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12/07/2019

Je plussoie (à la manière d'un petit catalogue ordonné)

Préambule

Ces citations peuvent être :

- des traductions depuis une langue étrangère ou morte avec les trahisons inhérentes,

- des phrases sorties de leurs contextes avec des interprétations variables selon les lecteurs,

- des formes inexactes mais couramment usitées d'un texte plus long et plus complexe,

- des paroles d'un personnage d'un roman.

A

-

B

"La vie est l’ensemble des forces qui résistent à la mort. Vivre, c’est donc résister à la décomposition. C’est, en d’autres termes, réagir. Un organisme qui ne réagit plus est condamné à disparaître. Quand il s’agit d’un peuple, c’est également vrai."

Jacques Bainville

"L'élégance, c'est de paraître ce que l'on est."

Honoré de Balzac

"À la racine de tout il y a un état de sensibilité. On s’efforcerait vainement d’établir la vérité pour la raison seule, puisque l’intelligence peut toujours trouver un motif de remettre les choses en question."

Maurice Barrès

"On a trois ou quatre fois dans sa vie l'occasion d'être brave, et tous les jours, celle de ne pas être lâche."

René Bazin

"Je me presse de rire de tout, de peur d’être obligé d’en pleurer."

Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais

"Quand j’entrerai chez Dieu, c’est l’enfant que je fus qui me prendra par la main."

Georges Bernanos

"Rester fidèles aux grandes passions de l’adolescence ou périr avant elles. Vieillir, c’est se renier."

Georges Bernanos

"Dans les crises politiques, le plus difficile pour un honnête homme n’est pas de faire son devoir, mais de le connaître."

Louis de Bonald

"Entre l'inconvénient de se répéter, et celui de ne pas être entendu, il n'y a pas à balancer."

Louis de Bonald

"Le peuple est le même partout. Quand on dore ses fers, il ne hait pas la servitude."

Napoléon Bonaparte

"Il doit ainsi me devenir plus facile de quitter un monde qui n’a plus rien pour me retenir et où je n’aurai à regretter que la lumière."

Abel Bonnard

"Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes."

Jacques-Bénigne Bossuet

"Les seules personnes qui croient possible une croissance infinie dans un monde fini sont les fous et les économistes."

Kenneth Boulding

"Ce sont des monstres ou des sots ceux qui ne s’aperçoivent pas que la jeunesse est un don fait une seule fois."

Robert Brasillach

C

"Les Africains qui se précipitent vers l’Europe ne s’en rendent pas compte : ce qui la rendait si attirante, c’était qu’ils n’y soient pas."

Renaud Camus

"Les Français sont comme un pauvre vieux chien fidèle qui, malgré les coups reçus et malgré la grosse pierre attachée par une corde au bout de son collier, n’arrive pas à se mettre dans la tête que son maître veut le noyer."

Renaud Camus

"Ex-bêtes de proie carnivores, les nations sont devenues herbivores et ruminent dans la prospérité. Aux orées du pré, dans buissons et halliers, des fauves maigres aux yeux phosphorescents veillent et s'approchent."

Jean Cau

"À force de ne pas parler des choses, par élégance, on ne dit rien, et on l'a dans le cul !"

Louis-Ferdinand Céline

"ll y a deux choses auxquelles il faut se faire, sous peine de trouver la vie insupportable : ce sont les injures du temps et les injustices des hommes."

Nicolas de Chamfort

"L'homme arrive novice à chaque âge de la vie."

Nicolas de Chamfort

"L’essentiel est sans cesse menacé par l’insignifiant."

René Char

"Le monde moderne est plein de vieilles vertus chrétiennes devenues folles."

Gilbert Keith Chesterton

"Une civilisation débute par le mythe et finit par le doute."

Emil Cioran

"Lorsque tu fais quelque chose, sache que tu auras contre toi, ceux qui voudraient faire la même chose, ceux qui voulaient le contraire, et l'immense majorité de ceux qui ne voulaient rien faire."

Confucius

"Supprimez la lutte et vous supprimez la vie."

Enrico Corradini

D

"Il y a plusieurs façons d'être con, mais le con choisit toujours la pire !"

Frédéric Dard

"Ce sont les tyrans maladroits qui se servent des baïonnettes, l’Art de la tyrannie consiste à faire la même chose avec des juges"

Camille Desmoulins

"L'amitié vit de silence, l'amour en meurt."

Jacques Deval

"Ce qui est affirmé sans preuve peut être nié sans preuve."

Droit romain

"C'est un travers des Français, lorsqu'ils sont dans la difficulté politique, de chercher des modèles étrangers plutôt que d'appliquer avec scrupule et exactitude les lois qui leur sont propres."

Maurice Druon

"La pire forme d’ignorance consiste à rejeter ce que nous ne connaissons pas."

Wayne Dyer

E

-

F

"La patrie d'un cochon se trouve partout où il y a du gland."

Fénelon

"Plus vous défendez ce qui ne va pas en vous, plus la vérité qui vous a révélé cette erreur inconsciente semble être une ennemie."

Guy Finley

"Tous les changements, même les plus souhaités, ont leur mélancolie, car ce que nous quittons, c'est une partie de nous-mêmes ; il faut mourir à une vie pour entrer dans une autre."

Anatole France

G

"L'erreur ne devient pas vérité parce qu'elle se propage et se multiplie ; la vérité ne devient pas erreur parce que nul ne la voit."

Gandhi

"Mieux vaut être violent lorsque la violence remplit notre cœur que de revêtir le manteau de la non-violence pour dissimuler notre impuissance."

Gandhi

"La République est laïque, la France est chrétienne."

Général de Gaulle

"La grandeur a besoin de mystère. On admire mal ce qu'on connaît bien."

Charles de Gaulle

"La perception commence au changement de sensation : d’où la nécessité du voyage."

André Gide

"Je crois que ce qui importe, c'est d'être un joyeux pessimiste."

Jean Giono

"Ce que le moderne déteste dans l’Église catholique, c’est son triple héritage : chrétien, romain et hellénique."

Nicolás Gómez Dávila

"La liberté à laquelle aspire l'homme moderne n'est pas celle de l'homme libre, mais celle de l'esclave un jour de fête."

Nicolás Gómez Dávila

"Le monde moderne ne sera pas châtié. Il est le châtiment."

Nicolás Gómez Dávila

"Si le réactionnaire n’a aucun pouvoir à notre époque, sa condition l’oblige à témoigner de son écœurement."

Nicolás Gómez Dávila

"Il y a des temps où il est impossible de bien faire."

Jean-François Paul de Gondi, cardinal de Retz

"La crise consiste justement dans le fait que l'ancien monde meurt et que le nouveau ne peut pas naître : pendant cet interrègne on observe les phénomènes morbides les plus variés."

Antonio Gramsci

"Il y a des guerres justes, mais pas de guerres propres."

Ulysses S. Grant

La vanité veut paraître, mais l'orgueil veut être. Seuls les grands orgueilleux sont capables d'humilité.

Pierre Gripari

H

"Ne jamais attribuer à la malveillance ce que la bêtise suffit à expliquer."

Robert J. Hanlon

"Pour liquider les peuples, on commence par leur enlever leur mémoire. On détruit leurs livres, leur culture, leur histoire. Puis quelqu’un d’autre écrit d’autres livres, leur donne une autre culture, leur invente une autre histoire. Ensuite, le peuple commence lentement à oublier ce qu’il est, et ce qu’il était. Et le monde autour de lui l’oublie encore plus vite."

Milan Hübl

"La lumière des torches ressemble à la sagesse des lâches ; elle éclaire mal, parce qu'elle tremble !"

Victor Hugo

I

-

J

"Parmi les figures de notre destin se trouve aussi celle que nous appelons le poste sacrifié, et nul ne sait si ce destin ne sera précisément le sien..."

Ernst Jünger

"Sur les autels abandonnés habitent les démons."

Ernst Jünger

K

"Si tu te fais ver de terre, ne te surprend pas si on t'écrase avec le pied."

Emmanuel Kant

"La vérité est le nom que les plus forts donnent à leur opinion."

Alphonse Karr

"La première victime d'une guerre, c'est la vérité."

Rudyard Kipling

"Une bataille c'est beaucoup de plans avant, beaucoup de pagaille pendant et beaucoup de gloriole après."

Kubilaï Khan

L

"Un idiot pauvre est un idiot, mais un idiot riche est un riche."

Paul Laffitte

"On n'a pas deux cœurs, un pour les animaux et un pour les humains. On a un cœur ou on n'en a pas."

Alphonse de Lamartine

"Quand on ne trouve pas son repos en soi-même, il est inutile de le chercher ailleurs."

François de La Rochefoucauld

"On court à celui qu'on aime. À celui qui nous aime, on marche."

Félix Leclerc

"L'Occident s'est sacrifié en tant que civilisation particulière pour s'imposer comme culture universelle."

Le Comité Invisible

"Vous me demandez quel est le bonheur suprême ici-bas ? C'est d'écouter la chanson d'une petite fille qui s'éloigne après vous avoir demandé son chemin."

Li Po

M

"Nous ne changerons pas le monde, il ne faut pas se faire d'illusions, ce n'est pas nous qui allons changer le monde, mais le monde ne nous changera pas."

Jean Mabire

"La meilleure forteresse des tyrans c'est l'inertie des peuples."

Nicolas Machiavel

"La tradition consiste à transmettre la flamme et non à vénérer les cendres."

Gustav Mahler

"Ce sont les femmes qui dans cinquante ou cent ans regretteront que l'Europe soit devenue mahométane et les plus féministes, athées, bouffeuses de curés d'entre elles auront la nostalgie du défunt et accommodant christianisme."

Gabriel Matzneff

"La décadence d’une société se mesure beaucoup moins à la grandeur des vices qu’on y pratique qu’à la bassesse des vertus qu’on y honore."

Thierry Maulnier

"Le bon peuple veut des modèles, et l'on s'obstine à lui présenter des miroirs."

Charles Maurras

"Les arbres aux racines profondes sont ceux qui montent haut."

Frédéric Mistral

"Et si vous n'êtes pas prêt à tuer ce que vous prétendez haïr, ne dites pas que vous haïssez : vous prostituez ce mot."

Henry de Montherlant

"Les Français sont comme une troupe qui ne veut pas se battre, et qui déclenche un système de fumigène pour cacher qu'elle décroche. Cette fumée est faite de ses idéologies."

Henry de Montherlant

N

"Celui qui doit combattre des monstres doit prendre garde de ne pas devenir monstre lui-même. Et si tu regardes dans un abîme, l'abîme regarde aussi en toi."

Friedrich Nietzsche

"Les libéraux aiment passionnément les peuples opprimés, sauf celui qu’ils oppriment. Secourir les Grecs, pleurer sur le Bulgare, on n’a pas inventé de meilleur moyen pour oublier l’ouvrier lyonnais et concilier une âme tendre avec le souci de ses intérêts."

Roger Nimier

O

"Le Français prétend que la violence ne résout rien, parce qu'il croit que sa lâcheté a tout résolu."

Laurent Obertone

"À une époque de supercherie universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire."

George Orwell

"Si les gens dorment paisiblement dans leur lit la nuit, c'est uniquement parce que d'autres ont la force de se tenir prêts à commettre la violence pour leur bien."

Georges Orwell

P

"Les patries sont toujours défendues par les gueux, livrées par les riches."

Charles Péguy

"Tout parti vit de sa mystique et meurt de sa politique."

Charles Péguy

"La perversion de la Cité commence par la fraude des mots."

Platon

"Douter de tout ou tout croire sont deux solutions également commodes, qui l’une et l’autre nous dispensent de réfléchir."

Henri Poincaré

"Si un homme n'est pas prêt à affronter un risque quelconque pour ses opinions, ou bien ses opinions ne valent rien, ou bien c'est lui qui ne vaut rien."

Ezra Pound

"C’est nuire aux gens de bien qu’épargner les méchants."

Publius Syrus

Q

"Le véritable exil n’est pas d’être arraché de son pays ; c’est d’y vivre et de n’y plus rien trouver de ce qui le faisait aimer."

Edgar Quinet

R

"La politique n’est pas un idéal de la pensée. C’est avant tout la nécessité de nettoyer et de remettre de l’ordre chez soi. Cet art est assez sommaire. Celui qui cherche la perfection n’a qu’à lui tourner le dos, à s’enfermer dans sa chambre et à écrire des poèmes."

Lucien Rebatet

"Peut-être tous les dragons de notre vie sont-ils des princesses qui attendent, simplement, de nous voir un jour beaux et vaillants. Peut-être tout l’effroyable est-il, au plus profond, ce qui, privé de secours, veut que nous le secourions."

Reiner Maria Rilke

"La vieillesse n'est pas supportable sans un idéal ou un vice."

Antoine de Rivarol

"Défiez-vous de ces cosmopolites qui vont chercher au loin des devoirs qu’ils dédaignent de remplir autours d’eux. Tel philosophe aime les Tartares pour être dispensé d’aimer ses voisins."

Jean-Jacques Rousseau

S

"L'homme n'aura aucun désir de troubler un gouvernement qui lui assure complaisamment tous les moyens de sa concupiscence."

Donatien Alphonse François de Sade

"Tu aspires aux grandes choses ? Commence par les petites."

Saint Augustin

"Plus on fuit, plus on a peur."

Jean-Paul Sartre

"Nous sommes en train de créer un monde où rien ne sera permis, hormis ce qui sera obligatoire !"

Hippolyte Simon

"On peut perdre sa souveraineté en conservant son identité. Mais si on perd les deux, on est mort."

Alexandre Soljenitsyne

T

"La France, petit paradis peuplé de gens qui se pensent en enfer."

Sylvain Tesson

"La peur c’est quand l’âme ne fait plus confiance au corps."

Sylvain Tesson

"Être dans le vent : une ambition de feuille morte..."

Gustave Thibon

"Dans les démocraties, chaque génération est un peuple nouveau."

Alexis de Tocqueville

U

"Le désespoir est aussi menteur que l'espérance. Il n'y a qu'une chose qui compte : devenir ce que l'on est et faire ce que l'on doit."

Roman von Ungern-Sternberg

V

"Ce qui a fait la civilisation occidentale, c'est la liberté grecque, l'ordre romain et la foi chrétienne."

Paul Valéry

"Que de choses il faut ignorer pour agir…"

Paul Valéry

"Si l’État est fort, il nous écrase. S'il est faible, nous périssons."

Paul Valéry

"Exister, c’est combattre ce qui me nie."

Dominique Venner

"Quand on est jeune, on se figure que vieillir, c'est se désagréger dans un monde qui dure. Quand on vieillit, on pense que vieillir, c'est durer dans un monde qui se désagrège."

Alexandre Vialatte

W

"Ça ne sert à rien d'avoir raison si on a convaincu personne !"

Richard Weltz

"J'adore les plaisirs simples. Ils sont le dernier refuge des gens compliqués."

Oscar Wilde

X

"Si vous n’êtes pas vigilants, les médias arriveront à vous faire détester les gens opprimés et aimer ceux qui les oppriment."

Malcolm X

Y

-

Z

-

 

Commentaires

@Pharamond : Bravo ! Après une réserve comme "Ces citations peuvent être des formes inexactes mais couramment usitées d'un texte plus long et plus complexe", je ne peux jouer au Quote Investigator, malgré quelques tentations... argumentées. ;-)
Prenez garde : avec un tel florilège de sentences, quelque abruti ira bien vous accuser de rentabiliser votre bibliothèque. ;-)

Personne pour la lettre Z : je propose donc un certain Frank Zappa qui semblait penser que certaines choses avaient été mieux *avant* : "All the good music has already been written by people with wigs and stuff.”

Personne pour la lettre A : je propose donc Lord Acton : "Power tends to corrupt and absolute power corrupts absolutely. Great men are almost always bad men, even when they exercise influence and not authority : still more when you superadd the tendency or the certainty of corruption by authority."

Écrit par : Blumroch | 12/07/2019

Renaud Camus (la première) et Camille Desmoulins ont ma préférence

Écrit par : Paul.Emic | 12/07/2019

Celle du docteur Destouches me plait beaucoup :
"À force de ne pas parler des choses, par élégance, on ne dit rien, et on l'a dans le cul !" ;o)

Écrit par : téléphobe | 12/07/2019

@ Pharamond

Le passage à l'écriture inclusive de la citation de Fénelon, bien que très Charlie compatible, pourrait te valoir des soucis avec la police de la pensée. Misère du ... non-binarisme?

Pour Z, en plus de Zappa, voustu pourrais ajouter cette citation de Zweig particulièrement adaptée à notre époque:
"N’est-il pas diablement aisé de se prendre pour un grand homme quand on ne soupçonne pas le moins du monde qu’un Rembrandt, un Beethoven, un Dante ou un Napoléon ont jamais existé ?”

Écrit par : Sven | 12/07/2019

La citation de Roger Nimier m'a fait penser à une citation de Rousseau, que j'ai trouvée à la bonne place.

Celle du cardinal de Retz fait réfléchir sur la "théorie" du moindre mal.

Écrit par : Philippe Dubois | 13/07/2019

Un mystère, Pharamond, dans ce florilège : la présence de Tesson[1]. L'animal doit habiter les beaux quartiers, qui ne sait pas que l'arrivée (adjectif qualificatif : censure) de Nordiques transforme bien la (*vieux* nom de pays en cours d'effacement : censure), petit à petit, en annexe des (nom de lieu mythologique négatif : censure). Ce n'est plus un (nom de lieu mythologique positif : censure) qu'un pays^H^H^H^H^Hterritoire (auto-correction : tolérance après signalement) où, à chaque sortie, on se demande si on ne va pas recevoir un coup de (nom d'arme d'amour et de paix : censure) contre lequel on n'a ni le droit ni la possibilité de se *défendre* (nom de réflexe de survie faisant appel à une forme de violence au prétexte de préserver son existence : signalement à la Kommandantur).
Quant à la réflexion philosophique... "La terreur, c'est quand le psychisme fuit l'incarnation", "La mort, c'est quand la pensée refuse la diversitude"... Tout "pipotron" sait prendre le patron "$mot$, c'est quand $mot$ $verbe$ $mot$." pour produire des *milliers* de phrases apparemment profondes, ne résistant toutefois pas à au célèbre examen d'Anatole France. ;-)
[1] On va encore dire que je ne tolère que les gens que j'approuve à 100 pour 100. Eh non ! c'est juste que Tesson le Commercial Aventurier Fils De, c'est insignifiant, même si Raspail l'a adoubé grantaventurier et grantécrivain. *Katastrôf ! Bréviaire de survie français-russe*, au comique forcé digne des pages drôles de CosmoBiba, disait déjà l'étendue de son talent pour aller à la gamelle comme Chiflet. Le hasard m'avait fait écouter deux émissions où le penseur routard subversif vendait un de ses livres à deux ou trois semaines d'intervalle avec le même argumentaire de camelot placier au mot près. Il faisait son *numéro*. Il prendra bien un jour la suite de Patrick Besson dans les pages du *Point*.
Parlant de Fils De, cet article sans révélation, instructif néanmoins :
https://www.takimag.com/article/college-admissions-are-rigged-in-favor-of-prominent-democrats/

Écrit par : Blumroch | 13/07/2019

je vous recommande cet article d' Anne-Sophie Chazaud (seule une femme peut encore oser ce ton) :

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/l-heroisme-de-pacotille-des-nouvelles-egeries-progressistes-20190712

Écrit par : Dia | 13/07/2019

Blumroch > Si le cœur vous en dit vous pouvez toujours apporter des précisions ; il n'y aucune volonté d'interdiction dans mon préambule.

Zappa reconnaissait donc faire de la mauvaise musique ;-)

Peu m'importe que les dirigeants soient des gens peu recommandables il suffit qu'ils fassent leur job avec un minimum d'efficacité c'est à dire sauvegarder la communauté qui leur est confiée.

J'ai recueilli ces petits bouts de textes dans mes lectures et en me promenant sur le net. Leur intérêt est très subjectif, mais ils m'ont "parlé" quand je les ai lus et peu m'importe qui les a prononcés ou écrits. Bien évidemment les auteurs qui ont les faveurs de notre camp sont à l'honneur par affinité de pensée. Mais trop souvent on considèrent les paroles d'après qui les a formulées : Eistein a dit..., Gandhi a dit..., etc. ça en impose. Ce n'est pas mon avis, surtout quand la citation ne concerne pas les domaines de compétence de la personne.
Pour Tesson, j'avoue que je ne suis pas un fan du personnage, mais c'est un aventurier et ces deux extraits m'ont "parlé". Pour la citation sur la peur j'ai trouvé assez juste cette réflexion car quand on est bien dans sa peau, dans son corps on est plus courageux, et quand la vieillesse ou la maladie ou autre chose nous affaiblit on est plus angoissé, moins confiant. Je l'ai compris comme cela et c'est pour cela que je l'ai trouvé pertinente dans sa concision. Afin je cite aussi Sartre et je ne connais la vie de Li Po et de plusieurs autres auteurs de cette liste.

Paul.Emic & telephobe > Doit-on en tirer des conclusions ? ;-)

Sven > Excellent, je n'y avait pas pensé :-)

Pour la Zweig c'est certes exact, mais je ne vois pas trop à qui cela peut s'appliquer.

Dia > Très bon texte. Je me pose tout de même la question : à quoi sert ce genre d'article ? Si on est complotismes on peut se dire que cela peut faire office de soupape de sécurité en laissant penser que les choses changent, que les gens ne sont plus dupes, etc. afin justement que l'on attende sagement... et que rien ne change justement. On peut aussi se dire que ces journalistes n'en pensent pas moins mais qu'ils attendent frileusement la fin du mois en entretenant leur fond de commerce sans dépasser la ligne. En fait, à part une satisfaction à le lire ce genre d'article ne sert au mieux à rien.

Écrit par : Pharamond | 14/07/2019

C'est la citation de Céline qui l'emporte : on l'a dans le cul.
Sinon je rejoins la conclusion de votre réponse à Dia que je vais reformuler : hors de l'action point de salut. Pour le changement le temps de la parlote et des belles paroles est malheureusement révolu .
C'est ce qui me désespère dans cette génération présente qui se plait tant à donner des leçons à celle des baby-boomers dont nous sommes quelques uns ici à être des éléments atypiques : mais que font-ils ?

Notre génération a fait énormément d'erreurs, à sa décharge elle n'a eu le pouvoir politique que très tard avec Sarkozy (presque 20 ans de différence avec ceux qi occupent beaucoup de postes clés aujourd'hui) et a finalement compensé dans l'hédonisme et la jouissance souvent malsaine . Mais il y avait au départ un idéal et une menace réelle de guerre nucléaire, du moins le ressentions nous comme ça.

Je ne ressens pas d'idéal aujourd'hui, juste une vocation de concierge et d'agent d'entretien de la planète et la guerre est larvée, elle occupe chaque moment de notre vie quotidienne avec interdiction expresse non seulement de se défendre, mais même d’exprimer le fait qu'il y a une menace et des actes d'agression.

Écrit par : Paul.Emic | 14/07/2019

Oups ! J'ai relu mon charabia (à faire deux choses à la fois...) et j'ai corrigé des fautes. Mais je vois que tu as compris tout de même ;-)

Par contre je ne saisis pas quand tu écris que nous avons eu le pouvoir avec Sarkozy...

Notre génération a fait beaucoup d'erreurs, elle a même causé la situation actuelle, activement ou en laissant faire, et ceux d'aujourd'hui entre hédonisme et formatage auront bien du mal à y voir claire et à faire quoi que ce soit. Ce sont nous les vrais coupables parce que nous avions le choix, le choix de ne pas voter pour les responsables que nous avons eus, de pour Maastricht, de ne pas se précipiter comme des moutons dans la société de consommation, etc.

Aujourd'hui il n'y a plus qu'un idéal : profiter de la vie égoïstement.

Écrit par : Pharamond | 14/07/2019

@Pharamond : D'éventuelles précisions d'ex-sorbonnard ne changeraient rien au *sens* de votre (presque toujours) judicieuse sélection -- et c'est quand même ce qui importe, dans ce florilège en forme de "fortune file". A la limite, on pourrait se dispenser de mentionner les auteurs -- c'était d'ailleurs le choix d'un original, un certain Kevin Solway, dans ses compilations de citations :
http://www.theabsolute.net/minefield/index.html
Pour Tesson, je n'ai pas résisté, tant m'irrite le numéro *commercial* du personnage qui [sur]joue au rebelle dans tous les merdias. Et tant qu'à avoir besoin d'un guide pour lire Homère, on prend Bérard, Graves ou Venner, pas un fils à papa Tesson.
J'avoue n'avoir jamais pris le temps d'*épurer* les dizaines de fichiers de "fortune cookies" accumulés depuis des décennies pour en éliminer les auteurs douteux ou même simplement les réflexions sans grand intérêt. ;-)

Je ne sais rien de ce Zappa, mais quelques réflexions découvertes grâce à sa page Wikiquote ricaine laissent penser qu'il n'était pas entièrement stupide :
https://en.wikiquote.org/wiki/Frank_Zappa

Le propos de Lord Acton entendait, à l'origine, attaquer les seuls catholiques.
Notre belle et grande époque qui aime tant la nouveauté, en aura trouvé une que *personne*, dans les siècles passés, n'aurait pu imaginer, encore moins mettre en pratique : un gouvernement de traîtres et de naufrageurs ayant pour seul but la disparition de leur propre peuple au profit d'importations, tout en faisant payer audit peuple à éliminer un tribut pour engraisser les importations, et ce sans la moindre difficulté -- ce qui passe l'entendement.

Excellente, la conclusion de votre réponse à Dia : "En fait, à part une satisfaction à le lire, ce genre d'article ne sert *au mieux* à *rien*".

Léger désaccord avec votre réponse au camarade Paul-Emic : "notre génération", "nous les vrais coupables"... C'est quand même une manière de sophisme, parce que *nous*, justement, n'avons pas collaboré avec le Monstre, certains au point de le combattre avec courage mais *en vain*. Les vrais responsables du désastre sont les crétins, les parasites, les profiteurs, les naïfs qui, hélas majoritaires, ont obéi aux ordres par irréflexion, par paresse, par lâcheté, par opportunisme. Nous aurons quand même été quelques-uns à ne pas appartenir à ce troupeau méprisable, et c'est d'ailleurs ce qui rend la situation insupportable : nous, les méchants, avons été Cassandre, et nous allons quand même finir dans le naufrage qu'ont organisé et précipité les crapules et abrutis, sans espoir d'y échapper -- ce qui n'est pas une *bonne* fin.

Écrit par : Blumroch | 15/07/2019

Frédéric Dard et non Dart.
Mais c'est un point de détail.

Écrit par : Fredi M. | 15/07/2019

La "nouveauté" de notre époque vient aussi du fait que la population a accepté sans trop se pincer le nez le principe stupide de l'abolition des frontières au nom du libéralisme qui devait l'enrichir et de quelques principes humanitaires pour faire plaisir aux poètes, et de l'antiracisme forcené ; en bref tout ce qui détricote une nation. De ce fait et en toute logique nos dirigeants ne sont plus que responsable du "territoire" (voire le significatif "espace" européen) mais plus vraiment de ceux qui la peuplent devenu interchangeables. Un directeur gère une entreprise et les gens qui y travaillent seulement en tant qu'employés, leur bien-être hors de l'établissement ne les concernent pas. La population du pays ne forme plus une entité "organique" mais une somme d'être humains administrés par la "collectivité territoriale" où ils se trouvent à un moment donné comme un Lillois devient Marseillais s'il déménage à Marseille pour son travail ou suivre son épouse. Voir la citation de Bossuet ;-)

Fredi M. > Merci, je corrige ; le diable se cache dans les détails.

Écrit par : Pharamond | 15/07/2019

@Pharamond : Fort bon développement.
Pour le véniel *lapsus clavis*, tout lecteur avait rectifié de lui-même. Jusqu'aux éditions savantes des Belles-Lettres qui comportent des coquilles ! ;-)

Écrit par : Blumroch | 15/07/2019

Merci.

Certes, mais corrigeons quand nous le pouvons ;-)

Écrit par : Pharamond | 15/07/2019

@Pharamond : Certes, mais pour les textes imprimés. Le crime est moins grave d'être en pixels qui fait mal aux yeux. ;-)

Écrit par : Blumroch | 15/07/2019

"qui font". :-( et ;-) Indignatio facit lapsum clavis.

Écrit par : Blumroch | 15/07/2019

@ Pharamond, quand je dis que l'on a eu le pouvoir avec Sarkozy, il s'agit de génération pas d'idées :-).

Notre génération n'a pas eu le pouvoir avant 2007. Avant c'étaient des survivants de la IIGM qui tenaient les rênes Mitterrand né en 1917, Chirac né en 32, Giscard né en 26. Et le dernier d'entre eux a tenu jusqu'en 2007 avec un cerveau ravagé par l'AVC.
Après, deux fins de baby-boom, Sarkozy né en 55 et Hollande en 54, vraiment la fin, qui n'ont même pas connu 68, encore moins la décolonisation, puis on saute à une génération hors-sol, celle de Juju né en 77, celle qui n'a même pas connu une France française !
Facile après d'accuser les baby-boomers de tous les maux .

Écrit par : Paul.Emic | 15/07/2019

@ Blumroch, j'essaie de montrer qu'on prête plus à notre génération qu'elle ne le mérite, plus clairement qu'elle est moins coupable qu'on le dit souvent aujourd'hui et d'autre part je ne me solidarise en rien - et je sais que je ne suis pas le seul - avec cette génération de jouisseurs.
Notre génération me fait penser un peu à la dernière de l'Ancien Régime, complètement gâchée par les "Lumières" mais qui n'étaient responsables qu'à moitié, ayant subi leur éducation.

Écrit par : Paul.Emic | 15/07/2019

vous pardonnerez un accord un peu hasardeux "qui n'était responsable ... ayant subi son"

Écrit par : Paul.Emic | 15/07/2019

@ Pharamond en réponse à
"Ce sont nous les vrais coupables"

je comprends bien mais je n'ai aucun complexe là-dessus n'ayant jamais voté pour la droite dite de gouvernement et encore moins à gauche sauf deux fois, en 74 au premier tour j'ai voté pour Dumont, et aux législatives de 78 pour Léotard candidat dans le Var et qui tenait alors un discours plutôt droitiste. Ensuite FN ou abstention . Cette génération n'est pas la mienne sans que je cherche des excuses d'avoir mon âge.

Écrit par : Paul.Emic | 15/07/2019

Paul.Emic > Je comprends mieux ; d'ailleurs en relisant ton commentaire je m'aperçois que c'était très compréhensible. Ceci dit, crois-tu que des baby-boomers aux commandes auraient changé quoi que ce soit à ce qui nous arrive ? Je maintiens que les baby-boomers, et ils ont eu des raisons, ont profité de la société de consommation et du confort de l'après-guerre sans se poser de question. Notre monde ne dépend pas que de ses dirigeants, mais aussi de l'action ou de l'inaction de chacun. Je connais de nombreux baby-boomers empressés de devenir de parfaits bobos avec toutes les puérils et délétères manies qui vont avec.

Blumroch > J'avais oublié de répondre à la dernière parties de votre commentaire. Quand je disais "nous" je parlais de notre génération et pas de notre camp qui constitue la petite minorité. Certains ayant fait plus que leur devoir pour essayer de freiner la machine infernale qui nous broie aujourd'hui.

Écrit par : Pharamond | 15/07/2019

Paul.Emic > D'ailleurs je ne t’incrimine pas ;-)

Écrit par : Pharamond | 15/07/2019

je personnalise la défense de cette génération à laquelle pourtant je ne m'identifie pas parce que ça permet de sortir des généralités. Disons que c'est plus pratique
Mais je suis bien conscient qu'au pouvoir, cette génération n'aurait peut-être pas fait mieux que ses anciens, il suffit de voir ce qu'ont fait Fabius et Juppé, seuls "jeunes" de cette liste de gouvernants de la Vème jusqu'à 2007.

Écrit par : Paul.Emic | 15/07/2019

@Pharamond;@Paul-Emic : Chaque génération étant composée à 80 pour 100 de crétins plus ou moins nuisibles, hélas toujours plus libres d'influencer l'histoire, le camp du Vrai Bien n'a aucune chance de réussir. Dans le meilleur des cas, ce me semble, on *retarde* la chute sans jamais l'empêcher. Quels que soient les pays et les époques, y'a quand même une pente naturelle et universelle vers le bas -- sinon, pourquoi, chez les gens raisonnables, autant de prêches pour évoquer d'anciennes vertus tombées en désuétude, autant de vains appels à voir la réalité telle qu'elle est ?
Là, j'irais bien caser la facétie classique sur la forme des pyramides... ;-)
Plus sérieusement, je ne suis pas certain que le Zeitgeist et même le conditionnement soient si importants, qui n'agissent que sur les abrutis majoritaires et non sur les quelque 20 pour 100 de résistants naturellement immunisés contre toutes les formes, directes ou diffuses, de propagande. Si les manipulateurs étaient si habiles et si leur art (n'allons pas dire : leur science) était si efficace, nous ne devrions plus exister.
Le nombre, l'horrible nombre, toujours le nombre (*Règne de la quantité*). Faut combiner deux idées : le cycle et la spirale (Vico), pour imaginer une spirale sans cesse *descendante*, malgré les *apparences* (triomphe des sciences et techniques, prodiges autrefois inimaginables...), au service de meneurs, de masses et de systèmes toujours plus minuscules et sinistres.
Yep, je pense en vieux réac'... mais je pensais déjà ainsi quand j'étais gamin. ;-)
Coupables, tous ceux qui ont préféré ne pas voir ce qu'ils avaient sous les yeux et qui ont préféré obéir au lieu de réfléchir. Ce qui fait du monde.

Écrit par : Blumroch | 15/07/2019

Faut quand même admettre que tout ce que nous disons de sensé a déjà été dit, souvent mieux, et surtout que le dire et le redire ne sert, *au mieux*, à *rien*, comme le disait fort bien Pharamond à propos d'un énième article se voulant décapant et lucide sur trois gourdasses emblèmes de la Modernitude. Le discours, c'est déprimant, surtout quand on a raison. C'est l'action qui manque, décisive ou en tout cas susceptible d'offrir une autre fin que celle qui est programmée.
Qui sera assez génial pour trouver le nouveau levier d'Archimède, peut-être évident, qui fera agir un nombre suffisant de nos chers contemporains ?

Écrit par : Blumroch | 15/07/2019

Paul.Emic > Chaque génération est coupable de ses actes, les jeunes ne sont pas innocents non plus, mais celle des baby-boomers nous a laissé un drôle d'héritage.

Blumroch > Penser différemment exige des sacrifices ou beaucoup de "finesse", passer à l'action beaucoup de courage ou d’inconscience.

Écrit par : Pharamond | 15/07/2019

@Pharamond : La pensée est reine, dans notre camp de méchants, depuis des décennies et même des siècles. S'agirait d'en tirer enfin des conséquences pratiques, sauf à vouloir justifier le mot de Rebatet sur l'Inaction Française.
Damn, et même ça, ça a *déjà* été dit, et en vain. ;-)
On pourra toujours se consoler en faisant du sous-Pascal :
"Mais, quand le Système l'écraserait, le méchant serait encore plus noble que ce qui le tue, parce qu'il sait qu'il a raison, et l'avantage que le Système a sur lui, le Système n'en sait rien. Toute notre dignité consiste donc en le fait d'avoir raison. C'est de là qu'il nous faut relever et non de la lutte et de la victoire, que nous ne saurions accomplir et obtenir, faute de courage. Travaillons donc à bien penser et à seulement bien penser : voilà le principe de la défaite."

Écrit par : Blumroch | 15/07/2019

Le problème est qu'il n'y a pas ou plutôt plus de principe de la victoire.

Écrit par : Pharamond | 15/07/2019

@ Pharamond

Je plussoie ton commentaire sur les boomers. Les jeunes ont des circonstances atténuantes. Le matraquage à l'anti-racisme à commencer avec ma génération et n'a fait qu'empirer avec toutes les non discriminations possibles et imaginables.

@ Blumroch

Il faut que les circonstances soient là pour que le passage à l'action soit possible. Sans la révolution, Bonaparte aurait été un bon officier. Il me semble que le pouvoir à trembler en décembre dernier. Il y aura peut-être un acte II si la crise s'amplifie et il n'y a pas de raison que cela ne soit pas le cas.

Écrit par : Sven | 16/07/2019

@Sven : C'est le sujet d'une uchronie de Dutourd intitulée *Le Feld-Maréchal von Bonaparte*. ;-)

Attendre des circonstances favorables, c'est un peu comme attendre le langage, l'environnement de développement et le système d'exploitation parfaits. On risque d'attendre *très* longtemps...

Dans ce cas, ce sera plutôt une "saison" 2. ;-) Acceptons-en l'augure.

Écrit par : Blumroch | 16/07/2019

Sven > Personne n'est innocent.

Écrit par : Pharamond | 16/07/2019

@ Pharamond

Non, personne. Pour côtoyer, comme toi, des jeunes, bien qu'un peu moins jeune, je suis surpris que certains puissent encore faire preuve de bon sens.

@ Blumroch

Je connais mais n'est jamais lu ni quoi que ce soit d'autres de Jean Dutourd.
Il n'y a eu qu'une voire deux manifs parisiennes des gilets jaunes qui ont compté. C'est dans ce sens que je parlais de deuxième acte. Les actions locales comme la gratuité des péages ont fait beaucoup dans la sympathie pour le mouvement.

Écrit par : Sven | 17/07/2019

Sven > Je me suis fait la même réflexion et je me dis que sans cette propagande quotidienne et la peur d'être rejeté du groupe le monde factice de nos maîtres n'est pas bien solide. Le problème n'est pas la solidité de celui-ci, mais le fait qu'il efface le monde ancien laissant désemparés ceux qui voudraient s'écarter du chemin tracé les obligeant bon gré mal gré à le réintégrer par manque de repères autres.

Écrit par : Pharamond | 17/07/2019

@Sven : Dutourd démontre qu'être un ronchon, apprécier Rivarol et avoir quelques idées réactionnaires, ce n'est pas suffisant pour être un grand écrivain. Sa production (je ne dirai pas : son oeuvre) est mineure, même dans ses rares petites réussites. Sur 15 ou 20 livres (ce qui vaut honnête échantillon), je n'ai gardé que *Ça bouge dans le prêt-à-porter* et les *Mémoires de Mary Watson*. Ses plats billets sur le bon français sont inférieurs à ceux de Druon ; quant aux chroniques rassemblées en volumes, elles ne supportent qu'à peine la lecture, qui sont sans génie aucun (à côté, les chroniques de Pauwels, qui ne sont pourtant pas ce qu'il a fait de meilleur, c'est du grand style). Et son aide aux réprouvés, que me vantait un jour une vedette de *Rivarol*, a été discrète au point d'être symbolique.

J'avais à l'esprit l'acte XXXV. Cette régularité programmée est sans doute nuisible. Attention, Système, nous t'allons attaquer par surprise à telle date et à telle heure. ;-)
(Oui, je sais les impératifs et les contraintes ; mais quelle est la différence entre le moment où l'on a encore un petit quelque chose à perdre, et celui où l'on n'a plus rien à perdre ?)

@Pharamond : Une remarque inspirée par votre réponse au Kamerad Sven : les ceusses qui restent dans les routes balisées menant à la servitude méritent leur sort, tout comme les ceusses qui obéissent à une propagande insultante pour l'intelligence. Hélas majoritaires, les cervelles creuses entraînent tout le monde vers l'abîme.

Écrit par : Blumroch | 17/07/2019

je suis content de lire votre avis sur Dutourd, Blumroch, je n'ai jamais trouvé qu'il déménageait

Écrit par : Paul.Emic | 17/07/2019

Blumroch > Je vous comprends et j'ai du mal à trouver des circonstances atténuantes valables et pourtant même si je dis que personne est innocent je crois qu'il y à peu de personnes pleinement coupables. C'est amoncellement de petites lâchetés, de petits conformismes, de petites facilités, d'insouciances... qui font les grandes misères à venir.

Écrit par : Pharamond | 17/07/2019

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