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31/05/2017

Je plussoie (13)

Les Africains qui se précipitent vers l’Europe ne s’en rendent pas compte : ce qui la rendait si attirante, c’était qu’ils n’y soient pas.

Renaud Camus

 

Le véritable exil n’est pas d’être arraché de son pays ; c’est d’y vivre et de n’y plus rien trouver de ce qui le faisait aimer.

Edgar Quinet

 

L'homme n'aura aucun désir de troubler un gouvernement qui lui assure complaisamment tous les moyens de sa concupiscence.

Marquis de Sade

 

C'est un travers des Français, lorsqu'ils sont dans la difficulté politique, de chercher des modèles étrangers plutôt que d'appliquer avec scrupule et exactitude les lois qui leur sont propres.

Maurice Druon

 

30/05/2017

Immortels

"Je ne connais rien de plus grand que l'agonie interminable de ce monde."

Depuis que, le 29 mai 1453, les Turcs de Mehmet II sont entrés à Constantinople, il ne reste plus de l'orgueilleux Empire Romain d'Orient qu'une mince bande de terre grecque et chrétienne, là-bas au fond de la mer Noire : Trébizonde – l'empire de Trébizonde.

Empire fragile et dérisoire, sur le trône duquel monte, en 1458, David Comnène, ultime rejeton d'une lignée illustre. Le nouveau basileus homme fin et cultivé, philosophe plus que politique, sait que les temps sont proches où la nuit ottomane s'abattra sur sa cité. Il peut bien tenter de gouverner une société en décomposition, fortifier son âme au monastère Suméla, chercher l'alliance de l'émir de la Horde du Mouton blanc, il sait...

Les signes sont là : les rats envahissent le palais, les murailles s'effritent, ses proches complotent et trahissent, l'Occident ne répond plus.

Un jour de l'année 1461, les Turcs donnent l'assaut...

"Il était temps, écrit David Comnène. Encore un peu et nous étions sur le point de nous croire immortels"

Quatrième de couverture de Trébizonde, avant l'oubli de Joseph Macé-Scaron aux éditions Robert Laffont

29/05/2017

Le jeu des deux images (269)

Comme son nom l'indique il s'agit de deux images qui doivent vous permettre par analogie de deviner l'identité d'une personnalité vivante ou défunte. Cette énigme nous est aimablement proposée par Blumroch.

(Je ne jouerai pas car il m'a soufflé la réponse.)

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Individualisme

De Tocqueville: de individualisme dans les pays démocratiques

[…]

L'individualisme est une expression récente qu'une idée nouvelle a fait naître. Nos pères ne connaissaient que l'égoïsme.

L'égoïsme est un amour passionné et exagéré de soi-même, qui porte l'homme à ne rien rapporter qu'à lui seul et à se préférer à tout.

L'individualisme est un sentiment réfléchi et paisible qui dispose chaque citoyen à s'isoler de la masse de ses semblables et à se retirer à l'écart avec sa famille et ses amis; de telle sorte que, après s'être ainsi créé une petite société à son usage, il abandonne volontiers la grande société à elle-même.

L'égoïsme naît d'un instinct aveugle; l'individualisme procède d'un jugement erroné plutôt que d'un sentiment dépravé. Il prend sa source dans les défauts de l'esprit autant que dans les vices du cœur.

L'égoïsme dessèche le germe de toutes les vertus, l'individualisme ne tarit d'abord que la source des vertus publiques; mais, à la longue, il attaque et détruit toutes les autres et va enfin s'absorber dans l'égoïsme.

L'égoïsme est un vice aussi ancien que le monde. Il n'appartient guère plus à une forme de société qu'à une autre.

L'individualisme est d'origine démocratique, et il menace de se développer à mesure que les conditions s'égalisent.

[…]

Charles Alexis Clérel de Tocqueville

De la démocratie en Amérique II

 

26/05/2017

Musique (455)

W.A.L.P. (We all love porn)

Horizon

Matzingha

XL XS

Martin Roth

An analog guy in a digital world

Peut-on mieux le dire ? (10)

Le réel ne sert à rien... 

Nous étions nombreux à croire, et à croire fermement et depuis fort longtemps, que la confrontation au réel, le choc entre les utopies et une réalité aussi violente qu'implacable, conduirait à un « sursaut », à une « prise de conscience » et un retour en force du simple « bon sens », cet instinct de survie des individus et des peuples. Nous pensions que le jour où les trottoirs de Paris ou de Nice seraient jonchés de cadavres d'hommes, de femmes et d'enfants froidement assassinés par des musulmans fanatiques, que lorsque des hordes de migrants clandestins déferleraient dans les rues, insultant et agressant nos femmes et nos filles, et à l'instant où nos enfants ne pourraient plus aller à l'école en sécurité, qui plus est pour ne plus rien y apprendre, les gens réagiraient et rejetteraient radicalement et massivement les politiques qui nous ont menées à un tel chaos ainsi que les hommes qui les ont servies.

Nous nous sommes trompés. Complètement. Absolument. Nous avons pêché par naïveté. Par paresse peut-être aussi, imaginant qu'il n'y avait finalement qu'à attendre que le lent délitement général atteigne son point de non-retour pour que le balancier reparte en sens inverse et que cycle de la décadence et de la déréliction soit terminé.

C'est très exactement le contraire qui s'est produit, qui est en train de se produire... La radicalisation et la dramatisation du réel n'ont entraîné qu'une accélération de la fuite en avant, une exacerbation de la pulsion de mort qui est sans doute l'élément central et totalement inédit de la post-modernité. Le réel n'est plus qu'une donnée mineure parmi d'autres, une variable d'ajustement. Les gens ne veulent plus réagir et agir pour lui faire face, tenter de le changer, ils veulent l'évacuer, l'oublier... L'effet anesthésiant et hypnotique du prêchi-prêcha humanitaro-progressiste n'est plus le produit d'une drogue injectée de force de l'extérieur, elle est auto-générée par chacun en son for intérieur... Plutôt mourir qu'abandonner l'illusion, plutôt crever la gueule ouverte que déserter le camp du Bien... Les profs insultés, tabassés, glaviotés, ridiculisés continuent à vanter les mérites de la « diversité » et à promouvoir l'immigration... Les femmes insultées ou violentées continuent à parler de « l'islam religion de paix et de fraternité »... Les lycéens rackettés, bousculés, humiliés, s'excusent pour le passé colonial et raciste de leurs grands-parents... Les parents d'un adolescente violée et tuée par des migrants organisent une quête en leur faveur à son enterrement... Les classes moyennes précarisées, paupérisées, pressurées, fuient et cherchent des havres encore protégés sans pour autant oser nommer les responsables de leur exode... Les bourgeois héritiers assistent à la dilapidation du patrimoine et au saccage de la maison commune en feignant de s'en émouvoir mais en restant persuadés que quoi qu'il arrive leur pognon leur permettra de sauver leur petite gueule d'éternels collabos...

Immigration massive et sauvage, attentats sanglants, délinquance et violence exponentielle, chômage endémique, déculturation et atomisation sociale auront mené à l'élection à plus de 60% d'un golden-boy libéral vaguement asexué (ou plutôt omnisexué), niant l'existence de la « culture française » et promettant encore plus de « flexibilité » sociale et d'ouverture au monde et aux marchés... Cela pourrait sembler une incongruité, pour ne pas dire une aberration, c'est au contraire d'une implacable logique, dès lors que l'on ne se place plus dans un registre politique mais dans celui de la psycho-pathologie des foules... On veut prolonger le rêve, les toxicos sont bien trop intoxiqués pour envisager un soudain et douloureux sevrage, on vote donc massivement pour celui qui continue a distribuer allègrement le Soma...

Et même au sein d'une prétendue radicalité, d'une opposition qui se voudrait alternative et révolutionnaire, le réel est presque autant malmené. La négation de celui-ci est simplement différente, inversée pourrait-on dire. On se gargarise de grand mots, s'enivre de citations aussi glorieuses qu'orgueilleuses, on ébauche des projets gigantesques, on fulmine, on menace, on promet, on s'enthousiasme pour n'importe quel demi-chefaillon, s'excite pour la moindre petite starlette, on pérore, on pose, on pontifie... Tout ça pour au final ne rien branler. Et subir. Comme les autres, Peut-être même plus durement, la bouche pâteuse et aigre de l'amertume en plus, la douleur du « voyant impuissant » en supplément. A trop mépriser les tâches humbles, à trop moquer les réalisations modestes, les petits travaux quotidiens, à trop écarter la sincérité au profit de la stratégie, à trop calculer, à finalement se complaire dans le discours comme finalité de lui-même, on se retrouve aussi faibles et démunis que n'importe lequel de ces bobos ou de ces libéraux-libertaires honnis face à cet insupportable et inacceptable réel. 

Source : A moy que chault!

24/05/2017

Sur le pavois

Les discussions "politiques" que j'entends bien malgré moi au self de mon lieu de travail m'assomment. Pour éviter tout conflit qui ne manquerait pas de subvenir si j'y prenais part je préfère essayer de deviner ce qu'il y a dans mon assiette, ce qui n'est pas une mince affaire et occupe largement les quelques minutes réservées à ma pause déjeuner. De ce petit panel que j'imagine assez représentatif de mes compatriotes (je parle de mes commensaux et non des ingrédients culinaires) que puis-je en déduire au-delà du "Le Pen c'est pas bien" et "Macron c'est à peine mieux mais tant pis" ? Pour synthétiser disons que l'on s'attend à payer toujours plus tout en étant tout de même persuader que le pouvoir fait son possible pour nous protéger des attentats. En somme on en est toujours en la croyance (ou l'espérance) d'être gouverné par une sorte de "chef à l'ancienne" : « OK, il nous pressure de taxes et d’impôts, nous demande de travailler encore plus et tape dans la caisse à l'occasion, mais il fait son boulot quand il s'agit de nous défendre contre nos ennemis. » Pauvres petits Français qui ignorent que le pouvoir est devenu collégiale et occulte, que nos dirigeants ne sont que des pantins interchangeables dont la seule différence notable entre eux est leur efficacité variable à suivre le plan du Système en évitant de provoquer de grands mouvements sociaux et que pour eux l'ennemi c'est nous, enfin ceux ne veulent pas accueillir leur projet sociétal avec l'euphorie adéquate. S'il n'était ici question de vie ou de mort pour notre civilisation cette naïveté en serait presque touchante.