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23/07/2014

Jour sans

Bref échange avec une amie après lui avoir dit que j'aimais mon pays :

Elle :

- Tu as vu ce qu'elle est devenue la France ?

Moi :

- Il ne faut pas confondre ce qu'on en a fait et ce qu'elle est vraiment.

Elle :

- Et c'est quoi la France ?

Moi :

- Un patrimoine, un certain art de vivre, une histoire...

Elle :

- Tout ça c'est du passé, on ne vit pas dans le passé.

J'avoue ne pas avoir su quoi lui répondre, la lassitude sans doute. De toute manière ce genre de conversation ne m'intéresse plus. J'en viens à me demander si mon attachement à une certaine vision de la société ne devient pas irrationnelle voire morbide. Sans la réacosphère, l'affligeant spectacle quotidien du réel et la sourde certitude d'une catastrophe imminente, je crois que je prêterais une oreille plus attentive aux sirènes du nihilisme.

Commentaires

Ce billet vient de me faire prendre conscience du fait que tous mes ami(e)s m'ayant un jour tenu ce genre de propos ne font plus partie de ma vie, puisque je les en ai rayés. En fait, je n'ai plus qu'un ami... ou deux... 1 et demi, on va dire... mais pas plus. Et je le vis bien. Courage !

Écrit par : Blaise Suarès | 23/07/2014

On ne vit pas dans le passé, on vit GRACE au passé.

Écrit par : A.g. | 23/07/2014

Sans passé, sans racine, on ne vit que biologiquement, pas véritablement, humainement.
Mais je m'interroge sur ce que votre amie reproche à ce qu'est devenue la France. Elle est en colère de ce qu'elle est devenue? Elle ne pense pas pouvoir retrouver ou faire revivre une partie de ce qui était la France auparavant?

Écrit par : Popeye | 24/07/2014

"Ce qu'elle est vraiment"

>> Je crois que tout le problème est là : dans cette mythologie essentialiste qui voudrait faire de 'la France' un bloc politique, culturel ou historique. Vous dites que vous aimez votre pays : mais quel pays au juste ? Celui de l'exécution de Louis XVI ou celui des Chouans ? Qu'ont de commun les coutumes bretonnes, provençales et mahoraises ? Qui décide de l'appartenance de Louis-Ferdinand Céline au patrimoine français ?

Bref... Pourquoi pleurer sur quelque chose qui n'a jamais existé ?

Écrit par : Agg | 24/07/2014

Pour moi qui ne suis pas français, la France c'est Montaigne, Molière, Pascal, Descartes, Voltaire...ou encore Fermat, Lagrange, Poincaré...des châteaux, des cathédrales...par exemple...tout le reste n'est que le substrat qui a permis tout cela.
Les fromages (sauf le gruyère et la tête-de-moine) l'entrecôte de charolais, le tournedos aux morilles, le riz-de-veau aux chanterelles, ça donne le vertige quand on y pense.
L'exécution de Louis XVI ? Un détail parmi d'autres.
La France a toujours existé depuis la première goutte d'hydromel et elle a un petit arrière-goût de moisi qui fait sont charme subtil.

Écrit par : Jazzman | 25/07/2014

une nation c'est aussi un mythe national auquel toutes ses parties adhèrent peu ou prou (et plutôt plus que moins) , or ce qui se délite depuis une bonne trentaine d'années au moins, c'est justement ce mythe. Ce qui était objet de fierté passe maintenant pour une honte voire un crime et on essaie de nous imposer, de lui substituer un mythe que n'est pas le notre.

Écrit par : Paul Emic | 25/07/2014

ma foi je me passe tout à fait de la France... Et ma femme avec moi. Et ma descendance enfin que je n'instruis pas aux pesantes disciplines nationales dans quoi j'avais cru pourtant - est-on naïf? - inscrire notre entière existence... La France a bien fini de mourir en nous... Elle a fait la moitié du chemin, nous avons fait le reste... Non rien ne nous oblige à périr sous les décombres... Il y a une vie après la France...

Écrit par : Ivane | 25/07/2014

Il est devenu difficile, voire impossible, de pouvoir préserver culture, patrimoine et identité blanche dans le cadre hexagonal tel qu'il est devenu aujourd'hui, ou bien discrètement, en terrain choisi. Car, lorsqu'au détour d'un chemin de randonnées du vieil Anjou royal déboule une bruyante colonie de sarrazins, effectivement, on se dit que ce pays est fichu.

La tyrannie des circoncis – cette barbarie –, d'où qu'elle vienne, nous interdit tout simplement ce réflexe de survie, par les lois d'une dictature démocratique qui ne dit pas son nom, par le chantage à l'émotion, par les falsifications de l'Histoire. L'héritage universaliste de la Révolution française n'est pas étranger à cet état des choses.

Le Blanc doit cesser de pleurer à tout bout de champ pour des combats lointains qui n'intéressent que ceux qui nous oppressent.

Domination des coteries, compassion femelle, féminisme, culture de la repentance, tropicalisation des esprits, primat donné aux minorités visibles, homosexuelles et aux femmes incompétentes, discrimination positive, culte de la voyoucratie, etc... ont accéléré ce processus de décomposition et d'anéantissement. S'en affranchir, c'est balancer aux orties toutes les escroqueries historiques dont nous sommes bombardés depuis les bancs de l'école, ce qui n'est pas à la portée du premier pékin venu tant le parti flic de la communication veille.

Larbinat et putanat guettent les innocents qui dorment encore. Je me garderai bien de les réveiller, ils me font peur.

Certains envisagent sérieusement de reconstituer dans un ailleurs des foyers blancs homogènes, ce n'est pas mon cas. J'aime encore trop l'Anjou, son patrimoine historique incomparable, sa Loire généreuse, son riche vignoble, pour céder à la tentation. Et puis, il est bien trop tard en ce qui me concerne. Mais je vendrai chèrement ma peau, c'est une certitude.

Écrit par : Danny | 26/07/2014

Blaise Suarès > Elle fait déjà partie de mes derniers amis, j'en suis à peu près comme vous au niveau des relations amicales. C'est une personne qui a des principes et des qualités mais une petite conscience politique. Pour elle la politique c'est les guignols néfastes qui passent à la télé, point. Elle ne discerne pas, à mon avis, les raisons profondes de ce qui nous arrive.

A.G. > Il me semble aussi.

Popeye > Oui, elle aussi déplore certains bouleversements dans la société, elles a des enfants, mais elle pense que c'est inéluctable, "les temps changent".

Agg > Vous ne pouvez pas dire que la France n'a jamais existé. Pour répondre à votre question, la France c'est l'exécution de Louis XVI, les Chouans, les traditions de toutes les régions et Céline tout à la fois - j'ai parfois l'impression que vous me prenez pour un sectaire obtus. C'est cette construction instable, forte et fragile qui constitue la France. Un mythe, si vous voulez, qui a sa réalité et qui a constitué la maison plus ou moins confortable à des millions de personnes pendant des siècles.

Jazzman et Paul-Emic > Exactement.

Ivane > Je vous envierais presque.

Danny > Je vous comprends, même si je considère le problème plus culturel que racial mais je peux me tromper.

Écrit par : Pharamond | 26/07/2014

@Pharamond

>> J'attire seulement votre attention sur le fait qu'en bonne logique une réalité ne peut pas se définir à la fois par une chose et son contraire. Or ce que vous appelez 'la France' renvoie à tant d'éléments disparates et bien souvent antagonistes qu'il me paraît pour le moins fallacieux d'en faire un tout cohérent qui transcenderait ses parties. C'est exactement le même paralogisme (ou sophisme, pour les cyniques) que commettent les démocrates avec la notion de 'peuple'. Quant à votre image romantique de la "maison"-France, elle repose sur l'oubli des millions de gens massacrés en son sein – toujours pour d'excellentes raisons, évidemment et jusqu'à la prochaine fois. S'il s'agit de faire de l'Histoire, bien sûr qu'il faut tout prendre, c'est l'horizon d'impartialité du chercheur. Mais s'il s'agit de sentiment ("aimer son pays"), alors c'est mensonge ou folie que de prétendre tout embrasser.

Écrit par : Agg | 26/07/2014

On peut avoir des criminels dans sa famille, même si on les renie, même si leurs actes épouvantent ils font tout de même partie de la famille. De toute manière je dois sûrement être un indécrottable romantique.

Écrit par : Pharamond | 26/07/2014

Ça me rappelle la blague sur Shakespeare:
Shakespeare n'a jamais existé, toutes ses pièces ont été écrites par un autre auteur qui se faisait appeler Shakespeare.

Écrit par : Paul-Emic | 26/07/2014

:-)

Écrit par : Pharamond | 27/07/2014

Aimer la France c'est détester ce qu'elle est devenue
Ou plutôt, ce qu'elle risque de devenir

Écrit par : kobus van cleef | 27/07/2014

Je crois que c'est déjà sérieusement amorcé.

Écrit par : Pharamond | 27/07/2014

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