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27/02/2025

Nazinéma (9)

Voyons voir ce qu'il y a au rayon "nazis" au cinéma en ce moment. Cela faisait un petit bout de temps que je n'y étais pas allé jeter un œil. Le filon se serait-il tari depuis ? Il semblerait que non.

La vie devant soit de Nils Tavernier

Pendant l'Occupation une famille juive se cache dans une chambre à Paris.

Parce que la France a elle aussi droit à son Anne Frank.

 

Jouer avec le feu de Delphine Coulin et Muriel Coulin

Un père voit un de ses fils être attiré par les groupes d'extrême-droite.

Encore un de ces films utiles et courageux dont nous avons tant besoin.

 

La Fabrique du mensonge de Joachim Lang

Le ministère de la propagande de Goebbels au service du IIIe Reich.

Heureusement qu'aujourd'hui de telles méthodes n'ont plus lieu d'être.

 

Le choix du pianiste de Jacques Otmezguine

Pendant la Seconde guerre un pianiste essaie de sauver sa professeure de piano juive.

Enfin un scénario original sur cette époque.

Commentaires

@Pharamond : Le vrai titre, jalonesque, de la rubrique ne serait-il pas "Les films qu'on peut ne pas voir" ? Aux seuls yeux d'un méchant, s'entend ; tous les autres iront en masse militante visionner ces oeuvres pour dire courageusement leur mépris et leur haine -- ici AADG : Avec Autorisation Du Gouvernement -- face aux fantômes, de plus en plus éthérés, du socialisme nationaliste.
Y'aurait à produire des révisions de films classiques, dans l'esprit de *The Book of Sequels* :
-- *Ils étaient dix petits socialistes nationalistes* : invités par le mystérieux Anne[1] Franque pour participer à un jeu doté de prix extraordinaires, dix méchants se retrouvent sur une île déserte pour être mystérieusement et atrocement tués un par un. Anne Franque se révèlera être le dernier survivant, condamné au suicide pour racheter une lourde hérédité bochienne ;
-- *Nad Zitor* : parvenus à gagner une île déserte à la suite d'un naufrage alors qu'ils faisaient une croisière souvenir pour célébrer l'éventuel retour du Quatrième Empire déguisé en union prétendue européenne (à en croire le gourou de l'U.P.R. et Ariane Bilheran), dix méchants sont traqués un par un par une mystérieuse créature venue d'outre-espace (toute ressemblance avec le film *supra* tient au fait que le producteur est le même, qui connaît le goût du public pour la répétition, et qui sait réutiliser ses décors) ;
-- *Les chasses du comte Popov* : ayant échoué, à la suite du naufrage de son U-Boot, sur une île apparemment déserte, un socialiste nationaliste est sauvé par un colonel soviétique ayant renoncé à sa patrie, pas assez communiste à son goût. Le Russe se révèle être un grand chasseur passé du gros gibier au gibier prétendu le plus dangereux : le socialiste nationaliste. Le héros, équipé d'un stylographe[2] en guise d'arme, dispose de dix[3] minutes d'avance sur le Russe qui dispose, lui, d'une PPSh-41, d'un pistolet Makarov, et d'un escadron fort de 200 hommes. L'issue du combat est incertaine. Le mal, comme le taureau[4], a sa chance.
-- *Vingt mille dieux sous les mers* : ayant échoué sur une île déserte à la suite d'un naufrage, les quelques rescapés d'une croisière comprennent vite qu'ils ne sont pas seuls. Ils finissent par découvrir une base souterraine secrète dirigée par le fils caché de Dolfie qui tente de rétablir le contact avec les nombreux dieux nordiques réfugiés dans les profondeurs sous l'Antarctique. Alors que l'action commence à peine, le film s'arrête aussi brutalement qu'*Anastasia*[5].

[1] Comme le savent les lecteurs de Jacques Laurent, c'est épicène.
[2] Anachronisme en forme de double clin d'oeil.
[3] En fait, deux minutes, car le Russe triche.
[4] Dixit, à en croire Jacques Bertrand, un théoricien et praticien de la corrida, sans doute doté d'un certain sens de l'humour.
[5] Qui n'a aucun rapport avec le pre-bunking vanté par Ursula.

Écrit par : br | 27/02/2025

br > Les portes d'Hollywood me paraissent t'être ouvertes avec de telles idées de scenarios.

Écrit par : Pharamond | 27/02/2025

@Pharamond : Tu te moques. ;-) J'avais été mieux inspiré ici, à l'occasion d'une insomnie :
http://guerrecivileetyaourtallege3.hautetfort.com/archive/2022/06/24/musique-620-6388636.html#c9013070
Faut croire que Juvénal avait tort : la colère est plus efficace que l'indignation.

Écrit par : br | 27/02/2025

Vous avez oublié « The brutalist ».

Écrit par : Brindamour | 27/02/2025

Charge de la brigade kascher avec Errol flemme...

Écrit par : Nicolas bonnal | 28/02/2025

br > Je ne me moque pas, il suffit de regarder les scénarios des films récents ;-)

Brindamour > Je crois que "The brutalist" commence après la chute du IIIe Reich.

Nicolas bonnal > Ici la charge me parait plutôt lourde.

Écrit par : Pharamond | 28/02/2025

@Pharamond : L'excellent -- et donc oublié -- L. A. Rollins avait imaginé quelques titres parodiques parfois réussis, n'ayant de réelle *vis comica*, occasionnellement nazinémiste, que pour ce "moviegoer" ainsi défini : "one who regularly attends the cinemagogue" :
-- The Abortion of a Nation ;
-- The Great Train Robbery ;
-- A Tsar is born ;
-- All Quiet on the Popular Front ;
-- Invasion of the Bawdy Snatches ;
-- The Seven Year Bitch ;
-- Tango and Kosher ;
-- There's No Business Like [censored] Business[1] ;
-- The Lion that Squeaked ;
-- Irma La Douche ;
-- Sparta Cuss ;
-- From Prussia, With Hate ;
-- The Sound of Muzak ;
-- The Post-Graduate ;
-- They Shoot Movies, Don't They ? ;
-- The Mild Bunch ;
-- Close Encounters of the Third [censored][2].

[1] La paternité de la formule n'est pas certaine.
[2] Cette plaisanterie passerait aussi mal que celle de la note 1 ; mieux vaut donc l'aborder à la Wittgenstein -- voir la fin du *Tractatus*.

Écrit par : br | 28/02/2025

edit/fix : *B*rain Robbery, of course.

Écrit par : br | 28/02/2025

br > Je ne l'ai pas oublié car il ne me semble pas le connaitre. J'aime bien : "Le lion qui couinait".

Écrit par : Pharamond | 28/02/2025

@Pharamond : Il a été mentionné à cinq ou six reprises, notamment dans le billet *Pyramides*. C'est la modernitude : sitôt vu, sitôt oublié. ;-)
Vrai que connaître ce nom, comme tant d'autres, n'est en rien essentiel.

Écrit par : br | 28/02/2025

br > Je n'ai aucune mémoire.

Écrit par : Pharamond | 28/02/2025

@Pharamond : Michaux dit à peu près, probablement dans *Poteaux d'angle*, que la mauvaise mémoire a sa raison d'être. Il n'a pas entièrement tort. ;-)

Écrit par : br | 28/02/2025

br > Je ne sais pas, c'est possible après tout. Mais en avoir est bien utile.

Écrit par : Pharamond | 28/02/2025

enfin, dans les suggestions de l'ami Blum, ça manque de perversion sexuelle
je dis ça, je dis rien
mais je suggère...
au hasard, un proxénète Hallemand, ci devant naziste mais passé avec brio entre les mailles du filet, se trouve confronté à la petite fille d'une de ses victimes, contraintes (les victimes) à turbiner du ku dans des baraques à soldats
elles sont régulièrement inspectées par des gynécologues minces, blonds, racés, fumant à la pause du tabaque turc dans des fume cigarettes en ambre (le soucis du détail c'est le truc que les fuck chequers apprécient et qui fondent la véracité d'un récit) mais l'un d'eux, peut être trop peu aguerri, laisse évoluer une grossesse dont l'auteur est un geffreiter juvénile qui mourra sur le front de l'est
toujours est il quede cet accouplement contre nature naît une fille qui portera le flambeau de la vengeance, la mère, elle, mourant en couches ou alors trainée devant un peloton d'exécution (peut être ligotée sur une civière, comme on a pu le faire pour Laval ou tout autre)
bref, la vengeance attendra, la fille passe le flambeau à sa fille, et c'est donc à la petite fille qu'il reviendra d'occire le naziste dans l'horribles souffrances
avant ça on aura eu le temps d'incriminer l'église, les partis pipolitiques de droite (mais pas les rad-socs), le patriarcat et le capitalisme hexagonal (mais pas oualestrite ni henri ford)

Écrit par : kobus van cleef | 02/03/2025

et l'ami Blum a aussi négligé le coté nécroman des victimes qui réussissent à faire revenir à la vie des vieillards de 90 et plus pour les aligner sur le banc des accusés au tribunal

Écrit par : kobus van cleef | 02/03/2025

L'imagination du Kamerad Kobus van Cleef l'emporte de *très* loin sur la mienne. Son idée de nécromanxploitation suggère ce titre : *Une mort sans fin*. Reprenant des éléments communs au *Jour de la marmotte* et à *Un jour sans lendemain*, on y verrait un méchant socialiste nationaliste complotiste *[1]phobe, miso*[1] et anti*[1] ayant été condamné à mort et longuement torturé par l'espérance[2] (flashback). Il commencerait sa dernière journée par l'annonce du rejet de sa grâce avant d'être torturé pendant des heures de manière créative pour satisfaire l'exigence de justice du public. Après son exécution, il reviendrait à la vie the Highlander way pour une nouvelle journée de réjouissances, et ainsi à l'infini. Le ressort comique serait celui du karma : amnésique à chaque renaissance, le protagoniste se demanderait pour quelle raison il subit ce sort injuste et terrible. Seuls les bourreaux changeraient.
Damn, y'a un épisode du feuilleton *Angel* sur ce patron. ;-)

[1] Caractère générique.
[2] Fine allusion culturelle.

Écrit par : br | 02/03/2025

kobus van cleef & br > Je vois que le sujet n'inspire pas que les scénaristes ;-) Sont forts ces nazis !

Écrit par : Pharamond | 03/03/2025

Billet de Dalrymple consacré à un *Brutalist* ne méritant apparemment pas même un visionnage les yeux fermés :
https://www.takimag.com/article/the-most-serious-film-ever-made/
Occasion d'ouvrir son Harrap's pour confirmer le sens, clair dans le contexte, du mot "gallimaufry". ;-)
La formule de fin est moins brillante qu'à l'ordinaire ; en tout cas, on en déduit que le bon docteur devrait changer de dentiste et s'abstenir des sorties au cinéma.

Écrit par : br | 07/03/2025

br > C'est curieux de prendre un personnage fictif pour nous servir une histoire édifiante. Il faut croire que la réalité ne convenait pas au réalisateur.

Écrit par : Pharamond | 07/03/2025

@Pharamond : Une manière, peut-être, d'éviter un procès ?
On a bien vu des ministricules citer les immortels propos de l'homme-araignée[1] sur le vieux thème du pouvoir et des responsabilités.
A suivre la réalité, pas de *Gladiator* et, qui sait ?, pas de *Braveheart* -- voir, dans je ne sais plus quel western, la réflexion sur la vérité et la légende. ;-)

[1] De son oncle, en fait, mais pour cela, faut avoir lu le roman graphique, ce qui est sans doute trop exiger des capacités intellectuelles d'un ministricule tout juste capable de citer un film.

Écrit par : br | 07/03/2025

br > "Gladiator" était une fantaisie plaisante mais bien peu historique et William Wallace, le héros de "Braveheart", a réellement existé.
Le western est "L'homme qui tua Liberty Walance".
Les héros fictifs sont habituellement faits pour n'interférer qu'anecdotiquement avec l'Histoire. On peut les soustraire sans que grand-chose ne soit changé. Or dans "The brutalist" il s'agirait d'un visionnaire qui aurait changé l'histoire de l'architecture, ce n'est pas rien.

Écrit par : Pharamond | 07/03/2025

@Pharamond : "Tiré d'une histoire vraie", c'est l'astuce permettant de passer de Jules Brunet à Nathan Algren. ;-) Ou d'inventer l'histoire de cette gamine élevée par des loups -- étonnant de voir que le coup de l'enfant sauvage marche toujours.
Suite papinienne à *The Brutalist* : *Les panclastes*.

Écrit par : br | 07/03/2025

br > Ou de pondre des biopics pour vanter les mérites des champions du Système : Obama, le Pape François, ou Mandela. En France on s'est loupé avec l'Abbé Pierre pour qui on a fait plusieurs films.

Écrit par : Pharamond | 07/03/2025

@Pharamond : *foutriquet 2.0 le panclaste -- au service secret d'euroBaphomet[te]*... avec du glauque, du très glauque, de l'encore plus glauque, dans une atmosphère de corruption et de décadence... Tous les ingrédients du succès à la française. Et à la fin, contrairement à l'attente d'une très faible partie du public, il n'est pas pendu, qui devient euroGuide suprême. :-(

Écrit par : br | 07/03/2025

br > Nous verrons bien, embarqués sans notre avis comme figurants dans ce navet.

Écrit par : Pharamond | 07/03/2025

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