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09/06/2018

Relais (2)

Le journal Présent risque de disparaître, A moy que chault ! lance un appel à l'aide et en explique la raison.

Commentaires

J' ai connu Présent à sa création , j' étais même abonné , il y avait la plume acérée de François Brigneau ... et puis .. et puis .. par une de ces embrouille dont l' "Ext.-Dte" a le secret (j'ai même oublié!) Brigneau est parti ... le journal a changé , sans doute une ligne éditoriale moins "ouverte" , bref je n' ai pas renouvelé l' abonnement , achetant le journal selon l' intérêt parfois d' un seul article . Dommage , je crois que Présent n' a pas su fédérer des lecteurs aux avis divergents (?) quant aux pages entières consacrées au vaticancans .. un peu ça va , et vient l' indigestion . J' ignorais que ce journal existait encore .

Écrit par : EQUALIZER | 10/06/2018

J'ai été abonné quelques temps à National Hebdo et puis à Présent (il faut varier les plaisirs) je n'ai renouvelé l'abonnement ni pour l'un ni pour l'autre, achetant un numéro de temps à autre. la question religieuse pourrit un peu le milieu entre athées, païens, cathos Vatican et cathos purs et durs...

Écrit par : Pharamond | 10/06/2018

Quant au *Rivarol* d'après Camille-Marie Galic, il a des obsessions lassantes qui ne risquent pas de lui gagner beaucoup de suffrages...

Écrit par : Blumroch | 10/06/2018

Je n'ai jamais été abonné à Rivarol, juste quelques numéros achetés il y a longtemps. Il y a quelques années que je n'ai plus acheté aucun journal de "notre bord". Le pandémonium me suffit ; à tord peut-être.

Écrit par : Pharamond | 10/06/2018

J'aurais bien aimé lire le *Rivarol* de Cousteau et de Poulet. Dans les années 90, *Rivarol* pouvait encore être consulté, notamment grâce à un certain Charles Filippi qui signait de bonnes chroniques (son *gimmick* : "Faut-il en rire ou en pleurer ?"). Faut reconnaître que *tous* les canards, quel que soit leur bord, tournent vite en rond. La succession, lassante, des preuves de l'effondrement et des sujets d'énervement n'amène rien, ne résoud rien. On s'en détache comme on se détache de certains blogs, même honorables (pour ma part, j'ai considérablement réduit la liste). Une fois qu'on a compris les principes, les illustrations, toujours les mêmes au fond, sont sans grande importance.

Écrit par : Blumroch | 10/06/2018

Je comprends la position de Xavier Eman. Je n'ai jamais acheté aucun numéro des quotidiens de la mouvance. En revanche, je suis abonné à Eléments, et l'étais à la NRH. Et je lis aussi Nouvelle Ecole, Krisis de temps à autre. Il m'arrive d'acheter Réfléchir et Agir.
Pour revenir à Présent, son côté droitard et catholique ne m'attire pas spécialement. Chaque fois que j'entends Caroline Parmentier dans Bistrot Libertés, je me dis n'avoir rien en commun avec ces individus et de leur amour de l'ordre pour l'ordre.

Écrit par : Sven | 10/06/2018

Blumroch > Oui, entre compilation de faits divers sinistres et analyses tatillonnes des causes de notre déclin on peut finir par se lasser. Que ce soit un journal ou un blog. Pourtant ce type de média a ses inconditionnels comme certains écoutent France Info toute la journée.

Sven > Comme je l'ai dit je ne lis plus cette presse, ce qui ne m'empêche pas de souhaiter qu'elle perdure.

Écrit par : Pharamond | 10/06/2018

@Sven : Dans le même registre "Je n'ai rien en commun avec ces individus", nous avons sans doute tous constaté avec terreur que de parfaits crétins pouvaient prétendre apprécier les mêmes livres, airs, films, séries et jeux que nous. Heureusement, ce n'est jamais pour les mêmes raisons. Quand on voit les fans moyens d'Abellio, de Tolkien et de *Supernatural* (trois exemples parmi tant d'autres), on a envie de feindre ignorer ces oeuvres.
Dans l'ordre politique, c'est plus pénible encore, au point qu'on se demande par quelle erreur nous sommes là, par quelle erreur ils sont là.

Écrit par : Blumroch | 10/06/2018

@Blumroch

Comme c'est pénible de les entendre évoquer des oeuvres qui nous sont chères. C'est pour cela que je n'ai jamais lu le livre de Bernard Maris sur Jünger et Genevoix. Il m'est arrivé récemment de me tailler un franc succès avec des collègues me parlant Japon, sushis, zen, ... Je leur ai rappelé que la recherche de la perfection était dans tous les domaines. Dans le Hagakure, il est fait mention d'une piquante anecdote: des moines boughistes zen avaient en charge l'éducation du fils d'un empereur ou d'un daimyo. Dès l'adolescence, à 12 ou 13 ans, il lui faisait s'entraîner à décapiter des condamnés à mort dans le but, que le jour où il deviendrait empereur, sa main ne tremble pas au cours d'une exécution et que la tête du condamné tombe du premier coup. Ca a jeté un froid pendant le repas. Certains bobos n'ont pas dû manger de sushis pendant plusieurs semaines.

Écrit par : Sven | 11/06/2018

@Sven : Vous avez raison de vous éviter d'inutiles énervements, même si cette sage abstention est à pratiquer avec discernement pour ne pas rater -- rarement -- d'importantes et inattendues découvertes. Par exemple, dans ma jeunesse studieuse, au cours de mes raids chez les bouquinistes et chez Gibert, je n'avais *ni* évité *ni* cherché les oeuvres d'un Anatole France ordinairement présenté comme socialiste et dreyfusard (ce dernier adjectif pour les mauvaises raisons habituelles ; les bonnes, comme je l'ai appris tardivement, ne sont guère évoquées que dans les histoires de l'espionnage et du renseignement -- en tout cas dans celles qui font l'économie de toute idéologie ou obsession). De fait, ayant d'autres lectures prioritaires, je me suis longtemps dit que j'irais y voir "plus tard", *à l'occasion* -- un écrivain apprécié par Maurras ne pouvant être, quand même, sans intérêt (sauf ses chers poètes provencaux régionalistes !).
Un jour, au cours d'un safari chez Gibert, cherchant évidemment autre chose, je tombai sur une étagère entière à France consacrée : opportunité de remédier à une lacune puisqu'alors âgé de 24 ans, je n'avais jamais lu une ligne de cet auteur (à part quelques citations et articles, ce qui ne compte pas). *L'île des pingouins*, *Le procurateur de Judée*, *Les dieux ont soif* et *L'histoire contemporaine* m'allaient transformer en admirateur. Me serais-je fié à l'opinion répandue que je me serais trop longtemps privé de grandes joies en ignorant Bergeret, Coignard et Bonnard.

Je ne me souvenais plus de cette édifiante anecdote tirée du *Hagakure*. Incidemment, je suppose que vous recommander *Le Japon moderne et l'éthique du samouraï* et *La mort volontaire au Japon* serait inutile, voire insultant ; vous *pourriez* toutefois ne pas connaître le remarquable *Bushido, l'âme du Japon* d'un certain Inazo Itobe, auteur qui présente l'intérêt de connaître aussi bien son Orient natal que notre Occident.

Sur le souci de la perfection, en voici une autre, d'anecdote, que rapportait Koestler dans un contexte particulier, savoir une lourde atmosphère de licenciements arbitraires et imprévisibles (j'ai modifié quelques détails, ayant la flemme de chercher le texte original, que vous trouverez dans *La quête de l'Absolu*, une anthologie qui est la meilleure introduction possible à l'oeuvre de Koestler, et pour cause : il l'a composée).

Il y a très longtemps, dans une très lointaine Chine, vivait un bourreau d'origine japonaise, surnommé Lame-de-Rasoir. Homme paisible et bienveillant, épris de perfection, il mettait un point d'honneur à ne pas faire souffrir inutilement, qui tranchait donc les têtes d'une main ferme, rapide, décisive et même compatissante. Les services de cet artiste étaient évidemment demandés par les condamnés eux-mêmes, quand le juge leur donnait de choix du bourreau : pratiquée par Lame-de-Rasoir, l'exécution, déjà réputée indolore, ménageait aussi la *dignité* du supplicié qui avait, par faveur spéciale, le droit d'attendre entravé mais *debout* la mort apportée par Griffe-de-Chat, le célèbre katana de Lame-de-Rasoir.

N'ayant jamais eu à frapper une seconde fois, notre bourreau se croyait pourtant indigne de sa réputation d'excellence. Il éprouvait une sourde insatisfaction car il estimait n'avoir jamais été assez *rapide* dans l'exercice de son office. En plus de son entraînement quotidien sur les politiciens corrompus (en ces temps éclairés, la mort était le châtiment appliqué à *toutes* les crapuleries perpétrées par cette engeance maudite, qu'il s'agisse de faux comptes de campagne ou de haute trahison au profit d'intérêts étrangers), il priait les Dieux de lui accorder la faveur d'une exécution *parfaite*, en accord avec la Voie du Sabre.

Un jour, alors qu'il devait exécuter un certain Ma-Krong (un magistrat traître ayant donné des charges rémunératrices à tous ses amis et à de nombreux membres des Triades), il procéda comme à son habitude, selon un rituel immuable : après une courte prière aux Dieux, il s'inclina devant le juge, devant le public, puis devant le condamné qui lui rendit sans élégance son salut avant de se redresser, attendant, résigné, le coup fatal.

Ayant abattu sa lame d'un geste prompt et sûr, Lame-de-Rasoir crut avoir raté et le cou et son coup ! En effet, de sa crispante voix de fausset, le condamné aux yeux déjà morts lui adressait ces reproches en termes véhéments : "Pourquoi, ô Exécuteur de la Justice, es-tu aussi cruel ? Tu es pourtant réputé pour ta bienveillance et pour ta rapidité. Ne prolonge pas mon supplice, ne me fais pas attendre plus longtemps la séparation de ma petite tête de vendeur d'avec mon corps de freluquet !" (les paroles originales ont pu être formulées en d'autres termes et en chinois charabia, selon la chronique ; on les a, ici, modernisées).

Notre bourreau, d'abord anéanti à l'idée d'avoir failli, et en public, pour la première fois de sa vie, s'imagina pendant un instant contraint de recommencer l'exécution avant de racheter sa honte dans la mort (heureusement, le *Hagakure* lui était familier, qui l'avait accoutumé à toujours penser à la mort).

Il eut soudain une illumination.

Rendant intérieurement grâce aux Dieux, il s'autorisa un léger sourire, s'inclina devant le juge, devant le public et devant le condamné auquel il adressa, sur un ton fort aimable, cette requête : "Veuillez saluer, vous aussi, je vous prie."

(La version de Koestler est meilleure, évidemment, et pas seulement d'être plus brève.)

Écrit par : Blumroch | 12/06/2018

Gloups. Ma douce et tendre estime que la chute n'est pas assez claire. A tout hasard, faut donc penser à une scène de *Cube*, pour l'effet spécial. ;-)

Écrit par : Blumroch | 12/06/2018

J'avais saisi ;-)

Écrit par : Pharamond | 12/06/2018

"Pourtant ce type de média a ses inconditionnels..."

Inconditionnels, c'est le mot et quand on n'aime pas la mentalité de club, de petit club. Je ne sais même pas si ces journaux ont contribué à maintenir "la flamme" ? Moi, quand j'ai approché à quelques reprises dans la vraie vie le lectorat typique de ces journaux, j'ai rencontré des gens avec lesquels je n'aurait pas aimé être enfermé plus de dix minutes dans un ascenseur.

Écrit par : UnOurs | 12/06/2018

@Pharamond : Sans doute, mais n'aviez pas commenté ! ;-) Et puis, c'était moi qu'on accusait d'obscurité, peut-être avec raison.

Écrit par : Blumroch | 12/06/2018

UnOurs > Je ne sais pas pas si il y a un lectorat typique. J'ai eu l'occasion de militer au FN et il y avait de tout là-dedans. Les jeunes du FNJ étaient sympas, mais pas toujours très disciplinés ni persévérants. Chez les adultes, il y avait des obtus, des gens biens, des bizarres, des fanatiques, en bref un échantillon du monde pas toujours cohérent, mais j'ai passé de bons moments et on pensait aller dans le bon sens. En face, je crois que c'est pire.

Blumroch > Je deviens flemmard (ou las) en ce moment, heureusement que vous êtes là ;-)

Écrit par : Pharamond | 12/06/2018

@Pharamond : Tout le monde ne doit pas être de cet avis ! Heureusement, je ne me lis pas. ;-)

Écrit par : Blumroch | 12/06/2018

"Tout le monde" ça fait beaucoup de monde ;-)

Écrit par : Pharamond | 12/06/2018

Vous êtes bien sévère avec "notre" presse , ou ce qu' il en reste . Pour avoir lu "minute" dès les années "60" mais aussi "Rivarol" , j' y ai trouvé d' excellentes choses dans tous les domaines . Arletty y était abonnée , et vers la fin de sa vie , quasi-aveugle , elle se faisait lire son hebdo préféré , où les plumes les plus talentueuses brillaient (le Chouan, Robert Poulet...) les années passent mais Rivarol est encore là , au grand damne de nos meilleurs ennemis qui s' emploient à lui fermer la boîte . Nous avons nos désaccords .. nombreux , et c' est heureux ! mais "sur la barricade on ne demandera pas la religion du camarade qui vous passera les munitions" . Ce n' est qu' une image mais pensez-y . Il y aurait à dire (écrire!) j' ai trop la flemme ...

Écrit par : EQUALIZER | 13/06/2018

Je ne me trouve pas sévère, je crois que le net l'a remplacée en partie. Je suis même surpris qu'elle survie encore, sans subventions, presque sans pubs. Peut-être notre milieu lit-il encore un plus que la moyenne, mais cela ne durera pas et ces journaux sont condamnés.

J'avais oublié, j'ai eu une abonnement non renouvelé à Minute aussi. Par contre j'ai l'intégrale du "Choc du mois".

Écrit par : Pharamond | 13/06/2018

Expérience à faire : "abonné en kiosque" de *n'importe quel* canard quotidien ou hebdomadaire, après quelques années d'archivage, faites un tri pour ne garder que les articles qui ne sont pas éphémères. Le résultat vous surprendra : pour l'*essentiel*, quelques pages de critique littéraire, parfois quelques démarquages d'ouvrages historiques. Quant aux "analyses" -- que chacun aurait pu rédiger, en règle générale --, elles ne méritent presque jamais d'être réunies en volume (sauf quand elles sont signées Gaxotte ou Pauwels, pour ne pas chercher des exemples plus polémiques). Seules les rares revues de bonne tenue intellectuelle, parce qu'elles sont intemporelles, méritent d'être conservées (par exemple : *Réaction*).
C'est assez dire l'utilité de la presse, bonne ou mauvaise.
Pour susciter la réflexion, rien ne vaut l'efficacité d'un bon livre selon le principe du "Tolle, lege". N'ayant pas de temps à perdre en vaines conversations, j'ai, pour ma part, démoralisé (traduction : "j'ai ouvert les yeux de") plus de gauchistes et de droitistes en leur faisant connaître *Les bonnes fréquentations* de Coignard (avec une nouille du *Point* comme auteur, on ne se fait pas *immédiatement* traiter de fâchiste !) que je ne l'aurais fait avec des articles, même honorables, de journaux (Coignard elle-même, plate dans son torchon, est beaucoup plus intéressante dans ses bouquins, cas similaire à celui d'un Pierre Pellissier).
Cette presse, animée par des gens souvent courageux et parfois^H^H^H^H^H^H^Hrarement talentueux, existe depuis des décennies (pour ne pas remonter trop loin). Elle n'a pourtant servi à *rien*. La polarisation sur l'anecdotique n'apporte aucune arme pour convaincre, aucune arme pour vaincre.
P.S. : Au sujet de *Présent*, à en croire quelques pages Internet, semble que les circonstances soient moins claires qu'elles ne le semblent, entre le racket des NMPP rebaptisées, les conflits personnels et la nouvelle direction.

Écrit par : Blumroch | 13/06/2018

A l'heure où nous savons que nous avons perdu il faudrait plutôt essayer de former une communauté parmi les autres communautés pour survivre et perdurer. Nous gaspillons notre temps à analyser et échafauder des plans pour une hypothétique conquête qui ne viendra jamais. Quand nous nous en rendrons compte il sera même trop tard pour nous organiser.

Écrit par : Pharamond | 13/06/2018

Il y a des années, une amie m'avait raconté l'ultime épisode, assez frappant dans l'idée, d'une série américaine à la guimauve. Voici le souvenir que j'ai de son récit : les habitants d'une petite ville tranquille, expropriés "légalement" par une crapule ayant l'appui de troupes gouvernementales armées et prêtes à tout, préféraient dynamiter leurs maisons avant de quitter les lieux, ne laissant au pourri que des cendres.
C'est analogue à Howard Roark dynamitant son oeuvre défigurée malgré la promesse que lui avait faite Keating.
J'avais un temps médité un roman dont les héros, sachant proche la Longue Nuit, faisaient le nécessaire pour détruire les principaux chefs-d'oeuvre de la civilisation occidentale afin que les "successeurs" ne les puissent souiller.
Bref, *mutatis mutandis*... ;-)

Écrit par : Blumroch | 13/06/2018

Merci Blumroch pour ces conseils de lecture. Je connais, de nom, La mort volontaire au Japon et Bushido, l'âme du Japon, mais à ma grande honte, je ne les ai jamais lus. J'ajoute à la liste de mes prochaines lectures.
Pour revenir à votre anecdote sur Anatole France, c'est par un pur hasard que j'ai découvert Jünger. Je me demandais que lire :-) au cours d'un long voyage en train. Je suis tombé par hasard sur Le boqueteau 125 et ai longtemps hésité avant de l'acheter. Quel choc ce fut! Quelqu'un d'à peine plus âgé que moi à l'époque où fut publié Le boqueteau pouvait avoir un si grand recul sur la guerre, et avait pu écrire de telles fulgurances sur la technique. J'ai été durablement marqué dès les premières phrases. Traversant la Belgique dévastée, il avait noté, de mémoire, au tout début de l'ouvrage "surtout ne pas s'émouvoir sur la brutalité du conflit car il naîtra toujours plus d'hommes qu'il n'en est besoin". Et par l'intermédiaire de Jünger, j'ai découvert Enquête sur l'histoire, l'ancêtre de la NRH, car son portrait était en couverture, puis Venner, puis le GRECE. Il est des hasards heureux.

Écrit par : Sven | 14/06/2018

Sur le chemin de mon lycée se trouvait une petite librairie. Chaque jour ou presque, j'y achetais un classique de la collection Garnier-Flammarion, parfois un livre de science-fiction de chez J'ai lu. En Première, j'y ai découvert le *Matin des magiciens* qui m'a mené à Abellio et à Meyrink (grâces soient rendues aux mânes de Bergier !) ; puis *Eumeswil* dans l'édition de la Table Ronde (la première page me décidait à l'acheter quand je me bornais raisonnablement aux seuls livres en format poche). Those were the days... ;-)
Pas certain que ces rencontres soient *entièrement* le fait du hasard. Existent des correspondances entre les lectures essentielles.
Limites de temps, limites de notre entendement. Si nous devions avoir honte de tout ce que nous n'avons pas lu (parmi les textes importants, s'entend), nous serions tous écarlates !

Écrit par : Blumroch | 14/06/2018

Blumroch > Cela me rappelle mon inénarrable neveu (celui qui ne s'attriste pas des attentats puisque la majorité des gens étant des crétins adorant le Système ce sont statistiquement eux qui en sont majoritairement victimes) qui ne trie rien parce qu'il juge inutile de garder le pays sain pour ceux qui vont nous remplacer.

Écrit par : Pharamond | 14/06/2018

@Pharamond : Votre neveu est un bien mauvais sujet, dont le révoltant cynisme laisse penser qu'il mérite de lire de l'Ambrose Bierce et du Pierre-Antoine Cousteau ! ;-)

Écrit par : Blumroch | 14/06/2018

Laquelle parmi leurs œuvres me conseilleriez-vous, car tout mauvais sujet qu'il soit je suis faible et je lui offrirais bien volonté votre choix.

Écrit par : Pharamond | 14/06/2018

D'autres ici sont certainement bien plus qualifiés que moi pour recommander des lectures susceptibles d'enthousiasmer un neveu si prometteur. Ce pourrait même être le sujet d'un billet : "Quelles mauvaises lectures et quels méchants films iriez-vous conseiller à un jeune de ### ans qui, pour information, a déjà apprécié *XXX*, *YYY* et *ZZZ* ?".
En aveugle, pour commencer : les contes de Saki, ceux de Bierce (plus encore que son *Dictionnaire*), *Hugothérapie*.

Écrit par : Blumroch | 14/06/2018

Merci, je vais me pencher sur la question. J'avoue que mon neveu me surprend parfois.

Écrit par : Pharamond | 14/06/2018

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