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07/04/2026

Musique (738)

Under the stars

And Also the Trees

Commentaires

Ce n'est pas le sujet du jour, j'ai du retard, mais j'aime bien citer Oscar Wilde concernant les USA :

"Il faut bien dire que les Américains ont le culte des héros et qu’ils les choisissent toujours parmi les classes criminelles"

"Les États-Unis d’Amérique forment un pays qui est passé directement de la barbarie à la décadence, sans jamais avoir connu la civilisation"

Écrit par : mormor | 07/04/2026

mormor > Ce pays s'est bâti par la conquête des terres indiennes. Il est né par un acte violent qui le marquera à jamais.

Écrit par : Pharamond | 07/04/2026

La première formule citée par mormor, "The Americans are certainly hero-worshipers, and always take their heroes from the criminal classes." semble authentique : "Wilde lectured in Saint Joseph, Missouri two weeks after Jesse James had been murdered there and found the whole town in mourning. "
La seconde, non, comme le prouve l'enquête, bien menée, de l'indispensable *Quote Investigator* :
https://quoteinvestigator.com/2011/12/07/barbarism-decadence/

Écrit par : br | 07/04/2026

Oui, ne jamais oublier les arbres d’où — parait-il — nos ancêtres seraient tombés et dans lesquels — trop jeunes — nous avons monté et regretté — trop vieux — d’en être redescendus trop tôt…

Écrit par : GjG | 08/04/2026

Edward Bulwer-Lytton a beau être un très honnête artisan, son *Rienzi, the Last of the Roman Tribunes* (texte original chez gutenberg, traduction française chez wikisource) mériterait d'être repris par un romancier, évidemment improbable, tenant à la fois de Plutarque et de Raspail. Vrai que le sujet, savoir les nobles vies parallèles de Cola de Rienzi et de Walter de Montréal, toutes deux consacrées à la conquête puis à l'exercice du pouvoir, n'a rien de très contemporain.
Incidemment, à la lecture, le grand capitaine se révèle plus intéressant que l'immense rêveur ; ce trait n'est pas mis en avant dans le célèbre opéra d'un compositeur [autocensuré], fort apprécié par un homme politique [autocensuré].
Quelques extraits donneront peut-être envie d'y aller voir, qui permettront en tout cas, dans les causeries intellectuelles, de faire croire que le texte est connu -- c'était le principe de la rubrique "Fast films" du défunt magazine *Jalons*.

//
-- Savez-vous, répondit Adrien, qu'une de nos devises est cet avis hautain adressé aux Romains : «Si nous tombons, vous tombez aussi !»
//
La jolie réplique *supra* pourrait être formulée par un phynancier macr^H^Hfieux et gouvernemental s'adressant à ses complices et obligés, pour les rappeler tous à la nécessaire solidarité des nuisibles, des parasites et des incapables.
Le propos résume aussi parfaitement la fameuse doctrine Samson supposant que ne mériterait plus d'exister un monde privé de l'heureuse, civilisatrice et bienveillante présence des [autocensuré]. Eh, si les meilleurs et les plus moraux suscitent, étrangement, l'universelle animosité, pourquoi leurs inférieurs devraient-ils survivre ? Les [autocensuré] au milieu des ruines (on évitera de rappeler comment et pourquoi) et le crépuscule des [autocensuré], en guise de prélude à l'Eternelle Nuit, c'est un thème assez [autocensuré], en plus d'être wagnérien -- c'est même, pour certains abrutis, la même chose.

//
Eh bien ! laissez les faire ; ils n'ont pas notre expérience et notre connaissance du monde, Adrien. Fi donc ! quand la déclamation a-t-elle renversé des châteaux ou gagné des soldats ? J'aime à voir Rienzi haranguer la populace à propos de l'ancienne Rome et de niaiseries pareilles ; cela leur donne à penser, à bavarder, et toute leur ardeur s'évapore alors en vains mots ; pendant ce temps-là ils l'écoutent au lieu d'aller mettre le feu à quelque maison.
//
Par avance, c'est la ruse de la Grande Machine qui permet, pour quelques mois encore, aux rares mécontents de s'exprimer devant un public limité, alors qu'ils seraient mieux inspirés de s'organiser sinon pour échapper à la prison numérique, du moins pour faire payer un peu leurs geôliers avant que le couvercle ne soit ajusté pour mille ans -- ce qui aura l'avantage de cacher les imaginaires anthropiques pertubationnements de la climatude.

//
La position d'un patricien qui aime loyalement le peuple est, dans ces mauvais jours où le pouvoir opprime, où la liberté se débat, quand les deux partis qui divisent une nation luttent l'un contre l'autre, la position la plus pénible et la plus embarrassante que la destinée puisse lui réserver. Se rangera-t-il du côté des nobles ? il trompe sa conscience ! du côté du peuple ? il déserte ses amis ! Mais cette seconde alternative n'est pas la plus cruelle peut-être pour un esprit énergique. Tous les hommes sont gouvernés et enchaînés par l'opinion publique, c'est le juge universel ; mais l'opinion publique n'est pas la même pour tous les rangs. L'opinion publique qui excite ou effraye le plébéien, est l'opinion des plébéiens, de ceux qu'il voit, qu'il rencontre, qu'il connaît, de ceux avec lesquels il est mis en contact, de ceux avec lesquels il est mêlé dès l'enfance, dont les louanges se font entendre tous les jours, dont le blâme le menace à chaque heure. De même l'opinion publique, pour les grands est l'opinion de leurs égaux, de ceux que la naissance et le hasard ont jetés à jamais sur leur chemin. Cette distinction est pleine de déductions pratiques fort importantes ; plus que toute autre maxime, elle ne devrait jamais être oubliée par un politique qui prétend à devenir profond. C'est donc une épreuve terrible à passer et il y a peu de plébéiens qui la traversent impunément. Il serait injuste de s'attendre à ce que des patriciens la franchissent sans trembler, car c'est une épreuve non moins redoutable pour eux de braver l'opinion publique à leur tour. Ils ne peuvent s'empêcher de douter de leur propre jugement ; ils pensent, malgré eux, entendre la voix de la sagesse ou de la vertu dans ces sons qui, dès le berceau, ont retenti à leurs oreilles comme des oracles. Dans le tribunal du préjugé de la secte, ils croient reconnaître la haute cour, celle de la conscience universelle. Le patricien placé dans cette situation a bien encore un autre motif qui paralyse son activité, c'est la certitude que ses intentions seront, jusqu'à la fin, mal interprétées et par l'aristocratie qu'il déserte, et par le peuple, auquel il se joint. Il paraît si peu naturel qu'un homme abandonne en face sa propre classe, que le monde suppose volontiers à ce mystère tout autre mobile que celui d'une honnête conviction ou d'un patriotisme élevé. Ambition ! dit l'un. Désappointement ! s'écrie l'autre. Quelque rancune privée ! suggère un troisième. La soif de la popularité ! dit un quatrième en ricanant. Et le peuple d'admirer d'abord, pour soupçonner ensuite. Dès qu'il contrarie un voeu populaire, il est perdu sans ressource : on l'accuse d'avoir fait l'hypocrite, d'avoir revêtu, comme un traître, la toison de la brebis, et maintenant l'on dit : Voyez les dents du loup qui percent ! Est-il familier avec le peuple ? C'est cajolerie. Est-il réservé ? C'est fierté. Qu'est-ce qui peut alors soutenir un homme en pareille situation, fidèle à sa conscience, et tenant les yeux ouverts sur tous les dangers du chemin ? Qu'on ne nous parle donc plus de l'opinion publique, qu'on laisse là cette chimère du jugement de la postérité : il irritera la première, il n'obtiendra jamais justice de la seconde. Ce qui le soutiendra, disais-je ? eh bien, ce sera son âme ! Un grand homme proprement dit a un certain mépris pour ses semblables, tout en se dévouant à leur faire du bien ; leur bien-être ou leur malheur sont tout pour lui ; leurs applaudissements, leur blâme, ne lui sont rien. Dans sa marche, il franchit le cercle de la naissance et de l'habitude ; il est sourd aux petits motifs des petites âmes. Il s'élève à travers le plus large espace que peut décrire l'orbite de son étoile ; il poursuit sa course pour guider ou pour éclairer ; mais les bruits d'en bas ne viennent point jusqu'à lui ! Jusqu'à ce que le rouage soit brisé, jusqu'à ce que l'étoile soit dévorée par l'espace sombre et vide, jour et nuit son oreille est sourde à toute autre mélodie ; il n'a soif d'aucun son de la terre, qu'il illumine, astre radieux ; sans désirer d'autre compagnie dans la sphère où il roule, il a conscience de sa propre gloire ; elle lui suffit ; il n'a besoin de personne, il sait être seul.

Mais les esprits de cet ordre sont rares.
//
Vieux et sage conseil en trois points : mépriser les avis d'autrui, savoir prononcer la syllabe "NON", savoir vivre seul. Conseil d'ailleurs inutile pour les ceusses affligés d'un peu d'esprit critique. Ce développement nihiliste, irréaliste aujourd'hui, ferait toutefois une bonne scène dans un film épique.

//
«Mais, croyez-moi, il ne s'agit pas ici d'une de ces vaines énigmes d'érudition qui ne profitent qu'aux savants et ne concernent que les morts. Que le passé périsse ! que les ténèbres l'enveloppent ! qu'il dorme pour toujours sur les temples qui tombent en poussière, sur les tombes désertes de ses fils oubliés, s'il ne peut nous fournir dans ses secrets exhumés un guide pour le présent et l'avenir ! Eh quoi ! seigneurs, avez-vous pensé que c'était pour l'amour de la seule antiquité que nous avons prodigué nos jours et nos nuits à étudier ce que l'antiquité peut nous apprendre ? Vous vous êtes trompés ; savoir ce que nous avons été, ce n'est rien, si ce n'était pas pour apprendre, en même temps, ce que nous devons être. Nos ancêtres ne sont que cendres et poussière, quand ils ne parlent pas à leur postérité ; mais alors leurs voix résonnent, non pas des profondeurs de la terre, sous nos pieds, et c'est plutôt du haut du ciel sur nos têtes.
[...]
«Ce qui fait l'éloquence de la mémoire, c'est qu'elle est la nourrice de l'espérance. Ce qui fait le caractère sacré du passé, c'est que les chroniques qu'il conserve, les annales des progrès de l'humanité, sont les marche-pieds de la civilisation, de la liberté, de la science. Nos pères nous défendent de reculer, ils nous enseignent notre légitime héritage, ils nous ordonnent de le réclamer, ils nous ordonnent de l'accroître, en conservant leurs vertus, en évitant leurs erreurs. Voilà les véritables bienfaits du passé ? C'est, comme le saint édifice où nous sommes, un tombeau sur lequel on érige un temple. Je vois que ce long exorde vous étonne ; vous vous regardez, vous vous demandez où je veux en venir ? Contemplez cette large plaque de fer ; elle porte gravée une inscription tout récemment exhumée des monceaux de pierres et de ruines, qui, à la honte de Rome, furent autrefois les palais d'un empire, les arcs de triomphe d'une puissance victorieuse. Cette devise au centre de la table, que vous contemplez, contient l'acte par lequel le sénat romain confère à Vespasien l'autorité Impériale. C'est cette inscription dont je vous ai invité à entendre la lecture. Elle spécifie les termes mêmes et les limites de l'autorité. On confiait aux souverains le pouvoir d'étendre ou de restreindre les bornes des villes et des provinces, puis, remarquez ceci, seigneurs ! d'élever des hommes au rang de ducs et de rois, oui, ainsi que de les déposer ou de les dégrader, de faire et de défaire des cités, en somme, tous les attributs de la puissance impériale. Oui, à l'empereur était confiée cette vaste autorité ; mais par qui ? Prenez garde, écoutez, je vous prie, n'en perdez pas un mot. -- Par qui vous dis-je ? Par le sénat romain ! -- Quel était le sénat romain ? Le représentant du peuple Romain !»
[...]
«Oui, c'est le peuple qui confiait ce pouvoir, c'est donc au peuple qu'il appartient. Le fier empereur s'arrogeait-il la couronne ? Pouvait-il de lui-même assumer l'autorité ? L'avait-il de naissance ? La tirait-il, seigneurs barons, de la possession de châteaux crénelés, ou d'une superbe descendance ? Non, tout-puissant comme il l'était, il n'avait pas droit à un atome de ce pouvoir, si ce n'est par la voix et la confiance du peuple Romain. Telle, ô mes compatriotes, telle était, même à cette époque où la liberté n'était que l'ombre d'elle-même, de ce qu'elle avait été jadis, telle était la prérogative reconnue de vos pères ! Tout pouvoir était un don du peuple. Qu'avez-vous à donner aujourd'hui ? Qui donc, qui donc, vous dis-je, quel particulier, quel petit chef vous demande l'autorité qu'il s'arroge de faire des lois ou des traités d'alliance avec toute nation ? Son sénat c'est son épée : sa charte de privilége est écrite non avec de l'encre, mais avec du sang. Le peuple ? il n'y a pas de peuple ! Oh ! plût à Dieu que nous fussions capables de ressusciter l'esprit du passé aussi aisément que ses annales.»
//
Populiste que ce rappel de l'héritage des Grands Ancêtres !

//
Je suis un pauvre homme, un pauvre citoyen de Rome ; mais voici mes distinctions à moi : j'ai soulevé contre moi beaucoup d'ennemis et de railleurs par tout ce que j'ai fait pour Rome. Je suis haï, parce que j'aime mon pays ; je suis méprisé, parce que je voudrais le relever. J'use de représailles, je serai vengé. Vous avez dans vos propres palais trois traîtres qui vous livreront ; ils s'appellent : Luxure, Envie, Discorde !»
//
Complotiste ! Et naïf encore, de croire à une justice immanente qui n'a existé, n'existe et n'existera jamais.

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Pour le brave il n'y a de plébéien que le poltron.
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Les aristocrates des courages physique et intellectuel ne doivent plus être bien nombreux.

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Il trouvait le peuple plus éloquent que jamais en sa faveur, mais tandis qu'on poussait des cris d'enthousiasme sur son passage, pas un homme n'était capable de se sacrifier pour lui ! La liberté d'un état n'est jamais l'oeuvre d'un individu isolé : il faut que le peuple entier, ou du moins le plus grand nombre, ou bien encore une minorité zélée et fervente, s'attache à lui, sans lâcher prise. Rome demandait des sacrifices à tous ceux qui voulaient qu'elle fût régénérée, sacrifices de temps, sacrifices de repos, sacrifices d'argent. Les masses suivaient le cortége du sénateur, mais pas un seul Romain ne se donnait à lui gratis : pas une pièce de monnaie n'était perdue en souscriptions pour la défense de la liberté. Contre lui étaient entrés en campagne les plus puissants et les plus farouches barons de l'Italie ; chacun d'eux pouvait entretenir à ses frais une petite armée de soldats exercés. Avec lui il n'y avait que des commerçants et des artisans, qui voulaient bien récolter les fruits de la liberté, mais sans se donner la peine de labourer le sol. Pour prix de leurs vaines acclamations, ils demandaient paix et richesses, et ils s'attendaient à voir un homme accomplir en un jour ce qui serait encore acquis à bon marché, au prix des efforts de toute une génération. La seule idée, confuse et grossière, qu'ils se formaient d'un état régénéré, c'était de pouvoir vivre sans avoir à craindre le glaive des barons, ni les impôts de leur gouverneur. Rome, je le répète, n'offrait pas un seul bras désintéressé, pas un seul florin volontaire à son sénateur.
//
Anatomie de la, ahem, "résistance" cliqueuse.

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Quelles que fussent ses erreurs, il vécut et mourut comme il convenait à un homme possédé d'un vain rêve, mais d'un rêve glorieux, en croyant pouvoir, dans une populace lâche et corrompue, raviver le génie de l'ancienne république.
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"Ils vont se réveiller et alors on verra ce qu'on verra" (reprendre, sans rire, au début, ad infinitum nauseamque).

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«Romains, élevé au rang de sénateur de Rome, j'ai consacré toutes mes pensées à votre liberté et à votre bonheur ; déjà la trahison vaincue dans la cité, et au dehors de ses murs nos bannières triomphantes, attestent la faveur avec laquelle la divinité regarde des hommes qui font tous leurs efforts pour concilier l'ordre et la liberté. Donnons l'exemple à l'Italie et au monde. Prouvons que l'épée romaine peut garder un forum romain. Dans chaque quartier de la cité, on a institué une légion de garde citoyenne, prise parmi les commerçants et artisans de la ville ; ils allèguent qu'ils ne peuvent abandonner leurs occupations sans être rétribués. Votre sénateur vous invite à aider volontairement à l'auvre de votre propre défense. Il vous a donné la liberté, il vous a rendu la paix ; vos oppresseurs sont dispersés sur la terre. Il vous demande aujourd'hui de conserver les trésors que vous avez acquis. Pour être libres, il vous faut sacrifier quelque chose ; on ne peut pas faire pour la liberté de trop grands sacrifices. Confiant en votre appui, j'exerce enfin, pour la première fois, le droit que me donne mon litre ; et, pour le salut de Rome, je taxe les Romains !»

Puis venait l'annonce de la gabelle.
//
On doit pouvoir adapter facétieusement ce discours à certain pays défendu sans la moindre raison objective par les [autocensuré] au pouvoir.

//
Que Rome périsse ! Je suis fier de sentir que je suis plus noble que ma patrie. Elle ne méritait point un si grand sacrifice !»
//
C'est proustien. ;-)

Écrit par : br | 11/04/2026

Même pièce d'abord en Instrumental puis en vocal :

https://www.youtube.com/watch?v=JUze6kWTze0&list=RDJUze6kWTze0&start_radio=1

https://www.youtube.com/watch?v=Z_odON2aZjQ&list=RDZ_odON2aZjQ&start_radio=1

Aucun remède contre les réclames. :-(

Écrit par : br | 12/04/2026

br > J'utilise Adblock, qui fonctionne plutôt bien.

Écrit par : Pharamond | 13/04/2026

Bulwer-Lytton : 0
Rienzi : 0
Stölzel : 0
Adblock : 1 -- il a fonctionné fort longtemps, mais ioutube a trouvé la parade ; je ne suis pas le seul à l'avoir tristement constaté.
Lucien : ?
http://bcs.fltr.ucl.ac.be/LUCIEN/Traversee.html
(Court, drôle et moral, même si c'est très romancé -- aux enfers, antiques ou modernes, pas de Nuremberg II, III et IV. Y'aurait à écrire une version révisée, mentionnant quelques crapules contemporaines.)

Chez DRALN, la Semaine sainte à Cordoue fait très "Le Ku Klux Klan démasqué". ;-)

Écrit par : br | 14/04/2026

br > Adblock fonctionne bien sur mon PC, les vidéos moulinent un peu au début mais c'est tout.

La jeune fille a un visage bien enfantin pour être un méchant membre du Klan.

Écrit par : Pharamond | 14/04/2026

@Pharamond : Les joies de la modernitude : depuis plusieurs années, nécessité d'avoir quatre navigateurs selon les sites, et sans raison logique.

Faut se méfier des visages, apparemment inoffensifs, du mal : scène d'ouverture de *Battle Royale*, par exemple.

Écrit par : br | 14/04/2026

br > Je n'en ai que deux et cela me suffit, si je n'arrive pas à accéder à un site, je n'insiste pas.

Il n'y a que les nazis de cinéma qui ressemblent à des vampires, et pour plus de précaution ils se baladent avec un brassard à swastika même sur le champ de bataille.

Écrit par : Pharamond | 14/04/2026

Un spectre hante la maudite u. dite e., celui de l'asservissement numérique total et définitif, qui rend possible le grand plan d'extermination du bétail des riens et autres gueux dont la seule *existence* est insupportable aux crétins[0] de l'oligarchie ploutocratique en vertu du principe de Jules Renard. Inutile de rêver : sauf impossible miracle, aucun hacker génial n'apparaîtra pour contourner la gestion numérique de l'argent ou pour falsifier la carte d'identité numérique -- dont le *piratage*, presque certain, lui, réserve certainement de grands moments "intéressants" aux futures victimes. Les salauds de l'eurocrature savent malheureusement trouver des gens compétents pour les projets qui leur sont vitaux. Fliquer la population, c'est important ; interdire le vol des données du flicage, c'est anecdotique.
Les eurotarés rivalisent donc d'ingéniosité pour vendre leur projet de mort au troupeau des krons qui n'ont, on le sait, "rien à cacher", parce qu'ils ne pensent pas -- pour les plus heureux -- ou qu'ils "pensent" ce que leurs maîtres et les merdias leur ordonnent -- quoi qu'en pensent les vedettes de la feinte, ou dérisoire, ou ridicule "résistance" verbale.
Ainsi, un certain Darren Jones, ministricule angliche à tête de [autocensuré], déclare sans rire que l'identité numérique (prétendue facultative d'abord, obligatoire très bientôt) permettra de combattre le méchant "populisme" au prétexte qu'elle donnera aux euroboeufs plus (?) de contrôle sur les services gouvernementaux qui les rançonnent et les tyrannisent : "Britain[1] is to deploy Australian-style apps in a scaled-back digital ID scheme that ministers believe can combat populism by handing UK citizens more control over the public services they use."[2].
Dans les prochains mois, voire dans les prochaines semaines, de manière coordonnée : réduction au silence des réseaux sociaux, interdiction de tout VPN, fin des blogs, surveillance continue des communications. Pas certain, au reste, que cet heureux régime de permissions temporaires et révocables soit limité à la maudite yourope : réduire les masses en esclavage, c'est la pente naturelle de tous les tarés qui exercent le pouvoir en se sachant à l'abri des représailles.

[0] Suffit de considérer les poulains choisis par les WEF, Bilderberg et autres Vanguard. Ces gens-là ne sont pas alourdis par leur bagage intellectuel ; ils voyagent -- parce qu'ils en ont le droit, eux, et en première classe encore -- très léger. Les ceusses qui adoubent un Gabylaf, une Lagarde numérologue façon CosmoBiba, un Ed Flipe, un Bourdéla ou un foutriquet 2.0 affichent publiquement leur propre niveau intellectuel, marionnettistes qui ne valent pas mieux que leurs marionnettes -- c'est la norme dans les administrations et dans les sectes.

[1] Yep, ils ne sont plus dans la maudite yourope, mais ils y reviennent, comme au reste la Suisse y vient, furtivement.

[2] https://www.ft.com/content/e70fb1be-28a3-4954-9241-f4f50200b144?syn-25a6b1a6=1
(L'affichage de la brève du *Financial Times* est aléatoire).

Écrit par : br | 16/04/2026

br > Nous verrons bien si tout cela tient la route. Si nous avons déjà perdus ils n'ont pas encore gagnés.

Écrit par : Pharamond | 16/04/2026

On sait certain blog, parfois intéressant encore que répétitif à l'extrême et donnant trop dans le numéro soralien "Vous êtes tous nuls et je suis un génie", qui est annoncé ouvert ou fermé à intervalles irréguliers. "Le blog de Schrödinger" pourrait lui tenir lieu de nom, mais "Le détroit d'Ormuz" conviendrait aussi.

Écrit par : br | 19/04/2026

br > ;-)

Écrit par : Pharamond | 19/04/2026

Poutine est bien patient, qui s'abstient, pour l'heure, de frapper préventivement et défensivement -- inspiré par l'exemple d'un vaillant petit pays plus *moral* qu'aucun autre --, les fous de Bruxelles ayant le front d'annoncer l'année de leur prochaine grande guerre contre une Russie qui n'a aucune raison de s'intéresser à la misérable yourope, à quelque titre que ce soit.
Pour la piétaille qu'ils enverront se faire tuer, ces tarés devraient adapter le texte étonnant de Twain traduit par "Prière guerrière", qu'on trouvera chez nos amis les marxistes et autres marxisants -- qui comptent toujours dans leurs rangs et Aldo, et Soral : persistance de la candeur juvénile, évitée par tous les esprits raisonnables ! -- :

https://www.marxists.org/francais/general/twain/Priere_guerriere.pdf

Autre occasion de rire, chez les mêmes, on lira l'adresse "Aux jeunes gens" de Kropotkine qui formulait déjà le pauvre sophisme du "Nous sommes les 99%, alors *pourquoi n'avons-nous pas encore gagné* ?" :
//
Qu'on ne vienne pas nous dire que, petite poignée, nous sommes trop faibles pour atteindre le but grandiose que nous visons.

Comptons-nous, et voyons combien nous sommes qui souffrons de l'injustice. Paysans, qui travaillons pour autrui et qui mangeons l'avoine pour laisser le froment au maître, nous sommes des millions d'hommes ; nous sommes si nombreux qu'à nous seuls nous formons la masse du peuple. Ouvriers qui tissons la soie et le velours pour nous vêtir de haillons, nous sommes aussi des multitudes, et quand les sifflets des usines nous permettent un instant de repos, nous inondons les rues et les places, comme une mer mugissante. Soldats qu'on mène à la baguette, nous qui recevons les balles pour que les officiers aient les croix et les pompons, nous, pauvres sots, qui n'avons su jusqu'à maintenant que fusiller nos frères, il nous suffira de faire volte-face pour voir pâlir ces quelques personnages galonnés qui nous commandent. Nous tous qui souffrons et qu'on outrage, nous sommes la foule immense, nous sommes l'océan qui peut tout engloutir. Dès que nous en aurons la volonté, un moment suffira pour que justice se fasse.
//
Eh, prince candide, vous livrez la clef de l'inaction et de la défaite quand vous évoquez la *volonté*, autrement dit : le *caractère*, cette caractéristique dont les *hoi polloi* sont dépourvus ! Des masses de krons amorphes ne feront rien contre une minorité de krons pourris et surtout, *persévérants*.

https://www.marxists.org/francais/general/kropotkine/1904/00/jeunes_gens.htm

Écrit par : br | 23/04/2026

Lucien : 0
Twain : 0
Kropotkine : 0
Infamante étiquette que celle-ci : "Lu (?) et désapprouvu". ;-)

Aucun rapport, mais amusant : découvrant chaque jour de nouvelles saloperies commandées par de discrets marionnettistes, on aimerait souvent pouvoir oublier ce qu'on a appris, volontairement ou non, comme dans la courte nouvelle "Doctor" d'Henry Slesar. Eh bien, le latin a un verbe pour cet exploit apparemment impossible : dedocere. "J'ai désappris le monde moderne", quel beau projet !

https://www.lexilogos.com/document/gaffiot.htm?p=479

Écrit par : br | 25/04/2026

br > J'ai lu - je lis tous les commentaires - mais qu'ajouter. Tout a été dit... ou presque, car la situation actuelle malgré des similitudes avec d'autres passées est inédite. D'où la difficulté, même dans nos rangs éparses, de trouver une solution, voire d'appréhender la menace précisément.

Écrit par : Pharamond | 25/04/2026

@Pharamond : Pour éviter un *ressenti* d'ostracisme, s'imposerait un cachet "Lu et visé par l'autorité compétente ; rien à ajouter". ;-)

Au hasard d'une relecture : dans le billet Musique 533, j'avais cité une réflexion de Perros psychologue occasionnel, intellectuel beauf et waciste de classe -- presque certainement, donc, un homme de gauche.
A partir d'une situation comparable, le Valéry de *Mauvaises pensées et autres* laissait à son lecteur le soin de formuler une conclusion de portée bien supérieure :
//
Le diable dit :
Celui-là n'était pas assez intelligent pour que j'aie raison de lui. Il n'avait pas assez d'esprit.
Il était si bête qu’il m'a vaincu.
Séduire un imbécile, quel problème !
Celui-ci n'a rien compris à mes tentations !…
//
N'échappe donc aux plus subtiles tentations du Malin que celui qui n'est pas très... malin. La sottise comme bouclier contre les menées de l'esprit, c'est bien trouvé et délicatement formulé.
Telle est sans doute l'explication du bien trop grand nombre de krons. C'est ainsi que le tétragramme pêche les âmelettes au filet, quand son Adversaire ne les prend qu'à la ligne.

Écrit par : br | 25/04/2026

br > C'est promis le cachet "Lu et visé par l'autorité compétente ; rien à ajouter" sera dorénavant apposé.

Écrit par : Pharamond | 25/04/2026

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