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12/12/2018

Décembre

Le prochain tram passe dans six minutes. Il fait déjà nuit et la rue luit de la précédente averse qui a refroidi l'air. Sur le quai de la station deux jeunes filles discutent ; elles ont la beauté de leur jeunesse, mignonnes sans être vraiment belles. Quelques notes d'une mélodie contemporaine se font entendre et le temps que la propriétaire du téléphone décroche l'autre a esquissé un petit mouvement de danse. Une simple ondulation des hanches et des épaules, sans ostentation ni vulgarité, presque machinale, parce qu'elle était d'humeur à le faire. Et moi je trouve cela émouvant, stupidement. Et je me dis aussi qu'il est bien triste de perdre cette fraîcheur, cette légèreté, et de vieillir.

Commentaires

Un bien joli texte et pour ne pas s' appesantir sur les états d'âme de la dernière phrase, il faudrait trouver quelques vielles gens bien lumineuses dont le regard clair et les rides seraient autant de pieds de nez au monde, tout comme la fraîcheur de la jeunesse en est un à la maturité mais non à la vieillesse. On n'en trouve plus beaucoup.

Écrit par : Soames | 03/01/2019

Merci. Même si rien n'est plus léger et frais que la jeunesse l'âge peut revêtir une certaine noblesse dans l'acceptation courageuse de sa condition et non en imitant ce qui est passé à jamais. Rien de plus laid et grotesque que ces sexagénaires jouant les amoureux en se donnant en spectacles parce qu'ils n'ont pas de complexes, parce que la vie commence à 50 ans, parce qu'ils n'ont de comptes à personne, parce qu'ils se sentent jeunes... et autres fadaises de magazines débiles. Mais là encore le pitoyable exemple vient d'en haut.

Écrit par : Pharamond | 04/01/2019

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