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22/04/2016

Églises

Quand la France détruit ses églises... d'Armel Joubert des Ouches sur Réinformation.TV

Gesté, Bouin Plumoison, Abbeville... et le phénomène n'en est qu'à ses débuts. Il n'y a plus d'argent à consacrer à l'entretient des églises alors on détruit, on laisse tomber en ruines. Dans une France musée seuls les grands édifices religieux seront entretenus, les autres, sources de dépenses pour les collectivité, n'y ont plus leur place. Chanceuses celles qui deviendront des salles de concert ou d'expo, des maison de retraites, des commerces ou même des mosquées.

Pour en savoir plus :

Observatoire du Patrimoine Religieux

Patrimoine en blog

Saint Jacques L'oublié

L’Observatoire de la Christianophobie

La polémique autour de la démolition des églises : le cas du Maine-et-Loire de Guy Massin Le Goff

sur In Situ – Revue des patrimoines

Clochers en péril, est-ce trop tard ?

 

Commentaires

"Quand la France détruit ses églises"

j'ai lu un peu vite, j'ai cru lire : "Quand l'Église détruit la France" et puis je me suis ravisé, j'ai relu plus lentement et je me suis aperçu que, en fait, ça ne m'intéressait pas. Rien à foutre de la secte pédophile.

Au fond – même et surtout quand elle défend aujourd'hui les "migrants" – l'Église moderne n'aurait jamais été que la religion des bourgeois. Une force de mensonge nihiliste, un universalisme de la connerie, tourné contre les instincts des peuples d'Europe. Je ne vous citerais pas Nietzsche ce serait trop facile.

Elle a elle-même, l'Église, déjà rasé ou arrasé les temples païens pour construire ses mosquées d'alors dessus et nos forêts regorgent de vestiges sacrés, temples et fontaines celtes oubliés sous les souches par l'archéologie officielle.

Que le catholicisme subisse à son tour le même effacement lorsque triomphe un nihilisme plus fort encore... c'est seulement de la dialectique.

Écrit par : Dia | 24/04/2016

Je maintiens que c'est l'Eglise actuelle qui est fautive et pas le Catholicisme qui a tout de même fait la grandeur de l'Europe pendant plusieurs siècles. Je suis agnostique mais les églises qui s'effondrent c'est encore de la mémoire de l'Occident qui s'efface et nous avec.

Écrit par : Pharamond | 24/04/2016

Ce qui est dommage avec les paganos, c'est qu'ils n'arrivent pas à voir et à appréhender l'interpénétration merveilleuse de la religiosité européenne ancienne et de la catholicité. Dommage et paradoxal, car ils prétendent être près de la source, mais en fait ce sont des "raisonneurs" modernes, qui se sentent toujours obligés de comprendre pour arriver à des choses conceptuellement simples, non sommaires. D'une certaine façon, un pagano qui fait semblent de croire à son petit dieu local n'est pas franchement différent du curé moderne qui fait semblant de croire au Christ, aux saints et aux anges. C'est très moderne, ce besoin de tout vouloir démonter, de tout mettre à plat.

Moi, je prends tout en bloc, sans réfléchir (ce qui, peut-être, demande au préalable un putain de chemin réflexif, avant que s'abandonner ensuite, et en toute conscience, au non-jugement)

Écrit par : UnOurs | 26/04/2016

"Autre point dont je suis fermement convaincu : c'est qu'il reste davantage de lambeaux de civilisation encore utilisable dans les lézardes, le foutoir, les interstices de ce monument baroque et poussiéreux [i. e. l'Eglise de Rome] que dans toutes les autres institutions de l'Occident."
Pound (Ezra), La Kulture en abrégé, Paris, 1992, p. 67.

Écrit par : UnOurs | 26/04/2016

Au XIIIe siècle, quand un voyageur arrivait dans une ville, avant de prendre soin de ses affaires peut-être, il allait à l’église. S’il ne savait pas le parler du pays, et même le sachant, comme il souffrait de l’insolite de toutes choses, c’est dans ce lieu qu’il retrouvait ses aises où, plongeant dans la catholicité, il se délivrait d’être étranger. Il retrouvait là une langue semblable chez tous les peuples de l’Europe et, s’il ne la comprenait pas non plus, des cérémonies qui, chaque jour, se répétaient selon des rites constants et signifiaient pour tous les hommes les mêmes désirs et leur commune satisfaction. Au XXe siècle, quelle que soit la grande ville où se pose l’homme errant, ce ne sont guère que des acrobates, des animaux qui lui offrent un plaisir œcuménique. Le flux et le reflux des danseuses, des femmes demi-nues lui vantent la splendeur de l’argent qui est cherché tout le jour dans cette ville comme dans toutes les autres villes. Drieu La Rochelle

Écrit par : UnOurs | 26/04/2016

Le Christianisme de Drieu fut celui du Moyen-âge. « Ce christianisme-là était mâle, compréhensif, mais affirmatif, portant bravement les contradictions du monde et les résolvants par la complexe organisation de l’esprit et de la vie qu’il offrait aux hommes. Ce Christianisme-là, qui est venu providentiellement servir notre face et notre climat, s’inscrit aux tympans des cathédrales, dans la figure vigoureuse, juvénile et puissante du Christ triomphant, aux cotés de qui est assise la Vierge Mère. Il n’a rien a céder en virilité et en santé aux dieux de l’Olympe et du Walhalla, tout en étant plus riche qu’eux en secrets subtils qui lui viennent des dieux de l’Asie. (DRIEU LA ROCHELLE, Chronique politique 21 juin 1938, cité par Jean Mabire, Drieu la Rochelle. Réflexions sur un coutançais méconnu, Pont-Authou, Héligoland, 2008, p. 126)

https://youtu.be/IyCParQTtnE

Écrit par : UnOurs | 26/04/2016

J'ai toujours admiré et vénéré, dans le catholicisme, un système de pensée complet, faisant face à toutes les intimes difficultés de l'homme et leur apportant toujours une exquise et irremplaçable solution psychologique. Cette merveilleuse pertinence des solutions chrétiennes, chaque fois que je la constate, me confirme dans cette idée que la religion catholique représente pour la civilisation d'Europe son arche d'alliance, le coffre de voyage à travers le temps où se serre tout le trésor de son expérience et de sa sagesse. Drieu La Rochelle

Écrit par : UnOurs | 26/04/2016

Je suis d'accord et la dernière phrase de ton premier commentaire me fait penser à cette réflexion de Ching Yuan :
« Avant d'avoir étudié le zen pendant trente années, je voyais les montagnes comme des montagnes et les rivières comme des rivières. Lorsque j'eus acquis une connaissance plus intime des choses, j'en vins à comprendre que les montagnes ne sont pas des montagnes et que les rivières ne sont pas des rivières. Mais, maintenant que j'ai compris le fin mot de tout, je suis tranquille. Car je vois de nouveau les montagnes comme des montagnes et les rivières comme des rivières. »
Mais on peut remplacer le zen par nombres de réflexions métaphysiques ou religieuses, le croyant est souvent celui qui ne pense pas ou qui a énormément pensé.

Sinon je n'ai rien contre le paganisme à condition qu'il ne veuille pas faire table rase pour imposer je ne sais trop quoi. J'aime beaucoup le symbole de la croix celtique, géniale trouvaille médiévale pour une aussi géniale reprise par les milieux nationalistes : le croix du Christ et le soleil païen, non opposés, mais unis pour être plus forts.

Écrit par : Pharamond | 27/04/2016

Et merci pour toutes les citations.
"[...] Ce christianisme-là était mâle, compréhensif, mais affirmatif, portant bravement les contradictions du monde et les résolvants par la complexe organisation de l’esprit et de la vie qu’il offrait aux hommes. Ce Christianisme-là, qui est venu providentiellement servir notre face et notre climat, s’inscrit aux tympans des cathédrales, dans la figure vigoureuse, juvénile et puissante du Christ triomphant, aux cotés de qui est assise la Vierge Mère. Il n’a rien a céder en virilité et en santé aux dieux de l’Olympe et du Walhalla, tout en étant plus riche qu’eux en secrets subtils qui lui viennent des dieux de l’Asie."
C'est aussi ce que je crois : le problème du Christianisme actuel c'est de vouloir faire moderne, il s'y perdra.

Écrit par : Pharamond | 27/04/2016

Excellente, la citation de ce Ching Yuan. Aurais-tu plus de références ?

Il y a en effet une forme d'intelligence métaphysique (quoique le terme d'intelligence n'est pas totalement approprié, il faudrait dire en un seul mot un truc du style "conscience de la présence/présence de la conscience") qui n'est pas mathématique ni émotionnel et qui est peu accessible, bien qu'évidente quand on la possède (mais pour l'expliquer, bonjour). Il arrive souvent que les gens supérieurement intelligents dans le domaine scientifique en soient totalement dépourvus.

Écrit par : UnOurs | 27/04/2016

Non, c'est une citation reprise par le philosophe Arthur Danto dans son livre "La Transfiguration du Banal".

Il y a aussi plus de scientifiques croyants qu'on ne l'imagine alors qu'on pourrait supposer que leur domaine conduit forcement à l’athéisme.

Écrit par : Pharamond | 27/04/2016

on doit commencer pas distinguer la religion et l'église (l'institution). Un parallèle éclairera cette distinction : quand un peuple se réunit pour jouer de la musique c'est du folklore. Quand des riches se réunissent pour décider ce que le peuple doit acheter c'est de la Culture. Et quand les riches délèguent cette tâches à des bureaucrates, c'est un ministère (mot d'église) de la Cutlure.

L'Église (l'institution) a travaillé à la domestication de la foi populaire. C'était son job. ce faisant elle a oeuvré à sa plus grande abstraction, rationalisation, déracinement. Le culte des saints légendaires ou surtout le culte marial sont évidemment des reformulation, des vestiges païens dont l'église moderne se devait de purifier son culte.

On aboutit en 1970 – avec des curés diplômés en socio et dix ans chez le psy, contraints au micro pour dire la messe – à des églises en bétons (c'est à dire en sable) vides au sens architectural d'abord puis vides de monde littéralement. Ce faisant elle à la fait son boulot d'asséchement. Elle a porté le désert au milieu des forêts d'Europe

Sa tâche restante ne peut être aujourd'hui que de fusionner toutes les religions, toutes les croyances dans la religion du grand spaghetti et des doigts de l'homme. Fusion rendue d'avantage possible à proportion de ce que les religions sont devenues abstraites, vides de sens c'est à dire vide de dieux

Écrit par : Dia | 27/04/2016

Analyse cohérente et raisonnable.

Mais moi, comme je pense toujours en paysan, en "paganus", l'église reste une construction qui ne relève pas du raisonnement, aussi bien construit soit-il.

Écrit par : UnOurs | 27/04/2016

Dia > Mais peut-il y avoir une religion sans Eglise, sans clergé ? Non. Il reste à ceux-ci de ne pas céder aux modes et ni à se faire acheter. Oublier presque deux mille ans globalement positifs pour ces dernières décennies où les élites du Christianisme ont plié face à la société de consommation en faisant le mauvais choix d'être un produit comme un autre c'est un peu sévère. Et la beauté des cathédrales, le savoir des abbayes, le dévouements des missionnaires, l'aventure des croisades etc. ce n'est que du négatif ?

UnOurs > Le salut par la foi du charbonnier ? Ma foi... justement ;-)

Écrit par : Pharamond | 28/04/2016

C'est encore plus simple ou plus compliqué, ou l'inverse ;-)
Simplement ne pas se poser la question.

Écrit par : UnOurs | 28/04/2016

PS: je ne saurais trop recommander la consultation quotidienne du site Avaxnews. Tous les jours des images sublimes, impressionnantes ou émouvantes en grand format.

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Écrit par : UnOurs | 29/04/2016

Merci pour le lien, je ne connaissais pas ce site.

Écrit par : Pharamond | 01/05/2016

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