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29/06/2018

Et pendant ce temps...

Censure.jpg

Source : JDN via un billet de Paul-Emic

Commentaires

On est mal barrés mais le salut viendra de l'extérieur.
Macron contre James Bond :-)
https://twitter.com/EpsilonTheory/status/1012371213199532032
Trump contre Macron et l'EU
https://twitter.com/joshrogin/status/1012484723661332485

Écrit par : realist | 29/06/2018

Cet instructif graphique me rappelle d'autres temps, quand j'avais scandalisé le menu peuple des secrétaires de rédaction (toutes gauchistes et lectrices de *Laberration* et de *L'immonde*) parce que j'avais écrit, dans un dossier consacré à la cryptographie et donc aux tentatives pour en limiter l'usage par la population (c'était l'époque où un algorithme était considéré comme une munition d'arme de guerre) : "Dans les tyrannies telles que la Turquie, l'Iran et la France...". Elles n'avaient pas supporté, qui m'avaient immédiatement dénoncé à nos maîtres -- c'est à ce moment, le début d'une guerre sournoise menée par ces vigilantes imbéciles gardiennes de l'ordre Korrect, que j'avais commencé à rédiger ma fort jolie lettre de démission. ;-)
(Les mêmes idiotes n'avaient pas compris la facétie, pourtant élémentaire, consistant à mentionner Billary Clinton.)

Écrit par : Blumroch | 29/06/2018

Champions du moonnde !

Écrit par : Paul-Emic | 29/06/2018

realist > Peut-être nous trompons-nous en voyant dans Macron qu'en jeune directeur dynamique de la succursale France chargé de liquider certaines affaires pour la maison mère, peut-être a-t-il l'envergure d'un calamité biblique...

Blumroch > Ah, ce fléau de la bonne conscience dévoyée qui vous envoie à l'échafaud pour le bien d'une humanité qui n'existe que dans sa cervelles lavée aux lessives qui préservent les couleurs !

Paul-Emic > En attendant le titre au foot...

Écrit par : Pharamond | 02/07/2018

@Pharamond : "...aux lessives qui préservent les couleurs !" : sauf le blanc ;o)

Écrit par : téléphobe | 02/07/2018

En fait, je dis des bêtises : la pub dit que les couleurs seront préservées, mais dans peu de temps tout sera gris.

Écrit par : Pharamond | 02/07/2018

@Pharamond : "mais dans peu de temps tout sera gris.". Yes, tous des Rudeau dont aucun ne sera parfaitement blanc. :-(
Votre propos évoque une illustration figurant dans le fichier d'aide du programme NewSpeak de Kevin Solway, un Australien atypique. En voici la légende : "Non-sexist non-racist chess set : thirty-two gray pawns all on the same side". L'échiquier révisé n'a plus de cases, qui est un simple fond gris.

Écrit par : Blumroch | 02/07/2018

P.S. : L'adresse pour le téléchargement :
http://www.theabsolute.net/sware/#newspeak
Avec un PC récent, la probabilité de lancer le programme ou même de simplement consulter son fichier d'aide est proche de zéro. Les éventuels curieux devront sans doute trouver un PC de type "sasfépu" avec Win92, Win98 ou WinXP. :-(

Écrit par : Blumroch | 03/07/2018

Je crois que c'est dans "Sept cavaliers" que Raspail parle des hommes gris qui nous remplaceront si ce n'est déjà fait.

Écrit par : Pharamond | 03/07/2018

@Pharamond : *Septentrion*, le roman que je préfère. "Jean Rudeau", c'est le "house name", le nom collectif des termites anonymes et interchangeables.

Écrit par : Blumroch | 03/07/2018

La fameuse "foule des anonymes" qui se précipite toujours aux obsèques des people qui ont fait fortune en exploitant sa bêtise conformiste ou / et son suivisme politique.

Écrit par : Carine | 03/07/2018

Blumroch > Merci, je mélange un peu mes anciennes lectures.
"Jean Rudeau", on est pas loin de Justin Trudeau ;-)
Et comment se terminait "Sept cavaliers" ?

Carine > Oui, cette foule-là, parce qu'on peut être anonyme et essayer de conserver sa dignité.

Écrit par : Pharamond | 03/07/2018

@Pharamond : De manière fort ingénieuse, évidemment. ;-)

Quand on pense aux trop nombreux crétins, même droitistes, qui affectent avec "hauteur" de considérer Raspail comme un écrivain de second plan -- Raspail, l'homme qui nous a donné *Septentrion*, *L'anneau du pêcheur*, les nouvelles rassemblées dans *Le tam-tam de Jonathan* et *Les hussards*, et même cette délicieuse anthologie d'articles intitulée *Boulevard Raspail*. Et pour *Le camp des saints*, que dire ?

Écrit par : Blumroch | 03/07/2018

@Blum .. Jean a été épaté de voir mon "Camp des saints" 1ère édition à l' état neuf , de même que "la hache des steppe" -une merveille- livre épuisé m' a t-il dit . L' Anneau du Pêcheur !!! extraordinaire ! j' en avais acheté un 2ème exemplaire pour le prêter aux amis .. il a bien circulé . L' un d' eux , qui a fait ses études à Saint-Jean de Latran m'a confirmé l' exactitude des faits historiques relatés -même "romancé"- un Polar ! un livre de lumière ! à conserver dans sa bibliothèque , de ces livres qu' on a envie de relire . Et puis je vais me remettre dans "Les Possédés/les Monstres" de Dostoïevski (un pavé!) dont j' avais u des extraits il y a une cinquantaine d' années . ;-)

Écrit par : EQUALIZER | 03/07/2018

Blumroch > :-)

La force de Raspail est dans l'image, l'idée, mais son style reste un peu "ordinaire", je trouve. Sinon, vous oubliez le peu connu et excellent "L'île bleue".

Écrit par : Pharamond | 03/07/2018

@EQUALIZER : *La hache des steppes* a été rééditée chez Via Romana. M'en moque : ai l'édition originale, moi aussi. ;-) "Livre de lumière", c'est une jolie formule pour le méconnu *Anneau du pêcheur*.

@Pharamond : Style envoûtant quand même, sans recours au brillant facile. Curtis, lui aussi, a un style clair dont on ne perçoit pas toujours immédiatement la profondeur, notamment dans les notations psychologiques et la construction. Toutes choses étant égales par ailleurs, c'est comme pour l'actrice de *La femme Nikita* : alors que je disais à ma fiancée de l'époque combien Peta Wilson me semblait une jolie blonde sans relief, elle me répondit de *mieux* la regarder. Quod feci, pour m'apercevoir soudain que l'actrice était, de fait, à cette époque, une vraie *beauté* classique dont on avait perdu l'habitude.

Ah, je n'allais pas *tout* mentionner ; j'avais bien aimé *L'île bleue*... même s'il n'est pas dans mes favoris.

Écrit par : Blumroch | 03/07/2018

Vous avez peut-être raison, il faudrait que je relise du Raspail, de préférence un inédit pour moi ; il en reste.

Écrit par : Pharamond | 03/07/2018

J'ai la flemme de vérifier, mais je *crois* me souvenir que dans *L'île bleue* appréciée par Pharamond, Raspail lançait à juste titre un coup de griffe au sieur Alexis très Léger.
Au hasard de mes relectures, je retrouve ceci dans les *Billets de sortie* de Robert "Pangloss" Poulet : "Il [Léger] avait appartenu à la diplomatie ! Et même il y avait joué longtemps un rôle important. Son principal titre de gloire, en cette qualité, fut d'escamoter et de fourrer dans un tiroir certain télégramme de Mussolini qui, fin septembre 1939, aurait peut-être empêché la guerre. Inutile : la religion du secrétaire général Alexis Léger était éclairée : Hitler bluffait !... La démonstration du contraire ne plongea pas notre extra-lucide du Quai d'Orsay dans un abîme de désespoir. Il alla passer le deuxième conflit mondial en Amérique, comme il avait passé le premier en Asie. Il n'y a pas beaucoup de noms d'hommes d'état sur les monuments aux morts..."
Le venin, d'ailleurs justifié, de Poulet est moins évident que celui de Cousteau ; il n'est pas moins efficace. ;-)
Quoi qu'on pense de l'ex-borgne saboteur, il ne s'est pas réfugié à l'étranger, pendant certaines des heures les plus sombres de notre histoire. Plus Léger, il serait allé visiter la Perse.

Écrit par : Blumroch | 05/07/2018

Saint John Perse ... bof ! ;-)

Écrit par : EQUALIZER | 05/07/2018

Blumroch > Oui c'est bien dans ce roman où les brefs passages concernant Saint John Perse ne sont pas vraiment à son avantage. Vous avez une très bonne mémoire.

Écrit par : Pharamond | 05/07/2018

@Pharamond : Merci de confirmer ! Mémoire moins bonne que dans ma jeunesse, et c'est la même chute pour ce qui me tient lieu de jugement, hélas ! ;-)

Écrit par : Blumroch | 05/07/2018

Hum, sans commentaire ;-)

Écrit par : Pharamond | 05/07/2018

@ Pharamond

Si vous ne l'avez pas lu, je vous recommande les Royaumes de Borée, qui raconte l'histoire de la famille Pikendorff, qui veille sur les confins de la Scandinavie, et voit de temps à autre, apparaître une sorte de Lapon. Toute l'histoire de l'Europe au cours des trois ou quatre derniers siècles est résumée sur ce confins de notre civilisation.

Écrit par : Sven | 05/07/2018

Il fait partie des Raspail que j'ai lu et très appréciés, la mélancolie particulière à beaucoup de récits de l'auteur trouve un écho chez moi, il faut croire;-)

Écrit par : Pharamond | 06/07/2018

@Pharamond : Si vous ne l'avez déjà lu, *Hurrah Zara !* rapporte aussi quelques anecdotes sur les Pikendorff -- les ficelles sont toutefois trop visibles dans cet invraisemblable roman dont le thème principal est sans doute l'amitié.

Écrit par : Blumroch | 06/07/2018

Non je ne l'ai pas lu. Les grosses ficelles au service de l’enthousiasme idéologique est souvent le souci chez des écrivains comme Raspail ou Volkoff.

Écrit par : Pharamond | 06/07/2018

Au hasard d'une relecture récente, deux autres recommandations dont on pourra juger à partir de ces deux extraits instructifs :

"C'était jouer et gagner sur les deux tableaux. Après s'être enrichi en défigurant et polluant le monde, le capital s'enrichissait en le dépolluant et en lui rendant, en lui conservant ou même en lui inventant une apparence vivable. Ce qui signifiait notamment que des industries de dépollution nouvelles naîtraient de la lutte contre la pollution industrielle et que la pollution née de ces industries de dépollution devrait elle-même être combattue par d'autres industries de dépollution qui à leur tour... Les perspectives étaient infinies."

"La sélection naturelle supprime les moins adaptés. La sélection sociale, au contraire, les protège et neutralise ou supprime les mieux adaptés. Comme nous avons choisi la deuxième, il nous faudra adapter la société à une nouvelle notion de qualité qui sera fondée sur l'inadaptation, ce qui peut paraître contradictoire, mais revient en fin de compte à considérer la médiocrité comme la forme moderne de l'excellence."

Le second extrait rend compte de l'effet produit par cette histoire (pas si) drôle en *deux* mots : "macron président.". Pour être honnête, le nom du présidenticule importe peu après celui du sieur de Gaulle -- qui ne m'inspire pourtant aucune estime.
Analogie avec cette facétie de Voltaire qui, sommé de raconter une histoire de voleurs, déclara sobrement : "Il était une fois un fermier général." -- on aime à espérer que l'assistance avait immédiatement saisi.

Les deux livres sont évidemment *Le Littératron* et sa suite, *Le ministricule*, deux récits picaresques qui sont les seuls vrais titres de Robert Escarpit à la postérité. J'avais pensé à ce nom pour un jeu des deux images.

Écrit par : Blumroch | 09/07/2018

Je suis bien d'accord avec le premier extrait, le second me parait plus discutable. "Les moins adaptés" à quoi ? Et parle-t-on d'adaptation physique ou morale ?

Écrit par : Pharamond | 09/07/2018

Sous prétexte de *rectifier* par la force l'ordre naturel, l'ordre social nouveau privilégie les moins bons et les moins efficaces, refusant de prendre en compte l'inégalité foncière et naturelle des aptitudes physiques et intellectuelles. Avec le favoritisme pro-nullité[s] dans tous les domaines, la médiocrité est bien devenue la forme normale de l'excellence reconnue.
Un exemple parmi tant d'autres, le pourcentage de mentions Très Bien au baccalauréat (un indicateur qui en vaut d'autres) :

1967 : 0,3
1974 : 0,6
1989 : 0,8
1990 : 0,8
1997 : 1,4
2004 : 3,3
2005 : 3,4
2006 : 4,9
2012 : 8,9
2013 : 10,5
2014 : 10,7

Et que personne n'aille prétendre que le "niveau" monte ou que les aptitudes nouvelles l'emportent sur le vieux savoir : ainsi, le petit imbécile de la génération Y ou Z qui sait aller sur facebook ou même formatter une page html ne comprend pas plus le fonctionnement d'un ordinateur qu'un vieux schnock. L'argument était *déjà* employé dans les années 80 et était *déjà* grotesque.

Dans un monde normal et sélectif de manière intelligente, la majorité de nos maîtres seraient autant de très petits employés médiocres.

Données sur les mentions trouvées ici :
http://etudiant.lefigaro.fr/bac/bac-actu/detail/article/des-mentions-tres-bien-au-bac-comme-s-il-en-pleuvait-16311/

Écrit par : Blumroch | 09/07/2018

Je conçois, mais la sélection sociale ne supprime pas pour autant "les mieux adaptés" (les plus doués ?) comme le prétend le texte qui trouvent toujours leur place.

Écrit par : Pharamond | 09/07/2018

Pas toujours. :-(
Pages éclairantes et intemporelles sur ce sujet dans le grand discours d'Elsworth Toohey à Peter Keating dans *The Fountainhead*.
C'est d'ailleurs une consolation : ce système fait l'économie de l'intelligence au profit de l'intellectualité, et tue les cervelles dont il aura besoin pour se maintenir (voyez la France qui devrait se réjouir d'avoir des fouteux potentiels par milliers parmi les importés, puisqu'on ne peut plus les prétendre docteurs, ingénieurs et savants). On en verra les effets dans quelques siècles, quand la Chine aura gagné (si on en veut croire Abellio).

Écrit par : Blumroch | 09/07/2018

Je crois plutôt qu'il n'y a plus de place pour une forme de "réflexion gratuite" qui n'apporte pas de plus-value immédiate et risque au contraire d'accentuer les failles du système. Le reste ne doit être que des rouages, essentiels et bien rémunérés ou secondaires, remplaçables et mal récompensés. Une sorte de meilleur des mondes paradoxal où chacun occupe sagement sa place justement parce qu'on lui fait miroiter qu'il pourra bientôt en changer.

Écrit par : Pharamond | 09/07/2018

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