24/09/2006
Images (17)
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« Ceriiiiiiiiiise. »
On sourit parce qu’on est heureux, amusé, complice, attendri, par gentillesse, pour faire plaisir, pour répondre à un sourire mais aussi parce qu’on est gêné, par mépris, par ironie, par dédain, par méchanceté. On sourit pour toutes ces raisons et plus encore. Reste l’énigmatique sourire des bébés, qu’est-ce qui peut faire sourire ces petits êtres qui ne savent rien et n’ont rien connu ? Mais peut-être est-ce précisément pour cela que leur sourire est le plus beau et le plus désarmant qui soit. On dit qu’ils sourient aux anges ; c’est sans doute une explication.
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Nouvel Observateur
Le Nouvel Observateur titre cette semaine "Les SS - Leur vraie histoire". Parmi les marottes de cet hebdomadaire il y a la manie d'annoncer régulièrement en gros titre qu'il révèle enfin la vérité sur tel personnage ou événement et celle non moins régulière de faire des dossiers sur le nazisme et affiliés. Dans ce numéro donc, les deux se marient pour nous pondre ce dossier d'une brûlante actualité. Je feuillette en me disant que pour découvrir quelque chose de nouveau sur le sujet la rédaction va nous apprendre que les SS étaient moins féroces qu'on le raconte ou au contraire a fait figurer en pleine page un fac-similé d'un pacte entre Heinrich Himmler et Belzébuth ; et c'est la déception, ce n'est que la sempiternelle histoire du mal absolu qu'on nous ressert, les énumérations des exactions mille fois lues, le rappel du fanatisme des troupes SS, la mise en garde contre le basculement de l'individu normal vers l'indicible... Bref, rien de neuf ; le Nouvel Observateur est un torchon gauchiste racoleur, mais ça aussi je le savais déjà.
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Le tour de France des monuments (choix absolument arbitraire) : Saint-Sever (40)
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21/09/2006
Saccage

Les ruines des Tuileries
20:50 | Lien permanent | Commentaires (0)
Nuance et pondération
Au sujet de l'attaque dont ont été victimes deux policiers dans la cité des Tarterêts à Corbeil-Essonnes, agressés par une vingtaine de "jeunes", certains armés de barres de fer, on pouvait lire dans Métro le 21/09/06, parmi les réponses à la question "Que vous inspire l'agression des CRS ?" celle de Thibault, 23 ans, étudiant en anglais : "Je pense que si j’avais été là, j’aurais fait la même chose que les jeunes. Il y a deux camps, les policiers sont dans un camp ; moi dans l’autre."
20:25 | Lien permanent | Commentaires (6)
Soumission
Je me trouvais avec mon frère dans la même colonie de vacances, au centre des Pays-Bas, où nous allions tous les ans. Contrairement à la plupart de nos camarades, qui n’y passaient que trois semaines, mon frère et moi-même y restions tout l’été. Ainsi, au bout d’une première période de trois semaines, il y avait une sorte de transition pendant laquelle les nouveau enfants succédaient à ceux qui partaient. Or mon frère et moi-même étions à ce stade des « anciens » qui connaissaient toutes les ficelles de la colonie. Cette année-là, donc, je décidai de mettre un peu de piment dans ce passage d’une période à l’autre. J’eus l’idée d’introduire un rite d’initiation pour les nouveaux arrivants. Pour en faire un événement particulièrement mémorable, nous plaçâmes une baignoire remplie d’eau presque gelée dans le bâtiment dortoir. Tous les nouveaux apprirent ensuite que, selon la tradition de la colonie, ils devaient y plonger. Aujourd’hui encore, je revois avec une grande clarté une soixantaine de garçons (dont la plupart étaient beaucoup plus grands que nous deux) qui, après avoir docilement fait la queue, s’immergèrent, l’un après l’autre, dans notre bain sibérien. Tout allait comme prévu jusqu’au moment où le directeur de la colonie passa par hasard. Se remettant vite de sa stupeur, il rompit le charme : il incita les nouveaux à se révolter, en leur faisant remarquer qu’ils étaient soixante contre seulement deux, et les poussa à nous rendre la monnaie de notre pièce. À l’issue d’une lutte prolongée, nous avons reçu une correction bien méritée. Je conserve néanmoins en mémoire l’image de ces deux petits garçons qui, grâce à une détermination et à une force de persuasion hors du commun, réussirent à amener un grand groupe d’enfants à se soumettre à une épreuve extrêmement désagréable.
Manfred Kets de Vries
Combats contre l’irrationalité des managers
19:55 | Lien permanent | Commentaires (2)



