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28/04/2008

On nous aurait donc menti ?

« Pendant toutes les années du mitterrandisme, nous n’avons jamais été face à une menace fasciste, donc tout antifascisme n’était que du théâtre. Nous avons été face à un parti, le Front National, qui était un parti d’extrême droite, un parti populiste aussi, à sa façon, mais nous n’avons jamais été dans une situation de menace fasciste, et même pas face à un parti fasciste.

D’abord le procès en fascisme à l’égard de Nicolas Sarkozy est à la fois absurde et scandaleux.

Je… suis profondément attaché à l’identité nationale et je crois même ressentir et savoir ce qu’elle est, en tout cas pour moi.

L’identité nationale, c’est notre bien commun, c’est une langue, c’est une histoire, c’est une mémoire, ce qui n’est pas exactement la même chose, c’est une culture, c’est-à-dire une littérature, des arts, une… la philo…les philosophies. Et puis c’est une organisation politique avec ses principes et ses lois. Quand on vit en France, j’ajouterai : l’identité nationale, c’est aussi un art de vivre, peut-être, que cette identité nationale.

Je crois profondément que les nations existent, existent encore, et en France, ce qui est frappant, c’est que nous sommes à la fois attachés à la multiplicité des expressions qui font notre nation, et à la singularité de notre propre nation.

Et donc… ce que je me dis, c’est que…s’il y a aujourd’hui une crise de l’identité, crise de l’identité à travers notamment des institutions qui l’exprimaient, la représentaient, c’est peut-être parce qu’il y a une crise de la tradition, une crise de la transmission. Il faut que nous rappelions les éléments essentiels de notre identité nationale parce que si nous doutons de notre identité nationale, nous aurons évidemment beaucoup plus de mal à intégrer. »

 

Lionel Jospin, France Culture, émission Répliques, 27 octobre 2007

 

via Novopress

27/04/2008

Quatre bougies dans le yaourt

Il est 6 heure 50 et je ne dors déjà plus depuis un moment. Cela fait de nombreuses années que je dors trop ou pas assez, en ce moment c'est pas assez. Je profite du silence de ce dimanche matin pour écrire ces quelques lignes. Pas un bruit, si ce n'est le pépiement d'un oiseau et de loin en loin le passage d'une voiture d'un lève tôt ou d'un couche tard ; en ville c'est rare, il faut en profiter. Bon, tout ça pour dire que demain c'est l'anniversaire de mon blog et celui de ma soeur – pur hasard. Eh oui, cela fait déjà quatre ans que je barbouille mon minuscule coin de toile...

 

Le tour de France du patrimoine (choix absolument arbitraire) : Saint-Omer (65)

La Coupole

24/04/2008

Ça mord ?

 

 

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Michael Kidd

Pier fisherman

Haïku de printemps

 

La première abeille

Que j’aperçois cette année

Visite ma chambre

Sans commentaire (2)

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Méchant garçon (22 bis)

- Je t'ai trouvé bien sévère à propos de la mort d'Aimé Césaire, la dernière fois.

- Pas du tout. Chez Césaire, ce n'est pas le poète dont tout le monde se fout qu'on célèbre, c'est le « rebelle », l'indépendantiste, le pourfendeur de colonialiste-occidental-exploiteur-fasciste forcément fasciste, que nos aigris et nos maso encensent. C'est le chantre de la négritude, terme que chacun sort le plus souvent possible comme s'il se défoulait à pouvoir prononcer un mot contenant ''nègre'' sans avoir le MRAP aux fesses. Ah ! le plaisir de pouvoir dire à l'ignare bien-pensant – si, si, il y en a - qui vous regarde, choqué : « Le terme a été inventé par Césaire lui-même, c 'est tout à fait correct ». Ça classe. Non, vraiment, Césaire j'en rien à faire. Tiens, ça rime, je suis sûrement un peu poète moi aussi.

- Et de la proposition qui a été faite de le faire reposer au Panthéon, n'en parlons même pas, j'imagine.

- Mais si voyons, je suis même pour. Dans ce pays où la quasi totalité des dirigeants et des intellectuels marche sur la tête, on fait des funérailles nationales à un homme qui vomissait la nation, alors le Panthéon, pourquoi pas ? Avec Guy Môquet, Coluche et Yves Montant tant qu'on y est.