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30/05/2022

Musique (617)

Michael FK

Molecule

Commentaires

Trop tard pour *Le trésor des loyaux samouraïs* !

Écrit par : Blumroch | 30/05/2022

Mais à temps pour :
https://www.youtube.com/watch?v=nyFqcS-aDjo
qui aurait pu être bien plus féroce.

Écrit par : Blumroch | 30/05/2022

https://www.youtube.com/watch?v=8JpLfdHm62Y
Etrange réaction. Je verrais plutôt une saine et sainte colère alimentant le désir de se venger dans le sang.

Écrit par : Blumroch | 30/05/2022

@Pharamond : La résurrection de Vangelis, en un peu plus rapide ? ;-)

Écrit par : Blumroch | 30/05/2022

Blumroch > Pour ma part, je le trouve terrifiant dans sa relative sobriété. L'humiliation du visité met mal à l'aise.

Écrit par : Pharamond | 30/05/2022

@Pharamond : Il n'est pas humilié, puisqu'il se plie de bon coeur à toutes les exigences. C'est un kron qui a ce qu'il mérite.
Je m'attendais (comme dans le second) à une explosion de colère roborative, en guise de fin.

Écrit par : Blumroch | 30/05/2022

Blumroch > Même soumis on peut être humilié, d'ailleurs il a un petit mouvement d'humeur bien rapidement refreiné.

Écrit par : Pharamond | 30/05/2022

Autre fin qui aurait été amusante : il se précipite sur les réseaux sociaux de la résistance underground pour y exprimer son (faible) désir de révolte. A peine a-t-il commencé à taper que s'ouvre une fenêtre : apparaît le visage de sa contrôleuse sanitaro-sociale qui lui annonce non seulement la perte de dizaines de points de crédit écolo mais aussi une hausse du prix de son abonnement Internet, en attendant une convocation à la Kommandantur.
Il se liquéfie, prétendant avoir voulu infiltrer le dernier carré des méchants pour, justement, les dénoncer et regagner des points. L'autre lui révèle alors que l'infiltration, c'est déjà fait. La résistance, même en paroles, n'existe plus depuis longtemps. A cette nouvelle, il pleure et se jette par la fenêtre. Dernier plan sur la contrôleuse : "Mais quel salaud ! Il n'a même pas refermé la fenêtre derrière lui. Et les économies d'énergie, alors ? Moins mille points !"

Écrit par : Blumroch | 30/05/2022

C'est triste à dire, mais le sieur Aldo Sterone n'a pas tort sur tout, à condition de passer sur le très lent développement des idées (vitesse 1,3x ou 1,5x recommandée) et sur l'insupportable numéro des braves gens qui ne demandent qu'à travailler sans nuire aux populations locales -- si c'était vrai, ils auraient depuis longtemps calmé leurs troupes d'assaut, comme ils le font chez eux. Ces paisibles ont choisi leur côté de la barricade.
Bref, à partir d'un sujet anecdotique n'étant, à y bien regarder, pas *si* anecdotique :
https://www.youtube.com/watch?v=6mP8AeNMJ7U
On en revient aux réflexions prêtées à Patrick Dalroy par Chesterton dans *The Flying Inn* : "I will tell you the truth. Our rulers have come to count on the bare bodily cowardice of a mass of Englishmen, as a sheep dog counts on the cowardice of a flock of sheep. [...] Suppose the sheep were turned by a miracle into wolves. There are very few dogs they could not tear in pieces.”
Le nombre gouverne : entre les 93% de collabos et les 7% incapable de former des commandos de réprésailles contre les tyranneaux du quotidien...

Écrit par : Blumroch | 31/05/2022

Blumroch > Moins mille points à déduire sur sa progéniture car chacun sait que la culpabilité comme la souffrance sont héréditaires.

Que dit le lassant Aldo en substance ?

Écrit par : Pharamond | 31/05/2022

@Pharamond : Le bon chienchien n'a évidemment aucune progéniture, d'autant qu'il ne fera pas de vieux os : il fait partie des rangs à éclaircir.

Aldo a beau oublier que les ordres ne sont pas les mêmes selon les cibles et que les ethniques sont armés, eux, il n'a pas tort : les locaux devraient prendre exemple sur les importés et considérer les milichiens comme autant d'ennemis à ne pas épargner. C'était évident dès le début du coronacircus : la résistance aux ordres absurdes et criminels était-elle générale que la tyrannie s'arrêtait à peine commencée. Les Français sont, dans leur immense majorité, des krons, mais les importés ne sont, dans leur immense majorité, pas des lumières -- et pourtant ils inspirent la peur au régime, parce qu'ils n'ont pas peur d'être violents.

Écrit par : Blumroch | 31/05/2022

Encore une analyse des résultats de la comédie électorale :
https://leblogdepaysansavoyard.wordpress.com/2022/05/30/marine-le-pen-la-rentiere-des-defaites/
Exposé à la manière des sottises de Jo Barthes dans son *Sur Racine*, voici le tragique de la situation :
Soient A un électeur, B un candidat et C une candidate.
A pense comme B mais vote pour C qui ne pense ni comme B ni comme A.
Et c'est ainsi que la Grande Substitution n'est pas une croyance mais un fait d'expérience.

Écrit par : Blumroch | 31/05/2022

http://www.pamphlet.ch/?article_id=1653
No comment. ;-)

Écrit par : Blumroch | 01/06/2022

Blumroch > Il oublie ou feint d'oublier que les importés bénéficient de l'indulgence des juges et des politiques et de la complicité des médias. Le souchien mutilé lors d'une manifestation n'a que ce qu'il mérite - dans tout Blanc il y a un nazi qui sommeille. L'importé, lui, n'est qu'une victime qui laisse parfois éclater sa juste colère.

Il me parait toujours un peu hasardeux de déterminer qui vote pour quoi et pourquoi avec précision. L'être humain n'est pas si rationnel que cela.
D'autre part que veut dire droite et gauche aujourd'hui ?

Curieuse conclusion pour un article assez juste.

Écrit par : Pharamond | 01/06/2022

je me pense qu'avec la valse des députasses, certains vont se retrouver chômistes, dépourvus de protection poulardine, au vu et au su du mondentier
peut être que quelques claques, nuitament appliquées, leur remettront les idées en place

Écrit par : kobus van cleef | 01/06/2022

kobus van cleef > Redevenus simples citoyens, on ne risque pas grand chose à leur coller une mornifle tant qu'elle ne cause pas de dégâts.

Écrit par : Pharamond | 01/06/2022

La population qui, à l'abri des regards, n'ose pas voter pour celui qui s'éloigne le moins de ses opinions (autrement dit : pour le moins pire), n'ira certainement pas, en public, mettre aux méchants (autrement dit : aux salauds et aux corrompus) des baffes pourtant bien méritées.

[zikalamar]

J'ai déjà mentionné *The Worm Ouroboros*, le chef-d'oeuvre d'Eddison, probablement sans lui gagner un lecteur de plus, que ce soit dans l'adaptation française, imparfaite mais correcte (pour ce que j'ai pu en juger sur quelques pages), ou dans la version d'origine, parfois ardue (ce n'est pas le pauvre anglais de J. K. Rowling).
Le dernier chapitre est particulièrement réussi. Connaître le contexte précis et les personnages n'est pas indispensable. Un camp l'a emporté de manière écrasante et définitive ; les réjouissances succèdent aux réjouissances ; l'heure pourtant est à la mélancolie.
Rien ici n'est *moderne*.

// Lord Juss évoque l'un de ses plus glorieux combat.
"With this sword," said he, "I went up with Gaslark to the gates of Carcë, four years gone by this summer, being clouded in my mind by the back-wash of the sending of Gorice the King. With this sword I fought an hour back to back with Brandoch Daha, against Corund and Corinius and their ablest men : the greatest fight that ever I fought, and against the fearfullest odds. Witchland himself beheld us from Carcë walls through the watery mist and glare, and marvelled that two men that are born of woman could perform such deeds."

// Triste sort des guerriers privés de combats et d'adversaires à leur mesure.
On a sudden Lord Brandoch Daha stood up, unbuckling from his shoulder his golden baldrick set with apricot-coloured sapphires and diamonds and fire-opals that imaged thunderbolts. He threw it before him on the table, with his sword, clattering among the cups. "O Queen Sophonisba," said he, "thou hast spoken a fit funeral dirge for our glory as for Witchland's. This sword Zeldornius gave me. I bare it at Krothering Side against Corinius, when I threw him out of Demonland. I bare it at Melikaphkhaz. I bare it in the last great fight in Witchland. Thou wilt say it brought me good luck and victory in battle. But it brought not to me, as to Zeldornius, this last best luck of all: that earth should gape for me when my great deeds were ended."

The Queen looked at him amazed, marvelling to see him so much moved that she had known until now so lazy mocking and so debonair.

But the other lords of Demonland stood up and flung down their jewelled swords on the table beside Lord Brandoch Daha's. And Lord Juss spake and said, "We may well cast down our swords as a last offering on Witchland's grave. For now must they rust : seamanship and all high arts of war must wither : and, now that our great enemies are dead and gone, we that were lords of all the world must turn shepherds and hunters, lest we become mere mountebanks and fops, fit fellows for the chambering Beshtrians or the Red Foliot. O Queen Sophonisba, and you my brethren and my friends, that are come to keep my birthday with me to-morrow in Galing, what make ye in holiday attire ? Weep ye rather, and weep again, and clothe you all in black, thinking that our mightiest feats of arms and the high southing of the bright star of our magnificence should bring us unto timeless ruin. Thinking that we, that fought but for fighting's sake, have in the end fought so well we never may fight more ; unless it should be in fratricidal rage each against each. And ere that should betide, may earth close over us and our memory perish."

// Parfois, rien ne ressemble plus à une défaite qu'une victoire.
“We,” said Juss, “have flown beyond the rainbow. And there we found no fabled land of heart’s desire, but wet rain and wind only and the cold mountain-side. And our hearts are a-cold because of it.”

The Queen said, “How old art thou, my Lord Juss, that thou speakest as an old man might speak ?”

He answered, "I shall be thirty-three years old tomorrow, and that is young by the reckoning of men. None of us be old, and my brethren and Lord Brandoch Daha younger than I. Yet as old men may we now look forth on our lives, since the goodness thereof is gone by for us." And he said, "Thou O Queen canst scarcely know our grief ; for to thee the blessed Gods gave thy heart's desire : youth for ever, and peace. Would they might give us our good gift, that should be youth for ever, and war ; and unwaning strength and skill in arms. Would they might but give us our great enemies alive and whole again. For better it were we should run hazard again of utter destruction, than thus live out our lives like cattle fattening for the slaughter, or like silly garden plants."
//
De fait, même sans avoir été un héros épique, aucun être humain normal ne devrait supporter l'idée d'être ou de devenir une tête de bétail engraissée pour l'abattoir ou, presque pire, une plante décorative.
Par chance, Nietzsche viendra au secours des héros du livre. Veinards.

Écrit par : Blumroch | 02/06/2022

Blumroch > Une caractéristique du bétail est de ne pas savoir qu'il en est un.

Écrit par : Pharamond | 02/06/2022

"Tu vois, le monde se répartit en deux catégories : ceux qui appartiennent à l'oligarchie, et ceux qui forment leur bétail. Toi, que tu le veuilles ou non, que ça te plaise ou non, que tu en sois conscient ou non, tu fais partie du bétail et même : de leur bétail. Et tant que tu ne seras pas armé, tu resteras du bétail. Comme tout le monde, éveillé ou non."
Le bétail, c'est ce qu'on peut exploiter puis équarrir sans le moindre risque de révolte. Ce n'est pas une affaire de conscience mais de pouvoir.

Écrit par : Blumroch | 02/06/2022

Blumroch > Donc le choix est impossible et il n'y a guère de place pour le rebelle.

Écrit par : Pharamond | 02/06/2022

Le mouton rebelle reste un mouton ; le mouton armé est déjà un peu moins un mouton.
Millionnaire, j'armerais la population encore capable de réfléchir un peu.

Écrit par : Blumroch | 02/06/2022

Un peu dans le même esprit que ma réflexion *supra* : "Quand l’homme qui témoigne est armé d’un sabre, c’est le sabre qu’il faut entendre et non l’homme. L’homme est méprisable et peut avoir tort. Le sabre ne l’est point et il a toujours raison."

Écrit par : Blumroch | 02/06/2022

"...prendre exemple sur les importés et considérer les milichiens comme autant d'ennemis à ne pas épargner."

S' il n' y avait qu' une phrase à retenir c' est celle-là !!

Écrit par : EQUALIZER | 03/06/2022

Sonné, le sonnet, maintenant sommé de disparaître sous prétexte que cette forme aura été pratiquée, pour l'essentiel, par de méchants blancs occidentaux :
https://www.takimag.com/article/ban-the-bard/
On notera au passage le scandaleux et réactionnaire anglocentrisme de l'excellent Dalrymple, mauvais eurocitoyen qui ne cite pas un seul sonnet français, pas un seul sonnet neuftroisien, pas un seul sonnet ukrainien.
La suppression de Guillaume Hochepoire pose toutefois des problèmes que nos modernes épurateurs ne semblent pas avoir envisagés.
Ainsi, quelques spécialistes du Barde prétendent de nombreux sonnets inspirés par des passions antiphysiques, ce qui devrait donc les rendre sacrés et leur rédacteur aussi.
Mieux -- ou pire, on hésite --, le document historique *St Trinian's 2 : The Legend of Fritton's Gold* révèle, lui, que l'auteur était une aut{tric|eress|eus|eur}e. Sa personne et ses oeuvres en deviennent, comme celles de Méchancon, sacrées elles aussi.
Reste évidemment la solution centriste du iel, Shakespeare ayant été transformé après son enlèvement (en néo-French : son abduction) par des extra-terrestres curieux de faire des expériences contre-nature sur le bétail humain. Du coup, sacrés, les sonnets et Hochepoire William.
Quand on pense qu'avant, la seule vraie difficulté, avec Shakespeare, c'était de le lire à livre ouvert...

Écrit par : Blumroch | 03/06/2022

P.S. : A d'être révisés, mutilés, détruits, incompris ou ignorés, les livres finiront par s'évanouir dans les airs, comme un vol de gerfaux[1] hors des bibliothèques natales... C'était la brillante idée de John Sladek dans "A Report on the Migrations of Educational Materials", nouvelle parue dans *The Magazine of Fantasy and Science Fiction* de décembre 1968. Le PDF (seul exploitable) est ici :
https://archive.org/details/Fantasy_Science_Fiction_v035n06_1968-12_PDF
(page 70 du magazine, page 69 du fichier)
J'aime à espérer que parmi les lecteurs figure au moins un bibliothécaire.

[1] Le vol de Gervais, c'est dans les supermarchés.

Écrit par : Blumroch | 03/06/2022

P.P.S. : On cherche -- en vain -- un vieux texte facétieux assimilant Shakespeare à un administrateur système (c'était probablement dans *Byte*, au début des années 90), et on tombe sur *ça* :
https://www.theatlantic.com/magazine/archive/2019/06/who-is-shakespeare-emilia-bassano/588076/
*St Trinian's 2* est dépassé par la réalité.

Écrit par : Blumroch | 03/06/2022

Intéressante idée qui ne restera peut-être pas satirique bien longtemps :
https://www.theonion.com/google-maps-adds-shortcuts-through-houses-of-people-goo-1848861825
Dans la même ligne, on peut imaginer, à destination des [autocensuré], une fonction "Trouvez-moi des victimes vulnérables".
Dans un monde de plus en plus monstrueux, tout est possible et surtout, tout est permis.

Écrit par : Blumroch | 03/06/2022

On a beau se protéger du siècle autant que faire se peut, impossible d'éviter totalement la contamination. Les informations que l'époque juge importantes finissent toujours par être connues de ceux qui lui obéissent comme de ceux qui ne s'y intéressent en rien. Yves Amiot, dans son excellent *Cavalier Rampin*, a rendu compte, au détour de quelques phrases, du phénomène.
C'est ainsi que je connais l'existence d'un film policier qui a sans doute eu son petit succès, intitulé *L.627*.
Grâce au régime et grâce à la complicité de nos électeurs cotitulaires de c.n.i., je vais enfin pouvoir associer ce nombre à une réalité qui fait mal, puisque c'est ce que coûte par *jour*, en *dolleuros*, chaque futur docteur/ingénieur/chercheur chargé de *régénérer* ce pays de krons :
https://ripostelaique.com/un-mineur-etranger-delinquant-coute-225-720-euros-par-an-a-la-france.html
Ce nombre doit sans doute être sous-estimé, de venir des curés de la bonne presse aux ordres du régime.
93 : autre nombre -- un pourcentage arrondi, non l'enclave bien connue -- qu'on retient, incrédule, zemmouriste ou non. 93% qui permettent ce 627, lequel, presque anecdotique, ne doit représenter qu'une infime fraction du coût de [autocensuré]. Voilà, entre autres, pourquoi on saigne le bétail, qui n'y voit aucune objection.
Le monde est une copropriété où les raisonnables sont menés à la ruine à cause de quelques krétins et korrompus qui influencent les krons, toujours majoritaires.

Écrit par : Blumroch | 04/06/2022

Tout admirateur du Grand Méchant qu'il était, Knut Hamsun pourrait bien revenir à la mode puisque le Grand Projet de l'oligarchie est de faire redécouvrir à des millions de krons une sensation pénible rendant incapable non seulement de réfléchir mais surtout de se battre, même pour défense sa propre vie. Ceux qui espèrent un sursaut guerrier face aux frigos vides sont des... candides. C'est avec un cerveau et un ventre plein qu'on se bat bien et intelligemment.
Quoi qu'il en soit, c'est le bon moment pour relire ou découvrir *La faim*, roman autobiographique des durs temps d'*avant* et des encore plus durs temps *proches*. Les ceusses qui ne connaissent pas et en voudraient un aperçu le trouveront ici :
https://www.gutenberg.org/files/8387/8387-h/8387-h.htm
*Hunger* n'est pas un *game*.

Écrit par : Blumroch | 04/06/2022

edit/fix : "pour défendre". Au reste, quelle importance ?
A tout hasard, existe une bonne biographie de l'auteur, intitulée *Knut Hamsun : un aigle dans la tempête*, par un certain Sten Sparre Nilson.

Écrit par : Blumroch | 04/06/2022

edit/fix encore : "pleins". Comme depuis longtemps je ne me soucie plus de relire et à peine de taper -- je n'ai pas dit : d'écrire --, j'devrais rejoindre le camp des gentils leurqueurz. Tout le monde y gagnerait. Mot des lassitude et modernitude : "Place aux autres !".

Écrit par : Blumroch | 04/06/2022

Dans *Democracy and Military Power* publié d'abord en 1934 puis révisé en 1941, un certain Silas Bent McKinley, professeur d'histoire, semble avoir exprimé l'idée, que la démocratie, pour exister, exigeait un peuple équipé d'armes individuelles au maniement appris pendant un service militaire universel. C'est digne du *Starship Troopers* d'Heinlein.
Les nom et théorie de McKinley sont manifestement oubliés jusque chez les ricains, et c'est à peine si l'on trouve deux ou trois courtes et anciennes recensions (dont la lecture est payante) de son introuvable *magnum opus*, heureusement évoqué dans un intéressant manuel de mars 1949 intitulé *The Evolution of Naval Weapons*[1] ("Bureau of Naval Personnel", NAVPERS 91066-A).
A l'origine de ma curiosité pour ce McKinley, la seule fois où j'ai vu mentionné son nom : par cet immense lecteur qu'était Bergier. We are not surprised.

[1] Doté d'un certain sens de l'humour, l'anonyme et intelligent rédacteur de ce manuel formule, à l'occasion, des réflexions inattendues chez un militaire, au point qu'on l'imaginerait bien en personnage du feuilleton de propagande *J.A.G.*.
//
[...] brilliant inventions were often not adopted because of inertia, ignorance, or distrust, or because they might impair somebody's vested interest.
//
After the war one of these arrows [le premier carreau d'arbalète envoyé contre les Carthaginois] was taken to Sparta as a curio, where a certain Archidamos, seeing it, cried : "O Herakles, the valor of man is at an end !". That is the first recorded protest against the mechanization of warfare.
//
In general, these protests [contre les innovations meurtrières] are based upon an irrational fear of the new rather than upon a reasoned humanitarianism, since after all a man is just as dead when he has been beaten to death with a club as when he has been blown up by an atomic bomb. [...] As long as trial by battle persists in international affairs, the precise method by which people are killed is a minor consideration.
//
[...] during the several disarmament conferences between the two World Wars, each nation referred to the military means wherein it excelled as "defensive", and to those it fear in the hands of others as "offensive". The submarine was considered defensive by France (which had a large submarine fleet) and offensive by Great Britain (which had a large merchant-marine vulnerable to submarine attack).
//
Ever since it arose in the Dark Ages, our Western culture has differed from others in its tendancy towards rapid technical development, so that non-Western societies like the Russian and the Japanse have had to copy Western methods in order to hold their own against Western pressure. Since invention is a self-regenerative process, it is likely to go on, faster and faster, until limited by the exhaustion of natural resources or some other factor that cannot now be foreseen.
The development of weapons and the state of society affect one another. Some years ago Silas McKinley, a history professor, claimed to have found a regular correlation -- democratic government is stable and sucessful when the fundamental military unit is a citizen soldier armed with a cheap, easily-used weapon. He cited the democratization of Greece when improvements in metallurgy made arms and armors available to the common people, and the French and Americain revolutions when the cheap flint-lock musket was the universal arm. McKinley though that democracy would be in danger whenever the fundamental military unit was a highly trained professional soldier, or one using a complicated and expensive weapon. If he is correct, his principle directly affects the people of the United States, because soldiers today use the most complicated and expensive weapons ever seen.
//
Two sources of error in making predictions seem to be what we may call the Galahad fallacy and the David-and-Goliath fallacy. The Galahad fallacy is the idea that "my strength is as the strength of ten because my heart is pure". Unfortunately, history does not support any such idea. Some of the most bloodthirsty tyrants have also been the ablest and most successful military leaders. The David-and-Goliath fallacy is the belief that weakness has some mystic advantage over strength, and smallness over bigness.
//
[...] it seems quite certain that, in the event of another war, the atomic bomb will not only be used, but also will be the most important single weapon.
//
J'arrête ici. D'éventuels curieux n'ont qu'à chercher.

Écrit par : Blumroch | 05/06/2022

Blumroch > Je te lis systématiquement, ce qui fait au moins un lecteur, mais je ne trouve souvent rien à dire.

A propos des ventre pleins ou vides et de combat, je crois moi aussi que l'on combat mieux le ventre plein sauf qu'aujourd'hui, sans transcendance, l'individu rassasié ne sortira de son confort seulement quand il constatera les effets de l'effondrement de la société dans son quotidien.

Écrit par : Pharamond | 05/06/2022

@Pharamond : Eh bien, si je défie le commentaire... même avec Hochepoire William... :-(

Transcendance, spiritualité... faut laisser ça aux ceusses, candides (pour ne pas dire plus), qui attendent l'élévation de Villiers à la présidence, le retour du Mashiah, le départ magique et spontané des ordures de l'oligarchie ou encore l'intervention miraculeuse des forces girardo-shamaniques.

Écrit par : Blumroch | 05/06/2022

Blumroch > Mes commentaires, tout au moins.

Sans transcendance l'être humain n'est plus qu'une machine à calculer ses euros.

Écrit par : Pharamond | 05/06/2022

@Pharamond : Je ne me soucie ni de transcendance ni de spiritualité ; je suis pourtant dans le camp des méchants et de saint Bardèche. ;-)

Écrit par : Blumroch | 06/06/2022

Blumroch > A mon avis, on peut être transcendé par autre chose que la religion. Le terroriste du début du XXe siècle qui donnait sa vie pour le triomphe du socialisme le faisait parce qu'il croyait à une idée plus grande que son existence et qui valait la peine de mourir.

Écrit par : Pharamond | 06/06/2022

Le socialisme est une religion dépourvue de transcendance. Le capitalisme aussi. Le protestantisme aussi, qui fait le lien entre les deux (le *Nous serons tous protestants* de Beauvais était parfait sur ce sujet). C'est pourquoi ils s'accordent tous si bien avec certaine croyance venue des déserts ignorant, elle aussi, toute idée de transcendance.
Le caractère religieux, avec ou sans dieu créateur, de bien des lubies, déjà analysé par l'immense Le Bon, est manifeste dans la scène d'illumination religieuse de *Network*, quand le journalope subversif, une fois converti par le discours du théologien de la finance, reçoit la mission d'aller éclairer les masses.
On l'a dit avant moi : une cause n'est ni vraie ni juste d'avoir des martyrs.
Pour les nihilistes, on peut, en étant sophiste, évoquer une transcendance du Néant. ;-)

Écrit par : Blumroch | 06/06/2022

Blumroch > Je ne parle pas de la justesse d'une cause, mais simplement d'une forme de transcendance de certaines causes qui permet à un individu de se dépasser.

Écrit par : Pharamond | 06/06/2022

@Pharamond : "Ni vraie ni juste".
Pour prendre un exemple que je connais assez bien, savoir le mien, je n'admets aucune forme de transcendance. Dans ce cas, où devrais-je être ? Dans la phynance ? ;-)

Écrit par : Blumroch | 06/06/2022

Blumroch > Non, mais tu es un cas rare ;-)

Écrit par : Pharamond | 06/06/2022

Ze Mite, pour les ceusses qui, ne voyant ni n'entendant des Angliches dans certaines vidéos plus ou moins fouteuses, seront bientôt contraints d'acquérir des prothèses rectificatives oculaires et auditives, évidemment certifiées :
https://www.youtube.com/watch?v=sh6wjFGcmXM

Écrit par : Blumroch | 07/06/2022

Et quelques vérités brutales, forcément brutales :
https://www.youtube.com/watch?v=7WJChV9IxSM

Écrit par : Blumroch | 07/06/2022

Blumroch > Une époque formidable, vraiment.

Écrit par : Pharamond | 07/06/2022

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