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20/10/2021

Musique (597)

Kisnou

Name of the Night

Hidden Blindness

Taking Flight

Commentaires

[Zikalamar]
Scène d'une violence insoutenable, évoquée ici :
https://www.fdesouche.com/2021/10/20/au-salon-milipol-eric-zemmour-samuse-avec-un-fusil-marlene-schiappa-scandalisee/
Comme l'a fort bien "touitté" une certaine et *inclusive* Audrey Woke Pulvar : "Nous ne pourrons pas dire que nous n’étions pas prévenu.e.s.".
L'individu mériterait à coup sûr d'être fiché Z -- et même, pour les plus jobarthes des services glauques, S/Z.

Écrit par : Blumroch | 21/10/2021

Blumroch > Et le public formaté d'éprouver ce qu'on lui ordonne d'éprouver sur le sujet où le Système a braqué ses projecteurs.

Écrit par : Pharamond | 22/10/2021

[Zikalamar]
Si ce témoignage glaçant n'est pas une forgerie :
http://txti.es/covid-pass/images
l'euwocalifafwance devrait bientôt être jumelé avec une Lituanie qui devait être moins invivable au temps de la démone inventée par Henri Guigonnat.

Écrit par : Blumroch | 23/10/2021

Blumroch > Le témoignage semble crédible et qui sait si ce n'est pas ce qui nous attend demain.

Écrit par : Pharamond | 23/10/2021

[Zikalamar]
Relisant quelques pages de Raspail le voyageur et l'ethnologue aimant à secouer le cocotier, je retombe sur les extraits d'un étonnant catéchisme jadis publié en Haïti. J'aime à penser que ce texte, *à peine* modifié par un des grands intellectuels qui soutiennent foutriquet 2.0, pourrait être utile à notre tyr^H^H^Hbienfaiteur pour écraser définitivement la bêtimmonde, quel que soit son nom -- maudit soit-il ! --, de Z ou de MLP.
(La casse est évidemment celle du document original.)

NOTRE SLOGAN
Nous n'avons qu'un seul Chef : Makhron.
Nous n'avons qu'une Doctrine : Le Makhronisme.
Nous n'avons qu'un seul but : Servir.
Nous servirons : En luttant aux côtés de Makhron pour la pérennité de l'Union Européenne.

Ces paroles jaillies de nos poitrines ont été, sont et demeureront notre cri de ralliement dans la bataille de chaque jour que nous menons pour le triomphe définitif de la Doctrine Makhroniste sur toutes les forces rétrogrades du pays.

VIVE L'UNION EUROPEENNE !
VIVE LE WEF !
VIVE LA REVOLUTION MONDIALISTE !
VIVE LA GRANDE REMISE A ZERO SCHWABIENNE !
VIVE MAKHRON, PRESIDENT A VIE DE L'UE !
MAKHRON HAQUEBARRE !

Autre extrait du catéchisme révisé :

Q. -- Quels sont Ceux qui veulent que Makhron soit à Vie ?
R. -- Ceux qui veulent que Makhron soit à Vie sont :
1°) Makhron et sa Tronieuse ainsi que Messieurs Schawb, Soros et Gates ;
2°) Les Forces Milichiennes ;
3°) Le Commerce ;
4°) Le Clergé, médiatique ou non ;
5°) L'Université ;
6°) Le Corps enseignant ;
7°) Les syndicats ;
8°) Les Cultes réformés et la Religion d'Amour, de Tolérance et de Paix ;
9°) La Magistrature ;
10°) Les Cohortes Makhronistes de la Capitale, des Territoires et des Enclaves Occupées ;
11°) Presque toute la Nation EuroFwançaise, à la honteuse exception des hyènes, dactylographes ou non, qui refusent la Glorieuse Soumission de Chacun au bénéfice de la Santé de Tous et du Contrôle Makhroniste Total sur les Particules Sociales Elémentaires.

Quand on a vu l'inoubliable vidéo comique de la pornographe ministricule soutenant un candidat makhroniste avec tout le talent d'un camelot placier débutant chargé de haranguer les clients d'un supermarché de province, on peut juger inutile de développer le parallèle entre le dictateur d'Haïti et le tyran télévangéliste. Au reste, non seulement je ne suis pas un Patagon mais encore je me demande si je ne suis pas, "quelque part", un Camoquin. Je suggère aux éventuels curieux de chercher avec Gougueule le *Catéchisme de la révolution duvaliériste*, et de remplacer les occurrences de Duvalier par foutriquet 2.0, et d'Haïti par Union Européenne. On pourra aisément substituer aux passages en créole des traductions dans les langues pratiquées dans les trop nombreuses enclaves et autres places fortes tenues par les New EuroFrench[wo]men.
Face à l'imaginaire menace du renard de Californie, la diffusion d'un *Caté[s]chisme de la révolution makhroniste* devrait assurer à l'individu le titre de Président à Vie avec 195% des suffrages exprimés -- ce pourcentage traduisant le bonheur des abonnés au *Monde* ayant voté deux fois pour exprimer leur enthousiasme envers Celui Qui, Mandaté Par Les Grands Maîtres Supérieurs Financiers Inconnus, Nous Mène Vers Le Paradis Progressiste Vert et une Mort Certaine Par La Pikouze Libératrice Qui Fera Le Tri Entre Le Mauvais Grain Et L'Inutile Ivraie.

Écrit par : Blumroch | 23/10/2021

[Musicalmar]
La Mite, toujours à signaler avant même d'avoir écouté la vidéo :
https://www.youtube.com/watch?v=1GFlG9_-2NQ

Écrit par : Blumroch | 23/10/2021

En 12) vous pourriez rajouter "tous les retraités aisés privés de la vidavant et qui peuvent recommencer à polluer la planète avec leurs putains de vacances en avion"
Le ciel, miséricordieux, ne précipite jamais du haut des nuées directement dans la Guéhenne les charters de boumaires de l'educ naze en villégiature à Cuba, doubaille ou kape town, ou même en Namibie
Et c'est bien dommage
Pour ma part, j'ai vu Cuba, j'ai presque bien aimé, tant tellement c'était emblématique de la faillite d'un état communiste
Pour les n'haigres de Namibie, j'espère bien que ma moitié n'aura pas la curiosité d'aller voir les baleines ( y en a plein chez nous, dans les rues, avec des collants moulants et un gobelet de coca à la main) et les éléphants en afwique australe

Écrit par : Kobus van Cleef | 24/10/2021

[Musicalmar]
Nous sommes encore quelques-uns, amis d'une humanité surestimée avec candeur, à constater, sans les comprendre, la passivité, la soumission et l'irréflexion manifestées, à chaque occasion de révolte, par les populations d'esclaves. Cette terreur éprouvée par les moutons bipèdes face aux autorités les moins légitimes, les moins tolérables, les moins respectables est pourtant de toutes les époques ; il y a des précédents, comme en témoigne cette anecdote instructive et peut-être authentique (jadis, je l'ai entendue racontée, de manière à peine différente, par un très mauvais esprit qui avait connu cette époque) :

"Je me souviens d'un mémorable contrôle de nuit, à Paris, en janvier 1962, qui ne fut pas accueilli par la presse de l'époque avec tout l'humour et le respect qui convenaient. C'était au bois de Boulogne, avenue de Longchamp. Deux mois avant la signature attendue des accords d'Evian, la section d'action psychologique de l'O.A.S. Métro voulait finir en beauté. Ils étaient quatre et on n'a jamais su leurs noms. Habillés en feldgendarmes de l'armée allemande de 1940, casqués, bottés, lampe au poing et plaque de poitrine réglementaire pendant par une chaîne à leur cou, ils arrêtèrent pendant une heure, de trois heures à quatre heures du matin, les voitures qui passaient par là et il s'en présenta beaucoup [...], on a parlé d'une centaine, avec files d'attente à la barrière de contrôle dans les deux sens. Ils aboyaient "papires !" avec beaucoup de conviction et un accent tudesque à couper au couteau, digne de ces si amusants films de guerre où l'Allemand bête et borné se fait berner comme au coin d'un bois par le brave petit Français si malin. Au coin du bois, justement, en janvier 1962, cent automobilistes français, par un réflexe conditionné jamais perdu parce que toujours en éveil et prêt à s'exercer, tendirent leurs *papiers* d'identité aux quatre feldgendarmes. Il y en eut qui s'expliquaient en allemand de petit nègre, invoquant la vieille mère malade qui les attendait en banlieue ou la panne qui les avait retenus à Paris, classiques excuses pour temps de couvre-feu. Les feldgendarmes se payèrent même le luxe de faire ouvrir quelques coffres et l'un des quatre mousquetaires verts, découvrant providentiellement un jambon, pointa un doigt menaçant sur le malheureux coupable tremblant et hurla : "Marché noir ! Vous, fusillé !" L'histoire s'arrête là. On a dit que Nimier en était. Il ne l'a jamais confirmé, il est mort peu de temps après... [...] Le Contrôle avec une majuscule, chez nos compatriotes, c'est la vie, le confort mou, la sécurité lâche, la dépendance admise de l'assisté et la reconnaissance des soumis. Qu'arrivent les Chinois, les Allemands de l'Est, les Soviétiques, les Algériens, les Bantous ou les Américains, les milices syndicales ou les parachutistes et qu'ils s'installent avenue de Longchamp ou sur la route de Rasteau et qu'ils crient "papiers !" dans toutes les langues, sur tous les tons et sous toutes sortes de casquettes, tu verras obtempérer dans la seconde même les braves petits Français, ravis de se retrouver en territoire familier."

Certains aiment à prétendre l'Ennemi supérieurement intelligent et maître du lavage des cerveaux : c'est une "monumentale erreur", pour reprendre l'heureuse formule de Jack Slater. De fait, vile l'oligarchie, avilies et kronnes les masses. C'est parce que les cervelles sont faibles et creuses que la propagande marche. Les esprits raisonnables y sont naturellement insensibles.

Qui qu'il en soit, la littérature dit le réel. On retrouvera l'anecdote rapportée *supra* dans *Les hussards. Histoires exemplaires*, dans la nouvelle intitulée "La clef d'or". L'immense Raspail y formulait d'ailleurs en conclusion une promesse qu'il n'a pas tenue.

Écrit par : Blumroch | 25/10/2021

Vrai
Mes employé.e.s mordent à fond dans l'hystérie covidiste
Avec un acharnement tout féminin, pourrais je dire ( tota mullier in utero, mais de quelle mullier parlons nous, il y en a de toutes sortes, des belles, des laides, des grassouillette des maigrichonnes des brunes,blondes rousses châtaignes des mutiques et des bavardes, des généreuses et des renfermées, des sèches et des fontaines, pour ma part j'en ai connu de toute sorte et je ne m'en suis toujours pas remis) , une avidité dans l'appropriation des consignes et des mots d'ordre qui interloque l'honnête homme
Sont elles comme ça à la maison, dans la gestion des biens et de la provende, sont elles ainsi au déduit ?
J'avoue que tout cela me laisse perplexe
Dans leur entourage immédiat et professionnel, il n'y a pas eu UN seul mort, je précise, pour donner le contexte

Écrit par : Kobus van Cleef | 25/10/2021

Blumroch > La Mite se bonifie, si c'est encore possible. A 99% d'accord avec son sinistre constat.

J'ai un peu de mal à croire à cette histoire, mais peu importe il existe de nombreuses histoires réelles sur la soumission à l'autorité et, aussi grave sinon plus, au groupe.

Kobus van Cleef > Dans l'entreprise où je travaille c'est dramatique ; quand le vaccin n'était pas encore là nombreux étaient ceux qui n'en voulaient pas. Quand il est arrivé et plus encore quand le passe a montré son vilain nez ça s'est vacciné à tour de bras. Maintenait on évite le sujet, trop sensible et trop polémique.

Écrit par : Pharamond | 25/10/2021

@Pharamond : On m'avait donné cette histoire pour authentique, voici quelques années. Inventée, vraie ou enjolivée, elle est malheureusement juste.

Écrit par : Blumroch | 25/10/2021

[Zikalamar]
L'hypocrite dissimulation n'est pas l'apanage des ceusses qui appliquent cet adage d'une efficacité démontrée : "La meilleure défense, c'est la takia". D'autres prétendent incarner la voix du peuple en omettant une variante à la fois inclusive et exclusive : "Vox Populi [Electi]". C'est peut-être faux, mais c'est aussi peut-être vrai. ;-)

Écrit par : Blumroch | 26/10/2021

Vous aimez rire ?
Oui, vous aimez rire,toue, tant que vous êtes
Jaune parfois, mais rire
Aussi je vous conseille de lire cet article gratuit sur Marianne concernant Monique ( your mauser ?) Levy Strauss, comme les bloudjines, la désormais veuve du célébrissime ethnologue
Truffé d'approximations, sur les dates
Un panygerique éhonté et gluant de bons sentiments
Ainsi que les réactions des lecteurs ( les marionautes, qui appelle l'assonance"marionnettes")

Écrit par : Kobus van Cleef | 27/10/2021

Kobus van Cleef > Un lien vers l'article ?

Écrit par : Pharamond | 27/10/2021

[Musicalmar]

Quelques réflexions de Bodinat le prophète, prises dans *La vie sur terre*, dont je recommande, vivement et inutilement, pour la énième fois, la déprimante lecture. Je sais peu de livres plus essentiels.
//
Lichtenberg disait sa curiosité de savoir le titre du dernier livre qui serait imprimé. Je crois que personne n'a celle d'assister à l'ultime journal télévisé.
//
J'ai remarqué aussi combien nous impatiente la lecture des vieux livres. Nous voudrions les avoir lus pour l'espèce de consistance que cela donnerait sûrement à notre cervelle, que nos pensées s'en trouveraient plus nombreuses, nettement formulées et à propos. Mais ces volumes d'histoires surannées, de morales vieillottes et compassées, s'avèrent laborieux, d'une lenteur de résultat exaspérante alors que les événements se précipitent dans un affolement de soldes universels, une excitation de liquidation générale avec des pays entiers passant à l'équarrissoir avant que d'être rayés de la carte du monde. [...] Une après-midi de congé, on s'assoit avec l'idée de prendre connaissance du *Rameau d'or* de Frazer, pourquoi pas. On tourne quelques pages avec application et puis l'on bat la campagne : le moyen de rester tranquille avec du thiabendazol dans le foie, apprenant le naufrage au large de nos côtes d'une cargaison de neurotoxiques destinée à l'agriculture sous-développée ; sachant que des ordinateurs spéciaux épluchent le génome humain et programment pour le prochain siècle les besoins de ce cheptel, que des virus sans copyright rôdent autour de nos défenses immunitaires ruinées.
//
[...] Je prends cette réflexion subtile, quoique d'abord paradoxale, que fait Adorno : *Le monde objectif se rapproche de l'image qu'en donne le délire de la persécution*. Et voici ce que j'en pense : cette circonstance moderne n'ayant pas échappé à cinquante années de perfectionnement ininterrompu dans tous les domaines, il est devenu impossible de distinguer entre le monde objectif et le contenu du cerveau d'un paranoïaque ; à moins que ce ne soit de celui d'un mélancolique terrassé par son phantasme délirant de fin du monde ("Tout meurt insensiblement tous les jours et la vie ne se renouvelle plus. L'atmosphère terrestre s'échappe dans l'espace et les fleuves se tarissent, etc".) ; ou d'un schizophrène souffrant de rationalisme morbide, qui voudrait des numéros à la place des noms et tout le monde dans des bâtiments identiques desservis par des autoroutes. Un trait pathologique comme l'obsession phobique des maladies est devenu une clause de survie : est dérangé d'esprit l'étourdi qui n'y songe pas ; et en particulier s'agissant des maladies sexuelles, dont la suspicion achevait le tableau de la paranoïa au côté de l'empoisonnement de la nourriture par des toxiques indécelables, de l'air mélangé de particules cancérigènes, de champs magnétiques troublant la pensée, du monde dirigé en sous-main par quelques consortiums, monde d'ailleurs factice, aux façades trompeuses comme un décor de cinéma où l'on se moque de nous, etc. [...] Cette affaire-là est très claire : est normal celui qui en rencontrant une femme charmante se fait des idées de virus, d'analyse de sang, de gencives qui saignent, d'infections gynécologiques invisibles à l'oeil nu, de sécrétions dangereuses dont il faut éviter le contact, de salive avec des hépatites dedans, etc.; et celui qui n'a pas ces pensées rationnelles verra fatalement s'abréger son espérance de vie moyenne ; mais celui qui s'imagine des ondes lui projetant à distance des images dans le cerveau, ou lui imposant des phrases entières au milieu de ses pensées ; ou celui qui se persuade d'un rapport qu'il y aurait entre l'épidémie de dépression immunitaire et l'imprégnation de la biosphère par la chimie de synthèse ; ou celui qui veut trouver l'action occulte de puissances anonymes derrière tous ces événements qui jettent les affaires humaines dans une si étrange confusion ; est tout simplement un fou de la vieille école.
//
Voici ce que je lis dans le journal : qu'une violente éruption de particules solaires (en période de maximum cyclique, couvert de taches) était venue récemment heurter la magnétosphère terrestre -- au passage détruisant un satellite de radiovision géosynchrone -- y jetant au dépourvu des aurores boréales, des orages électromagnétiques perturbant la distribution du courant et les réceptions hertziennes. Le personnel technique assure l'innocuité pour nous de ce phénomène qui égare les oiseaux en migration ; peut-être en raison que nous sommes déjà si fourvoyés, ou déjà si affectés par les champs électriques de tous ces appareils sous tension, étourdiment accumulés dans nos logements exigus où l'on cherche en vain le sommeil entre un radio-réveil à diodes et un ordinateur en veilleuse, durant qu'au-dehors l'éclairage public vitrifie la ville nocturne. Et il m'est venu à l'esprit qu'il y avait là peut-être l'explication en partie de cette asthénie de la pensée que je peux constater non seulement chez moi-même ; de cette difficulté à se concentrer dans les opérations mentales, de cette lassitude de l'entendement quand on sollicite son attention ; de cet envahissement par la fatigue et abattement intellectuel très facile à vérifier en faisant l'effort de saisir sur l'étagère l'un de ces volumes dont on se souvient qu'ils furent si éclairants, aux pages autrefois comme autant de lanternes promenées dans notre obscurité, et de le trouver maintenant un peu difficile, à vrai dire n'éveillant aucune activité dans la conscience qui s'en décourage presque aussitôt ; et puis d'autres, moins ardus sans doute, mais qui contenaient chacun, avait-il semblé, vieux d'un siècle ou d'à peine trente ans, une part de l'intelligence nécessaire à élucider la circonstance où nous sommes, et dont on n'avait pas tiré toutes les combinaisons d'idées pressenties dans l'enthousiasme d'alors, un peu surprenant à se remémorer, dont les notions ne s'animent plus en ramifications dans le cerveau qui relit plusieurs fois la même phrase signalée au crayon sans parvenir à focaliser.
//
[...] Voici ce que j'ai pensé : cette économie planétaire de croissance finira un jour nécessairement comme tous les empires totalitaires qui l'ont précédée dans l'histoire : elle s'effondrera aussi totalement qu'elle aura régné. Mais c'est à l'échelle du globe entier qu'elle livrera cette fois tout à coup à elles-mêmes des populations désemparées, malhabiles, ignorantes, abruties et craintives ; et davantage qu'elle durera encore ; sans agriculture parmi une nature épuisée et rétive, parmi des infrastructures à l'abandon. Et puisqu'elle n'existe qu'à détruire, le plus tôt le sera-t-elle elle-même, le mieux ; à mon avis ; sinon à ne laisser après elle qu'une Ile de Pâques tournoyant dans l'espace infini.
//

Écrit par : Blumroch | 27/10/2021

@Pharamond : Je suppose que le Kamerad Kobus van Cleef faisait allusion à *ça*, que je n'ai pas lu en entier (*vita brevis*) :
https://www.marianne.net/art-de-vivre/vivre-et-penser-comme-monique-levi-strauss
Le titre du papier est sans doute une très fine allusion, qu'on espère inconsciente, au surestimé *Vivre et penser comme des porcs* de Gilles Châtelet. Quant au journalope, apparemment fils indigne du grand Claude et bon fils spirituel du méprisable Coffe, il devrait se borner aux articles médiocres sur la bouffe -- sa spécialité chez *Causeur*.

Écrit par : Blumroch | 27/10/2021

Blumroch > Je l'ai lu "en diagonale". C'est sans grand intérêt, semble-t-il.

Écrit par : Pharamond | 27/10/2021

Blumroch > Si l'ensemble du livre est à l'image de ces extraits ce Bodinat mériterait d'être lu.

Écrit par : Pharamond | 27/10/2021

@Pharamond : Il est, à en croire Blumroch, au petit nombre des essentiels. ;-)

Écrit par : Blumroch | 27/10/2021

[Musicalmar]
J'ai toujours pensé que Chomsky était très surestimé comme "savant" et qu'il n'était qu'un activiste n'ayant qu'une excuse, d'ailleurs faible : une forme de sincérité généreuse qui, pendant l'affaire du professeur F., l'avait amené à adopter temporairement une attitude un peu moins vomitive que celle de son camp gauchiste.
Il vient de tomber le masque :
https://www.inquisitr.com/6495861/noam-chomsky-says-anti-vaxxers-have-responsibility-to-isolate-t
https://thelibertyloft.com/2021/10/26/remove-the-unvaccinated-from-society-says-radical-leftist-noam-chomsky/
J'imagine que ce salaud ne verra aucune objection à ce que les résistants soient rassemblés dans des camps et privés de nourriture.
Des commentaires s'imposeraient, mais l'autocensure est évidemment plus sage, pour d'évidentes raisons.

Écrit par : Blumroch | 27/10/2021

Je suis incapable de tracer un lien quelconque
Je suis, comme on disait en rigolant, un sinistré de l'informatique

Écrit par : Kobus van Cleef | 27/10/2021

Blumroch > Le bonhomme a 92 ans ; il faut s'avoir s'arrêter.

Kobus van Cleef > Un copié-collé de l'adresse du lien dans le commentaire et c'est fait.

Écrit par : Pharamond | 27/10/2021

@Pharamond : L'âge n'a aucune importance. Jeune ou vieux, un salaud est un salaud.

Un peu de musique avec l'hymne de Maximilien :
https://www.youtube.com/watch?v=KUXT50Un-wM

Écrit par : Blumroch | 27/10/2021

Blumroch > Curieux hymne, mais se laisse écouter.

Écrit par : Pharamond | 27/10/2021

@Pharamond : Dans le premier tome de *Secouons le cocotiers* (pages 202 et 203), Raspail disait avoir fait la connaissance d'un pianiste de boite de nuit, "compositeur paroles-et-musique", qui avait cette carte de visite unique au monde : "N..., compositeur d'hymnes nationaux". Le personnage avait donné au Congo sa *Congolaise*, et à quelques autres pays leur "musiquette nationale". Le Consul aurait pu demander à ce N de composer un autre air pour la Patagonie. ;-)

Écrit par : Blumroch | 27/10/2021

[Zikalamar plussoyant]
Du souvent subtil Emmanuel Berl, dans un *A contretemps* dont je ne me souvenais que pour une réflexion inattendue autant qu'iconoclaste :
// 2 sur 4
Les livres que j’aime le plus ne sont pas les plus ordonnés ; les *Essais* de Montaigne, *Le Neveu de Rameau*, *Le Gai Savoir* et *Aurore* ne le sont guère.
// Sainte terreur !
Ce n’a pas été sans peine, j’en conviens, que j’avais appris à faire des dissertations ; la patience de mes maîtres aidant, j’y étais quand même arrivé. Pour le désapprendre, il fallut tout le prestige qu’exerçait sur moi mon professeur de philosophie. Il me dit : "En conscience, je suis obligé de noter assez haut vos devoirs ; mais j’ai bien peur que vous ne deveniez un sophiste." Terrifié, je me promis tout de suite de n’être jamais avocat, malgré l’attente et la pression de mon entourage.
// Ne *jamais* se fier aux jugements d'autrui, individuellement ou en masse.
Je n’ai jamais pu terminer *Paul et Virginie*, alors que j’ai dévoré gloutonnement des livres qui sans doute, ne le valent pas. Qui, d’ailleurs, n’a bâillé devant des chefs-d’oeuvre ? La réussite en ce domaine a si peu de rapports avec le succès qu’il n’autorise pas plus à la contester qu’à la confirmer. Et lui-même ne surmonte pas l’ambiguïté irréductible contre laquelle ne prévalent ni les chiffres des tirages ni les jugements des experts, des critiques, des historiens, objets de révisions et de cassations.
// Pour tous les ceusses qui s'attribuent, par inculture ou prétention, une originalité décapante autant qu'imaginaire -- ainsi de Combaz et de Soral, entre autres.
[...] il n’est pas impossible que, à force de tirer d’un sac les mots d’un dictionnaire Littré, on finisse par reformer un vers d’Alfred de Vigny -- c’est que son vers était bien à lui, mais qu’aucun des mots qui le composent ne lui appartenait. Aussi l’expérience montre que, si on déclare plagiat la phrase d’un compositeur, l’argument d’un dramaturge, le titre d’un poème ou d’une chanson, il faut beaucoup de malchance ou de paresse pour ne pas découvrir une antériorité qui permette de renvoyer dos à dos le plaignant et sa victime.
//
Et je me suis demandé longtemps si c’étaient des fées qui n’avaient pas d’existence ou si c’était moi qui n’étais plus capable de les apercevoir.
//
Ils disent qu’une ville s’est beaucoup "développée" -- alors qu’elle s’est encore davantage enlaidie et qu’ils ne le disent pas.
// La modernité, déjà.
Il est vrai que mon père avait un ami architecte et que celui-ci ne pouvait voir une montagne sans que l’envie ne le démangeât de la raser, ni d’ailleurs une plaine sans imaginer les collines qu’il eût été heureux d’y édifier. Il soupirait : "C’est pour doter ma fille." Je ne doute pas néanmoins que dans une société communiste, il n’eût été ravi de raser les montagnes gratis.
//
Un chercheur ne saurait admettre qu’il puisse être télécommandé, par un tyran ni même par les caractères de la civilisation dont il participe. Tant que la nôtre croira, aura besoin de croire au progrès, elle imposera le dogme de l’Evolution et empêchera qu’on le conteste.
// La plus déterminante des forces qui mènent le monde [à sa perte], c'est la kronnerie.
Nous réfléchissons énormément à notre intelligence, au point de déplorer parfois sa force redoutable. Bien avant le désastre de 1940, j’ai entendu cent fois s’exprimer la crainte que nous les hommes, et plus particulièrement les Français, et aussi les Juifs, ne soyons "trop intelligents". Quoique juif et français, je n’éprouve pas cette crainte ; je suis plus effrayé par les limites de mon intelligence que par son étendue.
Et je pense qu’il ne serait pas mauvais de réfléchir parfois, et plus que nous ne le faisons, à la bêtise. Elle aussi existe, et pose des problèmes, et peut engendrer des malheurs
// Fine observation que les gauchistes n'aiment pas du tout.
Pourquoi donc, parmi tant de disciples de Sade, Genet seul a-t-il envisagé de défendre Hitler ? Beaucoup l’ont combattu, au risque de leur vie, qui l’eussent adoré si, au lieu de le voir Führer du IIIe Reich, ils l’avaient découvert dans un roman de Sade inédit.
// La philosophie, comme les marécages...
Les Français, depuis Bergson, n’ont guère eu la force de résister à ce courant majestueux et trouble de la philosophie allemande. Déconcertés d’autant qu’ils ont plus de mal à la traduire, ils ont dû se résoudre à parler un « franllemand » beaucoup plus nocif je pense que le franglais qui scandalise Étiemble.
//
J’attends encore l’exemple d’un converti, religieux ou politique, qui m’ait paru amélioré par sa conversion.
// Etre un Hobbit, c'est bien ; être le Hobbit qui contribue à la chute de Sauron, c'est mieux. ;-)
"Souvenir des choses qu’on a faites ensemble, et propos d’en faire d’autres", dit Renan. Encore faut-il que ce soient de grandes choses : un recueil de chansons, des recettes de cuisine ne suffisent pas.
// Témoignage instructif.
Mais envers les soldats allemands, pas la moindre haine. On les voyait ramper, se faufiler, comme nous, entre les éclats de shrapnels. On disait : "C’est pas leur faute, c’est leurs maîtres, leur Kaiser, leur Kronprinz." La revanche ? Je n’ai entendu aucun de mes camarades en parler, je doute qu’aucun y ait pensé. Ni même à l’Alsace. On voulait éviter le désastre. Rien de plus. Ce n’était d’ailleurs pas facile.
Quand je me rappelle mon escouade, ma compagnie, les soldats des autres unités dans la campagne lorraine, je crois que si on avait pu développer la victoire de la Marne, passer l’Yser, ramener de force les Allemands en Allemagne, personne autour de moi n’aurait compris qu’on poursuive la guerre. Quelques-uns auraient exigé la libération de Metz et de Strasbourg. Pas tous. L’essentiel, c’était que les Allemands disent : "Bien ! on a eu tort, on n’y reviendra pas."
// Confirmation : par nature, le Léviathan prétend régenter le bétail. Ted K. was right.
Quand je me rappelle le passé et le compare au présent, ce que j’ai vu grandir ce n’est certainement pas l’amour de la nation, c’est le pouvoir de l’Etat.
Phénomène d’ailleurs universel, il se développe à peine moins vite dans des pays qui défendent la libre entreprise que dans ceux qui la condamnent. Nulle part l’Etat n’est tout, mais partout il tend à le devenir.
[...]
Nous ne sommes d’ailleurs que trop bien placés pour voir que la formidable croissance de l’Etat, dans le monde moderne, répond moins à la surexcitation du sentiment national qu’au développement du progrès technique. Tout en effet se passe comme s’il était un aspect de la révolution industrielle.
// C'est du Gaxotte.
Aux conquêtes de la science, aux progrès des techniques, au développement des richesses [répond] un recul des libertés.
[...]
Accélération du progrès, développement de l’État, tels sont je crois, en vérité, les maîtres mots de notre jungle. Des techniques toujours plus efficaces soumises à des bureaucraties de plus en plus puissantes.
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A Olympie, chaque cité affrontait bonnement ses rivales et couronnait l’aurige qui l’avait emporté sur les autres. Mais chez nous, le véritable adversaire contre lequel tous les concurrents luttent, c’est le record : c’est la montre et le mètre. Le point capital, c’est que le record soit sans cesse dépassé, le combat réel étant celui de l’homme contre l’homme, qui, constamment, dans chaque discipline, se dépasse lui-même. Cette idée de progrès, de record, présente à la pensée de tous nos athlètes, elle était parfaitement étrangère aux Grecs, qu’elle eût sans doute scandalisés. L’Athénien, le Corinthien, le Thébain, le Spartiate voulaient l’emporter chacun sur les autres. L’idée de courir plus vite qu’Achille leur eût semblé impie. Et Pindare, qui chante le vainqueur, ne dit même pas si sa performance marque ou non un progrès par rapport à l’olympiade précédente.
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[...] Quoiqu’une cathédrale gothique soit toujours une cathédrale gothique, les modulations de ses formes varient entre l’Angleterre et l’Espagne. Et même si Louis XIV avait passé commande au Bernin, comme il l’a envisagé, il aurait probablement su lui rappeler que Paris n’est pas Rome. Chaque patrie a son ciel, chaque paysage sa lumière, chaque peuple son génie, chaque souverain ses préférences. Quoique le musicien attitré de Louis XIV soit Lulli, et que la musique de Bach doive beaucoup aux orchestres de Versailles, les travaux sur la musique italienne, la musique allemande, la musique française se justifient aisément.
Des travaux analogues sur la géométrie hollandaise, l’astronomie allemande, la botanique suédoise, la génétique française, la physique danoise, la chimie russe seraient plus difficiles à défendre. Louis de Broglie n’accepterait pas qu’on lui parle d’une "optique française", ni Chomsky d’une "linguistique russo-californienne".
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Écrit par : Blumroch | 28/10/2021

Vous allez dire que j'ai de mauvaises lectures
C'est vrai
Mais Marianne et ses marionnettes sont à peu près les seuls trucs qu'on peut lire avec les commentaires des débiles sans devoir s'abonner ( oui l'immonde requiert maintenant un abonnement pour lire les commentaires des débilos)
Et donc, ce titre
"Ligue du LOL, les Inrocks définitivement condamnés pour le licenciement de David Doucet"
Le licenciement d'un rédac chef du fanzine du PS, on s'en fout
Mais le fait qu'on puisse se moquer de la prominenz,du sel de la terre, les journaleux de gauche, ça c'est caviar !

Écrit par : Kobus van Cleef | 28/10/2021

J'attire l'attention du Kamerad Kobus van Cleef sur les commentaires de *Blablateur*, généralement d'une grande *vis comica* -- comme les articles qui en sont le prétexte. ;-)

Écrit par : Blumroch | 28/10/2021

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