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11/10/2017

Le jeu des deux images (290)

Comme son nom l'indique il s'agit de deux images qui doivent vous permettre par analogie de deviner l'identité d'une personnalité vivante ou défunte. Cette énigme nous est aimablement proposée par Blumroch.

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Commentaires

Je vois un thème astral et de la numérologie et puis... c'est tout.

Écrit par : Pharamond | 11/10/2017

@Pharamond : Comment disiez-vous, déjà, dans la diabolique énigme de Davy Crockett / Michel Sapin ? Ah oui : "Tous les éléments y sont..." ! ;-)

Écrit par : Blumroch | 11/10/2017

Bigre ! cela peut représenter bien du monde et je suis nul dans le domaine de l'horoscope.

Écrit par : Pharamond | 11/10/2017

François Mitterrand ? féru d’ésotérisme, de symbolisme et autres trucs imbitables.

Écrit par : Coach Berny | 11/10/2017

@Pharamond : Nettement moins doué que vous et quelques contributeurs à ce jeu, je n'aurais quand même pas choisi deux images correspondant à "bien du monde" ! Z'êtes inzuste. ;-)
@Coach Berny : Bien vu, mais dans mon souvenir, même Bonnal dans son bouquin sur le matricule 2202 n'évoque pas d'intérêt particulier pour la numérologie, évidemment moins séduisante que la charmante Teissier.

Écrit par : Blumroch | 11/10/2017

J' en appelle à Harry Dickson !

Écrit par : EQUALIZER | 12/10/2017

Un peu de cryptographie me ferait penser à lui mais je ne sais pas de quel signe était le marquis de Vigenère ;o)

Écrit par : téléphobe | 12/10/2017

@EQUALIZER : La personne de l'énigme avait beau trouver des vertus de détective (psychologique) au signe du Scorpion, elle n'a aucun lien avec celui de Jean Ray. ;-)
@téléphobe : Le noble art de la cryptographie, c'est sérieux, contrairement aux numérologie et guématrie. Bonne idée que de se soucier du signe solaire, en tout cas : c'est un (petit) indice exploitable. Qui-Vous-Savez était Gémeaux, ce qui permet de l'éliminer. ;-)

Écrit par : Blumroch | 12/10/2017

Peut-être s'agit t'il de Pierre Lasalle? L'inventeur de la numérologie holistique, injustement victime de la fameuse chasse aux sectes des 90's (qui a scrupuleusement ignoré la plus nocive d'entre elles ;-)) ; il fut aussi auteur d'ouvrages traitant chacun d'un signe zodiacal.
Ou Nostradamus, mais la numérologie n'était pas son trip.

Écrit par : Benway | 12/10/2017

Elisabeth Teissier ?

Écrit par : Pharamond | 12/10/2017

@Benway : Ni l'un ni l'autre. Au passage, je refuse l'idée que nos maîtres, sages et bienveillants, puissent refuser de pourchasser une secte, nocive ou non. ;-)
@Pharamond : Nope. Mais il existe un lien entre la marchande d'horoscopes et la personne à trouver, qui aimait les jolies femmes.
J'avais prévu le manque de popularité de cette énigme atypique dans le choix des images, alors voici un autre indice : la carte, qui donne la date de naissance d'une année finissant en 7.

Écrit par : Blumroch | 12/10/2017

Dans un roman policier sans intérêt lu dans les années 90 (j'en ai oublié jusqu'aux auteur et titre), un crime était commis dans une petite ville américaine par une nuit parfaitement noire et donc propice aux déplacements furtifs. L'auteur ayant été assez imprudent pour donner avec précision date complète et heure dans un faux rapport de police, j'avais vérifié, à tout hasard, l'état du ciel avec mon logiciel d'astronomie. De fait, une superbe pleine lune illuminait le paysage : consterné par l'incompétence de l'auteur, j'avais narré l'anecdote à ma fiancée de l'époque, qui m'avait dit en riant que je devais être le seul rabique à avoir eu cette idée, que de *vérifier*.

Confronté à une carte astrologique, emprunter la même démarche ne serait pas absolument inutile. ;-) Entre autres idées...

Écrit par : Blumroch | 12/10/2017

Blumroch > Votre anecdote est amusante car je me suis demandé moi aussi si les données météorologiques importantes pour l'intrigue de certains romans correspondaient à la réalité, mais je n'ai jamais eu l'idée de vérifier.

Écrit par : Pharamond | 12/10/2017

@Pharamond : J'admets qu'il faut être rabique et avoir du temps à perdre... ;-) Mieux vaudrait ne jamais *rien* vérifier, ce qui amène à douter d'un certain nombre de... choses, et pas seulement dans les romans.

Écrit par : Blumroch | 12/10/2017

On papote on papote mais on n'avance pas !

Écrit par : Coach Berny | 12/10/2017

l' accident de Chappaquiddick de Ted Kennedy ?

Écrit par : EQUALIZER | 12/10/2017

EQUALIZER : J'avoue n'avoir pas saisi la référence.
@Coach Berny : Pour avancer, manque manifestement un X dans l'équation ! ;-)

M'enfin : astrologie, Scorpion, année de naissance finissant par 7, numérologie, Teissier, X... c'est d'une clarté solaire, ouvrez les yeux ! ;-)

Je ne suis vraiment pas assez doué pour ce jeu. Solution demain !

Écrit par : Blumroch | 13/10/2017

Ce ne serait pas Saint Abellio par hasard? Il avait co-présenté une émission avec Mme Teissier bien avant ma naissance me semble-t'il... Et la date de naissance concorde!

Écrit par : Benway | 13/10/2017

La couronne de lauriers revient donc à Benway qui a trouvé la bonne réponse, à savoir Raymond Abellio, moins connu sous son vrai nom de toulousain cathare : Georges Soulès.

Gagné à la cause astrologique (*après* y avoir été hostile, en bon polytechnicien rationaliste), et de cohérente manière (en tout cas dans le *strict* cadre de sa philosophie de l'interdépendance universelle), il proclamait volontiers son mépris de fer pour les astrologues marchands et autres gourous qui tiennent ordinairement tous à illustrer cette réflexion de portée universelle : "Le secret de leur empire ? C'est celui qu'exercent des esprits faibles sur des esprits plus faibles encore".

Son oeuvre le démontre : l'astrologie lui aura été *essentielle* comme art, comme science et comme sagesse ; c'est pourquoi la première image montrait, en manière de clin d'oeil, le thème natal d'Abellio. A en croire le discours des astres (ou plus exactement le discours *sur* les astres), certaines déterminations du caractère se peuvent lire au seul vu des planètes dites dominantes : fascination pour l'ésotérisme et le mysticisme (Neptune), pour la science et la rigueur (Saturne), pour les froides abstractions détachées du réel (Uranus). Un bon [philo]sophiste pourrait évidemment développer, sans toutefois apporter la moindre *découverte* au portrait : Abellio s'est assez confié en transposant sa vie dans tous ses romans comme dans tous ses essais.

La seconde image faisait allusion à un élément *décisif* de sa vie : la rencontre avec un certain Pierre de Combas, ancien instituteur devenu guérisseur. Cet étonnant personnage l'a incité à entreprendre des recherches sur la guématrie, la kabbale et autres domaines de l'ésotérisme -- des recherches qui allaient ensuite déterminer le *cours* de son existence ainsi que son insolite et fascinante oeuvre gnostique.

Dans *Sol Invictus*, Abellio expose la méthode numérologique de son mentor, exploitée par le tableau de gauche (celui de droite détournait facétieusement l'hérétique méthode inventée par Abellio... pour l'hébreu). D'amusante manière, sauf erreur de ma part, *aucun* des spécialistes auto-proclamés d'Abellio (et ils sont pourtant nombreux à se croire une élite de grands *initiés*) n'a remarqué une incohérence aussi *évidente* qu'étonnante : en *refaisant* le calcul donné en exemple pour "Pierre de Combas", le résultat n'est pas 144 mais 147... sauf à intervertir deux valeurs données dans la table. A l'évidence, comme Rand, mais pour d'autres raisons, Abellio attire des disciples de Q.I. *très* différents.

Autre anecdote *éclairante* : les éditions de Fallois avaient confié à un certain Christophe Mercier la responsabilité de rassembler en volume quelques articles de Jacques Laurent. Dans le recueil figure un texte délicieux intitulé "Un grand initié méconnu : Hector Malot", présenté comme "une satire de la critique moderne" par notre inculte scribe à gages, qui ne sait pas plus lire qu'il ne sait écrire, puisque cette charge, injuste et drôle, visait *uniquement* la manie de l'ésotérisme et la rage numérologique de Raymond Abellio (d'ailleurs cité à la deuxième phrase, pour d'éventuels distraits), et *non* les pitoyables illustrateurs de cette "nouvelle critique" qui était surtout, pour reprendre le mot de Raymond Picard, une "nouvelle imposture".

A *ma* connaissance, à part Abellio, aucun autre écrivain de valeur ne pouvait correspondre à ces deux images, et logiquement, quiconque l'avait un peu lu le devait trouver immédiatement. ;-)

Contrairement à ce que j'avais sottement fait pour Ayn Rand, je n'irai pas (trop) lasser la patience de Pharamond et des visiteurs de son site avec de longues considérations sur un Abellio que je tiens en très haute estime, quand je ne partage pourtant pas sa fascination pour l'ésotérisme -- une branche de la littérature fantastique, avec la théologie. A considérer son intelligence brillante, je ne comprends pas le temps qu'il a perdu à combattre un Sartre qui ne valait pas grand-chose en littérature et très exactement *rien* en philosophie. Je vois assez clair dans les jeux de la "structure absolue" et du "sénaire" post "husserlo-hégélien", habiletés d'ingénieux ingénieur qui permettent aux lecteurs intelligents de s'estimer plus intelligents encore qu'ils n'osaient le croire ou l'espérer. Quant à ses théories sur les femmes (on irait bien ici reprendre le titre d'une anthologie américaine de S.F. : *Femmes, chats et autres animaux dangereux*), elles ont visiblement été *calculées* pour séduire, en les flattant, ces dames -- enfin, les moins sottes d'entre elles. Et de fait... ;-)

Abellio peut être parfaitement résumé en un titre balzacien : *La recherche de l'Absolu*. Et de fait, symboliquement, il écrivit une préface pour ce chef-d'oeuvre, en d'autres temps plus heureux, quant les éditeurs employaient des gens intelligents et cultivés, et non d'obscurs universitaires/professeurs/journalistes de troisième ordre.

Robert Poulet, faute d'être sensible au jeu de la métaphysique, n'a pas toujours été juste avec un Abellio aussi habile romancier qu'habile philosophe. Pourtant, point n'est besoin d'être un *inconditionnel* (encore moins un disciple) pour voir en Abellio un très grand esprit, et d'une cohérence remarquable, et d'une intelligence rare (au point d'être excessive). Qui aura lu *La fosse de Babel*, *Dans un âme et un corps*, *Ma dernière mémoire* et, peut-être, *Visages immobiles*, en devra convenir : avec les textes d'Abellio l'éveilleur, on respire l'air des cimes, à une altitude qui est aussi, comme en latin, *profondeur*.

Écrit par : Blumroch | 13/10/2017

P.S. : Que Pharamond et ses visiteurs m'excusent : j'espérais avoir fait le moins mauvais choix pour les images (quelles illustrations auraient été plus claires ?), mais j'avais oublié cette grande leçon : "Sperone Spéroni explique très bien comment un auteur qui s'énonce très clairement pour lui-même est quelquefois obscur pour son lecteur : «C'est, dit-il, que l'auteur va de la pensée à l'expression et que le lecteur va de l'expression à la pensée.»". Et je le dois admettre : à part un lecteur d'Abellio, seul un rabique de mon espèce aurait retrouvé la date de naissance avec l'aide d'un logiciel d'astrologie. ;-)

Mais quand même, toutes ces allusions, dans les remarques : X (pour le polytechnicien) ; la clarté *solaire* (Soulès aurait pour origine le latin *sol*, quand Abellio est le nom d'un dieu celtibère apparenté, selon certains érudits, à Apollon) ; l'allusion au roman *Les yeux d'Ezéchiel sont ouverts* ; et le lien avec Teissier (beaucoup trop sensible aux jolies femmes, Abellio a bien voulu donner une préface à son livre intitulé *Ne brûlez pas la sorcière !* -- un détail d'ailleurs ignoré par sa fiche de police chez kikipedia).

P.P.S. : Les doctrines ésotériques d'Abellio n'ont évidemment rien à voir avec celles des marchands et des illuminés (*mutatis mutandis*, sauf à être malhonnête ou délirant, on ne saurait avoir l'*idée* de comparer Heers avec Bern ou Boutang avec Onfray !). Ces nombreux escrocs du paranormal font l'objet de deux enquêtes instructives et divertissantes que je recommande vivement : *Ma sorcière bien payée* par Frédéric Méridien, et *Sorciers. Voyage chez les astrologues, envoûteurs, guérisseurs, mages et voyants* par Edouard Brasey -- un Brasey qui s'est d'ailleurs ensuite lancé dans ce business *rémunérateur*, aidé par une "formation de conteur" entreprise avec le sieur Gougaud (*dixit* kikipedia).

P.P.P.S. : Quelques phrases d'Abellio, prises au hasard, pour inciter ceux qui ne l'ont pas encore découvert à y aller voir (que les mânes de Pauwels et de Bergier en soient remerciés !), car c'est quand même, pour moi, le but du jeu :

"Il est des êtres, assez rares il est vrai, qui parlent peu parce qu'ils ont trop à dire. Et s'ils ont trop à dire, c'est qu'ils mesurent trop bien la nécessité, pour être vraiment compris, de remonter à leurs principes, ce qui est lassant pour tout le monde, et d'abord pour eux, tant ces principes sont étrangers aux raisons communes."

"Je n'aime donc ni le ciel bleu, ni le soleil, ni les forêts sous la neige, ni les lacs embrumés, j'aime l'amour qui parfois me les fait aimer. Mais cet amour lui-même, qui ne doit rien aux choses, je ne lui connais que deux sources : mon désir des femmes et la rigueur de mes idées, et ne me demandez pas d'autre raison, puisque je touche là le fond de mon être et de mon essence."

"Au temps de la grandeur de Rome, Sylla refusa de régner paisiblement sur un peuple d'esclaves. Mais les Européens sont aujourd'hui plus fatigués que des esclaves et ils ne produisent surtout plus de Syllas."

"Le goût des formes et des bavardages, la hâte du présent et la déception du lendemain, les petits brigandages politiques, le cynisme sans risques, la vulgarité des riches et la soumission des pauvres, et, par-dessus tout, l’impuissante nostalgie d’une beauté qui se refuse et d’une vérité qui se perd, composent une sorte de cri profond qui monte des plaines d’Europe, mais qui stagne dessus comme un brouillard d’hiver."

"J'essaie d'imaginer ce que pourront être ces heures de la transfiguration, quand les guerriers se feront prêtres et, n'ayant plus rien à défendre qui ne soit détruit, se découvriront les hommes les plus riches du monde."

"Le bon Dieu est partout, le diable aussi."

Écrit par : Blumroch | 13/10/2017

Bravo à Benway pour sa perspicacité et Blumroch pour cette énigme pointue mais limpide.

Blumroch > Votre érudition encyclopédique ne cesse de me stupéfier, sans flagornerie aucune, et vos petits "cours" plein d'anecdotes sont un régal, même si je ne trouve pas la solution.
C'est un bien curieux esprit que cet Abellio. Quant à la difficulté d'une énigme je me suis aperçu que même si ici nous avons des références et des goûts en commun il est malaisé de deviner la résistance qu'elle opposera aux joueurs.

Écrit par : Pharamond | 13/10/2017

@Pharamond : Ah non, prof, jamais ! ;-) Simplement, sans ordre, quelques souvenirs de lointaines lectures.
Hem... Suis-je toujours autorisé à soumettre de nouvelles énigmes ? ;-)

Écrit par : Blumroch | 13/10/2017

Avec grand plaisir !

Écrit par : Pharamond | 13/10/2017

Merci à l'aimable assistance, je tiens à souligner que sans les indices "Mme Teissier+1907+le fait que Blumroch cite souvent cet auteur", j'étais encore une fois de la revue.
Il faut que je me penche sur le cas de cet Abellio, je serais curieux de comprendre comment, d'un parcours le destinant à être un thuriféraire du rationalisme, il a pu aboutir à cette passion pour l'astrologie... J'aime les histoires de personnes qui font un doigt au Destin ;-)
@Blumroch: mon banquier m'a signalé qu'il passe ses journées à monter/démonter une kalach devant une photo de vous au fait ;-) Il file vraiment un mauvais coton ...

Écrit par : Benway | 13/10/2017

@Benway : Votre banquier est un menteur, qui se borne à maudire une photo de Jacques Bergier, et qui ne doit pas savoir manier l'AK47. ;-) Et puis... c'est lui, l'otage, pas vous ! ;-)
Merci de m'avoir averti : la prochaine énigme concernera quelqu'un que je n'ai encore jamais mentionné, eh eh.

Écrit par : Blumroch | 13/10/2017

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