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09/12/2019

Héros

Quelqu'un peut-il m'expliquer en quoi les treize soldats morts récemment au Mali seraient des héros ? Qu'ils aient un hommage national puisque le Système doit bien donner quelques gages à l'armée tant qu'il a besoin d'elle et qu'il lui faille pour cela entretenir encore quelques temps la fiction d'une nation passe encore ; mais pourquoi la mort de militaires qui se sont engagés pour combattre si nécessaire et provoquée par un accident en opération serait-elle héroïque comme le répète à l'envie le pouvoir et certains médias ? A quand l'élévation au rang de martyr comme en terre d'islam ?

Commentaires

@Pharamond : Sans doute parce que les mots n'ont plus aucun sens, à notre grande époque. Dès lors qu'on a commencé à évoquer sans rire les "héros du quotidien" dans les années 90, la notion classique d'héroïsme a disparu, partout.
"Mort au combat" peut encore laisser supposer une mort héroïque, pour un militaire. Aujourd'hui, "mort pour la France" devrait être traduit par "mort pour les intérêts politiques et économiques des oligarques" -- pas nécessairement aux yeux des sacrifiés, d'ailleurs, dont les raisons de se battre peuvent n'être pas celles des ceusses qui les envoient au front.

Écrit par : Blumroch | 09/12/2019

Oui les mots ne veulent plus rien dire et ne coûtent pas chers pour flatter ceux qui sont susceptibles d'être les derniers remparts du pouvoir.

Pour s'engager dans l'armée actuellement il faut tout de même faire preuve d'une grande naïveté ou être affamé. Que ceux qui y finissent une carrière commencée quand le pays en était encore un, soit, mais aujourd'hui...

Écrit par : Pharamond | 09/12/2019

@Pharamond : C'est peut-être comme dans l'edunat : des infiltrés "entristes" se faisant gloire de saboter le système de l'intérieur tout en étant rémunérés par lui (en attendant de lui porter des coups) ; des affamés prêts à tout accepter pour accéder à une maigre pitance ; quelques candides, enfin, vivant sur l'*image* des siècles passés -- certains étrangers sont dans ce cas, qui croient encore que la littérature française, c'est toujours Balzac, voire Camus, quand c'est depuis longtemps Barthes et Barthès). Quant aux proportions de ce mélange...

Écrit par : Blumroch | 09/12/2019

Oui peut-être, bien que la théorie des infiltrés de nos jours me parait plus que douteuse.

Écrit par : Pharamond | 10/12/2019

@Pharamond : Ces dernières années, j'ai lu à quelques reprises des articles relatant le refus de certains engagés Suédois d'aller au combat contre leurs "frères". La situation ne serait pas inconnue dans la milice du régime -- ce qui promet, quand les supplétifs Nordiques se déchaîneront contre nous autres "underdogs".

Écrit par : Blumroch | 10/12/2019

J'en suis convaincu, mais je pense que c'est un état de fait plus que le résultat d'une prémédication.

Écrit par : Pharamond | 10/12/2019

@Pharamond : "Il n'y a pas de hasard, seulement des complots ou des soupçons". ;-)

Écrit par : Blumroch | 10/12/2019

@Pharamond : Quite amusing. Je croyais faire facétieusement écho à une réflexion de Soulès dans son *Journal* ("Il n'y a pas de rencontres, il n'y a que des rendez-vous."), mais à en croire Gougueule (sans source précise), Eluard (dont je n'ai presque rien lu) aurait formulé cette réflexion abellienne : "Il n'y a pas de hasard, il n'y a que des rendez-vous.".
D'un autre côté, l'interdépendance universelle, ça remonte au moins aux Etrusques. ;-)

Écrit par : Blumroch | 11/12/2019

Heureusement que j'ai lu le second commentaire les guillemets allaient me lancer dans une recherche de la sentence détournée.

Pour l'entrisme je n'y crois pas sauf dans la sphère politico-médiatique et dans le showbiz où ce n'est d’ailleurs plus de l'entrisme mais une véritable invasion.

Écrit par : Pharamond | 11/12/2019

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