10/10/2013
Confession
Je me définis par boutade, mais pas seulement, comme un agnostique catholique romain. Malgré mon peu d'intérêt pour les discours papaux je ne peux m'empêcher de lire ce qu'il en ressort dans la presse. J'avoue avoir toujours éprouvé un certain plaisir et même un réconfort pour ce que les médias prenaient pour des archaïsmes et que je considérais comme une marque de fermeté et de résistance face à la désagrégation du monde occidental. Les attaques contre le Vatican m'étaient désagréables d'où qu'elles aient pu venir et la vision du monde païenne ou athée de certains réacs m'était totalement étrangère. Malgré leurs avertissements expliquant que l'église actuelle nous entraînaient dans son naufrage je ne pouvais me résoudre à en faire mon deuil. Mais voilà, le Panzer-cardinal a quitté la scène pour soigner ses rhumatismes et l'élection de la papesse de Lampedusa va paradoxalement m'aider à tuer le père mieux qu'en m'allongeant sur un divan. Ça fait mal mais ça fait grandir. Mais ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit et je serais toujours plus ému par la vision d'une cathédrale pendant la messe de minuit que par n'importe qu'elle mascarade druidique et forestière au solstice d'hiver.
21:15 | Lien permanent | Commentaires (21)



