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16/12/2018

Samedi 15 décembre

Comme j'ai décidé de ne plus voter je manifeste. Certes les Gilets jaunes ne changeront rien au calendrier de la désintégration nationale, mais comme le dit justement le proverbe "faute de grives on mange des merles". Les grives ayant disparus du paysage, les merles se trouvant dans la préfecture girondine et n'ayant que le départ de Macron comme unique but - même si je n'y crois pas beaucoup, il n'est bien sûr qu'un fusible négligeable pour le Système, mais celui-ci craint de créer un précédent en l’éjectant - je suis donc allé hier à Bordeaux pour faire nombre. Les personnes susceptibles de m'accompagner ayant eu des empêchements j'y vais seul. Muni d'aucun autre équipement que de mon gilet jaune afin d'éviter de finir en garde à vue en cas de zèle policier comme dans la capitale je quitte le Médoc où j'étais en visite dans de la famille et prends la voiture puis le tram jusqu'au terminus des Quinconces ; me voici quelques minutes plus tard place de la Bourse sous une pluie fine. Vers 14 heures la foule qui s'y était assemblée s'ébranle dans une ambiance bon enfant entre slogans plus ou moins triviaux et chansonnettes que ne le sont pas moins. Le cortège est abondamment photographié par les passants, les clients des magasins et les participants eux-mêmes. Macron ayant réussit le tour de force de se mettre à dos des personnes de tous bords je marche près de drapeaux rouges et de gauchistes qui arrachent les autocollants de l'Action française qu'ils trouvent au passage. Près de moi une jeune fille avec piercings, cheveux ras et rangers chante la Marseillaise, d'autres préfèrent Bella ciao, mais l'adaptation par Dieudonné du Chant du partisan entonnée par un manifestant par deux fois n'est reprise par personne. Je constate avec regret que beaucoup de participants n'ont pas de gilets diminuant l'effet marée jaune. Nous faisons une fois le tour du centre ville où la vie quotidienne ne semble aucunement perturbée, seuls les automobilistes que nous croisons nous saluent à grand renfort de coups de klaxon. Certaines rues sont protégées par des déploiements de Gendarmes mobiles. Nous amorçons un deuxième tour et bifurquons vers la place située devant l'Hôtel de Ville bientôt arrêtés par les forces de l'ordre et leur véhicules qui bloquent son accès. Des Gendarmes sur son toit nous observent et nous photographient ; un drone reste en statique quelques instants assez haut dans le ciel gris. Certains manifestants s'équipent de protections contre les gaz allant de la simple écharpe au masque de peindre ainsi que d'une panoplie de lunettes peut-être pas toutes efficaces. J'attends un peu, quand las des provocations les Gendarmes lancent à la main les premières grenades lacrymogènes et utilisent leur canon à eau je décide de rentrer. Arrivé à la station de tram j'apprends qu'à cause de la manifestation une portion de la ligne n'est pas desservie, je dois marcher environ 5 kilomètres pour rejoindre une rame qui circule. Je suis de retour à mon point de départ vers 18 heures 30 avec la nette impression d'avoir participé le temps d'une après-midi à un mouvement qui s'essouffle.

Commentaires

@Pharamond : Mon état me l'aurait-il permis que je serais venu pour faire nombre, sans aucune illusion. Itinéraire idéal : le tour de la place des grands hommes... mais une seule fois (avec possibilité de continuer en civière). ;-)
Au terme de votre sobre récit, on éprouve un sentiment de tristesse sans cause précise. Avec ce mouvement, quelque chose aurait pu être, qui n'a pas été et ne sera sans doute pas. Foutriquet 2.0 *persiste* tranquillement dans ses noirs projets (dont ce pacte scélérat et discret, la muselière bientôt placée sur Internet) et se moque ouvertement des Gaulois, tant il est certain d'avoir l'appui électoral des journalopes et des importés, sans oublier celui des courageux manieurs de matraque qui étaient enfin *à la fête* contre leur propre peuple. Pas un hasard s'ils en profitent pour tenter d'arracher à Foutriquet 2.0 quelque menus avantages supplémentaires, conscients qu'ils sont d'être la dernière ligne de défense du régime.
Les Gilets jaunes sont bien candides, qui n'ont toujours pas compris que le Système menait une guerre d'anéantissement contre eux, comme ils sont bien naïfs d'espérer le ralliement de ces gens d'armes (sans la moindre majuscule !) qui ne sauraient inspirer que deux sentiments : le mépris et le dégoût.
Parmi les représentants plus ou moins autoproclamés des Yellow Jackets, combien de *jaunes* espèrent le même destin que le triste individu dont le camarade EQUALIZER évoquait récemment l'ascension, comme ici :
https://boutfilbroderie.blogspot.com/2018/12/chronique-du-jour-4.html

Écrit par : Blumroch | 17/12/2018

Le Kamrad Blumroch a l' avantage de rester poli dans ses formulations , que ce j' ai du mal à faire par mon côté "Corps de Garde" ! Les "Nervis du Pouvoir" en bleu-marine auront un os en remerciement et un coup de pied au cul bien mérité ! ils ont sauvé ce coulaud de Macron pour un plat de lentilles ! on épuise à leur sujet notre réserve de mépris et de crachats ... Pendant les émeutes urbaine de 2005, les plus violents du pays , ils se sont fait tirer dessus .. incendies d' entrepôts , de bus , équipements sportifs , voitures .. des scènes de guerre urbaine ultra-violentes ... et ? rien ! quasiment zéro interpellation ! les saccages commis à la marge des "gilets jaunes" ne représentent qu' une goutte d' eau en comparaison .. mais à en croire "BFM enculés" (scandaient les manifestants!) c' était l' apocalypse ! alors même que les "black-block/antifa" à la solde du pouvoir cassaient en toute impunité .. et que les manifestants énervés mais pacifiques étaient gazés à outrance et poussés à la rébellion violente sans franchement y céder ! les chiens de garde auront bien mérité de la Ripoublique .. mais voudront-ils laisser leur peau pour sauver les crevures ?

http://www.ulysse-invictus.com/article.php?id=59

Écrit par : EQUALIZER | 17/12/2018

Je "plussoie" vos commentaires.
Les chiens de garde pourront tjs compter sur le soutien du peuple gaulois lors des prochains soulèvements des banlieues...
Ils pourront se prendre autant de frigos sur la tronche que les autres le voudront. Personne ne sera là pour les intercepter en plein vol.
Un seul bémol : qu'est-ce qui vous donne à penser que les GJ sont aussi naïfs et candides que vous le dites ?
C'est juste une trêve de Noël...

Écrit par : Carine | 17/12/2018

@Carine : La candeur et la naïveté sont des qualités d'honnêtes gens qui ne comprennent pas, ou sous-estiment, la haine et le mépris qu'éprouve l'ennemi envers eux.
Je n'ai *jamais* pensé que les Gilets jaunes, même naïfs ou candides, étaient des imbéciles (quelques-uns le doivent être, évidemment, comme c'est le cas dans n'importe quel groupe humain, et Detoeuf l'a écrit avant moi) ; au reste, Talleyrand disait fort bien que quelqu'un avait plus d'esprit que Voltaire, et que c'était *tout le monde*.
Pas de mauvais procès, donc : j'ai déjà dit que la décence et la raison commandaient d'être dans leur camp.
Les quelques vidéos que j'ai pu visionner sur ioutub montrent des Gilets jaunes désireux d'engager la *conversation* avec les chiens de garde du régime, croyant même s'adresser à des êtres humains doués de raison. En face, un regard vide, bovin ou haineux.
Les Gilets jaunes méconnaissent cette règle élémentaire que rappelait Bergier après nombre d'ésotéristes et de prisonniers politiques : on ne discute *pas* avec les démons, parce que c'est inutile et même dangereux. Dans toute la littérature fantastique, les petits malins qui, munis d'une longue cuillère, croient pouvoir dîner avec le diable se font toujours avoir.
Certains, évoquant Foutriquet 2.0, disent encore "Monsieur le Président" (on *entend* même les majuscules !), c'est *déprimant*. Au moins, les ordures de 68 étaient plus lucides, dont un des slogans était : "Ne dites plus "Bonjour, M. le Professeur !" mais "Crève salope !"", ce qui avait le mérite d'être clair. ;-)

Écrit par : Blumroch | 17/12/2018

P.S. : Je découvre à l'instant cette nouvelle vidéo de La Mite, toujours bien optimiste (il semble oublier que les armes sont d'un seul côté, celui de la tyrannie) :
https://www.youtube.com/watch?v=XvQ6qwwskIc

Écrit par : Blumroch | 17/12/2018

Blumroch > J'ai lu dans le journal que nous étions 4 500 sur Bordeaux et qu'il y avait aussi des CRS et deux blindés devant la Mairie. Oui, c'était triste, au delà de la pluie et du ciel gris, je me suis rendu compte que l'on ne pouvait rien, strictement rien contre le Système et que paradoxalement ce qui les ennuyaient le plus étaient les casseurs. Seule la violence peut répondre à la violence de notre république laïque et fraternelle.

La Mite espère, c'est humain.

EQUALIZER > Le Système se protège et ne nous protège pas. Il y avait samedi plus de membres des forces de l'ordre mobilisés pour les défendre que de manifestants dans toute la France alors que comme vous dites on nous explique qu'il n'y pas assez de policiers pour faire respecter la loi comme on le voudrait, que la racaille peut dévaster un centre ville sans que l'on intervienne et qu'un révisionniste est plus lourdement condamné qu'un multirécidiviste.

Écrit par : Pharamond | 17/12/2018

On en revient aux slogans de l' Ultra-Gauche :

"Tout le monde ! tout le monde ! déteste la Police !"

"Police partout ! sécurité nul part !"

Cette semaine dans l' excellent Rivarol, Valentin Heciak relate sa présence à la manif :

"Pour la plupart, les CRS sont arrogants, nous traitent comme je ne parlerais pas à mon chien, quand le couple de pékins bien mis est accueilli par un "par ici messieurs-dames s'il vous plaît". A la quatrième fouille au corps on m'enlève mes lunettes de piscine. A la huitième, on lme confisque les gants de moto, en cuir, tout neufs, "pour destruction..." Je tente de protester quand son collègue réplique : "vaut mieux les gants qu'une garde-à-vue !" Inouï. Je me dis que, décidément, les Heures les plus sombres des Années noires, c'est ici et maintenant.
"Ainsi la Police nous contraint-elle à lui remettre, sous peine d'arrestation parfaitement arbitraire, tout ce qui pourrait servir à nous protéger des jets de toutes parts, et principalement des coups de matraque, des gaz lacrymogènes , (certains seraient prohibés par la Convention de Genève) et des tirs de "flash-balls" :la police politique du régime nous veut vulnérable à ses coups".

(tout l'article est à lire, et l' hebdo !)

https://medecinelegale.wordpress.com/2010/10/21/gaz-lacrymogene-les-effets-les-dangers-de-ce-compose-chimique-utilise-dans-les-manifs/

Écrit par : EQUALIZER | 18/12/2018

@EQUALIZER : Commentant un récent billet fort instructif du camarade Paul-Emic ("Macron ou le génocide programmé de l'Europe Blanche"), vous écriviez ce commentaire souriant : "il a un joli nom ton guide ... Natalie ! ;)". Vous pourriez aimer à découvrir cette analyse de Didier Goux, parue voici quelques jours (coïncidence ! synchronicité !) ici :
https://didiergouxbis.blogspot.com/2018/12/nathalie-bien-travaille.html
Je profite de l'hospitalité eucharistique de Polémologie et Diététique en raison de l'impossibilité, depuis quelques semaines, de laisser le moindre commentaire chez Paul-Emic : après une quinzaine de "captchas", le site parvient même à tuer Firefox !

Écrit par : Blumroch | 18/12/2018

:-D !!! la chanson de Delanoë par Bécaud a beaucoup fait pour la propagande ;-) on l' avait déjà disséquée à l' époque ! ce fut tube d' entubage ! :-D

Écrit par : EQUALIZER | 18/12/2018

EQUALIZER > Quoi qu'il advienne du mouvement la confiance dans les forces de l'ordre et les hommes politiques aura beaucoup de mal à être rétablie.

Blumroch > Excellente analyse ! Et dire que mon premier flirt s'appelait Nathalie...

Écrit par : Pharamond | 18/12/2018

Lioubianka c' est un joli nom aussi ! demandez à Dimitri ! :-D

Écrit par : EQUALIZER | 18/12/2018

La Mite, toujours optimiste, sur le référendum d'initiative "citoyenne" ("populaire" était quand même meilleur, malgré l'acronyme) :
https://www.youtube.com/watch?v=8gQD6l17i7M
En attendant, le fric va aux flics qui ont obtenu la récompense que méritaient leur servilité et leur brutalité.

Écrit par : Blumroch | 20/12/2018

EQUALIZER > Avez-vous lu "Le soldat oublié" le récit de son expérience dans la Wehrmacht ?

Blumroch > Toujours brillant et didactique, mais pour nous c'est un peu une prêche aux convertis un peu répétitive. Mais utile pour ceux qui découvre aujourd'hui que la pluie ça mouille.

Écrit par : Pharamond | 21/12/2018

Le Soldat oublié (Guy Sajer) la division Gross Deutschland .. bien sûr , dès sa sortie ! ;-)

http://deuxiemeguerremondia.forumactif.com/t2404-interview-de-guy-sajer-sur-le-front-russe

http://www.livresdeguerre.net/forum/contribution.php?index=11694v

Écrit par : EQUALIZER | 22/12/2018

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