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30/12/2017

En attendant 2018...

DÉFAITE DE FIN D’ANNÉE

Hier, à l’avant-veille d’une fête de plus, je me suis promené dans Paris, renouant ainsi avec mes errances d’antan. Je suis né trop tard pour avoir connu le Paris insouciant et les femmes légères que décrivent les écrivains du siècle dernier. Tout ce que j’ai retrouvé lors de ces pérégrinations, c’est une foule bougonne, des visages revêches, une hystérie à fleur de peau auxquels seuls les touristes étrangers échappent. Les Français, on les reconnaît à cette hargne dans les regards et le comportement, même lorsqu’il s’agit de communier ensemble autour du tiroir-caisse où ils dépenseront les quelques euros qui leur reste pour aller acheter des conneries pour « les fêtes de fin d’année ».

Ce qui m’a le plus choqué, c’est le nombre grandissant de patrouilles de parachutistes, béret vert ou rouge. Ce n’est pas leur présence en soi qui me choquait mais la raison de celle-ci. Car, dans le périmètre des grands magasins, leur mission consiste très officieusement à rassurer les consommateurs bovins qui, ainsi continuent d’alimenter la sainte Croissance, l’alpha et l’oméga de la France contemporaine. A la limite, que les Barbus se fassent sauter à la périphérie de ces contingences n’a pas la moindre importance pourvu que les Galeries Lafayette, Fauchon, Hermès ou les bijoutiers de la Place Vendôme continuent de gagner du blé. Voilà désormais à quoi servent les parachutistes qui rêvaient d’action et de patriotisme : à faire en sorte que la « Consommation des ménages » perdure, que la Croissance reprenne et que les enflures du CAC 40 puissent continuer de faire la pluie et… le mauvais temps.

Christian Rol

Source : Zentropa

Commentaires

Suis pas certain que tous les parachutistes rêvent de patriotisme, sans quoi les coups d'état seraient plus nombreux. Pour le reste, c'est fort bien observé. Pendant la fin du monde, les affaires continuent...

Écrit par : Blumroch | 30/12/2017

Les subalternes sans doute encore un peu, les plus gradés plus du tout ; nous sommes en démocratie laïque et fraternelle.

Écrit par : Pharamond | 30/12/2017

"Pendant la fin du monde, les affaires continuent..." : tout à fait !
Buzyness is buzyness ;o)

Écrit par : téléphobe | 30/12/2017

@téléphobe : "Je dirais même plus" : "There's no buzyness like choix buzyness." ;-)

Écrit par : Blumroch | 30/12/2017

impressions de l'auteur entièrement partagées. Les "Parisiens" sont devenus laids comme leur ville qui est hideuse et leur maire qui a une tronche de vieille chipie admiratrice de tueurs sanguinaires

Écrit par : Paul-Emic | 31/12/2017

téléphobe > Lénine aurait dit que "les capitalistes vendraient la corde pour les pendre"...

Paul-Emic > La Ville Lumière n'est plus qu'une ombre. Je déteste cette ville et ce qu'elle représente aujourd'hui.

Écrit par : Pharamond | 31/12/2017

@Pharamond
Nous sommes au moins deux alors et pourtant j'ai adoré cette ville au tournant des années 70 et même un peu après jusqu'à 80 (oserai-je dire jusqu'à 81 ? oui sans doute)

Écrit par : Paul-Emic | 31/12/2017

Jusqu'aux années 80 ? Pur hasard, sans doute...

Écrit par : Pharamond | 31/12/2017

assurément

Écrit par : Paul-Emic | 31/12/2017

@Paul-Emic et Pharamond : je n'ai plus remis les pieds à Paris depuis 2006 (où j'y étais allé à contre cœur), c'est devenu une zone 'multicul' laide, malodorante et grouillante ;o)

Écrit par : téléphobe | 31/12/2017

J'ai été parisien jusqu'en 2008, et j'ai vu, jour après jour, la transformation de la ville en un cloaque analogue au New York décrit par Lovecraft. Je n'en regrette, un peu, que Gibert, le marché Brassens et quelques bouquinistes. Un séjour d'une journée, voici quelques années (mon épouse voulait y voir l'exposition Gustave Doré), m'a donné le sentiment d'un autre monde, très au sud. Et la vieille Sorbonne cernée par les boutiques de fringues... La laideur, la crasse, et ces vagues humanités grouillantes. Pas vu les rats que montre le site Delanopolis, mais les ai devinés.
Je ne reviendrai *jamais* dans cette ville -- sauf pour un 6 février résolu à en finir avec la tyrannie (et avec un chef qui se sera pas absorbé dans de stupides poésies méridionales). ;-)

Écrit par : Blumroch | 31/12/2017

téléphobe > Ma dernière visite doit dater environ de la même période. Je n'y remettrais pas les pieds de sitôt.

Blumroch > Pour ne pas voir ce cloaque ou pire de lui trouver du charme il faut vraiment que le progressisme boboïde soit une maladie mentale grave.

Écrit par : Pharamond | 31/12/2017

@Pharamond : Bon diagnostic. Les bobos continueront à nier la réalité tant qu'ils parviendront à éviter ceux qu'ils ont "invités" sans nous demander notre avis et à nos frais et contre nous.
La question est toujours "Quousque tandem abutere patientia nostra ?". Et la réponse n'est toujours pas : "Cela suffit, nous allons mettre un terme à tout cela." :-( Pourtant, *L'auberge volante* propose quelques pistes.
(*#sarcasm TRUE*)Ah, si Jauni, taquin, avait laissé un mot d'ordre en ce sens...(*#sarcasm FALSE*)

Écrit par : Blumroch | 31/12/2017

Pour se révolter faudrait-il que le peuple existât encore. La chose coupée de son histoire, obnubilée par la consommation et préoccupée à singer le mode vie des puissants n'a plus les ressources nécessaires.

Écrit par : Pharamond | 31/12/2017

je suis banlieusard et j'ai vécu un peu à Paris entre 2000 et 2005. Il y a vraiment eu un choc ethnique vers le milieu des années 2000 . Jusqu'alors Paris était encore relativement propre et la plus grande partie de la ville encore épargnée par la déferlante allogène. Ce n'est plus le cas pratiquement nulle part. On notera sans s'en étonner que la transformation tiers-mondiste de la capitale date du premier mandat de Delanoé. Depuis ça n'a été qu'en s'aggravant.
Les Bobos ne sont pas trop masos, quand leur quartiers seront submergés et même avant ils partiront pourrir une autre ville. Comme le faisait remarquer je ne sais qui sur un blog, la délocalisation du gouvernement dans le Lot n'est sans doute qu'un test de faisabilité. Le jour venu, Paris devenu ingérable sera abandonnée et les Bobos auront précédé la fuite du pouvoir.

Écrit par : Paul-Emic | 31/12/2017

@P-E : la fuite du Pouvoir ... à Bordeaux ? :D j' étais à Paris cet été 2017 .. sans doute la seulke période de l' année à peu près vivable ? y retrouver de vieux amis qui y ont survécu fut une grande joie . Du reste je ne vous dirai rien qui n' ait été dit ici et fort bien . Bonne fête de Saint-Sylvestre à tous ! et (((tous))) ;)

https://www.youtube.com/watch?v=32QRRT7DkG8

Écrit par : EQUALIZER | 31/12/2017

Paul-Emic > Je ne crois pas que le pouvoir fuira Paris, une armée de policiers les maintiendra là-bas et pour se loger les "gated cities" feront leur apparition pendant que les médias endormiront la population avec leurs jeux et leurs infos truquées.

Écrit par : Pharamond | 31/12/2017

@ Pharamond
nous pourrons peut-être savoir lequel de nous deux a eu raison, de notre vivant :-)

Bonne année Equa et bonne année à tout le monde

Écrit par : Paul-Emic | 31/12/2017

EQUALIZER > Merci pour vos vœux.

Paul-Emic > Avec un peu de chance...
Merci et bonne année à toi aussi et aux tiens.

Écrit par : Pharamond | 01/01/2018

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