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27/02/2013

Pour ceux qui avaient encore quelques illusions

 

Une interview du 26 décembre 2012 de Pierre Hillard par Roads (via Hoplite).

Du moment qu'ils laissent leur calibre dans leur poche

VIOLENCES À L’ÉCOLE

LES ENSEIGNANTS N’ONT PAS PEUR

Loin d’une école à feu et à sang. Malgré les drames en milieu scolaire qui font régulièrement la une de l’actualité, les professeurs et membres du personnel des collèges et lycées n’ont pas peur. Une écrasante majorité (90 %) se sent ainsi en sécurité dans son établissement, selon une enquête inédite dévoilée hier par la délégation ministérielle chargée de la prévention et de la lutte contre les violences en milieu scolaire. Ils estiment à plus de 80 % être respectés par les élèves et à 70 % évoluer dans un «bon» climat. Une satisfaction néanmoins inférieure à celle des enseignants du primaire (92 %). Mais tout n’est pas rose pour le plus beau métier du monde. Car même si les agressions physiques sont plutôt rares (5 % des professeurs avouent avoir été bousculés depuis la rentrée, 1 % frappés), les attaques verbales, elles, sont monnaie courante. Près de la moitié des personnels (42 %) dit avoir été insultée depuis le début de l’année. Sans surprise, l’étude note également une vraie différence entre les établissements placés dans les quartiers difficiles et les autres. Les enseignants des collèges et lycées des ZEP sont deux fois plus nombreux à se sentir exposés à la violence. Face à ces difficultés, la priorité doit être donnée à la formation, selon les experts. «Les hôtesses de l’air sont formées à la gestion du stress, mais pas les enseignants», relève Éric Debarbieux, responsable de l’étude. Or certains «sont obligés de faire de la gestion sauvage de leur groupe toute leur carrière».

Source : Bordeaux 7 du 27/02/13 

Il ne leur reste plus qu'à faire grève pour avoir plus de moyens et être mieux formés. Entre le rhume du fiston, son propre rhume, la sortie au mémorial du coin, le congé maternité - paternité, les voyages scolaires, le stage sur le nouveau logiciel dont ils ne se serviront jamais et les réunions pédagogiques ils doivent bien avoir un créneau pour aller manifester. De toute manière, vous y croyez, vous, aux enquêtes menées par les délégations ministérielles ?