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30/01/2016

Le soleil ne se lèvera pas à l'est

Il n' y a rien à espérer de Poutine et de Moscou, sinon de les voir mettre quelques bâtons dans les roues de l’hégémonisme américain. C'est déjà ça, mais pour nous c'est bien trop peu. Tout état vivant doit se bâtir un roman national où il figure en gloire et brièvement victime parce que trahi. Seuls les états moribonds comme le nôtre se complaisent à s'y voir oppresseur et malhonnête. Pour la vigoureuse Russie la Grande guerre patriotique et le lutte contre le fascisme y tiennent une place primordiale avec la diabolisation des nazis et le culte de la mémoire de la Shoah inhérents. Or, c'est justement ces intouchables vérités qui nous tuent chaque jour en interdisant tout réveil national. Et les dirigeants russes ne sont pas prêts à écorner leur mythologie héroïque, c'est nécessaire à leur cohésion national et permet de faire oublier entre autres choses les aspects peu reluisants de la parenthèse soviétique. Ils ont raison mais nous n'y trouverons aucunement notre compte, au contraire.

 

Commentaires

On ne peut mieux expliquer l'illusion des "réacs" et droitards concernant Poutine.
Faire son beurre de ce qui nous assujettit ne fait pas de lui notre futur sauveur ou homme présidentiel, je suis bien d'accord.

Écrit par : Carine | 30/01/2016

"Pour la vigoureuse Russie la Grande guerre patriotique et le lutte contre le fascisme y tiennent une place primordiale" :
si on se rappelle que le front soviétique, ce fut 80 % des pertes allemandes, et que l'Armée Rouge totalise 90 % de celles des Alliés en Europe, on peut comprendre la prégnance mémorielle des années 41-45 en Russie, et d'autant plus que le ballet s'y joua sur un une partition un tantinet plus enlevée que notre "occupation" somme toute assez modérée, comme il y a quelques temps l'avait à ses dépens fait remarquer une figure politique d'origine bretonne. On ne justifiera pas le pillage, le viol et le massacre qui déferlèrent de la Baltique à l'Elbe en 1945, mais sortant d'où ils sortaient, les Ivan avaient à tout prendre plus d'excuses que les boys de Mr Roosevelt.

Écrit par : Nathanaël | 30/01/2016

Carine > D'ailleurs Soral, que j'apprécie beaucoup, a du mal à faire avec cette évidence.

Nathanaël > Bien sûr, Omaha Beach même avec Spielberg derrière la caméra ce n'est pas Koursk. Cependant, au-delà des pertes du peuple soviétique (les dirigeants peuvent oublier des victimes quand ça les arrange) c'est la minimisation des horreurs du régime rouge qu'il convient d'assurer avec ce genre de mémoire.

Écrit par : Pharamond | 30/01/2016

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