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11/07/2019

Musique (500)

Valotihkuu

Ode to Nothing

Commentaires

Le titre de votre morceau me rappelle l'excellent dessin de Walt Handelsman qui figure dans le livre de Robert Hughes intitulé *La culture gnangnan : l’invasion du politiquement correct* (1994) : à l'entrée d'une université trône un énorme cube. Sur une face sont gravées ces deux fières déclarations : "Honoring Nothing" et "Insulting No One". Au quidam qui lui explique "It's the only monument permitted on campus...", un individu rondelet avec un T-Shirt de la *Nokiddin' University* répond hargneusement : "Well, I find its sharp edges highly offensive to the *angularly challenged* !".
Unabomber l'avait dit, comme tant d'autres avant lui : les gauchistes ne sont *jamais* satisfaits. On donnerait satisfaction à tous leurs délires qu'ils en inventeraient encore d'autres.

Écrit par : Blumroch | 12/07/2019

Pour le cinq centième billet de la rubrique musical[mar] j'ai choisi ce morceau parce que j'aime bien ce musicien russe qui réussit souvent de beaux morceaux "océaniques", reposants sans tomber dans la musique d’ascendeur et pour le titre aussi, j'avoue.

Amusant dessin. Le gauchiste n'est effectivement pas "pour" mais "contre" puisque son "paradis" doit être universel il y aura dans le monde quelqu'un voire quelque chose de lésé. Cet esprit généreux supposé lui permet de vivre tranquillement avec tous les honneurs qui devraient lui être dus. En URSS le paradis était toujours pour demain à cause des bourgeois, des capitalistes et des contre-révolutionnaires qui leur mettaient des bâtons des les roues.
Nous autres savons que le paradis s'il existe n'est pas de ce monde et qu'essayer éloigner les malheurs et les dangers d'une communauté "délimitée" est déjà une tâche ardue.

Écrit par : Pharamond | 12/07/2019

@Pharamond : Le musicalmar, c'est le commentaire qui n'a aucun rapport avec un billet consacré à la musique : vous avez inventé le mot, mais j'ai inventé (plus exactement : adapté de chez Bruce Schneier) le concept. ;-)

Écrit par : Blumroch | 12/07/2019

Je me souviens très bien de votre commentaire au sujet de Bruce Schneier d'où les crochets en guise de boutade, mes billets "Musique" étant à l'origine... musicaux ;-)

Écrit par : Pharamond | 12/07/2019

@Pharamond : Le musicalmar n'est que le passager clandestin, le parasite de la rubrique "Musique". ;-)

Écrit par : Blumroch | 12/07/2019

Que pensez-vous ce cette "Suite Delphique" pour douze instruments composée en 1943 par André Jolivet qui dirige lui-même l'orchestre ici :
https://www.youtube.com/watch?v=cmmsfWTCm34
On y entend, entre autres, les fameuses Ondes Martenot ;o)

Écrit par : téléphobe | 12/07/2019

[Musicalmar] La Mite va bien et mieux, il est de retour :
https://www.youtube.com/watch?v=uagPXCoPD6c

Écrit par : Blumroch | 12/07/2019

[Musicalmar] Les textes des vidéos de La Mite se trouvent ici :
https://lamitedanslacavernephilosophie.blogspot.com/

Écrit par : Blumroch | 12/07/2019

Merci Blumroch - excellente vidéo 'miteuse' ;o)

Écrit par : téléphobe | 12/07/2019

Blumroch > Plus très clandestin, le capitaine l'a intégré dans l'équipage ;-)

téléphobe > Je n'ai pas pu écouter jusqu'au bout, désolé.

Blumroch > Merci, et il est en forme.

Écrit par : Pharamond | 14/07/2019

J'ai écouté cette "Suite Delphique" dont certains passages conviendraient à un film de science-fiction ou à un péplum. Interrogation : quels instruments pour les abois qui font très "realist" ? La fiche kikipedia ne mentionne rien pour les chiens de l'Erèbe !

https://fr.wikipedia.org/wiki/Suite_Delphique

Écrit par : Blumroch | 14/07/2019

Blumroch > Grâce à votre lien je découvre qu'il s'agit de l'accompagnement musical d'une pièce, parce que jouée seule cette suite est un peu sinistre.

Écrit par : Pharamond | 15/07/2019

[Musicalmar 1]

Ennemi des approbations inconditionnelles, je n'irai pas souscrire à toutes les analyses de ce billet... dont la lecture est intéressante, quand bien même l'auteur était dans le camp d'en face :

https://sniadecki.wordpress.com/2012/07/06/semprun-fantome-fr/

C'est une consolation : face au désastre (nous n'en donnons évidemment pas la même définition), les moins sots de nos ennemis sont aussi désarmés que nous, y compris *intellectuellement*. Extraits :

"[...] j’ai soutenu il y a déjà quelques années que l’image d’un cadavre en décomposition suffisait bien à se faire une idée d’une société que ses corruptions variées et changeantes, «mêlant tout et défigurant tout», nous rendent si péniblement illisible ; j’ajoutais en effet qu’il n’était plus temps d’analyser en détail le fonctionnement de ce qui, fondamentalement, ne marche plus : «On ne fait pas l’anatomie d’une charogne dont la putréfaction efface les formes et confond les organes»."

"Il est tout de même frappant que, depuis trente ans et plus, la plupart de ceux qui se sont réclamés de la «théorie révolutionnaire» (en général celle des situationnistes), non seulement n’en ont rien fait, de subversif s’entend, mais s’en sont surtout servi pour se protéger de la perception de la réalité, jusqu’à s’enfermer dans un délire parfaitement cohérent."

"Les théoriciens étant donc, comme je l’ai déjà dit, tout aussi désemparés en réalité que les gens ordinaires lorsqu’il faut formuler des hypothèses sur les conséquences, même très proches, du désastre en cours, il n’est guère étonnant que leurs écrits aient quelque chose de fantômatique, et d’autant plus qu’ils adoptent pour la galerie un ton vieillot d’assurance tranchante. (Les fantômes, comme on sait, aiment à se revêtir d’armures rouillées."

Une remarque en passant : chez tous les érudits -- vraiment drouatistes ou post-néo-situs --, c'est une marque de discernement que de citer Henry James pour ces trois magnifiques nouvelles qu'on voudrait croire connues universellement : "L'image dans le tapis", "Les papiers d'Aspern" et "La bête dans la jungle". Elles ne sont pourtant pas réservées aux "happy few" : les avoir lues et les savoir exploiter avec pertinence, c'est plus qu'une élégance intellectuelle, c'est un signe de civilisation.

https://en.wikisource.org/wiki/Embarrassments_(New_York:_The_Macmillan_Company,_1897)/The_Figure_in_the_Carpet/Chapter_1

https://en.wikisource.org/wiki/The_Aspern_Papers,_Louisa_Pallant,_The_Modern_Warning_(1_volume,_London_%26_New_York:_Macmillan_%26_Co.,_1888)/The_Aspern_Papers/Chapter_1

https://en.wikisource.org/wiki/The_Beast_in_the_Jungle_(London:_Martin_Secker,_1915)/Chapter_I

(Les traductions françaises existent, qui sont très honorables pour d'assez évidentes raisons.)

[Musicalmar 2]

Qui règne sur *Polémologie et Diététique Light* règne sur le *sevagram*, c'est-à-dire sur l'Univers. En dehors de l'Univers, pourtant, d'instructives découvertes sont possibles en explorant le Pandémonium. Ainsi de "C.G.B." ("C.G.B. : On n'y pense pas assez." -- *in* *Nouveau dictionnaire des idées révisées*, page 2202) :

https://culturalgangbang.blogspot.com/2019/07/lordre-regne-sur-franceland.html

et cette page qui pourrait office de détecteur à méchants :

https://culturalgangbang.blogspot.com/2009/09/senteur-brulante-des-matins-blemes.html

Le méchant qui reconnaît trois noms devrait prendre un aller simple pour le mur ; le méchant qui en reconnaît plus devrait aussi payer la balle. ;-)

N'empêche : ils n'ont pas songé à ce roman bien oublié de Barrès : *Les Dérassiniers* ! ;-)

Écrit par : Blumroch | 18/07/2019

[Réflexion tardive et non commentaire]

Damn, que n'ai-je réservé les références *supra* aux "[un]happy few" de BNRC[1], le site si confidentiel qu'il n'existe pas, même au sein du Most Darkest Web, et que ses [non-]adhérents, d'ailleurs inexistants, ne savent pas qu'ils y sont inscrits !

[1] *Mutatis mutandis* : https://en.wikipedia.org/wiki/Dogbert%27s_New_Ruling_Class

Écrit par : Blumroch | 18/07/2019

[Information et non commentaire]
J'y pense seulement maintenant. A propos de Barrès, faut l'admettre, y'a nettement mieux que le [ver]mot *supra*. Ainsi, Pierre Siniac avait donné ce titre à l'un de ses romans policiers : *La câline inspirée*. Chapeau !

Écrit par : Blumroch | 18/07/2019

Semprun n'était certes pas de notre camp mais était-il vraiment d'en face ?

Écrit par : Pharamond | 18/07/2019

@Pharamond : Contraint de choisir, il n'aurait très probablement pas choisi le camp des Maudits. Même intelligents, les héritiers des situs restent des gauchistes, des universalistes et des égalitaristes, alors que, cohérents (ils se savent une élite), ils seraient avec nous.
J'ai croisé quelques-uns de ces privilégiés qui affectaient d'être des ennemis de l'ordre social, mais qui savaient très bien en profiter.

Écrit par : Blumroch | 18/07/2019

Ce qui les rends encore plus méprisables l'excuse de l’ignorance ne leur étant d'aucun secours.

Écrit par : Pharamond | 18/07/2019

@Pharamond : Dans son court mais essentiel roman *The Power-House* (*La centrale d'énergie*), John Buchan avait par avance décrit la fragilité de la civilisation et la passion de la destruction chez certains esprits *gauchis*, *tors* et retors qui savent très bien ce qu'ils font et surtout ce qu'ils défont.
//
"Reflect, and you will find that the foundations are sand. You think that a wall as solid as the earth separates civilisation from barbarism. I tell you the division is a thread, a sheet of glass. A touch here, a push there, and you bring back the reign of Saturn."
//
"Consider how delicate the machine is growing. As life grows more complex, the machinery grows more intricate, and therefore more vulnerable. Your so-called sanctions become so infinitely numerous that each in itself is frail. In the Dark Ages you had one great power -- the terror of God and His Church. Now you have a multiplicity of small things, all delicate and fragile, and strong only by our tacit agreement not to question them."
//
"Take the business of Government. When all is said, we are ruled by the amateurs and the second-rate. The methods of our departments would bring any private firm to bankruptcy. The methods of Parliament -- pardon me -- would disgrace any board of directors. Our rulers pretend to buy expert knowledge, but they never pay the price for it that a business man would pay, and if they get it they have not the courage to use it. Where is the inducement for a man of genius to sell his brains to our insipid governors ?"
//
"I only know of the existence of great extra-social intelligences. Let us say that they distrust the Machine. They may be idealists and desire to make a new world, or they may simply be artists, loving for its own sake the pursuit of truth. If I were to hazard a guess, I should say that it took both types to bring about results, for the second find the knowledge and the first the will to use it."
//
-- "It's a horrible idea," I said, "and, thank God, I don't believe it possible. Mere destruction is too barren a creed to inspire a new Napoleon, and you can do with nothing short of one."
-- "It would scarcely be destruction," he replied gently. "Let us call it iconoclasm, the swallowing of formulas, which has always had its full retinue of idealists. And you do not want a Napoleon. All that is needed is direction, which could be given by men of far lower gifts than a Bonaparte. In a word, you want a Power-House, and then the age of miracles will begin."
//
Dans un registre plus théologique, le lecteur curieux trouvera dans l'étonnant et remarquable *War in Heaven* (*La guerre du Graal*) de Charles Williams des propos comparables sur l'étrange psychologie des naufrageurs qui ont choisi le camp de la destruction, du collectivisme et de la termitière.

Oui, comme vous le dites, plus méprisables encore, ces salauds-là. Une chance quand même : aujourd'hui, en face, les belles intelligence sont aussi rares que chez nous. ;-)

Pendant la Grande Boucherie Française, un aristocrate assez savant se vantait d'avoir préféré, à celui de sa caste, le camp des "opprimés". Son ralliement pourtant ne lui gagna pas la confiance des révolutionnaires. Un jour, le hasard (ou la justice immanente) fait que des manants révoltés brûlent son château et surtout l'admirable bibliothèque qu'il avait patiemment enrichie au fil des décennies. Le personnage devient alors un parfait réactionnaire, un ultra comme on ne le disait pas encore. Au retour de la monarchie, à ceux qui lui reprochaient sa conduite incohérente et sa brève complaisance pour le peuple, il répondait : "Avant, je ne connaissais que les Grands ; maintenant, je connais aussi les Petits."
Encore le personnage avait-il compris la leçon, contrairement à un brillant post-néo-situ qui était au nombre de mes meilleurs pigistes et qui ne voyait aucune incohérence à oeuvrer, à son niveau, à la destruction d'un monde de vraie culture qu'il connaissait pourtant assez bien et qu'il aurait été mieux inspiré de défendre. Le coyote appréciait même Henry James !

Écrit par : Blumroch | 18/07/2019

Dans le désert des commentaires (c'est presque le Sahara de Conrad Kilian !), cet extrait de ce *War in Heaven* que je viens de relire. L'auteur d'un livre s'adresse à un éditeur :
"Do you know," he said thoughtfully, "I don't *think* I have any feeling particularly about it. Whether you publish it or not, whether anyone publishes it or not, doesn't matter much. I think it might matter if I made no attempt to get it published, for I honestly think the ideas are sound. But with that very small necessary activity my responsibility ends."
On peut difficilement être plus distant et plus lucide sur la réelle [in]utilité d'écrire -- même de bonnes idées, même pour une bonne cause. C'est peut-être une résistance que, malgré tout, il faut bien mener, mais elle ne sert fondamentalement à rien. ;-)

Écrit par : Blumroch | 20/07/2019

[ Un musicalmar pour meubler le silence des camarades et Kameraden -- un "mouarf" pouvait convenir, mais bon, y'a un *copyright* et surtout, c'est plus pauvre que ce qui va suivre. ;-) ]

Dans *La guerre en question*, un Jules Monnerot, lointain héritier de Pareto (deux grands noms qu'on ignore ou pire, qu'on ne lit pas ou plus) expliquait par avance, dans un paragraphe *éclairant*, les raisons de notre défaite face aux misérables simplismes tels que macronisme[1] et mahométanisme :
"Il s'agit bien d'une contradiction exploitée par l'ennemi, et d'une erreur de fait tenue longtemps pour un axiome dans les sociétés ouvertes ; on peut l'exprimer ainsi : le vrai doit l'emporter sur le faux et c'est ce qui se passe si on laisse les idées en lutte et en concurrence les unes avec les autres. Or, le fait, au contraire, nous enseigne que dans la phase de l'histoire du monde où nous sommes, survivances des plus aptes en matières d'idées ne signifie pas survivance des idées les plus vraies, mais survivance des idées les plus efficaces. Les idées qui sont ou erronées selon le critérium purement intellectuel, ou invérifiables selon le même critérium, si elles se montrent capables de mobiliser l'affectivité massive, ou de drainer les ressentiments, se révèlent dynamiques et motrices, alors que les idées vraies, qui n'ont pour elles que leur vérité constatée, nourrissent mal l'affectivité : elles apparaissent rigides, inhumaines. Les idées-force et les idées claires et distinctes sont rarement les mêmes. L'acquisition de ces dernières étant fonction d'un développement suffisant et de l'esprit critique et d'un ensemble de connaissances (l'un ne va pas sans l'autre), il suit de là qu'elles touchent un nombre restreint de personnes, tandis qu'au contraire les idées erronées mais *dynamiques* atteignent tous ceux dont elles nourrissent, d'une manière ou d'autre autre, l'affectivité. Les masses, en tant que telles, n'ont pas de mémoire, pas plus que d'esprit critique. Leur comportement est d'ordre passionnel."

[1] Oui, c'est faire trop d'honneur à Foutriquet 2.0, méprisable valet, que de lui attribuer le nom d'une doctrine ; le mot toutefois est commode en ce qu'il résume bien une pratique qu'on pourrait aussi bien baptiser merkelisme, junckerisme, naufragisme ou crétinisme. ;-)

Écrit par : Blumroch | 21/07/2019

Argh, *errata* : "survivance des plus aptes" et "ou d'une autre".

Écrit par : Blumroch | 21/07/2019

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