'' Seconde guerre mondiale en Charente :

- Comme nous avions une grande maison, nous avons dû loger un officier allemand. Il est resté deux ans, le soir nous devions attendre son retour pour pouvoir fermer les volets, parfois il rentrait tard.

Il a toujours été très correct, il nous apprenait des mots d'allemand et adorait ma petite soeur. Elle avait 3 – 4 ans, il la prenait par la main et l'amenait au village acheter des bonbons. Vous croyez qu'elle allait refuser ? Ma mère avait peur que les gens pensent qu'on sympathisait avec les Allemands.

À la Libération, mon frère c'est engagé dans les FFI, comme il était jeune on l'a envoyé espionner les défenses de la poche de Royan. Il n'a pas refusé : il était plutôt crâneur. Ma mère était morte d'inquiétude mais tout c'est bien passé. Il m'a avoué après qu'il croyait être arrêté pour être abattu à tout moment et se forçait à avoir l'air normal quand il croisait des soldats allemands.

On vivait à la campagne, on n'a pas trop souffert de la guerre.