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25/07/2017

Pourquoi pas ?

Conseil n°1 : Tenir régulièrement un « bréviaire » qui recueillera impressions, réflexions, citations.

Conseil n°2 : Pas un seul jour sans lecture.

Conseil n°3 : Pratiquer un sport de plein air et/ou un sport de combat.

Conseil n°4 : Pas une semaine sans une marche dans la nature.

Conseil n°5 : Vivre son identité d’Européen en visitant les hauts lieux de notre civilisation, en tissant des amitiés avec des enracinés d’au delà des frontières.

Conseil n°6 : Cultiver le sens de la beauté.

Conseil n°7 : Retrouver les grands rythmes et le sens des grandes fêtes européennes.

Dominique VENNER

Un samouraï d’Occident

Commentaires

"No sport" me restera un principe, quand bien même les autres recommandations sont respectables. Le conseil numéro 2 dispense quand même d'un certain nombre d'autres, à condition de savoir choisir ses lectures.

Écrit par : Blumroch | 25/07/2017

P.S. : Conseil n°8 : Ne pas se tuer inutilement. Les bons esprits de ce camp ne sont pas si nombreux qu'ils puissent déserter ainsi. C'est donner le mauvais exemple ; c'est nous priver de quelques ouvrages estimables ; pire, c'est nuire à la belle idée du suicide romain que de partir pour de mauvaises raisons, surtout sur un ultime texte de facture très moyenne que seul son caractère définitif propose à l'admiration des foules. Mieux valait vider un chargeur sur une cible symboliquement intéressante pour ensuite tomber sous les balles gouvernementales en ayant à la main un exemplaire du *Samouraï d'Occident*, le titre étant remplacé par *Un Romain d'Occident* ou mieux, par *Un Chevalier d'Occident* (j'apprécie la sagesse du Japon, mais elle est irritante, cette rage de toujours chercher au loin ce qu'on trouve à Rome, c'est-à-dire chez nous).
A tout hasard, je précise avoir une vive admiration pour Venner, même si j'ai trouvé le geste d'un mauvais théâtre.

Écrit par : Blumroch | 25/07/2017

Je ne suis pas moi non plus un sportif et je le regrette, mais on ne choisit pas.

Je ne crois pas que la lecture dispense du reste, elle est indispensable, mais le vécu est autre.

Pour Venner, je suis d'accord ;-)

Écrit par : Pharamond | 25/07/2017

Tsss tsss ! Encore un blog de sédentaires...

Écrit par : Coach Berny | 25/07/2017

"je ne suis pas rapide mais mes balles le sont !" (chez Lucky Luke) ...
"Dieu a créé les hommes inégaux , Colt les a rendu égaux" ... (Samuel Colt.. on le dit) :D :D

Écrit par : EQUALIZER | 25/07/2017

Coach Berny > Je ne peux parler que pour moi.

EQUALIZER > Faut-il encore être armé...

Écrit par : Pharamond | 25/07/2017

Pharamond:
Fallait-il comprendre "encore faut-il être armé ?

Écrit par : Carine | 25/07/2017

se défendre c' est prévoir ... ;)

Écrit par : EQUALIZER | 25/07/2017

il fut un temps pas si lointain (20taine d' années) où une simple carte d' identité suffisait pour acheter fusil ou carabine .. mais quand on dit aux gens que ça pourrait ne pas durer ils vous trouvent "pessimiste" ... et puis ça arrive . Et voilà ...

Écrit par : EQUALIZER | 25/07/2017

Carine > Oui, la tournure était ambiguë.

EQUALIZER > Il me semble que même des catalogues généralistes comme Les 3 Suisses ou La Redoute proposaient des armes à feu. Trop jeune je n'avais pas compris l’intérêt d'en acheter.

Écrit par : Pharamond | 25/07/2017

@EQUALIZER : "Le plomb bouillant va plus vite que l'acier froid" (proverbe mexicain).
Dépouiller progressivement l'individu de chacune de ses libertés fondamentales, c'est tout le vrai programme d'un ordre social, quel qu'il soit. Les bergers n'aiment pas les moutons armés, qui pourraient refuser d'être tondus voire égorgés.

Écrit par : Blumroch | 25/07/2017

Barboter dans l'eau c'est un sport de plein air ou pas ?


Et effectivement Blumroch n'a pas tort sur le suicide de Venner.

Écrit par : vryko | 26/07/2017

Tout dépend de la durée et de l'intensité ;-)

Pour Venner, nous sommes d'accord.

Écrit par : Pharamond | 27/07/2017

va falloir que je me remette à l'escrime?
pff
vont être surpris de me voir revenir...

Écrit par : kobus van cleef | 27/07/2017

@kobus van cleef : Pour ma part, j'irai donc relire ce beau livre d'Arturo Perez-Reverte intitulé *Le Maître d'escrime*. ;-)

Écrit par : Blumroch | 27/07/2017

kobus van cleef > L'escrime, c'est original et très français, un rien aristocratique.

Écrit par : Pharamond | 28/07/2017

La savate aussi est de chez nous. Et le karaté contact a été codifié par un grand champion français. Ces deux arts martiaux peuvent s'avérer bien utile en cas pour se garder de l'enrichissement.
Dominique Venner, quelle immense perte.

Écrit par : Sven | 28/07/2017

@sven : la boxe française va bien , le full contact bonne école (aïe aïe maman bobo) à condition d' entretenir le punch .. 30 ans plus tard c' est proche de zéro .. faut pas vieillir ! :(

Écrit par : EQUALIZER | 28/07/2017

@ EQUALIZER et Sven
D'où l'intérêt de pratiquer un sport de combat, pour l'aspect pratique et un sport de plein air pour le maintien de la condition physique (jogging ou vélo + un peu de muscu uniquement en mode entretien de la machine)
Karaté contact, c'est bien et vous pouvez compenser le manque de punch et de souplesse lié à l'âge par l'aspect plus technique du shotokan qu'il faut travailler en même temps
Vous gardez le coup d'oeil pour parer les coups et un mawashi geri dans un genou avec une bonne rotation de hanche.....

Écrit par : Philippe Dubois | 29/07/2017

Sven > Et prendre ses jambes avec soi quand on sort n'est pas encore un délit.

Écrit par : Pharamond | 31/07/2017

@ Philippe Dubois

Je plussoie. En précisant que le karaté contact bénéficie de la richesse des coups du shotokan avec l'avantage d'avoir une garde de boxeur.

@ Pharamond

Se barrer, c'est le plus sage quand on peut.

Écrit par : Sven | 01/08/2017

Sven > Je le crois aussi. Si on se fait casser la figure c'est embêtant et si on parvient à avoir le dessus les ennuis ne font que commencer si jamais l'adversaire est un tantinet exogène, que son avocat arrive à prouver que vous n'accueillez pas les mouvements migratoires actuels avec l'allégresse suffisante, ou si le bonhomme appartient à je ne sais quelle organisation anarcho-gauchiste chouchoutée par la république. Bref, il faut mieux "se barrer" si l'on peut et ne pas jouer les héros.

Écrit par : Pharamond | 01/08/2017

PS : Mais il est vrai qu'il est utile de savoir se défendre en dernier ressort, encore que souvent l'adversaire attaque en meute et par derrière...

Écrit par : Pharamond | 01/08/2017

Le duel rend les gens polis (je crois que Lugan est de cet avis) ; l'éventualité d'une riposte efficace et générale peut inciter les voyous à la prudence. C'est pourquoi le retour au droit de porter des armes s'imposerait, dans un pays rationnel (voir l'excellent Lemieux sur ce sujet). Tout le monde n'a pas envie de consacrer du temps à devenir Bruce Lee, quand une belle mécanique de Smith et Wesson permet d'obtenir le même résultat sans effort. ;-)

Écrit par : Blumroch | 01/08/2017

Blumroch > Mais le "pays" est rationnel, seulement ses intérêts diffèrent de sa population.

Écrit par : Pharamond | 01/08/2017

@Pharamond : Par "pays", je n'entends pas "gouvernement", encore moins "mafia au pouvoir" -- même si c'est la même chose selon saint Spooner. "Tout ce qui est réel est rationnel", disait à peu près certain Allemand trop connu dans les khâgnes. ;-)
L'éloge de la fuite n'est pas satisfaisant pour l'esprit, même si c'est probablement la conduite la plus *judicieuse*. Vient toujours un moment où l'on doit se battre pour honorer ses principes... ou par lassitude :
-- On y va ?
-- On y va.
Illustrations cinématographiques, entre mille autres possibles, dans les films *Centurion* ("survival peplum") et *La horde sauvage* (western). C'est une définition acceptable de la formule "tenter une sortie", y compris définitive.

Écrit par : Blumroch | 01/08/2017

Je n'irai pas jusqu'à l'éloge, mais la fuite est souvent salutaire même si, je suis d'accord, ce n'est pas satisfaisant pour l'esprit. Je crois aussi que c'est humiliant si on ne réalise pas la dangerosité de la situation et qu'on se reproche une retraite précipitée "alors que peut-être on aurait pu..." ; en prenant conscience de l’impossibilité de triompher dans certaines situations on accepte mieux notre dérobade. N'oublions pas que les animaux sauf s'ils sont sûrs de leur supériorité ou quand ils protègent leurs petits ne se battent qu'acculés et préfèrent la fuite dans les autres cas.
Pour "Centurions" je me souviens plus, mais pour "La horde sauvage" la petite bande étaient encerclée et dans l'impossibilité de fuir donc tant qu'à partir ne partons pas seuls.

Écrit par : Pharamond | 01/08/2017

Sur l'impérieuse nécessité de ne pas toujours fuir, j'emprunte au sieur Jean-Paul Brighelli, mieux inspiré qu'il ne l'est ordinairement, ces quelques mots d'une chronique intitulée *Kant et le western*, bel éloge d'un genre disparu : "[...] le plus vieux de la bande sort finalement des bras de sa compagne d’une heure, retrouve ses comparses , et lance : « Let’s go ! » -- à quoi l’un des autres se lève en disant : « Why not ? ». Et ils n’ont même pas à expliquer au tailleur de copeaux pourquoi ils sortent, prennent leurs fusils et partent à quatre affronter cinq cents hommes. Et y laisser leur peau. Ainsi se termine *La Horde sauvage*.
(Même situation dans Key Largo — car les codes du western ont essaimé bien au-delà de l’Ouest des années 1860-1910 : Lauren Bacall demande à Bogart « Why » il part prendre un risque démesuré, dont il n’a pratiquement aucune chance de revenir vivant. À quoi l’autre répond : « I have to go » -- sans qu’il n’ait en fait d’autre obligation que celle qu’il s’impose à lui-même : en quoi il affiche, en obéissant à cette obligation, sa parfaite et complète liberté).
Dans les deux cas, les gangsters de *Wild bunch* ou l’ex-soldat revenu de tout en général et de Monte Cassino en particulier obéissent à une loi morale intérieure qui fait d’eux des hommes bons, dotés d’une volonté parfaitement autonome (à aucun moment ils ne se conforment à une loi qui leur serait imposée de l’extérieur, Kant et Peckinpah sont catégoriques sur ce point), obéissant donc à un impératif interne absolu, et ayant les uns et les autres déterminé que l’homme est une fin en soi -- pas une chose à valeur relative. Et tout cela sans qu’une transcendance extérieure puisse expliquer ou motiver des comportements somme toute extrémistes, ou paradoxaux, puisque le sens du devoir et la raison triomphent de l’instinct de survie. Mais justement, l’homme des Lumières se bâtit au-delà de l’instinct.
[...]
Alors, que dire de cette disparition du western ? Sans doute que les valeurs morales ont disparu avec elles --remplacées par une morale pratique rebaptisée « vivre ensemble ». Que la vertu, exercice libre de la raison, est devenue une défroque dont se vêtent des députés français désireux de se montrer plus blancs que blanc. Que le devoir intérieur se réduit aujourd’hui à l’observation des règles du code de la route. Que la personne morale est ramenée à l’image enregistrée par le selfie. Et que l’héroïsme consiste désormais à observer les règles que d’autres ont conçues pour vous, à leur bénéfice exclusif."

Bref, à un moment, mourir comme un lion vaut mieux que vivre comme un coyote. ;-)

Écrit par : Blumroch | 01/08/2017

Le geste est tentant, mais il ne faut entrer en contradiction avec le huitième conseil de Blumroch ;-)
"Conseil n°8 : Ne pas se tuer inutilement. Les bons esprits de ce camp ne sont pas si nombreux qu'ils puissent déserter ainsi."

Écrit par : Pharamond | 02/08/2017

@Pharamond : Yep, mais pour ma part, je ne suis *même pas* dans la catégorie des bons esprits ! ;-) Tout au plus dans les honnêtes cervelles de second ordre, sans caractère indispensable.

Écrit par : Blumroch | 02/08/2017

Blumroch
Merci pour ce très juste et très beau commentaire sur le Western.
Dernier ersatz en date, véhiculant les mêmes valeurs ? Pour moi c'est les Incorruptibles.
Quel film !

Écrit par : Carine | 02/08/2017

Blumroch > Pas de fausse modestie ;-)

Carine > Le western, a mon humble avis, a récupéré maintes éléments du récit de chevalerie médiéval. Le cheval, le faible à protéger, la lutte contre le Mal ou le chaos, la quête, la solitude du héros... sont autant de composants qui modernisés par le western ont plu au public et permis nombres de déclinaisons en inspirant les scénaristes. La mort du genre est arrivé quand on a voulu le rendre plus réaliste. Passé à la moulinette du western spaghetti qui à plus quelques temps (l'attrait du bizarre) il en ressorti exsangue. Si quelques perles tardives ont tout de même vu le jour ("La horde sauvage", "Dead Man", "Impitoyable"... ils ne sont plus que des décors pour une histoire intemporelle.

Écrit par : Pharamond | 02/08/2017

Savoir donner des leçons si justes, et finir de la sorte...

Écrit par : le brebis gall | 02/08/2017

Et sa pitoyable lettre d'adieu n'explique rien.
http://www.bvoltaire.fr/la-derniere-lettre-de-dominique-venner-les-raisons-dune-mort-volontaire/

Écrit par : Pharamond | 02/08/2017

@Carine : Si vous faites bien allusion au film avec Costner et Connery, je vous recommande un excellent ouvrage intitulé *Al Capone et la guerre des gangs*, par un certain Roger Delorme. Vous y découvrirez un Capone et un Ness très différents de la légende cinématographique, sans oublier un panorama fort instructif sur les diverses mafias qui s'affrontaient en ces temps intéressants, et l'origine de certaines fortunes.

Écrit par : Blumroch | 03/08/2017

Oui je parlais de The Intouchables.
Merci pour le titre conseillé.

Écrit par : Carine | 03/08/2017

Untouchables, pardon.
Mon tel veut absolument écrire In ...

Écrit par : Carine | 03/08/2017

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