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26/03/2018

Je suis Arnaud

"Attentats dans l'Aude : l'héroïsme du lieutenant-colonel Beltrame a soudé la nation" titre un article de France Info. Et c'est reparti que pour la machinerie politico-médiatique qui œuvre chaque jour pour que crève la nation en recolle les morceaux à la va-vite avec du sang frais. La réparation n'étant pas faite pour durer cela suffira amplement, la populace étant priés de se joindre docilement à l'hommage unanime envers le héros. Apeurée, elle ne manquera d'ailleurs pas de le faire. Oui, le lieutenant-colonel Beltrame a été indéniablement courageux, mais j'aimerais tout de même en savoir plus que ne le disent les true news. Il se serait substitué à un otage. Dans quelles conditions ? Était-ce dans ses attributions ? N'était-il pas plus utile à l'extérieur ? On le disait très croyant (c'est redevenu une qualité pour quelques jours ; on a bien prié pour Paris...). Son idéal chrétien aurait-il pris le pas sur son devoir de militaire ? J'arrête là, cette histoire est tragique et son exploitation à vomir même si nous en avons maintenant l'habitude. Des hommes sont morts et les vrais coupables pérorent et se congratulent sur le devant de la scène, et tout continuera, comme si rien n'était.

Commentaires

Je partage tes interrogations et j' ai même ajouté les miennes. Sur mon billet.

Écrit par : Carine | 26/03/2018

Prendre la place d'un otage est tactiquement bien vu. C'est ce qu'a fait le capitaine Barril quand il était au GIGN lors de la libération de la grotte d'Ouvéa.
C'est gonflé, ça eut payé en 1988 en Nouvelle-Calédonie.

Je ne pense pas que le LCL Bertrame est sorti de son rôle en se proposant pour une substitution d'otage. Le pari pouvait se tenter. D'ailleurs, le GIGN est intervenu dès que les coups de feu ont retenti. J'ai même dans l'idée qu'ils ont commencé à avancer avant d'entendre les coups de feu : le dialogue a du se tendre avant que le salopard ne commence à lui tirer dessus. Aux dernières nouvelles, le gendarme a été blessé aux bras par balles, et à l'arme blanche à la gorge.
Je pense que le barbu s'est fait dessouder par le GIGN alors qu'il voulait finir d'égorger le gendarme.

Écrit par : Popeye | 26/03/2018

Sinon, bien vu sur la récupération à venir par ces traitres de politiciens.

Un texte assez bien vu sur ce sujet :
"... Des vertus militaires à cultiver

Les vertus militaires existent ainsi, encore chez quelques-uns, engagés aujourd’hui dans les opérations Barkhane ou Sentinelle. Le gouvernement trouve normal de pouvoir les mobiliser à tout instant, au doigt et à l’œil : ce sont pourtant ces vertus que ce même gouvernement, en raison de ses propres principes, laisse décourager et déshonorer partout dans la société libérale et permissive. L’obéissance sans murmure ni hésitation ! Le sacrifice sans examen préalable, sans large débat public ni contestation et décision collégiale ! Les vertus militaires ne sont pas cultivées parce qu’elles sont un obstacle évident au développement du grand marché mondial qui repose sur le déracinement des peuples et leur réduction au simple statut de consommateurs fébriles. ..."

La suite

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2018/03/honneur-aux-vertus-militaires.html#comments

Écrit par : Popeye | 26/03/2018

Carine > Je suis allé voir chez toi : tout n'est pas clair dans cette histoire.

Popeye > Le capitaine Barril n'a pas participé à l'opération sur la grotte d'Ouvéa qui a été un assaut des plus classiques.

Écrit par : Pharamond | 26/03/2018

@Carine : Dans votre intéressant article, le touitte que vous citez, signé par cette Bastié journalope censée être de droite, vaut son pesant de caramels.

Écrit par : Blumroch | 26/03/2018

Effectivement.

L'échange d'otages à Ouvéa n'était pas délibéré, puisque ce sont les négociateurs qui ont finalement été retenus, et vu qu'il s'agissait du capitaine Legorjus.
D'après kikipédia, les otages ont pu récupérer des clés de menottes et des munitions grâce au procureur sur place, qui avait peu à peu eu une liberté de mouvement pour négocier.

Écrit par : Popeye | 26/03/2018

Quand il viendront les arrêter pour délit de cyber-haine, les natiobeaufs trouveront les poulets beaucoup moins sympas.

Le flic là avait travaillé dans un ministère. C'étati sûrement un suceur. Rien de plus pathétique que l'attachement naïfs des fachos pour les larbins en tricolore.

Écrit par : Mistersmith | 27/03/2018

J'approuve le commentaire de Mistersmith *supra*. Pour ne pas même prendre d'exemples récents, ne pas oublier que le 6 février 1934, à en croire la biographie de Brasillach par Pierre Pellissier, les ceusses qui ont sereinement tiré sur la foule en *obéissant* (car c'est ça et uniquement ça, un homme de main : ça *obéit*) aux ordres étaient les gendarmes et les gardes mobiles. Quand les troubles éclateront, je ne suis pas vraiment certain que police et armée dans leur *ensemble* se soucieront de défendre la population (les membres de ces organisations seront trop occupés à protéger les maîtres qu'ils servent sans le moindre scrupule). L'état est toujours une mafia dont les complices armés ne sont *pas* là pour le bien-être des moutons. Y'aura des exceptions, sans doute, comme toujours, mais probablement pas nombreuses.
Pas un hasard, au reste, si les journalopes célèbrent, à tort ou à raison, un "sacrifice" au nom de la "république" et non un sacrifice au nom de la France ou même simplement de la décence.
Quant aux circonstances de la mort de ce gendarme, elles me semblent assez étranges (voir la discussion sur le site de Carine). A quoi servent donc les simulations, l'entraînement et le matériel sophistiqué (grenades aveuglantes et autres) dont dispose[raie]nt toutes ces forces spéciales, caractéristiques mises en avant dans n'importe quel reportage sur les S.W.A.T. et leurs tireurs d'élite ?

Écrit par : Blumroch | 27/03/2018

Concernant le tweet d'Eugénie Bastié :
C'est une des rares journalistes à peu près correctement câblée.
Ce tweet, qui a été rédigé AVANT l'annonce de la mort du LCL Beltrame était effectivement au second degré.
Elle s'en prenait aux ordures de libé au sujet de leur article sur le lycée mili de St Cyr l'Ecole où Beltrame fut élève.

C'est une vraie journaliste, qui a fait toute la manif pour tous et qui se bat contre les féministes à la con.
Elle n'a pas anticipé que des salopards allaient faire exprès d'interpréter son tweet de travers pour lui nuire, dont cet enfoiré de Fogiel qui représente le contraire des valeurs défendues par la demoiselle.
Elle est jeune (26 ans) donc encore un peu "fleur bleue". Elle apprendra à faire attention.
De même, J'ai lu aussi des commentaires au second degré dénonçant dans ce sacrifice une manifestation de sexisme bienveillant, marque de la domination masculine dans une société patriarcale.

Écrit par : Philippe Dubois | 27/03/2018

Cette Bastié est bien *vraie* journaliste (je suppose qu'au "journal maudit", elle a pour principale fonction d'être un alibi présumé droitiste, comme Coignard, au *Point*, nettement moins méchante dans ses articles que dans ses livres, est censée faire oublier la présence des Besson et autres BHL), en ce qu'elle ne maîtrise (ou ne respecte) ni la syntaxe ni l'orthographe, même pour rédiger *une seule phrase* : on ne *juge* pas X *en* Y mais on assimile X à Y, on prend X pour un Y, on fait de X un Y ; on ne met pas *des* mains aux fesses mais *la* main aux fesses (quand on est une "pieuvre d'ascenseur", s'entend !) ; on ne remplace pas un tiret par une espace (yep, *une* espace).

Titulaire d'un vieux baccalauréat, j'aime à penser que je suis un honnête *lecteur* et que je ne suis pas *totalement* insensible à l'ironie même quand elle est infrasonique (comme disait le regretté Curtis) : dans la plate et maladroite formulation de ce touitte, je n'ai rien vu qui s'approchât du sarcasme en fait ou en intention. Au reste, dans le registre de la froide ironie, même Volkoff n'a pas totalement réussi dans son *Manuel du politiquement correct*, contrairement au Gianfranco "Censor" Sanguinetti auteur d'un magnifique *Véridique rapport sur les dernières chances de sauver le capitalisme en Italie* dont je recommande la lecture : c'est un chef-d'oeuvre.

Apparemment, nous sommes donc bien nombreux à n'avoir pas lu... les *pensées* de cette Bastié, parce qu'enfant de son siècle, elle n'a pas su les exprimer. ;-)
(Et c'est là qu'un *smiley* aurait permis à cette nouille de se faire comprendre, eh eh).
Elle ne sait d'ailleurs pas que la rhétorique des gauchistes n'a pas recours à l'ironie, figure "de droite", mais à l'accusation ou, au mieux, à l'insinuation.

Quelques exemples de touittes *un peu* plus clairs dans l'intention narquoise : "N'allons pas trop vite faire de cet homme un héros : passé par Saint Cyr, il *pourrait* bien avoir été un harceleur.", "Un héros ? N'oublions pas qu'il est passé par Saint Cyr et on sait ce que cela veut dire !", "Aujourd'hui héros, mais hier ? Sait-on vraiment ce qu'il a pu faire à Saint Cyr ?", "Et les gauchistes vont insinuer que ce héros a fait des choses à Saint Cyr !".

Incidemment, étrange, cette rage de s'exprimer par messages si courts qu'ils interdisent toute réflexion subtile et argumentée.

Écrit par : Blumroch | 27/03/2018

Blumroch,
je plussoie.

Écrit par : Carine | 27/03/2018

@ Blumroch

@ Blumroch
Je suis d'accord avec vous au sujet de Twitter, mais ce truc est devenu quasiment la seule source d'information de nos journaleux et par conséquent l'un des seuls moyens d'expression de quiconque veut se faire entendre.

Eugénie Bastié s'est plantée, certes, mais elle a quelques qualités suffisamment rares dans ce milieu pour qu'on évite de la lyncher.
Même si ses articles sont édulcorés (je ne sais pas, je ne lis pas le fig), c'est toujours ça de pris dans un journal devenu dégoulinant de bien-pensance et de politiquement correct.

Écrit par : Philippe Dubois | 27/03/2018

Je précise mon commentaire précédent
Je ne suis pas abonné au fig et je n'ai pas accès aux articles réservés qui peuvent présenter un intérêt.
Ce que je peux en lire* dégouline de moraline

* quand vous êtes en campagne électorale, c'est beaucoup plus efficace de citer un article du fig, du parisien, ... ou de la PQR, que de citer un blog facho-réac inconnu du grand public
A la réflexion : "Cépapossible"
Vous répondez, "mais si, c'est vrai, c'est dans le journal"

Écrit par : Philippe Dubois | 27/03/2018

où l'on reparle du FN :

http://zentropista.tumblr.com/image/172306840169

Écrit par : Mistersmith | 27/03/2018

Popeye > de l'infiltration involontaire en quelque sorte ;-)

Mistersmith > Si je ne craignais l'arrivée d'un ex collègue d'Arnaud venus me passer les menottes pour apologie d'actes terroristes je vous approuverais, mais je ne peux pas.

Et dire que j'ai voté aux dernières élections...

Philippe Dubois > Je me permets de m'immiscer dans votre dialogue avec Blumroch.
Vous croyez encore en l'existence de journalistes mainstream honnêtes, moi non.
Vous croyez encore en la démocratie, moi non.
Vous croyez encore aux chances du FN, moi non.
Vous croyez encore en la survie de notre nation, moi non.
Ne voyez dans ce que je viens de vous dire aucune animosité, vos quelques interventions sur mon modeste blog m'ont fait entrevoir une personne sympathique, ouverte et courageuse, parce qu'il faut du courage que je n'ai plus pour militer (je l'ai fait, jadis). Je faisais juste ces précisions pour éviter de rentrer dans des polémiques sans fin, sur bien des choses nous ne parlons pas la même langue, même si nous avons, je crois, de nombreuses choses en commun.
Certains fâcheux me diront qu'il vaut mieux faire quelque chose que rabâcher derrière son PC. Peut-être, mais je n'en suis pas sûr ; creuser sa tombe c'est bien faire quelque chose.
Bon courage tout de même.

Écrit par : Pharamond | 27/03/2018

Quelques réflexions en vrac, inspirées par celles de M. Dubois -- je suis devenu bien trop flemmard pour avoir encore le goût d'ordonner mon discours, d'ailleurs inutile.

Je ne suis pas certain de bien discerner les exceptionnelles qualités de culture et de réflexion de cette Bastié qui semble au niveau d'une école de journalisme, au niveau de l'époque donc -- et ce n'est pas bien haut. Elle peut sans doute se prétendre un peu conserva[c]trice, elle peut *même* l'être *réellement* : ce n'est pas un substitut pour les vraies compétences intellectuelles qu'elle dissimule trop habilement (contrairement à une Coignard qui vaut mieux que ses articles dans *Le Point*, elle ne doit quand même pas se forcer beaucoup pour édulcorer son propos). Quant à son utilité au *Figaro*, à part celle que je lui ai supposée (un simple alibi pour conserver quelques derniers lecteurs vaguement réactionnaires voire catholiques), je ne la vois guère.

De fait, comme toute entreprise humaine, un journal reflète la *moyenne* des énergies mises en oeuvre, la *moyenne* des gens qui le font, du journalope au maquettiste en passant par le secrétaire de rédaction. Même si Bastié était brillante (ce dont je doute fort), ce ne serait *pas* "toujours ça de pris" : elle ne servirait à *rien*, à l'image des quelques députés frontistes qui font de la figuration à l'assemblée dite nationale, pour le principe, parfois pour l'honneur, mais *sans le moindre résultat* pratique. La stratégie de l'entrisme pour ensuite coopter les copains avant de changer la ligne directrice d'un canard, ça ne marche qu'à gauche (voyez d'ailleurs *Le Figaro* et même, dans une certaine mesure, si je veux être facétieux, *Valeurs Actuelles* qui aura successivement célébré sans intelligence les sarkozy, fillon, juppé et wauquiez -- mais jamais les le pen, à peine ménagés pour d'évidentes raisons). Le loup "réac" dans le troupeau de moutons collectivistes se fera toujours manger car la quantité l'emporte sur la qualité. Tant que nous n'aurons pas d'importantes *meutes* de loups et de lions...

Pour l'anecdote, si vous saviez comment et pourquoi on fabrique un journal, vous prendriez peur. Vous en aurez une idée en vous faisant le plaisir de lire les pages consacrées à la presse et au journalisme dans les *Recherches sur l'art de parvenir* de Maurice Joly qui d'ailleurs, de son propre aveu, ne dit pas *tout*. ;-)

*Tous* les canards ont pour seules vraies fonctions de distiller une certaine moraline, de faire vivre quelques journalopes et de faire vendre quelques livres. *Tous*. Ceux de "notre" camp peuvent être, à l'occasion, moins méprisables et plus véridiques, mais c'est sans importance car l'imposture du journalisme, mensonger par essence, c'est de prétendre avec arrogance à ce terrible sacerdoce que de *jouer* les intermédiaires *obligés* entre le public et le réel (comme en d'autres temps la religion jetait un *pont*, elle, entre l'humain et le divin). Hélas, de nombreux lecteurs en savent plus, sur de nombreux sujets, que les journalistes qui prétendent *tous* à un illégitime magistère dans la réflexion, quand ils ne l'ont même pas dans la rédaction. Pire, ces lecteurs sont souvent plus intelligents. C'est facile à vérifier en consultant quelques sites de qualité -- et c'est pourquoi l'illégitime (que l'excellent Paul-Emic me pardonne !) commercial télévangéliste entend avec raison (dans *son* optique de naufrageur, évidemment) museler Internet au plus tôt.

Faute de temps à perdre, je ne consulte guère la presse, quel que soit son (faux) pavillon (incidemment, on dit naviguer "sous faux *pavillon*" et non, en vertu d'une traduction paresseuse, "sous fausse bannière" ou "sous faux drapeau"), qu'elle soit imprimée ou en ligne. A en juger par les quelques liens que j'ai pu suivre, par les quelques exemplaires que j'ai achetés ou lus ces dernières années, on ne rate presque rien à ignorer la presse, même quand elle se prétend "libre" ou "politiquement incorrecte" (*Causeur*, *Valeurs Actuelles* et *L'incorrect* ne valent pas mieux que les honnis *Express*, *Figaro* et autres *CosmoBiba*, pour ne pas même mentionner cet *Immonde* dont les pauvres recettes n'ont pas varié depuis l'instructif ouvrage de Michel Legris, qui n'apprenait d'ailleurs rien d'essentiel à ceux qui savaient *lire*).

Dans la pratique, lire les journaux est inutile même pour *simplement* prendre le pouls de l'époque. Un personnage de l'excellent roman d'Yves Amiot intitulé *Le cavalier Rampin* s'estimait assez informé sur les événéments importants quand une servante les lui avait appris ; pour ma part, j'estime que les couvertures vues sur les kiosques informent assez sur les projets de nos chers maîtres, et les détails se peuvent généralement *déduire* sans difficultés excessives -- il suffit de penser au pire.

Enfin, déjà naturellement peu convaincu par les minces vertus des iniques et tyranniques institutions politiques qui nous sont imposées à tous les niveaux, je ne connais évidemment rien aux campagnes électorales, sinon par les propos de Robert Heinlein dans son trop candide (c'était un américain, après tout, et qui avait commencé par voter démocrate en plus !) *Take Back Your Government ! A Practical Handbook for the Private Citizen Who Wants Democracy to Work* et par les réflexions de Quintus Tullius Cicero (le frère du célèbre La Verrue, plus habituellement appelé Pois Chiche) dans son manuel de campagne électorale intitulé *Commentariolum petitionis* (qu'on trouvera sur ce site essentiel : http://www.remacle.org). J'aimerais pourtant penser qu'un vote éclairé (mais un *vote* peut-il être éclairé ?) ne saurait se fonder sur cet argument : "Mais si, c'est vrai, c'est dans le journal !". Et pourquoi pas, dans le même registre, "Vu à la TV" ou "Vu sur BFM" ? Terrifiant ! Et certains de s'étonner de ce que je sois très "moyennement démocrate" comme disait quelqu'un ! ;-)

L'impression ne donne aucun caractère sacré à une erreur, à une sottise, à une malhonnêteté, à un mensonge. Force est d'insister sur ce dernier point, savoir qu'un journal, c'est comme un gouvernement : par essence, ça ment, directement ou par omission, à dessein ou par hasard, mais ça ment. Même les "nôtres" (mais pas sur les mêmes sujets, comme j'ai déjà eu l'occasion de le dire).

Avec un article, vous commentez un *événement* ; avec un livre, vous analysez un *principe*. Je ne me suis jamais soucié de répandre la bonne parole, encore moins électorale ; j'ai pourtant ouvert quelques yeux grâce à des bouquins comme ceux d'Holeindre, de Coignard (qui n'est pourtant pas de "notre" bord), de Pellissier -- pour ne prendre que des auteurs faciles à lire et riches en exemples irréfutables --, *jamais* avec des articles de *Rivarol* ou du *Figaro*.

J'arrête ici mes "ramblings from the grave" : que Pharamond me pardonne d'avoir abusé de la liberté qu'il nous autorise !

Écrit par : Blumroch | 27/03/2018

P.S. : *Après* mon copier/coller, j'ai pris connaissance des commentaires précédents. Je remercie donc Carine pour son soutien et Mistermith pour sa référence à peine surprenante. Et je me range, quels que soient les risques, sous la bannière de Pharamond ! ;-)

Écrit par : Blumroch | 27/03/2018

Nous sommes d'accord sur le "journalisme", et vous l'avez vu de l'intérieur, me semble-t-il.

Merci de vous ranger sous ma bannière, nous serons au moins deux ;-)

Écrit par : Pharamond | 27/03/2018

@Pharamond : L'avoir vu de l'intérieur n'offre aucun avantage *décisif* sinon la connaissance de quelques anecdotes : après avoir lu quelques magazines, n'importe quelle cervelle en état de marche peut déduire les principes qui régissent ce milieu sans intérêt.
Er... misery loves company, doesn't it ? ;-)

Écrit par : Blumroch | 27/03/2018

@ Pharamond
Immiscez vous, je vous en prie
Je ne suis pas loin de penser comme vous, notamment depuis les raclées électorales et surtout l'absence totale de remise en question au sein de ce qui fut le FN, enterré au congrès de Lille, auquel j'ai assisté.
J'ai d'ailleurs démissionné de toutes mes fonctions au sein de la fédération départementale et je reste adhérent jusqu'à échéance de ma cotisation

@ Blumroch
Quand vous êtes engagé dans le combat électoral, en vain, je vous le concède volontiers, vous devez employer des arguments qui ont une chance d'être compris par votre "cible marketing" : la presse et ses articles ainsi que le 20H en font partie et constituent, malgré toutes les tares que vous soulignez, la seule source d'info jugée fiable par les moutons que sont devenus nos concitoyens.
Très peu connaissent des auteurs tels que Holeindre (quel régal quand il chauffait les salles de meeting pour JMLP) ou Sophie Coignard, qui m'a fait découvrir entre autres l'emprise des communicants sur le monde politique.

Écrit par : Philippe Dubois | 28/03/2018

@ blumroch
En plus de faire vivre les journalistes, les journaux font aussi vivre les annonceurs publicitaires
Mais sont ils si différents ?

Écrit par : Kobus van cleef | 28/03/2018

@Kobus van cleef : Je n'allais pas *tout* dire -- déjà que je me borne à rappeler maladroitement ce que tout le monde sait. ;-)
Les vrais maîtres d'une rédaction, ce sont les camelots placiers en pages de pub, qualifiés de "seigneurs" à raison du fric qu'ils se font au passage.
Vrai que si les journaux pouvaient se passer de lecteurs, ils le feraient ; au reste, quand les lecteurs font défaut, les subventions prennent le relais. Le journaliste, comme l'"artiste", est une putain sans honneur qui se fait entretenir, et sans honte, et dans la plus parfaite bonne conscience -- comme le politique.

Écrit par : Blumroch | 28/03/2018

Comme dit Soral, qui, sur ce point, n'est pas toujours en tort "un journaliste, c'est soit une pute soit un chômiste ou bien, c'est un taulard"
Avouez qu'en vronze, peu sont en prison, un bon paquet sont chômistes et aspirent à devenir pute
Enfin, tous ont un égo hypertrophié
Ce qui doit donner des séquelles psychiatriques
Assez curieusement, aucune étude médicale sérieuse n'a paru là dessus
Ça pourrait valoir le coup de les initier
Je tente le titre, qui m'aime me suive !
"dépression, autolyse , conduites addictives par dissonance cognitive, l'étude du milieu journalistique, contribution à la littérature professionnelle par l'analyse d'une cohorte de n cas suivis sur p années"

Écrit par : Kobus van cleef | 28/03/2018

@Kobus van cleef : L'ego hypertrophié, c'est un autre nom pour la folle prétention ou pour l'*hybris*, et c'était implicite dans mon propos : "prétendre avec arrogance à ce terrible sacerdoce que de *jouer* les intermédiaires *obligés* entre le public et le réel (comme en d'autres temps la religion jetait un *pont*, elle, entre l'humain et le divin)." ;-)
D'ailleurs, j'y pense maintenant, le journaliste n'est pas si différent d'un prof.

Écrit par : Blumroch | 28/03/2018

Blumroch > Certes, le bon sens permet de discerner bien des réalités, mais le témoignage de celui qui "l'a" vécu a toujours le charme des anecdotes croustillantes ou/et édifiantes.

Kobus van cleef > Le journaliste partage avec le chef religieux et le gourou de secte le délice d'être le médium entre le croyant et la Vérité. J'imagine que cela les rend rapidement sujets à toutes sortes de maladies mentales.

Écrit par : Pharamond | 28/03/2018

@Philippe Dubois : L'affaire du touitte de Bastié est désormais aussi oubliée que son auteur. Voici pourtant deux articles trouvés presque par hasard qui le et la concernent. Tout ne doit pas être faux, et vous pourriez y apprendre deux ou trois choses sur cette journalope carriériste apparemment capable de déclarer sans honte "Je suis jeune, je suis une fille, je sais que je suis bankable". Elle passe déjà, si j'en crois les auteurs, chez franceinfo (*sic*), elle finira chez Ruquier.

http://www.juanasensio.com/archive/2018/03/27/eugenie-bastie-arnaud-beltrame-inauthenticite.html#more

http://www.acrimed.org/Je-suis-bankable-Eugenie-Bastie-consacre-elle

Écrit par : Blumroch | 31/03/2018

Vraiment rien à sauver dans ce milieux pourri par l'argent et l'arrivisme.

Écrit par : Pharamond | 31/03/2018

@Pharamond : Yep, pour certains de "notre" camp, nous sommes des parts de *marché* et rien d'autre.

Écrit par : Blumroch | 31/03/2018

@Blumroch

C'est l'impression qu'elle m'avait donné en lisant deux entretiens récents dans Eléments. Une arriviste qui a surfé sur la vague de la manif pour tous pour se faire une place au chaud. En plus de son activité au gorafi, elle anime la revue catholique décroissante limite, qui porte si bien son nom, ce qui lui vaut l'admiration, de David L'Epée, soralien suisse, fan de rap, et admirateur des communismes asiatiques. Au sujet de limite, je vous recommande l'émission de Radio MZ où l'invertébré versaillais rédacteur en chef de la revue limite, ersatz du compositeur de musique atonale dans les Tontons flingueurs, explique sa Weltanschauung de catho n'ayant rien compris à la Bible, sinon il ne serait pas écolo, ravi (de la crêche) de voir des femmes voilées dans son AMAP.

Écrit par : Sven | 31/03/2018

@Sven : Rien de plus facile que de prévoir, par déduction, le discours de tous ces gens-là. A mon âge avancé, je préfère m'épargner de certains énervements inutiles. ;-)

Quant à la pouffette, à en croire sa fiche au sommier de kikipedia, elle aurait une licence de philo obtenue à Paris-IV : ça fait peur. La nouvelle Sorbonne n'est manifestement plus la vieille Sorbonne de mon époque. Faut dire aussi qu'une licence d'aujourd'hui, c'est à peine le baccalauréat de temps plus anciens. Voici quelques années, dans une émission de Radio Courtoisie chez Serge de Beketch, Lugan déplorait le faible niveau de ses étudiants, pourtant sélectionnés.

Excellent, le rappel des *Tontons flingueurs*. ;-)

Écrit par : Blumroch | 31/03/2018

Pour en finir avec la pouffette du figagaro, cette page

https://www.ojim.fr/portraits/eugenie-bastie/

nous l'affirme : "Ses références intellectuelles sont Charles Péguy, Bernanos, ou le Pape François". Catho ou non, cherchez l'intrus, évident, dont la présence annule l'effet des deux autres au nom du grand mélange de n'importe quoi. Yep, la réponse, c'est celui que j'appelle Franz Nul, celui que le camarade Boizard appelle François Zéro, celui qu'on pourrait donc appeler François Lenul (les sédévacantistes n'ont peut-être pas tort).

On lui souhaite, quand elle sera chez Ruquier, d'obtenir le fric que ses maîtres donnaient à Polony pour une simple revue de presse, l'exercice le moins pénible du journalisme avec la critique des programmes de télévision.

Écrit par : Blumroch | 31/03/2018

Blumroch > Oui, une de plus dans ce que j'appelle la "fausse marge".

Écrit par : Pharamond | 31/03/2018

@ Blumroch

Le personnage incarné par Claude Rich se montrait, au final, sympathique. Gauthier Bès m'a paru très pédant. Et bien évidemment, opposé à toute limite dans le domaine de la démographie, et tout particulièrement pour les pays des suds, au contraire, si je ne m'abuse, de Serge Latouche, pourtant chrétien de gauche, dans l'âge de limites. Par contre choupinet était outré que les petits garçons aient des voitures sur leur chemise. Ca fait partie des contradictions insurmontables pour les écologistes, a fortiori décroissants, chrétiens.
Dans le même ordre d'idée, j'avais demandé, au sympathique Mr K., sur l'ancien site de MZ, comment il faisait pour être catholique et révolutionnaire conservateur? Si mes souvenirs sont exacts, les principaux membres de ce courant n'étaient pas vraiment chrétiens. Jünger, par exemple, s'est converti au catholicisme sur la fin de sa vie, plus semble-t'-il, pour respecter la religion des habitants de Wilflingen. Ma question était restée sans réponse.

Écrit par : Sven | 01/04/2018

@Sven : Le maniaque de musique de tuyauterie et plomberie aura été victime des bonnes idées incarnées par le personnage joué par Ventura, sans doute. ;-)
Je ne sais pas trop ce que vaut cet article sur la mort de Jünger :

http://www.catholica.presse.fr/2012/04/07/la-onzieme-heure-dernst-junger/

Je retiens surtout la froide réplique "Mais je suis conservateur", qui pourrait bien relever d'un mouvement à la Raspail : faire semblant d'être catholique pour la beauté du geste et le symbole en faveur de la Civilisation (si mes souvenirs sont bons, l'évêque de *Sept cavaliers* ne croit en rien).

Écrit par : Blumroch | 01/04/2018

Au sujet de Jünger, je me fierai plutôt à l'avis de Julien Hervier, son traducteur et biographe.
http://frettois.canalblog.com/archives/2014/02/08/29150816.html

Écrit par : Sven | 02/04/2018

@Sven : Merci pour la référence. Ce que je viens d'y lire n'est pas incompatible avec un mouvement à la Raspail, par respect du sacré et d'une tradition. J'éprouverais de la peine à considérer l'auteur d'*Eumeswil*, d'*Héliopolis*, des *Abeilles de verre* et du *Problème d'Aladin* comme capable de croire en un dieu, en n'importe quel dieu -- à part Crom, s'entend. ;-)

Écrit par : Blumroch | 02/04/2018

@Blumroch

Bien au contraire. Il avait rejeté le luthérianisme familial, s'était intéressé à l'islam sous l'influence de Banine (une religion qui promet le paradis aux guerriers et un tel repos du guerrier ne pouvait le laisser indifférent), créé la revue Antaios avec Mircea Eliade, il pouvait donc se convertir, lui le grand amateur de Bloy, Rivarol et Gomez Davila, et fin connaisseur de la Bible, au catholicisme.

Écrit par : Sven | 04/04/2018

@Sven : Je *sais* tout ça, mais je persiste à trouver ces éléments de sa vie incohérents avec ses oeuvres et essais, que je préfère privilégier ! ;-)
Pour le paradis des guerriers, il avait le Valhalla et ses Valkyries : choix plus en accord avec les brumes germaniques, d'ailleurs.
Pour l'anecdote, tout admirateur de Rivarol et Boutang que je suis (et aussi de Barbey et de Monteilhet), je n'ai jamais eu la tentation d'adopter leurs présupposés métaphysiques. C'est l'avantage de considérer avec Borgès que la théologie est une branche de la littérature fantastique. ;-)

Écrit par : Blumroch | 04/04/2018

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