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18/09/2019

Musique (506)

Luz Eliana

Aunque Sè

Chili 1963

David McWilliams

Days of Pearly Spencer

Irlande 1967

I Santo California

Tornero

Italie 1975

Commentaires

@Pharamond : l'index devrait être 506 ! ;-)
Cette Elsa Martinelli avait été mentionnée voici quelques jours. Eh bien, elle ne faisait pas que jouer, elle chantait aussi :
https://www.youtube.com/watch?v=4bbC0FHWYF4

Écrit par : Blumroch | 18/09/2019

Merci, je vais le changer : j'ai bégayé.

Je ne connaissais pas cette curieuse version en français chantée par une Italienne de "No milk today".

Écrit par : Pharamond | 18/09/2019

@Pharamond : Le charme de la demoiselle fait, par chance, oublier les paroles. ;-)
Ces morceaux, eux, se bornent au registre instrumental :
https://www.youtube.com/watch?v=fuYL-keoGvU
https://www.youtube.com/watch?v=AUTfFGwYYgY
Là, un autre type de charme. Musicalement, c'est l'idéal : la voix est un instrument -- si la diction est parfaite, la langue m'est heureusement inconnue :
https://www.youtube.com/watch?v=Cs0vSC9DUhU

Écrit par : Blumroch | 19/09/2019

Mon neveu a le jeu et la BO est excellente.

Avec Strauss et la voix de cette dame c'est un autre registre.

Écrit par : Pharamond | 19/09/2019

@Pharamond : Votre neveu est ce que les ricains appellent un *connoisseur*. *Vietcong* a mérité son A dans mon classement avec *Tron 2.0*.
Yep, sans oublier Szell qui a dirigé l'une des meilleures versions de la mort de Siegfried.

Écrit par : Blumroch | 19/09/2019

[Musicalmar]
Un traducteur d'*Alice in Wonderland* estimait que "de plus en plus pire" était la seule bonne traduction de "curiouser and curiouser". Vrai que "de plus en plus pire", chaque jour, c'est l'évolution normale du monde tel qu'il marche -- ou tel qu'il boite.
Eh bien, Dalrymple nous apprend que ce n'est pas *toujours* le cas : on sera peut-être surpris par la chronologie et l'origine de ces deux "modestes propositions" également folles pour "sauver le climat" (ce qui ne veut d'ailleurs *rien* dire) : le vote dès *six* ans, et le cannibalisme. Jeunisme et néo-véganisme alternatif, c'est ici :
https://www.takimag.com/article/immodest-proposals/
Swift, au secours !

Écrit par : Blumroch | 21/09/2019

La seule question est de savoir combien de temps une société comme la nombre pourra encore perdurer pas à cause du réchauffement climatique, mais à cause de la folie qui s'est emparée du pouvoir et des "intellectuels".

Écrit par : Pharamond | 22/09/2019

@Pharamond : A ce rythme, plus très longtemps. Et puisque sont évoqués les zintellectuels, ce...

[Musicalmar consacré à la question sociale pendant les temps de ténèbres]
On sait la considération que le régime, ses maîtres, ses laquais, ses complices et ses supplétifs éprouvent pour les *riens* et autres Gilets jaunes coupables de ne pas consentir à être écorchés[0], égorgés, exterminés, remplacés *en silence*. On sait aussi le très faible nombre[1] des "intellectuels" officiels ayant pris le parti des vrais opprimés[2]. Ce n'est donc pas dans leurs rangs qu'on trouvera un Théodulf[3], poète et théologien, qui adressait ce discours[4] aux "élites" de son temps -- aux banquiers acheteurs, aux juges achetés, aux guerriers ivres de gloriole, aux éna^H^H^Hnobles enivrés de mépris :

"O homme, qui que tu sois, qui as des pauvres sous ta domination, sois plein de douceur pour eux ; car, sache-le bien, par nature, ils sont tes égaux. Ce n'est pas la nature, c'est le péché qui te les a soumis, et qui a subordonné l'homme à l'homme. C'est leur sueur, c'est leur travail qui t'enrichissent ; toi seul es riche par l'association de leurs efforts. Les grands fleuves s'accroissent par le tribut des petites rivières ; le riche augmente ses biens par l'aide du pauvre. Les corps s'engraissent en dévorant d'autres corps ; la chair vit par la mort. Le plus fort écrase le plus faible, le plus grand le plus petit : l'un se fortifie de ce qui affaiblit l'autre. Voilà ce que font, le long des rivages, le faucon et l'épervier, le loup dans les bois, le poisson dans les eaux. O mortels, fuyez l'exemple des carnassiers ! Que l'homme ne soit pas pour l'homme ce que la bête fauve est pour les autres animaux ! Soyez sans violence pour les malheureux, pleins de bonté pour leur infortune ; ils valent peut-être mieux que vous ! Pardonnez ; qui donc, en cette vie, est exempt de fautes ? O homme, sois miséricordieux pour l'homme ; la nature vous a soumis à la même loi. Votre course et vos destinées sont différentes ; vous êtes semblables par la naissance et par la mort."

La formule "ils valent *peut-être* mieux que vous" est d'un *habile* rhéteur. En tout cas, cette exhortation souvent citée par les médiévistes n'est pas seulement la voix d'un christianisme[5] raisonnable ou habile, c'est la voix de la *décence* universelle. Obéir à l'ordre social est toujours insupportable, mais obéir à un Théodulf devait être moins avilissant qu'obéir aujourd'hui à un Foutriquet 2.0. Charlemagne savait, à l'évidence, mieux choisir ses conseillers que l'inculte crétin se prenant pour Juppé^H^Hin : ceci explique sans doute cela. Autre époque.

[0] Métaphoriquement parlant, par les impôts et les taxes, si subtilement *différents* les uns des autres.
[1] Légèrement inférieur à 1, au dernier recensement, sauf à y inclure les adroits commerçants Bercoff[1a] et Bigard[1b] qui ont trouvé un *filon* en heureux accord avec leur si évidente fibre sociale.
[1a] Très proche du *populiste* Attali, si l'on en croit plusieurs remarques dans sa fiche kikipedia.
[1b] "Ils [Bigard et trois de ses copains] parcourent la campagne pour racheter les véhicules abandonnés au fond des granges, les retapent et les revendent à Paris pour environ trente fois le prix d'achat, n'acceptant qu'en cas d'absolue nécessité une embauche de trois mois dans une usine locale, pour «profiter des indemnités de chômage pendant les neuf suivants»", nous apprend kikipedia. Ah, le menu peuple des *malins*... Grand moment de radio, récemment, que son soutien aux Gilets jaunes formulé devant... A. Bercoff (tout se tient) et E. Lévy -- qui ont eu la charité de ne pas lui rappeler son soutien[1c] à une autre victime du système, un certain Sarkozy (toujours kikipedia *dixit*).
[1c] Qu'il prétend regretter, toujours selon kikipedia.
[2] Pas les ceusses, évidemment, qui ont malheureusement confisqué la révolte : gauchistes et autres adorateurs de sainte Greta-du-Climat.
[3] Parfois orthographié Théodulfe.
[4] Dans des *Carmina* en latin, afin sans doute de n'être pas *immédiatement* compris par les "universitaires" d'après 1968. ;-)
[5] Probablement sous l'influence apaisante et bienveillante de l'*autre* Vraie Foi qui règle avec génie la question sociale de manière simple : tous à genoux.

Écrit par : Blumroch | 23/09/2019

Je sais que je me répète, mais le problème est que le Système a le monopole du sens des mots. On peut avoir raison, démontrer, prouver, la majorité des gens ne comprend même plus les mots que nous prononçons, pour eux nous parlons un charabia satanique qu'ils doivent rejeter en bloc. Alors quant à ce qui est de comprendre notre argumentaire...

Écrit par : Pharamond | 23/09/2019

@Pharamond : Normalement, le sens des mots, c'est un monopole de messieurs Littré et Gaffiot -- et un peu Maulnier. ;-)
Le musicalmar hors sujet (c'est d'ailleurs la raison d'être) résulte de ma récente relecture des *Histoire anachronique des Français* (Chevalier), *Histoire des Français* (Gaxotte) et *Histoire de France racontée à Juliette* (Duché). Quand même triste de voir cette histoire se terminer, et surtout se terminer de cette manière. Je me suis dit que même les périodes sombres l'étaient moins que la nôtre.
Si seulement la croisade de Greta et de ses Gr{é|eu}tins pouvait se terminer comme une autre croisade des petinenfants faisant la leçon aux adultes :

"Après quelques jours d’attente, entre désespoir et malheur, deux commerçants de Marseille proposent leur aide aux pèlerins : ils sont prêts à affréter sept bateaux pour atteindre la Terre sainte. Comme Hugues Ferreus et Guillaume de Posqueres possèdent des sièges commerciaux à Acre, ainsi que leur propre flotte, et ont bonne réputation à Marseille, les marchands gagnent la confiance d’Étienne et de ses partisans qui interprètent cette promesse comme un signe envoyé par Dieu.

À la fin du mois d’août les bateaux se dirigent avec 7 000 croisés à bord vers Jérusalem. Mais les deux commerçants n'ont pas l’intention de les amener jusqu’à la Terre sainte ; ils ont prévu une autre destination. Arrivés en pleine mer, les jeunes croisés sont enfermés dans les cales par les marins qui s'avérèrent être des marchands d'esclaves."

;-)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Croisade_des_enfants_(exp%C3%A9dition)

Écrit par : Blumroch | 23/09/2019

Eh non, parce que les marchants qui transportent les "petinenfants" sont ceux qui ont prêché la croisade !

Écrit par : Pharamond | 23/09/2019

@Pharamond : Kikipedia a bien copié les livres imprimés. Le meneur initial est un certain Etienne, jeune berger qui a eu des visions. Malgré l'opposition des parents, du clergé et même de Philippe Auguste, lui et les petinenfants ralliés à sa noble cause ("Vers la transition écologique !"[1]) progressent en bandes avec quelques adultes subjugués. Débarqués et vendus à Bougie et à Alexandrie par les deux marchands opportunistes, les milliers de petits pèlerins semblent avoir été bien traités. En 1229, ils étaient encore 700 au service du gouverneur d'Alexandrie.
Duché a ce joli mot : "un bon commerçant ne va pas à la croisade ; il attend que les croisés aient rouvert les marchés d'Orient." -- certains comportements ne changent jamais.

[1] C'était plutôt "Vers Dieu !", mais la ferveur candide est la même.

Écrit par : Blumroch | 23/09/2019

Je me suis mal fait comprendre : je voulais dire que c'était différent parce qu'aujourd'hui " les marchants qui transportent les "petinenfants" sont ceux qui ont prêché la croisade".

Écrit par : Pharamond | 24/09/2019

@Pharamond : Vous aviez *pensé* à ajouter la précision "de nos jours" en oubliant que vos lecteurs n'étaient pas *tous* télépathes -- en tout cas pas moi. ;-)
Ce qui me rappelle une délicieuse nouvelle ultra-courte (une *short short story*) dont le titre est *Science Fiction for Telepaths*, par un certain E. Michael Blake. Elle tient en une phrase : "Aw, you know what I mean ?" ;-)

Écrit par : Blumroch | 24/09/2019

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