18/04/2013
Juste un peu tard
Une partie de la réacosphère se félicite du développement de la dissidence, s'enflamme devant le succès du mouvement anti-mariage pour tous, se réjouit que la cote de nos dirigeants soit au plus bas, se met à rêver d'un réveil du peuple français. Tout ceci est merveilleux mais juste un peu trop tardif, nous avons dépassé le point de non-retour à partir duquel plus rien ne se fera démocratiquement (et très difficilement autrement). Nos adversaires occupent tous les postes clé, connaissent tous les rouages de notre société et divers liens occultes les unissent pour le meilleur et pour le pire ; nous sommes sans pouvoir et divisés. Le peuple ? Ce qu'il en reste plutôt. Les récents rassemblements étaient une sorte de chant du cygne. Nos maîtres attendent le pourrissement du mouvement, il va venir, certains prennent déjà leur distance, ils guettent le dérapage quitte à le provoquer. Le peuple ? Entre les prétendants à la boboïtude, les suiveurs, les parasites, les trouillards, les revanchards, ceux qui doivent assurer la subsistance de leur famille, ceux qui regardent vers d'autres horizons, ceux qui ne croient qu'en Allah, ceux qui s'essuient le fondement avec nos couleurs et ceux qui ont été lobotomisés, que reste-t-il ? C'était plus tôt qu'il lui fallait réagir, quand il pouvait encore inverser le mouvement de délitement général, mais il a préféré voter pour François Mitterrand et l'Union Européenne. La sortie du tunnel n'étant pas pour demain, il ne lui reste qu'à pleurer sur les occasions manquées et à s'armer et pas seulement de patience s'il veut essayer de sauver sa peau déjà vendue.
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