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05/07/2018

#balancetonroi

Blumroch nous propose un jeu d'échec enfin citoyen :

chess_solway.jpg

Commentaires

Pour ma part je trouve que cet arrangement bien aligné des pions fait très militariste, donc colonialiste, genré et facho.
J'en conclus que le sieur Blumroch est un mâle blanc de plus de cinquante ans qui ne devrait pas déverser ses préjugés spécistes d'un autre âge sur cet innocent blogue, quand même, merde, quand même ;o)

Écrit par : téléphobe | 05/07/2018

Primo, les pions sont gris. Ils ne sont donc pas encore assez noirs pour être jugés non-discriminatoires.

Secundo, ces pions ressemblent énormément à des croix et portent donc atteinte à toutes les autres religions, notamment à la plus belle d'entre toutes : l'islam.

Tertio, cette image confond sciemment expression de genre et identité de genre : en effet, qu'est-ce qui vous permet d'affirmer que c'est un jeu d'échec, et non pas une jeue d'échecque (ou un.e non-jeu.e d'échec.que, etc.) ?

Quarto, cette image cultive le spécisme absolu puisque le fait de considérer ce jeu comme un objet, et non pas comme un être vivant à part entière, est une construction sociale.

Écrit par : Blaise Suarès | 05/07/2018

C' est gai comme un alignement de tombe ... cet échiquier .

Écrit par : EQUALIZER | 05/07/2018

Très beau et, classieux.
Mais, impossible de roquer.

C'est, encore, un coup du berger Blum-roque.

Je vais, quand même, ouvrir 32 canettes de bière et disposer les capsules sur le carrelage du salon.
Je finirai bien par trouver une solution.
Je vous tiens au coran.

Écrit par : Tintin | 05/07/2018

qu'est ce qui vous permet d'affirmer que ce sont des pions Môôô^ssieur ?

Écrit par : Paul-Emic | 05/07/2018

Merci à tous pour ces commentaires justes et *inspirés*, même si je ne suis *pas* l'auteur de cette image. ;-)
Je veux espérer que les oreilles de Kevin Solway ont sifflé jusque sur son site "The Thinking Man's Minefield" :

http://www.theabsolute.net/minefield/index.html

puisque cette illustration figure, sous une forme un peu moins plaisante, dans le fichier d'aide de son amusant programme NewSpeak, presque impossible à faire tourner sur un PC post-WinXP -- comme je l'avais signalé dans un autre billet.

A y mieux réfléchir, vrai qu'une animation GIF permettrait de prendre en compte certaines réflexions fort judicieuses : alignement aléatoire des pions ; nuances de gris et noir pour les pion[ne]s de l'échiqui{er|ère} ; formes selon les principales religions (croix, croissant, étoile de David, pentacle, dollar, dolleuro, passoire à nouilles). J'abandonne la création de cette variante à plus génial que moi, ma paresse m'incitant ici à ne plus laisser qu'un carré tout gris, moins sujet à controverse. ;-)

Écrit par : Blum-Roque ;-) | 05/07/2018

On s'attend à voir Black M ou consort onduler entre les tombes, enfin les pions, j'veux dire.

Écrit par : Carine | 05/07/2018

Les très gauchistes (mais hilarants) Monty Python avaient déjà mis le doigt sur le problème dans "La vie de Brian". C'était une époque où les gauchistes avaient de l'esprit.
https://www.youtube.com/watch?v=f-0DKh9uFHM

Écrit par : Pharamond | 05/07/2018

Ah ! au fait j'ai oublié de vous saluer, Pharamond, ainsi que tous vos camarades (et surtout Carine, parce que bon, hein, les femmes d'abord). Ça faisait un bout que je n'avais pas mis les pieds ici et je dois dire que ça fait du bien de revenir. Ces derniers mois j'ai passé beaucoup (trop) de temps sur youtube et autant dire que le niveau des commentaires, là-bas, est... souvent désespérant. Content, donc, de retrouver des êtres, intelligents, drôles, fins, courtois et cultivés (vous l'êtes tous, absolument tous, point de flagornerie sur ma langue !)

Écrit par : Blaise Suarès | 05/07/2018

Blaise Suarès > C'est avec grand plaisir que je vous retrouve ici et merci pour le compliment.

Écrit par : Pharamond | 06/07/2018

@Pharamond : Jamais eu le sentiment que les Monty Python fussent *si* gauchistes que ça -- irrévérencieux, certes, mais l'irrévérence n'est pas une caractéristique "humanitariste" et "progressiste". Gilliam, notamment, tient des propos qui n'ont rien de macroniste non plus :

https://www.nme.com/news/tv/terry-gilliam-black-lesbian-bbc-comedy-2350000

"I no longer want to be a white male, I don’t want to be blamed for everything wrong in the world : I tell the world now I’m a black lesbian… My name is Loretta and I’m a BLT, a black lesbian in transition." : fallait oser ! ;-)

Écrit par : Blumroch | 06/07/2018

A mon avis ils l'étaient dans le sens "progressiste", mais comme certains humoristes ils avaient le recul et le culot nécessaire pour taper sur tous. C'est plutôt anglo-saxon comme qualité, voir par exemple les animations comme "Les Simpsons" ou "South Park" inconcevables en France où le sommet de l’irrévérence était les pitoyables et serviles "Guignols de l'info".

Écrit par : Pharamond | 06/07/2018

@Pharamond : Sur la foi des quelques films que j'ai vus (y compris ceux qui, comme l'excellent *Fierce Creatures*, ne sont pas "officiellement" estampillés Monty Python), je les pensais plutôt conservateurs à l'anglaise, tout comme la fine équipe américaine réunie par Henry Beard. Les *Jalons* de la grande époque (quand Virginia Plain et Hubert Mensch sévissaient) ont su, eux aussi, taper sur tout le monde avec *impartialité* -- mais c'était *avant*.

Écrit par : Blumroch | 06/07/2018

Je ne suis pas un spécialiste de la bande, mais je ne les vois pas en conservateurs.
Pour moi leurs meilleurs films des Monty Python sont "La vie de Brian", "Sacré Graal" et même s'il n'est pas exactement un vrai un vrai Monty Python "Jabberwocky". "Le sens de la vie" me laisse froid et les films suivants sont des comédies plus ou moins drôles mais très ordinaires. Par exemple, le succès du balourd "Un poisson nommé Wanda" m'échappe.

Écrit par : Pharamond | 06/07/2018

@Pharamond : Au hasard de quelques pages consacrées aux Monty Python, je n'ai pour l'heure trouvé aucun trace de lèpre progressiste chez eux. Cet entretien avec John Cleese *semble* représentatif :

http://www.vulture.com/2017/09/john-cleese-monty-python-in-conversation.html

En voici un extrait, conservateur et même réactionnaire :

Q: There’s absolutely nothing that gives you any hope about the future of human society?
A: Nothing.

Q: Nothing?
A: Nothing.

Q: So why get up in the morning?
A: Just because you can’t create a sensible world doesn’t mean you can’t enjoy the world you’re in. I think Bertrand Russell once said that the secret to happiness is to face the fact that the world is horrible. Once you realize that things are pretty hopeless, then you just have a laugh and you don’t waste time on things that you can’t change -- and I don’t think you can change society. I’ve spent a lot of time in group therapy watching highly intelligent, well-intentioned people try to change and they couldn’t. If even they can’t change...

Le soi-disant "progressiste", par définition, se croit capable de modifier et d'améliorer le monde, incapable de comprendre la sagesse du "If it ain't broke, don't fix it.". Apparemment, Cleese n'est pas vraiment convaincu. ;-)

Écrit par : Blumroch | 06/07/2018

Cet assemblage grisâtre ressemble à un mémorial shoatique ;o)

Écrit par : téléphobe | 08/07/2018

Je ne sais pas, peut-être ai-je était influencé par l'époque de leurs films, leur dernier film "Le sens de la vie" qui me parait gauchissant peut-être à tort, par le travail d'historien de l'un des leurs, Terry Jones et ses documentaires sur le moyen-âge obscurantiste et l'Empire romain plus destructeur que civilisateur.
je suis d'accord l'extrait que vous reproduisez ne montre pas un John Cleese très progressiste, mais Cleese n'est pas Les Monty Python... comme Jones ne l'est pas non plus ;-)

téléphobe > L'effet est mortel dans tout les cas.

Écrit par : Pharamond | 08/07/2018

@Pharamond : Gilliam + Cleese = 2 ; Jones = 1 ; *ergo* la réaction l'emporte. ;-)

Écrit par : Blumroch | 08/07/2018

Soit, mais je voudrais bien voir l'arbitre ;-)

Écrit par : Pharamond | 09/07/2018

Aucun rapport avec le sujet du billet (sinon un roi !), mais quel autre jour serait plus indiqué pour mentionner le *Journal politique national* de Rivarol ? Cet extrait, qui illustre la force de l'imprévu dans l'histoire, devrait divertir le camarade Sven[ner] :

"[...] quand Henri III se déclara chef de la ligue, il n'en fut pas mieux le maître pour cela. On apprit bientôt à Versailles que la populace, réunie aux milices, s'était jetée sur l'hôtel des Invalides, et en avait enlevé trente mille fusils ; que de là elle s'était portée à la Bastille, et qu'après deux ou trois heures de pourparlers, d'allées et de venues, le gouverneur, qui avait fait la faute de descendre dans les cours antérieures et de négliger les ponts-levis, avait été surpris avec sa petite garde d'invalides.
Il n'est peut-être pas indigne de l'histoire d'observer que le gouverneur de la Bastille ne voulut pas faire tirer le canon sur le peuple qui se portait en foule du côté de l'Arsenal, de peur d'endommager une petite maison qu'il avait fait bâtir de ce côté-là, et qu'il affectionnait. Et ce qui n'est pas moins remarquable, c'est que dans ce même instant M. de Bezenval, général des Suisses, se cachait pour ne pas donner l'ordre à sa troupe, et laissait prendre les Invalides, de peur que si l'émeute devenait trop considérable on ne pillât sa maison, qui était voisine, où il avait fait peindre depuis peu un appartement entier et construire des bains charmants. Voilà par quels hommes le roi était servi !
Quoique le ministère fût coupable de n'avoir pris aucune mesure intérieure contre l'orage, depuis qu'il était si fortement averti, M. de Launay n'en était pas moins répréhensible de s'être hasardé avec une populace furieuse. S'il s'était renfermé dans la Bastille, il était inexpugnable. Quoi qu'il en soit, cet infortuné gouverneur fut bien puni de son imprudence ; le peuple le traîna jusqu'à la place de Grêve et lui trancha la tête, après l'avoir accablé de coups et d'outrages. Cette tête promenée dans les rues au bout d'une lance, fut portée au Palais-Royal.
C'est à quoi se réduit cette prise de la Bastille, tant célébrée par la populace parisienne. Peu de risques, beaucoup d'atrocités de leur part, et une lourde imprévoyance de la part de M. de Launay ; voilà tout : ce ne fut, en un mot, qu'une *prise de possession*."

On peut n'aimer ni les rois, ni les prêtres, ni les maîtres (élus ou non), ni le clergé des journalopes, ni la mafia des *banksters* ; à lire ces lignes, on se dit quand même : "Encore une occasion manquée !". ;-)

Écrit par : Blumroch | 14/07/2018

Blumroch > Un combat ne se fait pas à moitié, l'histoire fourmille d'occasions manquées parce qu'on s'est "économisé". A la décharge des acteurs de ces événements, il est très souvent difficile de juger de leur ampleur sur le moment.

Écrit par : Pharamond | 16/07/2018

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