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15/07/2026

Carte blanche (71)

Laissée à br

Très humble proposition

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Le contraste est frappant avec la situation des chômeurs : ils ont beau, en majorité, se borner à profiter paisiblement de leur inactivité, ils sont néanmoins progressivement livrés à eux-mêmes, hors de tout contrôle social efficace. Même s'ils ne sont pas naturellement portés aux exercices intellectuels, ils risquent de réfléchir à leur situation, peut-être de trouver leur sort injuste, et même de songer à une révolte impie contre les puissances économiques et politiques qu'ils oseraient juger responsables de leur sort. Le malheur des temps a parfois de ces effets pervers, potentiellement irréparables... Si ces chômeurs désespérés étaient entraînés par de vils démagogues, meneurs qui cette fois ne seraient pas les traditionnels et inoffensifs agents provocateurs rémunérés par l'Etat, le pire serait à craindre, à savoir une contestation organisée de l'ordre naturel des choses, impensable dans votre société parfaite comme jamais société ne fut. Et les plus conscients des salariés inquiets, soumis aux impératifs catégoriques de la mondialisation heureuse autant que radieuse, pourraient considérer la rébellion avec une bienveillante neutralité, tant leur sort est à peine plus enviable. Cette éventualité est certes hautement improbable, elle n'est pas absolument impossible ; mais la défaite, évidemment inévitable, de ces damnés de la terre -- d'autant plus dangereux qu'ils n'auraient, eux, rien à perdre -- serait aussi leur victoire, puisqu'ils auraient contraint les autorités à révéler ce grand secret : la véritable nature de l'empire que vous exercez, avec vos maîtres et vos associés, sur le monde qui est vôtre, qui vous convient parce qu'il est là et que vous y êtes au pouvoir, et que vous devez maintenir tel qu'il est pour maintenir votre pouvoir sur lui. Le risque, en vérité, est déjà trop grand, puisqu'il existe. Or, "il y a de la révolte à s'imaginer que l'on se puisse révolter". Pour le gouvernement, la menace est là, qui réside dans la seule existence d'un trop grand nombre de chômeurs à la charge de la collectivité. Ces masses, pour n'être pas laborieuses, n'en sont que plus dangereuses ; qu'ils soient ou non inscrits à l'A.N.P.E. ou aux ASSEDIC, les chômeurs ne sont pas seulement inutiles, ils sont nuisibles.

J'en viens ici humblement, Madame le Ministre, à exposer mes idées qui, ce me semble, ne soulèveront pas la moindre objection : je vous donne les grandes lignes du projet, faisant confiance à votre intelligence, si manifestement supérieure, pour les détails, que vous laisserez d'ailleurs à vos collaborateurs -- *de minimis non curat Fuhrerina*. Le principe pourra vous sembler simple, voire simpliste ; je vous rappelle donc respectueusement cette vérité énoncée par le grand Clausewitz [[ce n’est pas de lui !]], à savoir qu'un grand général n'a pas nécessairement beaucoup de soldats.

Vous devez agir en deux temps : la tâche la plus urgente consiste à réduire considérablement le nombre des chômeurs, afin d'écarter tout doute odieux, forcément odieux, sur vos compétences. Aucun gouvernement ne saurait systématiquement invoquer les aléas de la conjoncture mondiale pour expliquer l'échec de sa politique. Les populations, déjà promptes à un injuste scepticisme, pourraient se lasser, voire passer du mépris à l'indifférence, et de l’indifférence à l’animosité.
Pour obtenir une spectaculaire diminution du nombre des demandeurs d'emploi, vos services s'interdiront le recours aux artifices traditionnels évoqués *supra*, déjà exploités au-delà du raisonnable, en vain. Ils ne se livreront même pas aux radiations massives, qui auraient comme un air de tyrannie administrative insupportable trop facile, pour les prévisibles oppositions, à dénoncer.
De fait, une habile propagande (fictions télévisées, articles dans la bonne presse, affiches, etc.) exploitera ce qui reste de sens civique chez le chômeur, qui sait bien (à moins d'être un fort mauvais sujet) devoir sa survie précaire à la seule compassion de l'Etat et de ses concitoyens, compassion d'autant plus admirable qu'elle n'est pas justifiée et qu’elle s’exerce au détriment de plus nobles causes telles que l’encouragement à l’invasion. L'inutile chômeur, rappelé aux lourds sacrifices qu'il impose injustement à la collectivité, sera incité à manifester personnellement et symboliquement son engagement de n'être plus jamais un chômeur : il devra spontanément -- plus ou moins -- démissionner de l'A.N.P.E., et renoncer au R.M.I.

D'émouvantes, mais sobres, cérémonies, inspirées des plus belles heures de la Révolution dite Française, pourraient marquer cet acte de dignité retrouvée. A son Agence Locale de l'A.N.P.E., le chômeur recevrait un ultime pécule en euros ainsi qu'un brevet de civisme citoyen ; puis à la mairie de son lieu de résidence, sous les applaudissements de fonctionnaires ayant congé pour l’occasion, il recevrait un certificat de non-assistance de l'Etat, et il serait rendu à l'état d'homme libre sans emploi, de *fantôme social*. La disparition des aides et indemnités serait compensée par la distribution régulière, placée sous le haut patronage posthume de saint Coluche, de colis contenant des denrées à peine périmées et des vêtements d’occasion (sans garantie aucune pour la taille). Seront évidemment rares les ex-chômeurs désireux de feindre encore la comédie d’un *très* hypothétique futur retour parmi les vivants – c’est-à-dire les contribuables. Ces menteurs seront pris en charge par des conseillers psychologiques et autres accompagnateurs de vie qui veilleront à éteindre, chez les parasites, cette ultime manifestation d’hypocrisie ou d'imagination.

Une fois revenue, grâce à la rapide et spectaculaire diminution du nombre *officiel* des demandeurs d'emploi, la confiance naturelle que l'administré doit éprouver à l'égard de ses maîtres, vous devrez, Madame le Ministre, exploiter cette divine surprise en supprimant définitivement non le chômage, qui n'est qu'un phénomène, mais bien les chômeurs, qui sont une réalité.

Commentaires

br > Les sigles ASSEDIC, ANPE et RMI sont un peu datés, ils ne parleront pas aux plus jeunes ;-)

Écrit par : Pharamond | 15/07/2026

@Pharamond : C'est un *vieux* texte. ;-)

By the way, à l'occasion : "Fuhrerina" au lieu de "Fuherina".

Écrit par : br | 15/07/2026

br > Et moi qui croyait que c'était une inspiration estival ;-)

C'est fait.

Écrit par : Pharamond | 15/07/2026

@Pharamond : Tu l'as jadis lu... et oublié ! ;-) Aujourd'hui, je n'aurais plus l'énergie de l'écrire.
Merci.

Écrit par : br | 15/07/2026

br > J'oublie tout. C'est ennuyeux, mais peut-être est-ce une forme de sauvegarde inconsciente face à ce qui m'entoure. Bien sûr, il y a des dégâts collatéraux.

Écrit par : Pharamond | 15/07/2026

@Pharamond : Comme disait à peu près Michaux dans *Poteaux d'angle* : la mauvaise mémoire a sa raison d'être.

Écrit par : br | 15/07/2026

br > En espérant que cela ne soit pas des signes de sénilité précose.

Écrit par : Pharamond | 15/07/2026

Go swift now :


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Alors que vous rédigiez les lois *** pour la réforme du Code du Travail, vous auriez formulé cette singulière prédiction : "Dans deux ans, grâce à nous, les trois quarts des Français seront syndiqués". Vous pourrez réutiliser ce patron presque mot pour mot, avec cette fois davantage de raisons, dans une annonce que la réalité, mieux contrôlée, ne pourra pas démentir : "Dans deux mois, grâce à nous, les trois quarts des demandeurs d'emploi auront disparu". Voici comment.

En droite logique, de nombreux chômeurs, surtout parmi les chômeurs de longue durée, choisiront de n'être plus, officiellement du moins, des chômeurs : non seulement ils échapperont ainsi au mépris général et à celui de leurs proches, mais encore ils ne renonceront à rien d'essentiel puisque leur subsistance sera garantie sous une autre forme – qu’on change le nom, et on change le sentiment, et on change la réalité. Ils n'auront même plus à faire semblant de chercher l'emploi que la société, pour son bien, a décidé de leur refuser définitivement.
D'autres chômeurs choisiront de garder le confortable statut de chômeur à plein temps, abusant de la légalité, extorquant toujours à l'Etat des indemnités de chômage et diverses allocations telles que le R.M.I.
Ces égoïstes, majoritaires sans nul doute, sont indispensables pour la seconde étape du projet, car ils devront faire l'objet d'une habile campagne de dénigrement et même de harcèlement : vos habituels relais médiatiques devront travailler à donner de ces mauvais chômeurs l'image de véritables vampires qui exploitent la collectivité sans contrepartie aucune.
De savants économistes démontreront, nombres à l'appui, le poids financier insupportable de ces profiteurs de la solidarité sur la consommation des ménages et sur le budget des classes jeunes de la population ; des experts en démographie génétique gloseront non seulement sur le caractère presque certainement héréditaire du chômage mais aussi sur la tendance funeste des chômeurs à faire plus d'enfants que la moyenne nationale afin d'obtenir des allocations supplémentaires ; de respectés éditorialistes feront l'éloge des ex-chômeurs, héros du chômage qui auront choisi de disparaître des statistiques et des registres du R.M.I. pour ne plus peser sur leurs contemporains ; la presse sociologique consacrera de longs articles à la multiplication des suicides de malheureux chômeurs ou ex-chômeurs (qui tous auront laissé d'émouvantes lettres pour dire leur honte dans la vie et leur rédemption dans la mort) ; les services fiscaux laisseront entendre que de nouveaux impôts et taxes sont à l'étude pour financer les dépenses, toujours plus importantes, liées à l'indemnisation des chômeurs officiels ; les politologues autorisés expliqueront, avec graphiques et présentations PowerPoint, que les chômeurs sont majoritairement hostiles au Grand Marché Unique, qu'ils ne s'intéressent pas à Internet et qu'ils votent massivement pour les débris d'une extrême-droite ultra-fascisante, quand ils daignent encore s'intéresser à la chose publique ; des responsables syndicalistes diront leur vive inquiétude pour la Sécurité Sociale, menacée par les dépenses toujours accrues des chômeurs improductifs, comparables à celles consenties pour les retraités ; des figures emblématiques et désemparées d'associations humanitaires dénonceront la baisse considérable des budgets consacrés à l'aide aux pays en voie de développement et aux missionnaires qu'ils envoient vers la France ; cette baisse sera opportunément annoncée par le gouvernement au motif qu'un choix draconien s'impose désormais entre la généreuse mission de la France à -- et pour -- l'étranger et l'indemnisation des chômeurs nationaux ; exceptionnellement autorisé à paraître dans une importante émission politique à lui ordinairement refusée, le président d'un parti interdit par Bruxelles rappellera le mot fameux selon lequel "celui qui ne travaille pas ne doit pas manger", ajoutant que les chômeurs, en réalité, sont au chômage parce qu'ils refusent de travailler ; un obscur Collectif des Chômeurs Citoyens aura, dans un tract, le front d'exiger du gouvernement l'ahurissante inscription dans la Constitution d'un prétendu Droit au Travail (ce même Collectif renouvellera peu après son inadmissible provocation en évoquant l'obligation, pour les employeurs, d'engager les candidats les plus objectivement capables, et même de remplacer tout salarié en poste par tout chômeur démontrant, preuves à l'appui, l'incompétence ou simplement les moindres capacités du salarié en cause) ; enfin, sur le plateau d'une émission *intellectuelle* de télévision – ne pas rire --, des chômeurs hargneux surgiront à point nommé pour crier leur haine à l'égard des travailleurs et producteurs, osant même revendiquer un prétendu droit éternel et illimité aux indemnités ainsi que l'alignement des subsides ASSEDIC sur les salaires moyens, avec l'indécente revendication d'une prime pour Noël -- ce "happening" pourra longtemps être exploité avec profit, à chaque occasion. Les personnages négatifs seront, dans les films et feuilletons aux scénarios encore plus orientés que d'ordinaire, tous des chômeurs, souvent crypto-frontistes ou monarchistes.
Très vite, à considérer la psychologie des foules, les chômeurs officiels feront l'objet de la réprobation générale, dans un climat de sourde hostilité -- pertinence éternelle de la vieille formule "divide et impera".

Vous aurez alors l'incomparable courage d'annoncer, *ad maiorem Europae gloriam*, la création de camps de concentration et d'extermination pour les chômeurs. Vous aurez évidemment pris la précaution, avant votre déclaration solennelle, d'organiser avec l'efficace concours des services de police, des Agences Locales pour l'Emploi et des Brigades Jeunes des Nouveaux Quartiers Populaires, le rassemblement, sans violences inutiles, dans le respect des Droits humains, de tous les chômeurs encartés : le nom de code de cette opération sera Vendanges Vertes, pour des raisons connues des oenologues.
Comme ce grand aventurier qui fut par deux fois Président de la République, vous laisserez le temps au temps et les chiens aboyer -- car de certains esprits bornés prétendront sans doute contester votre décision, au nom des valeurs sociales et démocrates qui sont les fondements de la Grande Europe de Bruxelles. Vous aurez contre vous un quarteron de politiciens, de journalistes, de moralistes, de moralisateurs et de militants socialistes, tous coupés du pays réel, mais les peuples, adroitement convaincus par une propagande véridique, seront évidemment derrière vous.
Vous expliquerez alors avec hauteur et fermeté les raisons de votre plan, dont vous assumerez sans états d'âme la responsabilité et la popularité (garantie par les sondages qui n'auront, cette fois, pas même besoin d'être orientés) : la survie de l'organisation sociale, économique, politique et commerciale était en jeu, qui exigeait une coupe claire dans les budgets, c'est-à-dire dans les catégories sociales inactives. L'élimination des branches toujours inutiles, souvent irrécupérables, parfois rebelles, était un sacrifice douloureux mais nécessaire au nom de l'abnégation universelle. Vous soulignerez le caractère absolument *exceptionnel* de la mesure, qui règle, *une fois pour toutes*, la question du nombre excessif des chômeurs, funeste héritage empoisonné des illégitimes gouvernements d'avant 1981.
Au reste, pour emporter l'adhésion des éventuels derniers indécis, vous insisterez sur le caractère indolore et instantané du moyen retenu pour abréger les souffrances inconscientes des chômeurs égoïstes : des dômes à gaz mortels, dont aucun soi-disant historien révisionniste n'osera, cette fois, contester l'existence, fût-ce à titre de provocation indécente. Vous ajouterez d'ailleurs à l'intention des lettrés que l'écrivain Jean-Louis Curtis, de l'Académie Française, avait décrit un dispositif de ce type dans une nouvelle de science-fiction ; cette idée aura inspiré vos services techniques, qui auront toutefois refusé l'idée d'employer des bombes atomiques miniaturisées, pratiques mais indignes d'une grande puissance soucieuse d'écologie.
En guise d'*ultima ratio reginae*, vous ajouterez en confidence chez TF1 avoir déjà refusé à une très importante firme internationale, spécialisée dans les cosmétiques et les produits pharmaceutiques, le droit d'exploiter les cadavres, réservant cette possibilité aux seuls services de la Santé Publique pour les greffes d'organes destinées à l’élite dirigeante, à l'exclusion de tout autre usage (vous pourrez même rappeler finement que l'opération Vendanges Vertes n'a rien de commun avec l'opération Soleil Vert) : les populations redoubleront d'admiration pour votre élégance morale, votre intégrité et votre souci de l'humain, même mort.

Incidemment, si, d'improbable manière, la question du chômage venait à resurgir, votre administration pourrait enfin appliquer avec succès les traditionnelles méthodes de camouflage, dont l'échec antérieur s'expliquait par le trop grand nombre de chômeurs. D'autres services gouvernementaux pourraient aussi traiter les nouveaux chômeurs au coup par coup – jeu de mots ! --, de manière plus radicale et plus discrète.
Votre glorieux exemple, irréfutable dans sa logique et ses bénéfices, devrait évidemment inspirer vos collègues européens, confrontés eux aussi à la question d'un chômage excessif. Et si, dans les siècles prochains, le poids d'autres inactifs, comme les retraités et les personnes âgées, venait à se révéler insupportable pour les nouvelles jeunes générations, je veux espérer que ce plan, à peine modifié, saura inspirer vos successeurs – vous en aurez car, hélas !, vous n'êtes pas immortelle !
De fait, j'aime surtout à penser que cet éclatant succès politique et social vous apporterait en prime tous les soutiens populaires qu'impose encore une Constitution archaïque et dépassée afin de remporter les élections qui vous mèneront, Madame le Ministre, à la Présidence de la République, voire de l'Europe, à la hauteur des ambitions de vos géniteurs et de vos *partners in crime*.

Écrit par : br | 16/07/2026

br > C'est fait.

Écrit par : Pharamond | 16/07/2026

@Pharamond : J'l'avions prévu, comme j'avions prévu les extensions. Dans un monde normal, je serais ministre. ;-)

Écrit par : br | 16/07/2026

br > Quel sous secrétariat d'Etat me proposerais-tu ?

Écrit par : Pharamond | 16/07/2026

@Pharamond : Tu me supposes ici premier des ministricules, pour détenir ce pouvoir. ;-) Tu ne saurais être sous-ministre. Comme j'irais volontiers m'inspirer des institutions romaines, je t'offrirais le tribunat de la plèbe avec pouvoir de bloquer toute décision, passée, présente ou future, allant contre l'intérêt des populations.
Le pouvoir de dire "non" me semble essentiel.

Écrit par : br | 16/07/2026

br > Il est vrai que tu n'avais pas précisé, mais je ne sais trop pourquoi j'avais cru lire Premier ministre.
Il va falloir changer les institution, avec ce pouvoir - qui me sied - il conviendrait d'avoir un ministère qui pense à peu près comme nous sinon on va m'appeler "Monsieur veto" et on sait que ce surnom porte malheur ;-)

Écrit par : Pharamond | 16/07/2026

@Pharamond : Si nous sommes dans ce gouvernement hélas très improbable, c'est que tout le monde, ou presque, pensera comme nous. ;-)

Écrit par : br | 16/07/2026

br > Alors c'est plus qu'improbable. Mais merci pour le poste ;-)

Écrit par : Pharamond | 16/07/2026

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