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31/10/2006

Argent

Combien de fois on peut entendre que l’argent ne fait pas le bonheur, qu’il n’est pas tout dans la vie, qu’il n’est pas nécessaire d’en avoir pour être heureux, qu’il n’est pas une bonne chose sinon une mauvaise, qu’il pourrit tout, que les gens riches ne sont pas si heureux, que les pauvres sont plus libres, qu’on peut avoir d’autres richesses que matérielles… Autant de clichés généralement véhiculés par ceux qui ont beaucoup d’argent et ne se rendent pas compte de ce que c’est d’en manquer (ou veulent relativiser leur chance d'en avoir aux yeux des autres), ceux qui feignent l’indifférence pour ne pas paraître cupides dans leur course à la réussite (si je veux être chanteur c’est pour l’art bien sûr…), ou bien par ceux qui n’en n’ont pas, et ne se faisant pas d’illusions sur leurs possibilités de s’en procurer, jouent les dédaigneux.

Pourtant même si toutes ces remarques ne sont pas entièrement fausses elles négligent un fait essentiel, l’argent est une bonne chose, sans lui pas de routes, d’électricité, d’eau potable, d’hôpitaux, de loisirs, de cadeaux aux êtres chers, de protections contre les coups du sort, pas de défenses face à ceux qui en veulent à vos biens, à votre vie, pas de possibilités de se garder autant que possible contre la maladie, la vieillesse…rien en fait, le retour à la précarité des premiers âges.

Le problème est qu’actuellement rien ne vient contrebalancer le pouvoir de l’argent. La religion ? contraignante et obsolète. La morale, républicaine ou autre ? dispersée au vent du relativisme. La famille ? discréditée et moribonde. Le civisme ? vidé de son sens à force d’être utilisé à tout propos…

Après l’érosion dû au modernisme qui a jeté à bas tous ces contre-pouvoirs seul le pouvoir pécuniaire reste debout. Monument arrogant et indestructible parce qu'irremplaçable et aujourd'hui sans concurrent sérieux.

L'Appel d'Aquitaine (2)

Vous vous rappelez peut-être d'Antoine PIAULT-MONTEIL dont je vous ai parlé dans une précédente note. Bien qu'il me parusse assez extravagant le personnage avait plutôt l'air sympathique. Pourtant d'après le commentaire de Prégat, s'il est bien aussi farfelu que le laissait présager son tract il n'en est pas moins malhonnête et passablement mythomane. Pauvre France.

Je m'interroge (19)

Avec le temps, ce blog ne finit-il pas par être répétitif, sinistre et ennuyeux ?

Le tour de France des monuments (choix absolument arbitraire) : Pont-à-Mousson (54)

L'abbaye des Prémontrés

26/10/2006

Fin de saison

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Loryn Brazier

Power and peace

Paintball

Vous connaissez tous le paintball, jeu qui consiste à se tirer dessus avec des billes de peinture dans les bois ou dans un hangar rempli de bidons et de parpaings ? Et bien les Canadiens, continent nord-américain oblige, voient les choses en grand et même en très grand.

Miam

Les insectes sont une source inexploitée et quasiment intarissable de protéines. En Afrique, notamment, ils constituent déjà une nourriture courante et appréciée. Certains chercheurs pensent même qu’en passant de la simple récolte à l’élevage à grande échelle les insectes seraient une réponse possible à la malnutrition endémique de certains pays du Tiers-Monde.

En Occident, malgré quelques tentatives d’introduction de recettes comportant des insectes on peut difficilement parler d’engouement pour ce genre de gastronomie. Aussi, certains industriels ont imaginé qu’ils pourraient  extraire les protéines des insectes et les conditionner sous forme de saucisses, steaks ou autre pour les commercialiser plus facilement.

Pourquoi pas ? Aidés par la mode en faveur de tout ce qui est naturel et exotique, et aussi par la lassitude des consommateurs à avaler des vaches carnivores et des poulets qui n’ont jamais vu le soleil, les entreprises productrices pourraient peut-être obtenir un certain succès.

Quoique je me demande si quelques années après n’éclateraient pas des scandales sur la qualités des insectes que l’on nous vend. On peut imaginer les articles de presse sur « les hannetons aux hormones », « les abeilles nourries aux farines animales » ou « les chenilles élevées en batterie ». Les consommateurs les plus aisés se rabattraient alors sur « la coccinelle Label Rouge », « le grillon fermier » ou « le moucheron bio »...