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15/06/2018

Viva Il Duce !

Dans le manuel scolaire "Histoire Géographie - 1re ST2S - Programme 2017" éditions Belin, au chapitre "Vivre dans l'Italie mussolinienne" les auteurs ont sélectionné cet article qu'ils doivent juger accablant :

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Je me demande si les consignes données aux rédactions des médias mainstream à la botte des banques et du pouvoir ne sont pas dix fois plus nombreuses et directives.

Commentaires

Aujourd'hui, *aucune* directive n'est nécessaire, *aucun* ordre n'a besoin d'être *formulé*. Les journalopes savent, de leur propre mouvement, répondre aux exigences de qui leur assure un accès à la bonne gamelle ; les plus malins de ces chiens vont même, quand ils sont malins (je n'ai pas dit : intelligents), au-devant des voeux de leurs propriétaires. Ils peuvent être des vendus ou des crétins, le *résultat* est le même, et c'est tout ce qui compte.
Ce n'est pas un hasard si les exécuteurs des basses oeuvres, pour obéir, ont à peine besoin d'un clignement d'oeil ou d'un silence. Et c'est un concert qui s'organise presque seul, sans ordre *direct* du chef ou *des* chefs : tous les instrumentistes jouent leur petite partition comme convenu. C'est plus du jazz que du classique.

Écrit par : Blumroch | 15/06/2018

J'imagine à peine ce que cela doit être dans les manuels des éditions Fernand Nathan ;o)

Écrit par : téléphobe | 15/06/2018

Et sur la succession des tyrans, des imbéciles et des crapules (ou tout mélange de ces trois caractéristiques) menant ce pays vers sa disparition, je retrouve enfin cette anecdote rapportée par Valère-Maxime dans ses *Actions et paroles mémorables* (6, II -- le texte se trouve chez l'indispensable remacle.org que Bonnal n'est pas le seul à explorer !) :

Mais voici une liberté de langage où, avec du courage, il y a aussi de l'esprit. Tandis que tous les Syracusains faisaient des voeux ardents pour la mort de Denys le tyran à cause de la dureté de son caractère et des traitements insupportables qu'il leur faisait subir, seule une très vieille femme priait les dieux tous les matins de conserver la vie du prince et de la prolonger au delà de la sienne. Denys en eut connaissance. Surpris d'une affection à laquelle il n'avait pas droit, il fit venir cette femme et lui demanda le motif de cette prière et par quel bienfait il avait pu la mériter. "J'ai, dit-elle, une raison bien particulière d'agir ainsi. Quand j'étais jeune, nous avions un tyran redoutable et je désirais d'en être débarrassée. Il fut tué ; mais un autre plus terrible encore s'empara de la citadelle. Je regardais encore comme un grand bonheur de voir finir sa domination. Tu es devenu notre troisième maître et nous t'avons trouvé plus dur que les deux premiers. C'est pourquoi, dans la crainte que ta mort n'amène à ta place un successeur encore pire, j'offre ma vie aux dieux pour ta conservation." Denys eut honte de punir une audace aussi plaisante.

Qui voudrait toutefois prier pour conserver la vie de nos tyrans actuels ? ;-)

@téléphobe : Pire qu'une journalope ? Un profaillon. ;-) Rien de pire que ces demi-habiles qui se croient malins (ainsi de ceux qui jouent les historiens pour exhumer des mots et variations d'*avant* la détermination rationnelle et fixe des règles dans l'orthographe et la grammaire).

Écrit par : Blumroch | 16/06/2018

Jean-Louis Curtis, dans une de ses chroniques, voici quelques décennies, narrait cette anecdote : quelques profaillons de français avaient donné à leurs élèves des exercices dont chaque intitulé heurtait la morale (par exemple, mettre au futur la phrase "Je vais tuer grand-mère" et autres menues facéties forcément "dérangeantes et jubilatoires" pour tout gauchiste). Quelques parents, peu soucieux de modernité, avaient été heurtés par ces petites audaces et l'avaient fait savoir. De rares bons journaux avaient, sottement, commencé à s'émouvoir du Grand Complot ourdi contre les petinenfants, voyant dans ces quelques profaillons imbéciles des maîtres en subversion agissant en service commandé au coeur d'une édunat dont le pouvoir de nuisance avait fait ses preuves depuis longtemps.
Enquête faite, on découvrait que les pauvres crétins n'avaient reçu *aucun* ordre : en bons petits soldats du gauchisme avancé, ils avaient trouvé malin, d'eux-mêmes, de jouer ainsi les esprits forts, se glorifiant évidemment d'aller contre la morale bourgeoise, de bouleversifier les tabous "au second degré" et autres justifications pitoyables.
(Ils n'ont évidemment pas été sanctionnés, n'obtenant toutefois, contrairement à l'habitude, aucune promotion pour leur incroyable courage.)
"Never attribute to malice that which is adequately explained by stupidity." : si quelques cercles lancent évidemment, par différents canaux, des mots d'ordre pour les têtes faibles, ils n'ont aucun besoin de donner des instructions précises, puisqu'ils peuvent compter sur la grande force qui mène le monde, savoir la Sottise -- une force qu'il est d'ailleurs vain et usant de combattre.
C'est valable dans tous les domaines. On trouvera des exemples dans de nombreux bons livres, à commencer par ceux de Jacques Heers (*L'Histoire assassinée*, notamment).

Écrit par : Blumroch | 16/06/2018

Blumroch
il y a peu est passé un documentaire sur les black blocs, sur je ne sais plus quelle chaîne.
On essayait de voir qui étaient ces jeunes gens bien sous tous rapports, quelles étaient leurs motivations et leurs ambitions.
Parmi eux, deux charmantes jouvencelles néo black-bloquisées, tremblantes en attendant qu'on leur demande de se déchaîner (ce qu'elles n'ont pas fait, d'ailleurs, prudentes et préférant se débiner).
Et surprise, elles font des études.
L'une d'elle se destine aux métiers de l'enseignement.
Si les petits cochons ne la mangent pas, on va donc la retrouver parmi les profaillonnes qui vont sévir auprès de nos chers petits anges.

Écrit par : Carine005 | 16/06/2018

@Carine

Elle a toutes les chances de réussir le concours puisqu'en phase avec les attentes de l'endoctrinement mondialiste.

Écrit par : Sven | 16/06/2018

@Carine : Une vision, à peine exagérée, de l'aidukassion maudhernoeux, d'autant plus amusante que le réalisateur et acteur, qui serait humoriste, n'est ni droitiste ni entièrement hostile aux délires qu'il dénonce ici :

https://www.youtube.com/watch?v=hCN4D8_IkQA

Écrit par : Blumroch | 16/06/2018

Blumroch > Il y a beaucoup d'autocensure évidente, de conviction ou de complaisance, envers les maîtres, mais comme notre totalitarisme est flasque les limites en sont floues et le rédacteur en chef doit veiller car entre zèle excessif et blasphèmes involontaires il faut tenir le ligne.

téléphobe > Pas pire, il y a un alignement de fait dans la reptation.

Écrit par : Pharamond | 17/06/2018

@Pharamond : Vous surestimez le rôle du RedaktionsFuhrer. Récemment, Mouchard avouait ne pas lire son propre torchon, ni avant ni après publication. ;-) S'il fallait surveiller, les licenciements seraient plus nombreux.

Écrit par : Blumroch | 17/06/2018

P.S. : Ne sachant où la caser, cette référence :

https://aristidebis.blogspot.com/2018/06/carnage-et-culture-de-la-superiorite.html

à une recension qui devrait intéresser les amateurs de la chose militaire.

Écrit par : Blumroch | 17/06/2018

Oui, trés bon article d'Aristide qui montre bien que l'excellence militaire dépend de nombreux facteurs et qui ont peu de rapport avec les "exploits martiaux" récemment vantés par de nombreux commentateurs, avec ou sans vidéos...

Écrit par : realist | 17/06/2018

Blumroch > Je ne connais pas le milieu de l'intérieur comme vous, mais même si je suis persuadé que l'autocensure fait le plus gros du travail il doit y avoir des consignes précises et stricts que les journalistes acceptent d'autant mieux qu'elles vont dans le même sens qu'eux, pas besoin de mettre quiconque à la porte. Quant à ne pas lire son propre journal, je n'y crois pas, c'est juste pour faire cool et tolérant.

Essai que j'ai dévoré, Hanson est un historien rare qui prend des risques en élaborant des thèses réellement anticonformistes quitte à être contredit plutôt que de rester dans les généralités et les lieux communs confortables.

realist > Sans vouloir parler pour les autres, je crois qu'aucun commentateurs ne s'est risqué à désigner le sacrifice des kamikazes comme un exemple de solution guerrière à imiter ou même efficace. Il s'agit d'un fait historique totalement japonais qui ne prouve rien. On peut toutefois, je crois, trouver une certaine "beauté" au geste.

Écrit par : Pharamond | 17/06/2018

@Pharamond : Cet Hanson est donc une manière de Ward-Perkins. Pas encore lu, mais vais certainement me laisser tenter, surtout avec votre recommandation. ;-)

Le RedaktionsFuhrer moyen ne s'intéresse qu'aux annonceurs, et à peine au "gris entre les photos", dans la presse "technique" comme dans la presse "généraliste". Je disais bien, pour ma part, me borner à écrire mes articles sans les lire. ;-)
N'oubliez pas que le journalope est un animal *domestiqué* et qu'il a été sélectionné à l'embauche -- aucun beta ou gamma n'engage un alpha, *jamais* (sauf erreur vite rectifée). Entre l'incompétence, la peur, la sottise et l'idéologie, aucun réel besoin pour les maîtres de donner des ordres explicites (enfin, dans les cas dont j'ai eu à connaître). Au reste, les consignes, même verbales, laisseraient des traces. La seule fois où j'ai vu un imbécile en laisser une, *écrite*, de consigne, à une secrétaire de rédaction, ladite secrétaire l'a négociée auprès de nos maîtres ricains pour empocher de très substantielles indemnités de départ.
A *lire*, de loin en loin, quelques canards normaux, je n'ai pas le sentiment de m'avancer à l'excès sur ce point. ;-)

Écrit par : Blumroch | 17/06/2018

Il faut croire que la sélection en amont est plus efficace aujourd'hui qu'elle ne l'était sous le "totalitarisme" mussolinien ;-)
Pour la doctrine je suis d'accord, mais ensuite il y a bien des consignes dans le sens "employer tel ou tel expression plutôt qu'une autre", il doit bien y avoir aussi des enquêtes interdites parce qu'elles porteraient préjudice à telle société dont le journal est indirectement tributaire. Les journalistes ne connaissent pas forcément toutes les arcanes.
Pouvez-vous en dire un peu plus sur votre exemple ?

Écrit par : Pharamond | 17/06/2018

@Pharamond : Point n'est besoin d'interdire *explicitement* certains sujets aux employés de presse (car le journalope n'est qu'un salarié *comme un autre*, même s'il aime à se croire "remarquablement spécial", comme disait Debord) : ils n'y pensent *même pas* (résultat du conditionnement éducatif). Quand ils abordent un sujet qui semble risqué, c'est sur *ordre*, dans le cadre d'une *campagne* décidée par les maîtres (c'est pourquoi j'aime à dire que la vérité finit *toujours* par être connue, mais *jamais* pour de bonnes raisons, *toujours* pour de mauvaises).
Même si un journalope suicidaire avait de lui-même l'idée d'un sujet risquant de susciter quelques remous et qu'il aille rédiger l'article, il serait arrêté très vite : d'abord par son Rubriksfuhrer, ensuite par le menu peuple du secrétariat de rédaction, presque toujours gauchiste et vigilant gardien de l'orthodoxie, prêt à bloquer et à signaler toutes les hérésies potentielles aux vrais patrons (paradoxe d'ailleurs amusant) : même les photos et captures sont examinées à la loupe (et je vous dirai à une autre occasion des anecdotes amusantes sur ce point).
L'exemple auquel je faisais allusion : au terme d'une "enquête" pourtant orientée dès le départ (et faite en plus par des incapables), les résultats d'un très gros annonceur étaient presque tous médiocres : le crétin au pouvoir, conscient de déplaire en encore plus haut lieu, avait donc signifié par écrit au secrétariat de rédaction de mettre en avant les rares bons résultats pour faire oublier les mauvais en changeant l'importance des critères et en modifiant la présentation. On voit semblables manoeuvres dans les commentaires de nombreux sondages et enquêtes.

Écrit par : Blumroch | 17/06/2018

Hanson, je le note pour mes futures lectures.

Écrit par : Sven | 17/06/2018

C'est d'ailleurs amusant de lire que les journalopes sont à plus de 80% de gauche. Je crois que c'est Jean Sévillia qui avait publié un chiffre digne d'une élection d'un dirigeant communiste. C'est-à-dire que même au Gorafi, ils votent à gauche. Mais comme la plupart des organes de presse appartiennent à des banques, des firmes du complexe militaro-industriel, ... ces braves gens sont salariés du "grand capital" comme disait mon compatriote Monsieur Georges. Une belle illustration de la complémentarité entre libéralismes économique et sociétal.

Écrit par : Sven | 17/06/2018

@Sven : Vous oubliez le principe qui les régit, ces braves gens : "Nous ne sommes pas des salariés comme les autres, nous avons une noble mission qui nous dépasse et qui dépasse nos maîtres" (Ayn Rand l'a bien exprimé avec le personnage d'Elsworth Toohey et la grêve du personnel de *The Banner* contre Wynand). A en croire n'importe quel journalope, son patron, c'est sa conscience et, à la rigueur, son devoir de médiation entre le public (tous des crétins) et la Vérité (forcément gauchiste). Ce qui va avec l'intériorisation de la censure qui n'est même plus vue comme censure, puisqu'un seul point de vue est légitime, en attendant d'être le seul "légal".
Je respecte la règle des 80/20 mais dans ce cas, je pense que 95/5 serait plus exact. Et les 5 pour cent ne seraient pas exactement nationalistes.

Écrit par : Blumroch | 17/06/2018

Comme souvent, les qualités préférées que revendiquent les journalopes et d'autres sont à inverser : tel qui prétend apprécier la Vérité aime *sa* vérité, qui est presque toujours un mensonge, et un mensonge qui rapporte (sinon du fric, du moins la tranquillité d'esprit, la bonne conscience facile, la morgue et le goût du pouvoir) ; tel qui prétend célébrer l'indépendance cherche à se faire acheter au plus haut ; tel qui s'annonce franc aime asséner ses coups en douce et dans le dos. Malheureusement, c'est un peu comme le discours d'un honnête homme, souvent difficile à distinguer de celui d'une canaille habile -- faut donc connaître vie et actions avant de trancher.
@Pharamond : Je tenterai de retrouver la déclaration du Mouchard (lue au terme d'un enchainement de liens à partir d'un site du Pandemonium), qui disait simplement ne pas lire *tout* son canard ni avant ni après impression, faisant évidemment confiance à ses sous-fifres choisis pour n'être pas des "empêcheurs de propagander en rond" (c'était une excuse pour n'avoir pas mentionné certains faits de l'actualité par simple négligence, bien sûr). Entouré de crétins à son image, Mouchard et les autres n'ont aucun besoin de donner des ordres, puisqu'ils sont tous, contremaîtres et ouvriers, sur la *même* longueur d'onde. Un exemple : voici quelques années, *toute* la presse micro voulait taire les bugs d'un processeur : aucun ordre direct n'avait été nécessaire. Quelques articles tout juste informatifs ont fini par sortir *uniquement* parce la chose était devenue de notoriété publique, diffusée par les réseaux tels que Compu$erve puis par les canards ricains. Réflexion typique entendue à l'époque : "Ah, si moi j'avais découvert ce bug, j'aurais fait chanter la société (bip) et j'aurais pris ma retraite !" (le bug avait été découvert par un savant qui avait joué au lanceur d'alerte sans penser à monnayer sa découverte, attitude *normale* et désintéressée que *personne* ne pouvait comprendre chez les zozos de la rédaction -- à part moi, mais ce n'était pas pour ma rubrique et je n'avais pas la chance d'être incompétent).
Beaucoup de professions méritent un mépris de fer *a priori* jusqu'à preuve du contraire : journalope et politicard (la liste n'est pas exhaustive).

Écrit par : Blumroch | 17/06/2018

Robert Heinlein, entre sa mort littéraire et sa mort physique, a publié de nombreux mauvais livres, dont ce *Time enough for love* qui comporte pourtant quelques réflexions amusantes dans les carnets de Lazarus Long (on croirait parfois un lointain cousin du Poulet de *Contre l'amour*, *Contre la jeunesse* et *Contre la plèbe*, ou du Scutenaire des *Inscriptions* écrites non plus vers la gauche mais vers la droite) : "Any priest or shaman must be presumed guilty until proved innocent.", ce qui devrait s'appliquer à *tous* les intermédiaires qui prétendent vouloir nous [ré]éduquer pour notre bien. Face à tous ces individus, une seule attitude digne : les toiser avec un oeil sarcastique en se croisant les bras (si un grand nombre était capable de s'*abstenir* de collaborer pendant quelques semaines ou mois, même au prix de privations, tout régime s'écroulerait).

Écrit par : Blumroch | 18/06/2018

"On les fera passer en file indienne, jour et nuit, sans manger ni boire. Arrivés devant une fosse commune géante, le premier attendra de se faire exécuter par le condamné arrivé juste après lui, et ainsi de suite, jusqu'au dernier. On mélangera à leurs cadavres, les tonnes d'articles de lois iniques et criminelles publiés, les campagnes publicitaires, les injonctions, les menaces publiées en 4 X 3, sans oublier les immondices artistiques que ces pires ordures que le monde ait portées auront suscité, encouragé, financé. L'ensemble sera brûlé, concassé, puis aggloméré à du béton avec lequel on fera construire par ceux qui n'auront pas été condamnés à mort, en divers lieux plus inhospitaliers les uns que les autres, des bagnes dans lesquels ils finiront leurs jours. Robert Heinlein"

Écrit par : UnOurs | 18/06/2018

Blumroch > Pour Henson je pense que vous ne serez pas déçu.
Pour les journalistes ce que vous dites prouve que le Système est devenu un totalitarisme diablement efficient, d'une efficacité peut-être sans précédent, entre conviction et appât du gain il perdurera sauf effondrement économique.

Écrit par : Pharamond | 18/06/2018

@Pharamond : Conditionnement d'une efficacité sans précédent qui rend toute référence à Huxley, Orwell et Zamiatine presque risible.
Quant aux journalopes, si le privé venait à se lasser, l'argent extorqué aux con[tribuable]s serait toujours là pour les subventionner, j'imagine. Ne serait-ce que pour avoir un chenil.

Écrit par : Blumroch | 18/06/2018

Faute de rubrique "en vrac", ce lien sidérant, mentionné chez le sieur h16 et chez Brighelli (qui, n'osant en croire ses yeux avant de rédiger une future chronique, demande à ses commentateurs si c'est du premier ou du second degré, quand *aucune* équivoque n'est pourtant possible) :

https://chroniquesrandom.wordpress.com/2017/08/24/mots-oppressifs-liste-a-bannir-peu-importe-les-intentions/

Ce qui m'ennuie, c'est que la "nuit grave" ayant rédigé ces lignes pourrait bien bosser pour notre admirable gouvernement de *rééducateurs* autoproclamés. Pire, elle ne dit même pas ce que sont les seuls termes *autorisés* !

Écrit par : Blumroch | 18/06/2018

Pour les subventions, nous y sommes déjà, les magazines ne contiennent que de la pub et de la propagande pour le Système qui sait récompenser ses agents.

L'article ne me surprend pas, les excités, les haineux et les détraqués ont toujours existé le Système braque simplement les projecteurs sur eux actuellement pour faire ses basses œuvres.

Écrit par : Pharamond | 18/06/2018

Sans compter nos impôts. Nous finançons à contre-coeur l'immonde, l'aberration, l'humanité, le gorafi, ... via les subventions à la presse mais pas présent. Sans oublier que les ventes de canard comme le monde sont maintenues artificiellement grâce aux abonnements des organismes officiels.

Écrit par : Sven | 19/06/2018

Les magazines proposent des prix d’abonnements au rabais, des cadeaux, etc. pour augmenter leur tirage et faire grimper le prix des pubs. Le journalisme là-dedans...

Écrit par : Pharamond | 19/06/2018

@Pharamond : Toujours pensé, en hommage à Lichtenberg et à un autre mauvais esprit d'avant, que la presse se porterait bien mieux si elle pouvait se passer de rédacteurs *et* de lecteurs. Je crois qu'on appellerait ainsi le résultat : un catalogue de réclames et de propagande, ce qui aurait le mérite d'être franc. ;-)
A preuve : on est aussi bien informé à seulement voir les panneaux sur les kiosques et les présentoirs : couvertures et gros titres suffisent pour savoir "ce qu'il faut penser".

Écrit par : Blumroch | 19/06/2018

Ou plutôt "aussi bien [dés]informé".
Sinon le net et le gratuit de ma station de tram me suffisent amplement, à plus forte raison quand, comme moi, on se contrefiche de l'actualité quitte à passer pour un extra-terrestre avec les collègues de travail.

Écrit par : Pharamond | 19/06/2018

@Pharamond : Je pensais aux ceusses qui trouvent encore un peu d'intérêt aux "actualités" choisies par la PropagandaStaffel. ;-) Même sans le vouloir activement, on est quand même atteint par l'écume du siècle, agressé qu'on est par réclames et panneaux.

Écrit par : Blumroch | 19/06/2018

C'est certain, mais au moins nous ne nous délectons pas de cette écume ni ne la recherchons.

Écrit par : Pharamond | 19/06/2018

@Blumroch
Catalogue de réclames :-)
Je me souviens avoir feuilleté un numéro de l'obs dont le dossier s'intitulait "non à la pub" ou quelque chose d'approchant. Il n'y avait pas moins de 60 pages de pub dans ce numéro. Quelle hypocrisie de la rédaction. Quant aux lecteurs ...

Écrit par : Sven | 20/06/2018

Pour savoir ce qu'il faut penser, si on est à l'aise avec l'engliche, je recommande la BBC, c'est un canal de premier ordre pour la "Voix de son Maître" et, en prime, c'est putassier au possible tout en essayant de maintenir le chic anglais. :-D

Écrit par : realist | 20/06/2018

@Sven : Les lecteurs ont la presse qu'ils méritent, comme les électeurs ont le gouvernement qu'ils méritent : dans les deux cas, ils sont complices parce qu'ils sont *clients*.
@realist : Pourquoi diable devrions-nous savoir ce que doivent penser les moutons ? ;-) Suis un jour tombé sur l'équivalent britannique de BFM : j'ai un instant failli croire à la traduction instantanée. ;-)

Écrit par : Blumroch | 20/06/2018

@Blumroch
"Pourquoi diable..."

Par ce que c'est ce qui a 99% de chances de se produire et qu'il est nécessaire de le savoir pour prendre des mesures en conséquence, si tant est.... je sais... je sais...

Écrit par : realist | 20/06/2018

@realist : I *was* joking ! Au reste, ce n'est pas difficile de savoir ce que pensent les bergers et leurs chiens, soit par l'observation soit par le raisonnement, et donc d'en déduire ce qu'ils veulent faire penser (ou ne pas penser) à leurs moutons. ;-)

Écrit par : Blumroch | 20/06/2018

"Si". Abellio disait assez justement ne plus supporter le conditionnel. ;-)
Sachant que les traductions sont de plus en plus lamentables, je vais me laisser tenter par la version originale.

Écrit par : Blumroch | 29/06/2018

Et du coup, je rebondis ici aussi...

Je crois que là encore vous vous méprenez gravement sur le sens de l'exercice. Le niveau de ST2S en histoire-géographie est souvent dramatiquement faible (sinon, on les aurait acceptés en ES, soyons clairs).
Là, quel est le but du truc ? Donner un document simple (plus de 10 lignes, l'élève ne le lira pas, n'est pas en capacité de le lire pour 90 % d'entre eux). Essayer de prendre chaque phrase l'une après l'autre et la relier à ce qui a été vu dans le cours.
Que fera le professeur ? essayer de leur faire cracher que cela montre la volonté de Mussolini de refaire Rome et sa puissance (première consigne), l'alliance avec Hitler et la méfiance vis-à-vis de l'URSS comme des USA (2e et 3e consigne), préciser le rôle de Mussolini dans un régime totalitaire "incomplet" (comment se voit-il, quel est son rôle réel concrètement).
Si on arrive à leur faire pondre une phrase juste qui exprimera tout cela, on se roulera par terre de joie, j'exagère à peine.

Avant d'imaginer le complot des professeurs vilains gauchistes, je crois qu'il faut urgemment comprendre que ce n'est pas forcément évident d'enseigner l'histoire à des ados globalement incultes et dont l'essentiel des intérêts tourne autour des selfies à poster sur instagram.

Écrit par : Artémise | 06/07/2018

Ici c'est vous qui vous méprenez me semble-t-il, je ne faisais juste que faire remarquer dans ce billet qu'avec l'exemple choisi de main-mise du pouvoir sur les médias le régime actuel devait être bien pire au niveau des consignes données (ou suggérées) aux rédactions. "La qualité" ou "l'honnêteté" du manuel n'était en aucune manière remis en cause.

Écrit par : Pharamond | 06/07/2018

J'ai bien compris, et je vous remercie d'avoir précisé.
Evidemment, vu de loin, vous avez raison. Après, la différence réside peut-être dans ce qu'encouraient les journalistes récalcitrants aux ordres de Mussolini. Entre l'assassinat, le cassage de gueule ou l'exil dans un trou paumé (je ne sais pas si vous avez lu Le Christ s'est arrêté à Eboli, mais la cambrousse profonde des années 30 en Italie, ça ne vend pas tellement du rêve). Aujourd'hui, en France, de ce point de vue, on risque quoi ? La reconversion en journaliste sportif à radio Villiers sur Marne FM ? L'exil en Sologne (où il y a quand même un Center Parcs) ?

Écrit par : Artémise | 06/07/2018

La lutte contre les communistes qui employaient des moyens peu nuancés eux-aussi avait peut-être tendance à pousser les partisans de Mussolini à être "fermes". Les temps ont aussi changé et on doit garder cela en tête quand on compare les faits. La pauvreté du Sud de l'Italie dans les années 30 n'a pas grand chose à voir avec le régime , mais plutôt avec le climat et la pauvreté. Enfin, les "doutes" chez les journalistes peuvent être punis par le chômage pour les questions mineures à la prison pour certaines questions historiques.
La Sologne c'est mieux sans le Center Park ;-)

Écrit par : Pharamond | 06/07/2018

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