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14/10/2015

Champ d'étoiles (24)

Vendredi 15 août 2003

22me étape (8me de cette année) – De San Domingo de la Calzada à Belorado - Environ 26 km

Temps couvert en matinée.

Parti tardivement, je mets 7 heures pour faire l'étape en prenant mon temps. Arrivé, je choisis une auberge privée grand confort (7 €).

Plaza Mayor je retrouve Danielle, JP et Nicolas à la terrasse d'un bar avec Noemi et Raquel deux jeunes Espagnoles. Nico me demande si on a dû me réveiller et me chasser à l'auberge précédente vue l'heure tardive à laquelle j'arrive. Il est descendu à l'auberge publique, les deux autres Français sont à la même que moi.

Sieste, balade (pas de peau de serpent dans la chapelle du couvent malgré ce qui est inscrit sur mon guide) et restaurant le soir avec JP et Nico. En terrasse, il fait un peu trop frais et je dois aller chercher un sweet dans mon sac au refuge pour pouvoir apprécier le dîner avec mes compagnons.

Champ d'étoiles (23)

Jeudi 14 août 2003

21me étape (7me de cette année) – De Najera à San Domingo de la Calzada - Environ 21 km

Ciel voilé.

Levé à 5h00, je fais le chemin avec Aki. On a parlé de tout en mauvais anglais, société, sport, cinéma, littérature... Il tente de m'apprendre quelques mots de japonais que j'ai beaucoup de mal à prononcer.

Arrivé en forme à San Domingo un peu après 10h. Sur place il y a 2 refuges, je prends le deuxième. Une dame âgée qui parle un français parfais me reçoit. Le refuge est agréable. Box de 4 lits non superposés. Mon voisin est un Turinois avec une entorse, il a eu le droit de rester une nuit supplémentaire. Nicolas est là aussi avec une jeune Française. Danielle et JP sont dans l'autre refuge. Visite de la cathédrale puis restaurant. Discussion avec un Américain que je prenais précédemment pour un Espagnol et d'un Irlandais séminariste.

Tiens, ça me revient : hier, sur le Chemin qui menait à Najera j'ai échangé quelques mots avec une jeune pèlerine Suisse qui venait en sens inverse, elle fait l'aller-retour de chez elle à Santiago à pied. C'est la première personne que je rencontre à le faire.

13/10/2015

Je plussoie

Dans les crises politiques, le plus difficile pour un honnête homme n’est pas de faire son devoir, mais de le connaître.

Louis de Bonald

 

Il y a des temps où il est impossible de bien faire.

Cardinal de Retz

 

Si le réactionnaire n’a aucun pouvoir à notre époque, sa condition l’oblige à témoigner de son écœurement.

Nicolas Gomez Davila 

 

Si tu te fais ver de terre, ne te surprend pas si on t'écrase avec le pied.

Emmanuel Kant

 

Parmi les figures de notre destin se trouve aussi celle que nous appelons le poste sacrifié, et nul ne sait si ce destin ne sera précisément le sien...

Ernst Jünger

 

A la racine de tout il y a un état de sensibilité. On s’efforcerait vainement d’établir la vérité pour la raison seule, puisque l’intelligence peut toujours trouver un motif de remettre les choses en question.

Maurice Barrès

 

Quand j’entrerai chez Dieu, c’est l’enfant que je fus qui me prendra par la main.

Georges Bernanos

12/10/2015

Champ d'étoiles (22)

Mercredi 13 août 2003

20me étape (6me de cette année) – De Logroño à Najera- Environ 28 km

Temps beau et chaud avec un ciel voilé le soir.

Parti à 6h30. Logroño a des faubourgs qui n'en finissent pas. Traversée d'un agréable parc avec lac à la sortie de la ville. Dans certains villages le Chemin passent sous les bâtiments par des passages couverts. Il y a des fontaines partout, d'eau de ville ou de source, heureusement car c'est bien utile quand on marche, l'eau tiédit vite dans les gourdes. L'eau de source a ma préférence et de loin, l'autre a un fort goût de chlore. Presque tous les clochers ont leurs imposants nids de cigogne.

Chemin faisant je rencontre Jean-Paul, un viticulteur, parti du Puy en 2 000. En discutant les kilomètres passent plus vite et nous finissons ainsi l'étape. Arrivé à Najera, je vais au refuge. Prix de la nuitée libre, je laisse 10 €. Il y a plusieurs Français plutôt sympas et des Espagnols branchés, piercing, tatouages et maintenant St Jacques, style « Quoi, t'as pas encore fait Compostelle ? » Danielle, une Française qui chemine avec Jean-Pierre est un peu chamboulée, elle a vu un exhibitionniste en traversant un petit village. Le Chemin a ses dangers. À Logroño, une affiche au refuge public recommandait de ne pas partir avant 6h de matin, le quartier n'étant pas sûr.

Après avoir poser mon sac au refuge je vais manger puis faire un tour en ville. Je tente même une petite sieste sur la pelouse au bord de la rivière mais les mouches m'en empêchent. Je trouve un cybercafé et j'envoie des messages à Q***, l***, S*** et E***, j'en profite pour surfer un peu (2 € 50). Quand je décide de visiter le monastère Santa Maria la Real il est trop tard, il n'ouvre que de 16 à 19 h. Je constate aussi que l'entrée du bâtiment est juste à côté du refuge dont celui-ci fait partie. Le monastère est immense. Dommage, je ne le visiterai pas.

Musique (389)

Phosphorescent

Song for Zula

Blankets

The hanging tree

Keep Shelly In Athens

Hauntin' me

Champ d'étoiles (21)

Mardi 12 août 2003

19me étape (5me de cette année) – De Los Arcos à Logroño - Environ 29 km

Temps beau et chaud.

Parti à 6h30. Je mange vers midi à Viana. César Borgia y est mort, moi, je ne fais qu'y passer. Étape longue avec pas mal de relief.

À l'entrée de Logroño, une aimable dame, Señora Felisa, est chargée du décompte des pèlerins. Un homme qui se trouve là me dit qu'à Paris la canicule a tué 50 personnes. Je lui demande des adresses de pensions. Va pour la pension Sebastian ! Une fois sur place c'est 30 € avec les sanitaires dans le couloir. Curieux, le calcul des prix en Espagne, pour 5 € de plus, hier j'avais tout attenant à la chambre et même un ventilateur. Je décide de renvoyer des affaires par la poste : pantalon, sweet, coupe-vent... Je ne pense pas qu'il va subitement faire froid. La poste du quartier est fermée pour travaux, je dois me rendre à une autre. Après avoir demandé 10 fois, je trouve enfin. L'employé, très sympa, m'explique patiemment comment faire. Il parle un peu anglais et moi, fatigué, soudainement plus du tout. Je finis par être délesté de près de 2 kg et de 18 €.

J'achète un nouvel appareil photo.

L’asiatique précédemment rencontré et qui s'avère être un Japonais du nom d'Aki est déjà arrivé. On m'a pourtant dit qu'il souffre d'ampoules. Il ne craint pas la douleur ou alors il se téléporte.

Je vais faire un tour en ville. J'avais oublié que les tags existent. Maintenant que j'ai de nouveau un appareil je décide d'aller prendre Felisa en photo. Difficile de retrouver mon chemin, il n'est indiqué que dans un sens. Felisa me reconnaît.k.jpg

Señora Felisa

 

11/10/2015

Katzen

Comment dit-on, déjà ? Ah, oui : un peu de douceur dans ce monde de brutes. Il paraît aussi que les vidéos avec des chats sont les plus vus sur le net. Bref :

National-Socialists With Cats