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21/02/2017

Les limites

Je vais jeter des sacs contenant des déchets de jardin dans un centre de recyclage. En arrivant j'aperçois un bout de branche d'une dizaine de centimètres de diamètre et d'environ un mètre cinquante à cheval sur le terre-plein central et la chaussée obligeant les véhicules à faire un petit écart, elle a dû tomber d'une remorque tournant vers le site. À la barrière d'entrée il y a trois personnes, deux agents de la ville et un de sécurité. Je leur fais part de ce que j'ai vu et un des employés municipaux me demande si le morceau de bois est du côté de la déchetterie, je réponds qu'il est juste devant au milieu de la rue et il m'indique alors qu'il est désolé, mais qu'il n'a pas le droit de sortir du site. Je fais ce que j'ai à faire et à mon deuxième voyage je constate que la branche est bien sûr toujours au même endroit. Je franchis la barrière et l'agent de sécurité qui déambule sur l'aire de manœuvre me fait signe qu'il va m'aider pour ma marche arrière vers le container. Une fois arrêté je m'aperçois qu'il m'a trop fait reculer et que je ne peux plus ouvrir mon hayon à cause du garde-corps. L'agent constate avec moi et s'en retourne vers ses collègues pendant que j'avance un peu. Une fois mes sacs vidés je vais prévenir un employé que je laisse ma voiture deux minutes pour aller chercher la branche. Il me dit que c'est très gentil parce que eux n'ont pas le droit. Cette petite histoire me fait garder espoir, dans cette société il y a encore des employés serviables et respectant scrupuleusement le règlement. 

Commentaires

C'est le principe de précaution !
Imagine seulement que le mec fasse un infarctus au moment où il ramasse la branche, hors de ses limites d'intervention ?
Ou se fasse renverser par un chauffard fortuné (parce qu'il faut l'être de nos jours pour dépasser le 30kms/h).
Tu vois l'embrouille "accident du travail ou pas " ?
Faut être prévoyant dans la vie et ménager ses arrières. (C'est pas le "jeune Théo"qui me dira le contraire.)

Écrit par : Carine | 21/02/2017

oui .. "il y a encore des employés serviables et respectant scrupuleusement le règlement" .. c' est vrai que la moindre initiative n' est pas compatible avec les 35h et pourrait être mal interprétée par le syndicat soviétique . Mais ce sont les mêmes fonctionnaires qui vous feraient monter dans les wagons pour la Sibérie :D J' aurais fait comme vous , en allant enlever la branche moi-même . Faut bien faire un geste citoyen !

Écrit par : EQUALIZER | 21/02/2017

Carine > Oui, c'est assez prodigieux de voir trois personnes refuser de faire 50 mètres en se cachant derrière un réglementé qu'ils doivent régulièrement accommoder à leur sauce. D'ailleurs, je me m'interroge encore sur la raison : flemmardise, soumission réelle au réglement ou principe de précaution ?

EQUALIZER > Difficile de condamner le manque de civisme en se comportant de la même manière surtout que "l’opération" n'a effectivement pas duré plus de 2 minutes.

Écrit par : Pharamond | 21/02/2017

Alles klar. Der Sonderkomando muss die Regelungen immer beachten.

Écrit par : Nathanaël | 21/02/2017

Tiens, ça me fait penser que j'ai balayé la terrasse aujourd'hui, "j'ai fini la première moitié de la première dalle. Je souffle un peu, je finis la deuxième moitié de la première dalle, je souffle un peu, je passe à la première..."

Écrit par : Coach Berny | 21/02/2017

@ Coach
Le bouclier arverne ou Asterix en Corse?
Il me vient comme un doute!

Écrit par : Popeye | 21/02/2017

Le bouclier par Toutatis !

Écrit par : Coach Berny | 21/02/2017

Anecdote édifiante qui en évoque une autre, analogue :

Il y a quelques années, j'avais entrepris, pendant la saison sèche, la construction d'un nouveau bâtiment. Mais les pluies arrivèrent plus tôt que nous ne les avions attendues. Il s'agissait donc de mettre au plus vite à l'abri dans un hangar les planches et les chevrons que nous pouvions auparavant laisser dehors. Moi-même, je peinais à en porter avec deux Noirs, les seuls aides dont je disposais à ce moment. Apercevant un indigène habillé de blanc assis à côté d'un malade qu'il était venu visiter, je l'invitai à venir nous donner un coup de main. "Je suis un intellectuel et je ne porte pas de bois", fut sa réponse. "Tu as de la chance", répliquai-je, "moi aussi, je voulais devenir un intellectuel, mais je n'y ai pas réussi."

(Albert Schweitzer, *Histoires de la Forêt Vierge*, Payot)

Ces employés, eux aussi, étaient des intellectuels qui ne voulaient pas porter de bois ! ;-)

Écrit par : Blumroch | 21/02/2017

Nathanaël > Quoique leur nonchalance n'avait rien de germanique.

Coach Berny > Si le premier carreau se resalit entre-temps ce sera la faute de la poussière ; on ne peut maîtriser tous les paramètres.

Blumroch > Bien que visiblement forts enclins aux bavardages les membres de l'équipe arboraient des tenus jaunes assurément taillées pour des activités manuelles. Pour l'agent de sécurité, j'hésite : son échec dans sa tentative d'aide à mon recul vers le container me pousserait à ne pas le mettre dans la catégorie des intellectuels, pour autant le qualifier de manuel supposerait chez lui et ses collègues des pratiques violentes que je me refuse à lui prêter.

Amusante anecdote d'Albert Schweitzer. Au moins chez l'indigène les choses sont claires.

Écrit par : Pharamond | 22/02/2017

Les commentaires sont fermés.