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25/05/2009

Voie

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Teresa Lapayese Puebla

Calle nocturna

Palmipèdes

Personnellement je me contrefiche du Festival de Cannes, mais ses Palmes d'or sont des bons indicateurs de la déliquescence d'un certain microcosme supposé éclairé. Cette année, j'aurais bien vu les GI scalpeurs de nazis de Tarentino* rafler la mise, après la mauvaise foi et les mensonges anti Bush de Michael Moore** et l'hymne au métissage et les approximations de Laurent Canet***, je me suis dit que ça faisait bien depuis 2002 et Le Pianiste**** que l'on avait pas eu du nazi en plat de résistance, c'est-à-dire une éternité. Eh bien j'ai perdu, c'est Le Ruban blanc***** qui a eu la Palme. De quoi ça peut bien parler ? D'un village du début du XXme siècle où, malgré les apparences bourgeoises et policées (ou à cause d'elles), tout n'est que frustration et cruautés. L'histoire se déroule en Autriche à la veille de la Première guerre et on devine peu à peu que cette société répressive porte en elle les germes de... Vous ne devinez pas ? Faîtes un effort, zut ! Je dirais seulement que même si les pitreries sanglantes de Tarentino n'ont pas été récompensées, la Vigilance anti nazi fonctionne toujours à plein régime. Nous sommes sauvés.

 

* Inglorious bastards de Quentin Tarentino

** Fahrenheit 9/11 de Michael Moore

*** Entre les murs de Laurent Canet

**** Le Pianiste de Roman Polanski

***** Le Ruban blanc de Michael Haneke