statistiques web gratuite

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

23/06/2022

Je plussoie (61)

"L'angoisse du déclin de la civilisation est l'affliction d'un conservateur. Le gauchiste ne peut pas se lamenter de la disparition de quelque chose qu'il ignore."

Nicolas Gomez Davila

 

"On asservit les peuples plus facilement avec la pornographie qu'avec des miradors."

Alexandre Soljenitsyne

 

"Les impulsions émotives empêchent la réflexion, et c’est une des plus vulgaires habiletés de la politique que celle qui consiste à tirer parti de cette incompatibilité."

René Guénon

 

"Le monde semble soumis, non pas à un chef d’orchestre identifié, mais à une nouvelle bête apocalyptique, une sorte de monstre anonyme doué d’ubiquité et qui se serait juré, dans un premier temps, la destruction de l’Occident."

Jean Raspail

 

"Erreur de psychologie toujours, cet utopique espoir de refaire les sociétés à coups de décrets et la croyance qu'un peuple peut se soustraire entièrement à l’influence de son passé."

Gustave Le Bon

 

"Le système ne choisit pas les meilleurs, il choisit les plus conformes, c'est dangereux."

Albert Jacquard

 

"Les hommes suivent leur pente. Le noble a été remplacé par le bourgeois, à qui succédera un homme sans nom, vague émanation du prolétaire et de l'agrégé. Nous serons gouvernés, ou plutôt supprimés par des gens entichés de technique…"

Jacques Chardonne

 

"Le mal est un phénomène de surface. Nous résistons au mal en refusant de nous laisser submerger par la surface des choses. En nous arrêtant et en réfléchissant, c’est-à-dire en dépassant l’horizon du quotidien. Plus une personne est superficielle, plus elle est susceptible de céder au mal. C’est la banalité du mal."

Hannah Arendt

 

"Les pères et les mères ont perdu l’idée que la plus haute aspiration qu’ils pourraient avoir pour leurs enfants est pour eux d’être sages... Le succès et la compétence spécialisée sont tout ce qu’ils peuvent imaginer."

Alan Bloom

 

"Ce que nous regardons, écoutons et lisons nous touche au plus profond de notre être. Une fois que nous commençons à célébrer la laideur, nous devenons laids aussi. De même que l'art et l'architecture se sont enlisés, nos manières, nos relations et notre langage sont devenus grossiers."

Sir Roger Scruton

 

"Le monde moderne n’est pas tant le monde où se sont multipliées les abjections que le monde où se sont multipliés, sous couvert d’humanisme et de liberté, les avocats de l’abjection."

Arya S.

 

"La termitière humaine est plus riche qu'auparavant, nous disposons de plus de biens et de loisirs, et, cependant, quelque chose d'essentiel nous manque. Nous nous sentons moins hommes, nous avons perdu quelque part de mystérieuses prérogatives."

Antoine de Saint-Exupéry

Commentaires

Bon florilège, à une exception près.

Davila : Les gauchistes veulent détruire toute civilisation étrangère à leurs lubies. Les pires sont ceux qui, demi-habiles parce qu'ils ont bénéficié de la solide formation intellectuelle d'*avant* (dont ils étaient généralement indignes), savent ce qu'ils font, comme autant de petits jésuites raisonneurs moyennement doués attaquant leur *alma mater* parce qu'elle les a jugés à leur exacte et pauvre valeur.

Soljenitsyne : C'est vrai, mais c'est déjà chez La Boétie, dans un développement jadis mentionné.

Guénon : Le recours à l'émotion pour paralyser la raison (souci d'ailleurs inutile avec la majorité des krons), ce n'est pas "une des plus vulgaires habiletés de la politique", c'est sa définition même.

Raspail : La bête est faite de plusieurs orchestres qui jouent tous le même thème avec d'infimes variations, et dont les chefs sont parfois connus. Autre image : plusieurs cours d'eau d'inégale importance qui tous creusent leur lit, érodent le paysage, et à la fin se rejoignent pour devenir une force irrésistible. Ce n'est pas en ce sens que les anthropologues évoquaient, posivitivement, eux, le *main stream* -- voir Paternot & Veraldi.

Le Bon : Comme toujours, le bon Docteur a raison. C'est bien pour cette raison qu'on remplace progressivement le peuple d'origine en attendant de l'exterminer -- collabos compris, d'ailleurs, ce qui leur sera une mauvaise surprise.

Jacquard : C'est pourquoi l'édunat privilégie la mémoire plutôt que le raisonnement. Le Bon, là encore.

Chardonne : Nous ne perdrons pas grand'chose à ne pas voir les exploits et distractions de la barbarie technicienne ; c'est toujours une petite consolation.

Arendt : Apparence de raisonnement pour journaliste à la Finkie. Faudrait relire Nietzsche qui n'a pas évoqué les Grecs, superficiels par profondeur, sans solides raisons. Une mondaine évaporée superficielle sera moins susceptible de céder aux sirènes du mal (notion floue) qu'une intellectuelle demi-habile se croyant une profondeur.

Le texte d'Allan Bloom est évidemment mal traduit au point de faire mal aux yeux, même en corrigeant "d'être sages" en "d'être *des* sages", ou mieux : en "d'acquérir la sagesse". En soumettant à Gougueule la première phrase retraduite en anglais, on retrouve le texte original (d'ailleurs légèrement modifié, mais bon, ça n'intéresse personne) de *The Closing of the American Mind* : "Fathers and mothers have lost the idea that the highest aspiration they might have for their children is for them to be wise -- as priests, prophets or philosophers are wise. Specialized competence and success are all that they can imagine.” (c'est dans le chapitre "The Clean Slate", l'ardoise vierge).
Voici le texte en page 61 de la première traduction française parue sous le titre, excellent, de *L'âme désarmée* : "Les pères et les mères ont perdu de vue le fait que la plus haute aspiration qu'ils puissent nourrir pour leurs enfants, c'est de les voir devenir des sages, comme les prêtres, les prophètes et les philosophes sont des sages. Or, tout ce qu'ils peuvent imaginer, pour eux, c'est une compétence spécialisée et le succès dans ce domaine." (c'est un peu lourd, mais tout y est.)

Scruton : Rien à ajouter. Les moins pires d'entre nous sont des nains dont la seule vertu est de révérer les Grands Anciens Géants. Nous avons toutefois des excuses : l'époque n'est pas propice au culte du Vrai, du Beau et du Bien, sauf à vivre de rien, entouré de livres, sur une île déserte.

Arya S. : Un peu rhétorique mais pas mal vu. "multipliées" (les abjections) puis "multipliés" (les avocats), ou alors "multiplié[e]s".

Saint-Exupéry : La termitière est toujours là, qui n'est désormais riche que pour ses maîtres par position et non par valeur (les rôles ne sont pas prédestinés chez beaucoup d'insectes) ; pour le *pecus vulgare*, biens et loisirs sont en voie de disparition rapide, qui ne valaient d'ailleurs pas grand'chose d'être acquis sans efforts excessifs (ou qui profitaient à de trop nombreux parasites). Comme l'avait noté Guitry, le seul moment où l'homme ne semble ni ridicule ni gauche, c'est quand il travaille. Les plus mystérieuses des prérogatives humaines sont la réflexion et l'effort -- deux notions inutiles pour le bétail et même pour les bergers.

Écrit par : Blumroch | 24/06/2022

Bof!
On s'en tape de tout ça, because l'éthique c'est BEAUCOUP TROP COMPLIQUÉ pour nos petites têtes. :-D
http://bactra.org/notebooks/some-meta-ethical-positions.html

Écrit par : realist | 24/06/2022

Celle de Chardonne est si juge...
Mais j'aime bien aussi celles de Scruton et Arya...

Écrit par : Fredi M. | 24/06/2022

... si juste...

Écrit par : Fredi M. | 24/06/2022

Blumroch > Je suis enchanté que cette fournée t'ai plu ;-)

Oui, et rien de plus abjecte que le "droitard" qui a conscience de ce qui se passe, mais pactise avec l'ennemi par intérêt.

La Boétie parlait déjà de pornographie ?

Tu es sévère avec Arendt.

Je corrige pour Aya S.

Certains ennemis sont capables de réflexion et d'effort, mais ce sont de très grands malades.

realist > L'éthique n'est pas une science exacte alors continuons à nous poser des questions.

Fredi M. > Amusant lapsus ;-)

Écrit par : Pharamond | 24/06/2022

Blumroch > Je trouvais la phrase de Bloom, même si elle me paraissait juste, assez bancale, mais j'ai eu la paresse de chercher plus loin.

Écrit par : Pharamond | 24/06/2022

@Pharamond : La Boétie : J'avais donné le passage ici :
http://guerrecivileetyaourtallege3.hautetfort.com/archive/2017/04/01/le-jeu-des-deux-images-264-5928267.html#c8600577

Arendt est surestimée en diable pour au moins trois raisons évidentes que je n'aurai pas l'imprudence d'énumérer. Enoncées par un homme, les platitudes lui tenant lieu d'idées seraient oubliées depuis longtemps. Elle fait d'ailleurs l'objet de la flamme de Finkie, non-germaniste d'élite, dont on connaît le parcours, le discernement et l'honnêteté. C'est tout dire. Je l'imagine bien hurler sur un plateau tivi : "Anna, arrête !"

L'ennemi est certainement persévérant et capable d'exploiter la kronnerie, la paresse, l'indifférence des masses -- ce qui est facile et ne réclame, heureusement pour lui, aucune véritable intelligence, laquelle ne se complaît pas dans la destruction du Vrai, du Beau et du Bien. La célébration du chaos, quand il n'est pas rampant et lovecraftien, c'est une passion de petinenfant débile.

Écrit par : Blumroch | 24/06/2022

@Pharamond : En anglais ou en français, peu importe : faut lire *L'âme désarmée* car c'est un grand livre.

Écrit par : Blumroch | 24/06/2022

Blumroch > Arendt avait tout de même un certain courage et des idées pas très conformes à son époque.

Encore une fois je en suis pas d'accord : on peut être très intelligent et pervers, et c'est peut-être plus courant qu'on ne l'imagine.

Écrit par : Pharamond | 24/06/2022

@Pharamond : Ses admirateurs, à eux seuls, donnent déjà sa mesure, confirmée quand on la lit un peu. Je n'ai jamais vu un penseur important célébré *en majorité* par des imbéciles.

Dans les romans à la Buchan ou à la Doyle. ;-)

Écrit par : Blumroch | 24/06/2022

Blumroch > Mouais...

Non non, dans la vraie vie d'ici-bas.

Écrit par : Pharamond | 24/06/2022

@Pharamond : De même que nous avons, parmi nos amis, des défenseurs de l'u. dite "e.", nous en avons qui n'entendent pas de la même manière le concept d'intelligence. C'est sans importance. "Mais tout ça fait d'excellents fa... corrections : d'excellents immenses et rouges" ;-)

Écrit par : Blumroch | 24/06/2022

Blumroch > ;-)

Écrit par : Pharamond | 24/06/2022

Saint Exupéry est probablement l'un des plus grands incompris de la littérature française, juste derrière Baudelaire et Pascal. "Terre des Hommes " a été mon déclic identitaire, un peu comme "Croc Blanc" de Jack London pour un anglo-saxo digne de ce nom.

Écrit par : La Bleue | 25/06/2022

@La Bleue : Je sais enfoncer une porte si ouverte qu'elle en est absente, mais c'est probablement à cause du *Petit prince*, dont il aurait pu faire l'économie -- à mon sens -- ou qu'il aurait été mieux inspiré de publier sous un pseudonyme au secret bien gardé. *Mutatis mutandis*, c'est notre *Sound of Music*, et c'est dissuasif.
Comme bien des auteurs classiques, Baudelaire et Pascal me semblent, aujourd'hui, moins incompris qu'ignorés, faute d'être *récupérables* -- Muray avait raconté dans une chronique comment la ville de Meaux avait tenté d'*exploiter* Bossuet avant de, sagement, renoncer.

Écrit par : Blumroch | 26/06/2022

"By jest or by mistake", les anonymes dieux kikipédistes ont placé *Le dernier pape*, l'excellent roman de Paternot & Veraldi, dans la catégorie des essais :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Gabriel_Veraldi
(page consultée le 26 juin 2022 à 11h35)
Avec de tels érudits, à quand *The Iron Dream* dans la catégorie "histoire contemporaine" ?

Écrit par : Blumroch | 26/06/2022

Damn. L'inutile remarque *supra* était évidemment pour la rubrique Musique. :-(

Écrit par : Blumroch | 26/06/2022

La Bleue > De Saint-Exupéry je n'ai lu que "Vol de nuit" et "Le petit Prince". J'ai apprécié les deux. J'ai découvert "Le petit Prince" à l'école primaire, notre institutrice nous en lisait un chapitre par jour après les cours. Et l'étrange musique que j'y découvrais a été pour moi la première émotion que je qualifierais de poétique ou d'artistique.

Blumroch > Parce que "Rêve de fer" c'est bidon ?

Écrit par : Pharamond | 26/06/2022

@ Blumroch : Vous aurez remarqué que "Le Petit Prince" est justement le livre favori de ceux qui n'aiment pas lire. Un peu comme les sourdingues qui sont toujours les premiers à vous rappeler que Mozart a composé sa première symphonie à 5 ans.

Baudelaire, dont je relis périodiquement les fameuses confessions ("Mon coeur mis à nu" / "Fusées" / "Pauvre Belgique"), devrait être, selon la très sainte Cancel Culture, le premier écrivain français à disparaître. Seul Céline cumule autant de casseroles, et encore !

Écrit par : La Bleue | 26/06/2022

@ Pharamond : "Le Petit Prince " est en soi une réussite (j'ai grandi avec moi aussi !). Le problème vient comme vous le savez de l'espèce de recyclage que les acteurs de la "culture" en font. Ils sont nés pour saloper, comme disait une bonne vieille connaissance.

Écrit par : La Bleue | 26/06/2022

@La Bleue : Je suis allergique au *Petit prince* -- mais ce m'est personnel :
http://guerrecivileetyaourtallege3.hautetfort.com/archive/2020/10/22/musique-556-6271579.html#c8940236

Presque toute la littérature française intéressante pourra disparaître. Les épurateurs de l'église wokiste garderont probablement (sans les lire) Hugo et Zola, qu'on peut leur abandonner volontiers.

@Pharamond : J'aimerais bien voir Feric Jaggar devenir, de personnage de science fiction, un personnage historique. ;-)

Écrit par : Blumroch | 27/06/2022

La Bleue > Ce monde salit tout.

Blumroch > Il finit comment, au fait ?

Écrit par : Pharamond | 27/06/2022

@Pharamond : Si mes souvenirs sont bons, ses légions partent conquérir la galaxie -- pour commencer. ;-)

Écrit par : Blumroch | 27/06/2022

Blumroch > L'espace intergalactique vital.

Écrit par : Pharamond | 27/06/2022

@Pharamond : "GalaktischLebensRaum", ça sonne bien. ;-)

Écrit par : Blumroch | 28/06/2022

Blumroch > Il faudrait une abréviation comme les Teutons en ont le secret.

Écrit par : Pharamond | 28/06/2022

Écrire un commentaire