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09/03/2020

Des bâtards peu glorieux, une fois

Les Belges qui ne doivent pourtant produire pas plus de trois ou quatre films dans l’année se lancent eux-aussi dans le lynchage des cadavres. Voici le résumé sur Allociné de U-235 de Sven Huybrechts :

« En pleine Seconde Guerre mondiale, une équipe de résistants belges sans foi ni loi est engagée pour kidnapper un sous-marin allemand. Leur mission : apporter l'uranium nécessaire au projet Manhattan du Congo belge à New York. Mais quand l’ennemi allemand se dresse sur leur route, c’est l’avenir de l’humanité entière qui se joue. »

J'ignorais que l'on pouvait "kidnapper" un sous-marin.

Je découvre que la résistance belge a joué un rôle essentiel dans le projet Manhattan.

Enfin, le titre est lui-même une merveille de subtilité, pensez donc : U-235 ça fait nom de U-Boot et en même  isotope d'uranium, deux éléments dont il est question dans cette histoire.

Commentaires

Les scénaristes seront tombés par hasard sur *Crimes et arnaques de l'an 2000*, d'une certaine Rolande Girard, qui relatait, entre autres anecdotes significatives du futur siècle, l'histoire de trois voyous ayant cherché à voler un sous-marin américain. ;-)
Ce titre, *U-235*, semble donner le meilleur du film.

Écrit par : Blumroch | 09/03/2020

J'ai l'impression d'une pitoyable tentative de faire une variation du thème fort prisé par Hollywood des "bad boys" qui défendent de "nobles causes" avec des méthodes de "bad boys". Les méchants étant des sbires du Mal absolu le public devrait applaudir sans se poser de questions comme pour un spectacle de Guignol.

Écrit par : Pharamond | 10/03/2020

@Pharamond : Y'a des variantes à ce canevas "Dirty Dozen" usé jusqu'à la trame (narrative). Je crois avoir vu, voici des années, des bribes d'un film qui devait avoir comme argument ceci : de méchants martiens débarquent, qui ont eu la mauvaise idée de choisir une "zone"[0] "non-apaisée"[1]. La Résistance s'organise avec les autochtones[2] du coin, qui se révèlent plus malins et plus féroces que les extra-terrestres[3], finissant évidemment par vaincre les zitis et à gagner leur "standing ovation" (les *autres* autochtones originaux ayant brillé par leur absence dans la lutte contre l'envahisseur). Devait même y avoir une leucoderme bonne fille qui, après avoir été malmenée par les "autochtones" au début du film, rejoignait leur gang -- pardon : leur fine équipe -- avec enthousiasme.
Besson doit regretter de n'avoir pas écrit/dirigé/produit ce chef-d'oeuvre de vivroumourirensemble.

Ah, la magie de Gougueule me donne le titre : en anglais, c'est *Attack the Block*[4] ; en néo-français, c'est *aussi* *Attack the Block*. On ne dira jamais assez combien notre langue est pauvre, incapable de traduire les nuances subtiles du "Multicultural London English", qui mérite de s'effacer avec ses derniers locuteurs.

[0] Un "territoire", une cité...
[1] Terme d'apparence administrative permettant d'éviter deux ou trois autres adjectifs sans doute plus précis.
[2] Ce n'est sans doute pas le terme adéquant, mais il est conforme aux directives Avia. Enfin, j'espère...
[3] Pourtant capable, eux, de voyager dans l'espace sans fusée Troposphère.
[4] https://en.wikipedia.org/wiki/Attack_the_Block

Écrit par : Blumroch | 11/03/2020

Ne soyons pas méchants avec nos gentils voisins belges ( une fois)
Il est logique que leur n'dustri kinematografik cherche à exploiter le filon du n'zizm et de la chouina
Même et surtout s'ils furent plutôt t'lerofiles, qu'on se souvienne du glorieux Léon ou de la légion beljik sud
Je me fait la ref

Écrit par : Kobus van cleef | 11/03/2020

Erreur de manipulation
Je me fait la réflexion qu'ici même en France, nous n'avons que peu de filmure aussi bourine et démonstrative de cet acabit
Pas de bastards glorieux, pas de badass prêts à en découdre
Ça tient peut être à la présence d'un ministre de la kultur dont les services doivent veiller à un endoctrinement soft, un truc raisonnable, une proposition qu'on ne peut pas refuser
Ça fait de nous le seul pays à avoir un propagandiste bien élevé
Partout ailleurs, c'est l'industrie du loisir qui remplit cet office
Et on peut le prendre comme un produit industriel
Efficace,net sans bavure, mais jetable
D'ailleurs,avez vous conservé votre premier Moulinex ?
Non bien sûr

Écrit par : Kobus van cleef | 11/03/2020

Blumroch > Le public (et pas seulement lui) fonctionnant par contraste il suffit d'opposer un ennemi absolument horrible ou non humain pour que n'importe qui en face paraisse sympathique, c'est grossier mais efficace. Les cocos en ont longtemps pleinement profité.

Kobus van cleef > "L'instit" ou "Plus belle la vie" sont effectivement plus subtils ou plutôt moins balourds que ces histoires de "badass" héroïques. Mais les deux sont complémentaires, je crois.

Écrit par : Pharamond | 11/03/2020

Effectivement c'est le pendant ou le revers de la même fausse monnaie
Gentil kollabo, méchant résistant ou l'inverse
Ce qui me stupéfie c'est notre capacité à encaisser ce genre de merdasse
Et à le financer
Moi qui suis un grand cinéphile ( mais bientôt cette philie sera suspecte ?) , je puis vous assurer que les autres pays n'ont pas à rougir de leur production
Et pourtant ils n'ont pas le CNC ni l'avance sur recettes
Comment font ils ?
On me retorquera qu'au moins en vronze on peut voir les misérables de ladi ji
Rien que pour cette raison je me sens obligé de le boycotter
Mais le dire pourrait me faire tomber sous le coup de la loa
J'espère qu'aucun censeur ne lit votre blogueu
Il nous resterait la possibilité du papier crayon timbre
Encore faudrait-il que nous sachions encore écrire, et que nous ayons nos adresses

Écrit par : Kobus van cleef | 11/03/2020

S'il n'y avait pas de subvention étatique c'est tout le principe de l'art actuel qui en prendrait un sacré coup.

Écrit par : Pharamond | 11/03/2020

Pas seulement de l'art
Prenons la presse quotidienne
Ou même, en sus, la presse hebdomadaire
Sans subventions, plus personne ne déboursera 4 euros pour l'aberration,5€ pour l'immonde et 4,4€ pour le figamerde ( plus cher,y a plus de publicités, papier glacé toussa)
Prenons la majorité des aéroports de province
Prenons quelques pépites comme certains parcs d'attraction à thème ( Vulcania par exemple)
Qui décide de l'attribution du pognon volé aux frankaouis ?
Qui décide de sa répartition ?

Écrit par : Kobus van cleef | 13/03/2020

@Kobus

Dans Revues et corrigés, le Lt Sturm et Julien donnaient le chiffre de 75000 numéros vendus pour l'aberration. Sans les "médiathèques" (publiques, des écoles et administrations publiques en général), les aéroports, ... l'immonde et autres n'existeraient plus par fautes de lecteurs payants.

Pour les aéroports qui nous coûtent si chers, quelques mois pandémie, et le transport aérien, déficitaire depuis de nombreuses années, devrait recevoir le coup de grâce.

Écrit par : Sven | 14/03/2020

Une anecdote justifiée par les propos du Kamerad Sven.
J'ai été RubriksFuhrer dans plusieurs canards normaux (sans subventions étatiques). Nos maîtres nous indiquaient le *tirage* total mais jamais les vraies *ventes*, malgré nos demandes répétées à titre de curiosité légitime. Le prétexte invoqué était le risque des fuites en direction de la concurrence (ce qui n'était pas entièrement idiot à considérer la loyauté de certains rédacteurs entretenant des relations avec l'ennemi "pour le cas où" -- j'en sais un devenu ainsi RedaktionFuhrer sans la moindre compétence). Etrangement, les ceusses de la réclame, eux, avaient ces informations, nécessaires pour justifier le prix des pages de pub, avec interdiction de nous les communiquer.
Un jour, un des directeurs nous avoue que chaque mois, les propriétaires des différents canards déjeunaient ensemble et se communiquaient ces informations, manifestant par là le mépris qu'ils avaient pour le menu peuple des rédactions. Eux, et eux seuls, devaient avoir des éléments objectifs pour juger de la bonne santé *globale* du créneau. D'amusante manière, il nous apprenait qu'au moins deux canards férocement concurrents avaient le même actionnaire principal derrière les pions officiels.
Dans le jeu *Deus Ex : Invisible War*, à titre d'intrigue très secondaire, on voit s'affronter Queequeg's et Pequod's, deux multinationales dans le genre starbeuksse. On finit par apprendre que les deux boites ont le même patron.
Evidemment, ce n'était qu'un jeu. Qui pourrait imaginer que les chefs de l'UMP et ceux du PS puissent se rencontrer, en secret, au sein d'un club UMPS qui s'appellerait le Siècle, pour y rire (avec leurs vrais maîtres de la finance) des électeurs et autres pigeons à plumer jusqu'au sang ?

Écrit par : Blumroch | 14/03/2020

Kobus van cleef > Vous avez raison ma remarque était trop restrictive. Leur monde factice ne tient qu'à coup de subventions.

Blumroch > Les dernières divergences ne sont que de personnalités, la totalitarisme flasque est terriblement efficace.
Amusant de voir que la démocratie est sacralisée et que parallèlement à tous les niveaux les décideurs jugent qu'il y a des choses que le quidam doit ignorer pour la bonne marche du monde.

Écrit par : Pharamond | 14/03/2020

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