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07/03/2018

Harangue

“Nous sommes en train de vivre la fin d'un monde, nous sommes en train d'assister à la fin inexorable du monde tel que nous le connaissions. L'Europe est en train de devenir un grand « supermarché » où le goût du beau a été balayé. Nous avons un devoir impérieux, nous sommes les derniers à être prêts à tout donner pour sauvegarder ce que nous ont transmis nos prédécesseurs. Nous sommes les meilleurs fils de l'Italie parce que tous les autres se plaignent, mais personne ne fait rien… Nous sommes l'avant-garde et nous devons ré-enseigner le courage à ceux qui l’ont perdu, ré-enseigner la vie à travers ce courage. Il y a aujourd’hui un éloignement tragique entre les citoyens et la réalité, mais c'est la société qui a échoué, pas le citoyen, et notre devoir est de lui faire retrouver la force que nous sommes désormais les seuls à posséder, nous sommes une armée !"

Gianluca Iannone, porte-parole de Casa Pound

Commentaires

si vous êtes une "armée" et "fasciste" pourquoi vous êtes vous exposés à un échec, une risible raclée électorale... contre l'avis d'Adinolphi et surtout après l'exemple de 30 ans de Barnum électoral lepeniste TOTALEMENT vain et même vénéfice ? Hein ? explique-nous ça patate !?

comment un "fasciste" peut-il seulement envisager d"être "élu" ? c'est un oxymore.

Écrit par : Dia | 08/03/2018

Pas faux, la démocratie moderne n'est rien de plus qu'une virée dans le Quartier Rouge d Amsterdam avec derrière les vitrines une horde de prostituées armées de godes, et qui ne baisent pas. Casapound vaut mieux que ça. Le ridicule ne tue pas les hommes, mais les idées par contre...

Qu'ils continuent à infecter le champ métapolitique, dans une société debordienne c'est ce qu'il y a de mieux à faire.

Écrit par : Benway | 08/03/2018

A l'évidence, chez CasaPound, le signataire du texte *supra* n'est pas à la bonne extrémité de la courbe de Gauss de répartition des Q.I., qui ne dédaigne ni l'incohérence (ah, ce magnifique "c'est la société qui a échoué, pas le citoyen" !) ni la grandiloquence ("nous sommes une armée" !), au point d'en paraître ridicule et même néo-situationniste. Le sentiment, sans nul doute estimable, qui l'anime, n'est *pas* une excuse : l'enthousiasme ne saurait se substituer à la *réflexion*.

Quand on se dresse contre le plus grand nombre, on ne sollicite pas son suffrage, on n'espère même pas gagner les moutons aux bonnes idées.

Incidemment, étrange que personne ne se pose une question : pourquoi se soucier encore d'un peuple qui, loin de souhaiter avoir un *destin*, a montré, en masse, à chaque occasion, qu'il se souciait uniquement de son petit *ersatz* de bonheur individuel ? -- Yep, je viens de relire *Les réprouvés*. ;-)

Écrit par : Blumroch | 08/03/2018

@dia

pas faux. Il faut croire que la cuisine électorale, les emolumenti, les sciarpe tricolori, les girofari, les palazzi et tout ça, e irresistibile.

Je crois aussi – je l'ai vu –que les militants de Casapound sont trompés par les gens de la rue qui leur disaient : on est avec vous, allez-y, etc.

protégé des migrants par trois costauds de Casapound sur un marché, tout le monde ouvre la gueule pour la révolution fasciste et après il faut voter et on se souvient que la révolution c'est pas bon pour l'épargne.

Écrit par : Il popolo d'Italia | 08/03/2018

Dia > Le fascisme est pragmatique, y aurait-il une solution démocratique, pourquoi ne pas la tenter ? D'autre part le quidam ne comprendrait pas que l'on fasse de la politique, sans essayer d'arriver au pouvoir pour changer les choses. Hitler a été élu et Mussolini a tenté sa chance avant la Marche sur Rome. L'épisode électoral stérile de Casa Pound montre simplement, s'il falait encore des preuves convaincantes, que "nous" n'avons aucune chance.

Benway > Voir ma réponse à Dia.

Blumroch > C'est un texte de combat et le genre ne s'encombre pas de subtilité. Même si je suis persuadé que la messe soit dite pour notre vieille Europe blanche je crois sincèrement que Casa Pound est ce qui se fait de mieux en Occident, alors je me dis qu'il faut garder un œil sur cette expérience.

Écrit par : Pharamond | 08/03/2018

@Pharamond : Pas dit que CasaPound ne présentait aucun intérêt ! Reste que les proclamations déclamées avec emphase pour ne rien dire me semblent inutiles, qui font sourire même les ceusses du même (ou presque) camp. A la défaite malheureusement certaine, ajouter le ridicule ne m'apparaît pas opportun. Tant qu'à sombrer, que ce soit pavillon haut.

Écrit par : Blumroch | 08/03/2018

Vous êtes sévère, le texte a certes ses limites, mais je ne le qualifierais pas de ridicule, et puis dans la médiocrité ambiante il n'est pas ce qui se fait de pire.
Pour le reste rappelez-vous : "Deux intellectuels assis vont moins loin qu'une brute qui marche."

Écrit par : Pharamond | 08/03/2018

Ne pas croire aux élections, n'empêche pas de se présenter ni même de voter de temps à autre. Lénine estimait qu'une structure révolutionnaire devait également disposer d'une vitrine légale pour transmettre les idées révolutionnaires au plus grand nombre. Venner lui donnait entièrement raison et déplorait, dès les années 60, que les droitards ne soient pas capables de le faire. Cette approche a réussi en Irlande, par exemple, avec le Sinn Fein et l'IRA, par exemple.
Comment peut-on comparer un mouvement implanté localement, avec de vrais militants, qui veut passer à l'échelle supérieure et l'escroquerie qui dure chez nous depuis 45 ans et ne sert qu'à faire bien vivre la famille Li Poun, et qui pourrait continuer grâce au charmant petit cul de la nièce?

Écrit par : Sven | 08/03/2018

"y aurait-il une solution démocratique, pourquoi ne pas la tenter"

très bonne question !
j'essaye une réponse. Pourquoi refuser le cirque électoral ?

Parce que pour y être audible (légalement audible) il faut faire de multiples concessions, bien plus que de renommer le parti...

Des compromis de forme au détriment du fond : on propose de jolies femmes (en Italie) comme candidates. On croit avoir joué un tour au système mais c'est du berlisconisme. Puis on fait élire un noir sénateur (La Lega) pour désamorcer les attaques antiracistes : Les attaques ne cessent pas mais le globalisme triomphe.

Tous ces compromis "dédiabolisateurs", ces bisous shoatiques et antiracistes... ces brouillages tactiques font perdre à jamais de vue l'horizon stratégique. Ceux qui y sont les meilleurs sont justement ceux qui n'ont jamais eu de vision ni de stratégies.

Et c'est justement quand vous finissez par faire une concession à un gros mensonge, "détail" de l'histoire, que vous êtes lourdement condamné pour négationisme. Le système jouit deux fois.

Bref, c'est faire tout pleins de petits arrangements : ne serait-ce que celui de suivre et de réagir à leur "actualité", de débattre avec des cons, se laisser insulter par des hyenes sans pouvoir les défoncer, laisser les militants se faire tuer aussi sans plus d'espoir de justice que de vengeance.

Mais déjà ceci : être contraint de remplacer un argumentaire articulé, structuré en slogan télégénique.

Et puis, le plus grand danger : On élit des individus pas des partis. Sitôt élus, les candidats deviennent illico la proie de tous les pieges, de toutes les tentatives de séduction, de corruptions et de manipulations. Qu'un seul candidat Casapound, fragile ou intéressé, retourne sa veste un jour et fasse une déclaration pro-migrant... Gianluca Iannone pourra ouvrir une baraque à frites.

Il suffit, il FAUT voir le désarroi total, absolu où sont laissés en France tous ces soldats perdus du lepenisme. Ces talents (si si), toutes ses energies ces morts (il y en a eu) pour au final une droite de catacombes, éparpillées et bredouillantes, même pas sûr d'avoir des idées. Que l'on me cite un seul bénéfice du Lepenisme, un seul gain ? Le lepenisme aura été le plus bel atout de la Ripoublik, sa planche de salut. Tout le monde, il est républicain chez les patri-fiottes.

S'il faut absolument un relai électoral, Casapound peut bien soutenir voire imposer discretement des candidats sur les listes d'autres partis existants. L'entrisme (le "lambertisme") est mille fois plus réaliste et surtout sans danger pour la pureté de la cause.

Écrit par : Dia | 08/03/2018

C'est un fait : "Le soc de la charrue n'est pas fait pour le compromis" (Michaux, dans *Poteaux d'angle*, sauf erreur de ma mémoire bien défaillante -- voir le Grand Jeu 306 !)

Écrit par : Blumroch | 08/03/2018

Et toujours du même, dans le même ouvrage : "Si tu es un homme appelé à échouer, n’échoue pas toutefois n’importe comment."
Traduction : inutile de s'avilir, car c'est s'avilir deux fois que de s'avilir en vain.

Écrit par : Blumroch | 08/03/2018

Dia, je ne souscris pas à ta conclusion.
Je crois bien que toutes les fois où de petites organisations ont tenté l'entrisme, elles y ont perdu leurs militants.
Cela a été criant pour les lambertistes censés s'incruster dans le PS, cela a donné les Dray, Jospin, Cambadélis et autres canailles, certes achetables et acquises au système.
Tu peux évidemment m'opposer que c'était le PS qui avait fait de l'entrisme chez les trotskystes lambertistes. Et je pense que tu aurais raison. Bien malin était celui qui pouvait y voir clair dans ces cloaques.
Je pense que les militants de Casapound n'auraient rien à gagner à planquer leur drapeau chez d'autres. Ce serait risquer de se perdre.

Écrit par : Carine | 09/03/2018

Sur Zentropa :

http://zentropista.tumblr.com/post/171661609979#notes

Écrit par : Mistersmith | 09/03/2018

Oui oui
La nièce est charmante
C'est déjà ça
Le gerontophile assumé que ces crétins de mécontemporains ont porté au pouvoir n'a même pas cet atout

Écrit par : Kobus van cleef | 09/03/2018

Sven > L'utilité ou la nocivité de la famille Le Pen reste un vaste sujet à débattre. Personnellement je crois que le père à été utile en unifiant les différents groupes et partis de la "droite radicale" de l’après-guerre pour faire un parti cohérent qui a accepté un temps les mouvances. Sur le tard il est devenu plus rigide, s'est "embourgeoisé" et a abandonné (à supposé qu'il l'est eu) toute volonté réelle d'accéder au pouvoir. Encore restait-il un "passeur" pour d'autres temps. La tournure "dynastique" avec la scission de Megret due au choix de l'épouse de Jean-Marie et, surtout, l'arrivée de sa fille à la tête du FN a sonné le glas de son utilité pour la cause. Ni éligible ni "passeur de flamme" il ne sert plus à rien, encombre le paysage politique en captant les mécontentements et en jouant le rôle du Grand méchant loup précieux à la démocratie banquière actuelle.

Dia > Oui, la démocratie a ramolli et corrompu tous ceux qui sont parvenus avoir des miettes de pouvoir en Italie. Par contre je ne crois au candidat présenté sous d'autre étiquette. Il se convertira à son nouveau milieu ou se fera éjecter tôt ou tard. Casa Pound et tout les autres mouvements européens du même genre doivent-ils rester dans l'entraide social jusqu'à ce que le Système s'effondre ? Pourquoi pas puisqu'il n'existe aucune autre solution ?

Blumroch > Le militant et le quidam sont-ils toujours sensibles à cette rhétorique ?

Mistersmith > :-)

Kobus van cleef > Il est vrai.

Écrit par : Pharamond | 09/03/2018

@Pharamond : S'agit pas de jouer au rhéteur, mais de pratiquer ce qu'on prêche en sachant que le prix à payer sera élevé. Je peux prouver avoir pratiqué ces deux formules, excellentes, de Michaux. ;-)

Écrit par : Blumroch | 09/03/2018

Dans ces moments où l'histoire bascule le prix à payer est toujours élevé. Que l'on milite ou qu'on se croit à l'abri en menant son train train.

Écrit par : Pharamond | 09/03/2018

Le sens critique, la cohérence, la rationalité, le détachement ne sont pas des caractéristiques (je n'ai pas dit : des vertus) *payantes*. ;-)

Écrit par : Blumroch | 09/03/2018

Très rarement, semble-t-il.

Écrit par : Pharamond | 09/03/2018

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