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08/07/2019

Samedi 6 juillet

Acte XXXIV pour les Gilets jaunes et pas de manifestation pour moi.

Les autorités ont dénombré une centaine de manifestants.

Les urgentistes sont en colère, les pompiers sont en colère, les profs sont en colère... Mais pourquoi diable tout ce petit monde ne se rallie-t-il pas aux Gilets jaunes le samedi ? Le jaune rappellerait-il à ce point le souffre ?

J'ai aussi l'impression que la gent grognonne sentant confusément que les caisses de l'état ne sont plus très bien remplies chacun essaie de grappiller quelques deniers dans son coin pour lui et ses collègues et tant pis pour les autres.

Commentaires

Le phénomène d'égoïsme à courte vue que vous décrivez est assez cocasse, quand on pense que le maître-mot de l'époque, c'est *collectivisme*. Un extrait du grand discours d'Elsworth Toohey au malheureux crétin Peter Keating (qui ne comprendra rien à ce moment d'honnêteté) :
"Everything I said is contained in a single word -- collectivism. And isn’t that the god of our century. To act together. To think -- together. To feel -- together. To unite, to agree, to obey. To obey, to serve, to sacrifice. Divide and conquer -- first. But then, unite and rule.
We’ve discovered that one last. Remember the Roman Emperor who said he wished humanity had a single neck so he could cut it ? People have laughed at him for centuries. But we’ll have the last laugh. We’ve accomplished what he couldn’t accomplish. We’ve taught men to unite. This makes one neck ready for one leash. We found the magic word. Collectivism."
D'abord, favoriser la division pour l'emporter sur des adversaires faibles ; ensuite, les gouverner tous avec l'anneau Unique... ;-)

Écrit par : Blumroch | 08/07/2019

Quoique "collectivisme" soit passé de mode aujourd'hui, trop connoté communiste, trop opposé à la sacro-sainte individualité, on lui préfère la jolie et généreuse "solidarité", tout aussi galvaudée.

Écrit par : Pharamond | 08/07/2019

On ne consulte jamais assez votre colonne de gauche. Ai failli ne pas voir ceci :
https://decadencedecordicopolis.com/2019/07/08/quid-des-gilets-jaunes/

Écrit par : Blumroch | 08/07/2019

Si Marianne ressemble à cette vieille chose je ne peux que souhaiter qu'elle aille s'allonger dans sa tombe rapidement. Après tout elle a beaucoup fait pour être dans cette désastreuse situation.

Écrit par : Pharamond | 08/07/2019

@Pharamond : Au début des années 90, alors que nous évoquions -- hélas ! et déjà ! -- la fin de la France après notre mort (pourtant plus lucides que la moyenne, nous n'avions pas prévu la folle et terrible accélération du processus de destruction engagé par nos chers maîtres), une amie me raconta, à ma très grande surprise, l'étonnant tout dernier épisode de *La petite maison dans la prairie*. Même sans rien savoir (ou presque) d'un feuilleton que je croyais réservé aux débiles et aux candides, on en pouvait tirer une morale.
J'espère ne pas trop trahir le résumé que m'avait fait cette amie : les habitants du patelin qui sert de cadre aux histoires apprennent qu'un promoteur est parvenu à les exproprier "légalement". L'odieux personnage est désormais maître de la ville, avec l'appui officiel d'un détachement de cavalerie. Ecoeurés, les habitants spoliés envisagent la résistance armée, qui finissent par adopter un autre plan. Quand le méchant arrive pour prendre possession de "sa" ville, il découvre que tous les bâtiments ont été dynamités, et que les habitants sont partis recommencer leur vie ailleurs, ne laissant derrière eux que des ruines inexploitables. L'exemple menace même d'être contagieux dans les villes environnantes, que convoitait le promoteur, forcé d'admettre sa défaite et de renoncer à ses projets.

*Mutatis mutandis*, je verrais d'un fort bon oeil la disparition *totale* de tout notre patrimoine (architectural, littéraire, scientifique, artistique), pour lui éviter de tomber en certaines mains indignes. La France, mère des arts, des armes et des lois, devenue un parc d'attraction pour touristes cosmopolites et un terrain de jeux pour importés, c'est une idée *insupportable*.
Ce serait une belle fin, à la Raspail.

Écrit par : Blumroch | 08/07/2019

Ce processus avance à grands pas, mais il n'est ni initié ni accéléré par nos soins. "Ils" s'en chargent pour nous, avec un empressement et une délectation outrageants.
Nos monuments sont dénaturés, incendiés ou enlaidis par l' AMM (art merdique moderne), notre musique n'existe plus, notre littérature, notre morale, notre théâtre, notre histoire, notre langue ne sont plus transmis.
Quand tout sera fini, ce sera déjà un champ de ruines, sans aucun besoin de suivre une politique de terre brûlée.
Il suffit de les laisser faire.

Écrit par : Carine | 09/07/2019

Ils sont tous mécontents ou 'en colère' mais pas pour les mêmes raisons que nous.
Ce qu'ils veulent c'est que le sanhédrin leur donne un peu plus de 'flooz', mais avec les taux négatifs cela devient problématique.
La fin de l'argent dit 'liquide' et celle de l'énergie bon marché vont malmener la raie publique et, comme le disent si bien d'autres commentateurs, le champ de ruines se profile ;o)

Écrit par : téléphobe | 09/07/2019

Des nouvelles des gilets jaunes
http://thesaker.is/yellow-vests-the-undercover-cop-scandal-that-the-macron-regime-tries-to-cover-up/
Provocations, mais dans quel but exactement?

Écrit par : realist | 09/07/2019

Blumroch > Un réalisateur dont j'ai oublié le nom a dit qu'il y a quelques minutes à sauver même dans le plus mauvais film. Curieuse fin violente et nihiliste pour cette série un peu mièvre.

Pour les ruines je suis d'accord, et c'est pour cela que je n'ai pas commenté l'incendie de Notre-Dame, quitte à choquer, je dois avouer que la surprise initiale passée cela ne m'a rien fait.

realist > Curieuse histoire. Ce n'est peut-être pas une provocation, mais un dérapage à la Benalla. N'oublions pas que le pouvoir politico-médiatique est aux mains de parvenus pas toujours très malins.

Écrit par : Pharamond | 09/07/2019

Carine > Non, le champ de ruines sera sociétal, pour le patrimoine ils entretiendront les grands monuments pour le tourisme ; c'est ici que l'on peut parler de souillure, tant au sens propre (avec leurs ajouts post-modernes) et figuré (laisser l'oeuvre de ceux qui ont bâti l'Occident à des incultes et des barbares).

téléphobe > Surtout en bons parasites ils veulent que la bête survive pour lui pomper encore un peu de sang et elle est presque exsangue.

Écrit par : Pharamond | 09/07/2019

@Pharamond : Facétie qui remonte aux années 90 : dans les bons livres consacrés à l'informatique, on trouve toujours *une* page à sauver ; dans les meilleurs, *deux* pages. ;-)

Écrit par : Blumroch | 09/07/2019

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