statistiques web gratuite

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

03/04/2020

Histoire... (161)

Les Barbaresques

De très étranges pirates

 

Nous avons lu Les Barbaresques, la course et la guerre en Méditerranée XIVe-XVIe siècle, par Jacques Heers (Perrin, août 2001, 370 pages, 22,20 €.

 

Le souvenir des frères Barberousse et des Barbaresques d'Alger hante nos livres d'Histoire en traînant derrière lui de nombreuses interrogations.

Les historiens français se sont rarement intéressés à ces corsaires turcs qui bénéficièrent de la bienveillance contre nature du roi François Ier.

Considérant l'alliance sacrilège du roi Très-chrétien avec le sultan Soliman le Magnifique, l'historiographie traditionnelle en cherche la justification dans le souci de desserrer l'étau constitué par les possessions de son rival, Charles Quint, empereur d'Allemage, roi d'Espagne, suzerain des Pays-Bas et grand-duc d'Autriche.

Le grand historien médiéviste Jacques Heers tord le cou à cette interprétation complaisante.

La réunion sur la tête de Charles Quint de la couronne impériale et de la couronne d'Espagne a été moins un atout qu'une faiblesse. La preuve en est qu'au terme d'un long règne semé de déconvenues, il n'a rien trouvé de mieux que de séparer ses possessions, laissant l'Espagne à son fils Philippe et le Saint-Empire romain germanique à son frère Ferdinand.

Dans les faits, François Ier, peu soucieux de protéger le pré carré capétien, a poursuivi toute sa vie les chimères d'outre-monts. Il a usé ses forces à tenter de conquérir l'Italie et c'est pour cela qu'il a combattu Charles Quint et noué des relations avec les Turcs.

Au lendemain de la défaite de Pavie, en 1525, sa mère Louise de Savoie envoie des émissaires auprès du sultan, lequel s'empare de la Hongrie l'année suivante et arrive aux portes de Vienne sans que la France ne s'en soucie outre mesure.

Dans le même temps, les Français encouragent les corsaires turcs basés à Alger dans leurs attaques contre le littoral italien. Au célèbre Kheir ed-Din, alias Barberousse, allié de François 1er, s'oppose le Gênois Andrea Doria, un corsaire du camp autrichien.

Leur champ de bataille est la Méditerranée occidentale. Razzias des villages côtiers, attaques des navires marchands, et surtout rafles de prisonniers par milliers et dizaines de milliers.

Les prisonniers, hommes, femmes et enfants, sont vendus comme esclaves sur les marchés ou rétrocédés contre rançon à l'image de Miguel Cervantès, le futur auteur de Don Quichotte.

Jacques Heers fait ressortir le caractère inexpiable de ces guerres méditerranéennes, où s'affrontent indistinctement musulmans et chrétiens. L'historien souligne leur différence d'avec les guerres féodales de l'Europe septentrionale, encadrées par un code chevaleresque assez strict.

André Larané

Publié ou mis à jour le : 2019-12-29 20:11:44

Source : Herodote.net – Le média de l'histoire

 

La piraterie et la vente d'esclaves chrétiens durera jusqu'au début du XIXe siècle. Un documentaire, Pirates - Les corsaires barbaresques de Robert Schotter, visible sur Arte jusqu'au 08/04/2020 relate les combats des jeunes États-Unis contre ce fléau.

 

02/04/2020

Février trop doux, printemps en courroux

Je ne sais pas si le virus de la Covid-19 est issu d'une expérience de scientifiques farceurs qui a mal tourné ou de l’accouplement d'un pangolin et d'une chauve-souris qui cherchaient à s'occuper en attendant d'être vendus comme viande de boucherie, mais je ne surprendrais personne en disant que cette histoire est lamentable de bout en bout. Encore que le deuxième n'apparaisse pas encore très distinctement et que le chemin qui y mène nous réserve certainement des surprises dont on se passerait volontiers. J’exècre bien évidemment l'idéologie mondialisme et son mélange délétère de christianisme le plus mièvre et de mercantilisme le plus sordide, mais s'il a un aspect positive c'est bien la rapidité de la diffusion de l'information ; or malgré le recul – la maladie est apparue officiellement depuis décembre 2019 – on patauge allègrement. Ça a été : continuons comme si de rien n'était puis tous aux abris, les masques ne servent à rien puis en fait si, la choroquine c'est très dangereux puis un petit peu ne fait pas de mal... et c'est toujours : les symptômes vont de rien au trépas, la mortalité varie selon selon les chiffres, les pays, l'état de santé du malade et peut-être la lunaison... Alors on se confine en s'auto-autorisant à sortir mais pas trop. Et pas question de protester, c'est la guerre, l'union sacré, no pasaran, l'ordre n°270, la dernière cartouche... On sert les fesses et les rangs. Celui qui émet des doutes est un mauvais citoyen, un complotiste, un fasciste.

S'il n'était pas aussi méprisant et néfaste Macron ferait presque de la peine, banquier propulsé à la tête de l’État pour liquider la vieille France et la remplacer par une simple succursale de la Global Village Company comme un DRH doit annoncer la fermeture d'une usine en y mettant les formes il a d'abord été bousculé par les Gilets jaunes ; le Système s'étant légèrement trop avancé sur le pronostic vital du peuple. Surpris et effrayé il a constaté avec ravissement et un peu d'étonnement – dans son monde on ne fait confiance à personne – qu'il pouvait compter sur le soutien indéfectible de ses luxueux laquais médiatiques et des petites mains gantés et lourdes des forces de l'ordre. Et puis ça a été l'imprévisible pandémie – on est au XXIe siècle tout de même – qu’aussi incompétent et que mal conseillé il gère à la petite semaine. En fait il a raison sur certains points  : il faut penser printemps parce qu'on n'en profitera pas beaucoup, et nous sommes bien en guerre, mais en mai 40.

Trafic

Flightradar24 permet de suivre les vols des avions commerciaux dans le monde en temps réel. Visuellement cela fait encore beaucoup d'appareils en mouvement et je serais bien incapable de dire si le trafic a beaucoup diminué depuis le début du confinement.

(Merci à EB)

01/04/2020

Carte blanche (14)

Laissée à EQUALIZER (troisième partie) :

 

"...en route ! ...en route ...en route... ? j’avais pensé y’avait longtemps à “comment se débarrasser des encombrants” ...l’incinérateur à ordures aurait convenu s’il n’avait été fermé un mois avant sur demande des écolos... ça foutait mon plan en l’air. On peut pas tout prévoir. Passer au plan B, et p’têtre C... ? L’ancienne carrière à six kilomètres offrait l’intérêt d’être déserte. La dernière fois que j’y étais allé, l’ancien bâtiment tenait encore debout. La piste qui y menait, ornières et nids d’autruche, peu ou pas fréquentée ferait encore affaire... j’avais plus le choix ! et pas trop de temps à perdre. J’allais démarrer quand il m’est venu un idée : comment étaient arrivés mes deux lascars ? z’étaient pas venus à pieds au milieu de nulle part ? J’ai armé le chien du 44, trois balles encore... pas de voiture à la ronde. C’est près de la clôture affaissée d’un ancien jardin que je l’ai vu : un scooter noir sur le flanc, son phare a réfléchi (mieux qu’eux) au faisceau (humm !) de la Streamlight. Moteur encore tiède, le scoot avait plus de plaque mais le laisser là n’était pas possible. Pas question de charrier l’engin... un coup de fourgon, la planche... et coup de bol, le 125 a démarré au deuxième titillement du bouton. J’ai du faire de la place... pousser les sacs.. ffff... la Mob... et hop le scoot dedans. J’avais rien oublié ? ...en route.

La piste était pire qu’en mon souvenir, les intempéries avaient creusé... ça tanguait... bing blang gling... j’ai arrêté le fourgon devant l’entrée du bâtiment en ruine. Plus de porte ni carreaux, et le toit de tuiles éparses laissait passer le ciel étoilé. J’ai coupé le contact et attendu cinq minutes... silence. Les portes arrières ouvertes la cargaison avait un peu chaviré... déchargement du scoot laissé contre le fourgon... et de la Mob mise à l’écart, le 44 dans la sacoche. J’ai rien laissé dans le fourgon et récupéré sur le plancher, le piolet moitié rouillé... homologué “Ramon Mercader” ? une vieille vanne qui me faisait encore marrer. J’allais arroser copieusement d’essence quand j’ai vu bouger le tas de chiffons, couvertures, tas de cartons... il en est émergé péniblement un zombie hirsute, visiblement chargé à mort, il a fait deux pas en tendant une main : “flouss ! flouss !”... OK mec, j’ai laissé tombé mon portefeuille devant ses pieds. Il s’est penché - mauvaise pioche ! - l’a pas eu le temps de voir venir... le piolet est entré avec un tchac dans le haut de son crâne de piaf... un tour de poignet pour mouliner son fromage blanc bouffé au crack. Un client de plus... l’imprévu en histoire ? Bien étalé sur ce qui lui servait de grabat. Dommage pour lui. J’ai laissé le piolet. Cadeau. J’ai pas eu trop des vingt litres du jerrican pour le fourgon et le zombie et même le petit bidon de deux litres de réserve y est passé. Une belle traînée d’essence... La Mob a démarré en trois coups de pédalier, pêtpêtpêt... un coup de zippo... c’est arrivé au fourgon, au grabat... plouf... Go to Hell ! 

Le retour a été une promenade de santé. Je m’étais retourné pour voir le feu d’artifice... joli! Il me restait plus qu’à nettoyer... et le plus tôt serait le mieux. Côté gendarmerie ou police, les gars de terrain étaient assez emmerdés au quotidien pour creuser les affaires vites classées “règlements de comptes entre dealers”... mais valait mieux pas leur donner un os à ronger. Les pires de ordures c’était la PolPoT, le nom qu’on avait donné à la “POLice-POLiTique”. Des vrais salopards secondés par les AUXI. Ces “auxiliaires” tous voyous issus de la diversité et des antifa, avaient une carte barrée tricolore du Service d’Action Républicaine (le S.A.R.) valait pieux éviter de les croiser. Jusque-là j’étais passé sous les radars en évitant de m’embarquer dans des groupes fumeux de résistance à parlottes, les blogs internet, face-bouc et autres... faire F.O.M.E.C disait le sergent-chef du temps où l’on apprenait à manier le Mas-36, un petit fusil français, injustement méprisé des imbéciles, pourtant maniable, simple, indestructible... FOMEC... Fond Ombre Mouvement Éclairage Camouflage... C’était pas tout ça mais il me fallait penser à changer de crèmerie... changer d’atmosphère ! Cette guerre je ne l’avais pas voulue... mais on y était."

 

Points de repère

Le site de la chaîne Arte propose quelques épisodes de la série d'animation documentaire historique Points de repère.

Pour :

  • Récits bien synthétisés (parfois un peu trop)

  • Animation de bonne qualité (claire et esthétique)

  • Durée (26 minutes)

Contre :

  • Parti pris idéologique (relativisme de mise)

  • Notion de moments clés qui feraient basculer l'histoire très discutable

  • Intermèdes explicatifs un peu tape à l’œil et assez laids