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15/11/2018

Doute

En regardant mes contemporains j'en arrive à me demander si le peuple que nous espérons voir préservé n'est pas d'une certaine façon aussi fantasmé par notre camp que ne l'est l'étranger par les progressistes.

Commentaires

Sans doute parce que nous ne pensons pas à nos contemporains, abrutis par nature ou par conditionnement, mais au peuple formé par les morts qui les ont précédés et qui valaient bien mieux puisqu'ils nous nous ont laissé un héritage, quand les faux-vivants d'aujourd'hui sont gouttes de pluie et grains de sable, ombres sans substance, sans passé, sans présent, sans avenir.
Les quelques contemporains dignes de considération, c'est à peine 20 pour 100 de la population, à considérer l'immense Pareto. Ce n'est pas suffisant pour gagner.

Écrit par : Blumroch | 15/11/2018

Vous devez avoir raison. Au moins à défaut de savoir pour "qui" nous savons pour "quoi" il faudrait lutter.

Écrit par : Pharamond | 15/11/2018

Sur cette pente, suivant ce doute, on en viendra aisément à se demander si "les gens" ne méritent pas en effet tous ces mensonges de la marchandise avariée, s'ils leur faut autre chose que l'abêtissement et le contrôle médiatique.

Alors... on en viendra à cette question : Et si, en tenant compte de l'irrepressible servitude volontaire, nous vivions, avec tous ces porcs hallucinés, nos cons-citoyens, finalement, au fond, dans le meilleur des régime... pour eux ?

Écrit par : Dia | 16/11/2018

> Dia : et cette pente est inévitable, si on n'aime pas se mentir ; et, si on exclue les voies radicales ou violentes, on finit donc inévitablement par vouloir marquer une distance de plus en plus nette avec les "gens", en se retranchant dans un jardin, si possible avec une bonne bibliothèque, et en cultivant une sorte de silence intérieur servant de membrane protectrice contre l'insondable et très envahissante imbécilité de nos concitoyens et le cynisme corolaire (et certes mu par une autre forme d'imbécilité) des "puissants" qui, ma foi, ne se privent pas d'exploiter ce filon inépuisable (l'imbécilité, la servitude volontaire...).

Le tout est de ne pas trop se laisser noircir l'âme, mais c'est un équilibre délicat qu'un rien suffit à rompre, car à moins de vivre en autarcie nous sommes obligés de côtoyer un minimum ces stupides bipèdes.

Heureusement que nous avons l'exemple honorable de nos ancêtres. Et les grandes œuvres qu'ils ont laissées. Et la nature. Et, parfois aussi, les alcools fins. Et puis, enfin... Guerre civile & yaourt allégé.

Au fond, quand on souhaite l'écroulement de ce régime, ce ne serait donc pas parce qu'on le trouve inique pour le peuple, mais parce qu'on le souhaiterait aussitôt remplacé par un régime, ou tout du moins une situation meilleure... pour "nous" !? ;-)

Écrit par : Blaise S. | 16/11/2018

Dia > Quand des abrutis ouvrent les portes de la cité un sourire béats sur les lèvres on ne peut qu'approuver les sort qui les attend, malheureusement nous habitons dans la même ville.

Écrit par : Pharamond | 16/11/2018

On peut souhaiter un bon gouvernement pour le peuple, à condition toutefois de n'être pas mêlé à sa gestion et surtout de n'être pas obligé de fréquenter ledit peuple. Jean-Louis Curtis disait fort bien qu'il n'en voulait pas à ceux qui font hurler leur transistor, mais qu'il ne voulait aucun contact avec eux.
Les masses peuvent malheureusement, par nature, consentir à "vivre et penser comme des porcs" (suis d'ailleurs convaincu qu'existent des gènes responsables de la servitude volontaire et de la sottise). On peut quand même leur souhaiter de mener de petites existences ordinaires non pas dans un désespoir tranquille (Thoreau), mais dans des porcheries propres avec une alimentation saine. Situation qui serait plus agréable pour tout le monde -- surtout si certains ont été auparavant enduits de goudron et de plumes avant d'être chassés.

Écrit par : Blumroch | 16/11/2018

> Blumroch : « Car être cochon, monsieur, c'est d'abord un devoir ! »
...
« Pour un os jeté avec mépris dans la mangeoire, combien lècheraient avec conviction les bottes merdeuses du nouveau porcher ? Mais de quelle utilité peut être un os, fût-il à moelle, pour un cochon ordinaire ? Il es vrai que la plupart mettent un point d'honneur à se laisser traiter comme des chiens, au point de se livrer, leur séjour durant, à une collaboration éhontée, reconduite à chaque intronisation. La ronde des porchers n'est donc qu'un cercle vicieux. »
...
« Sort enviable ! Destinée radieuse ! Étroitesse idéale de l'espace, enfermement béni ! Lorsqu'on est un cochon doué de raison, engraissant dans un local de deux mètres sur deux où toutes les libertés sont permises, on ne peut que se féliciter de l'existence et ... raisonner. »

Écrit par : D. | 17/11/2018

Réponse :

Raymond Cousse (1942 - 1991)
Stratégie pour deux jambons
Roman cochon

L'abattoir est un lieu de passage obligatoire, le goulot d'étranglement où l'on quitte le domaine du bétail pour celui de la viande. Son étude fournirait la matière à un roman à épisodes...
Le porc s'interroge, Collection Agripoche.

Écrit par : D. | 18/11/2018

@D. : Gougueul donnait la réponse, laquelle ne semblait pas mériter de publicité particulière. So what ? Un concours sur tout ce qu'on a lu ou sur tout ce qu'on a oublié ? ;-)

Écrit par : Blumroch | 18/11/2018

P.S. : "Vivre et penser comme des porcs.", c'était fine et facétieuse allusion à un livre médiocre, signé par un certain Gilles Châtelet qui *aurait* été un honorable mathématicien (à en *croire* les anonymes de kikipedia), mais qui n'était en rien un philosophe et pas même un pamphlétaire. L'animal s'est tué, ce qui me le rendrait plutôt sympathique. Son ouvrage ne reste en mémoire que pour son titre (programme de la modernité), qui dispense de le lire ; la référence n'exigeait, au reste, aucun développement particulier.

Écrit par : Blumroch | 18/11/2018

Blumroch > Le cochon, je parle de l'animal, si on le laisse choisir préfère se promener dans les prés que de vivre dans un porcherie même propre.

Écrit par : Pharamond | 19/11/2018

@Pharamond : Je ne faisais allusion qu'aux porcs humains, auxquels je souhaitais de riantes et propres porcheries. ;-) Pour l'animal, c'est aussi ce que j'ai lu ; sa réputation de saleté ne serait d'ailleurs "justifiée" que par les conditions qui lui sont faites.

Écrit par : Blumroch | 19/11/2018

Je suis d'ailleurs l'heureux possesseur non pas d'un cochon, mais de ce T-shirt même si je crains en le mettant que les personnes, et surtout les dames, ne se méprennent sur sa signification :
https://waah.fr/produit/coton-bio-t-shirt-hommes-ciwf-france-2/

Écrit par : Pharamond | 19/11/2018

Je vois déjà le "hashtag" #BalanceTonCochonLibre !

M'ont l'air d'être des gauchistes, ces gens-là ! ;-)

Écrit par : Blumroch | 19/11/2018

Qui ne l'est pas pas aujourd'hui ? Mais les cochons sont neutres ;-)

Écrit par : Pharamond | 19/11/2018

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