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15/06/2026

Je plussoie (116)

Les diplomates disent des mensonges aux journalistes, puis ils les croient quand ils les voient imprimés.

Karl Kraus

 

Tu te préoccuperais moins de ce que les gens pensent de toi si tu savais à quel point ils le font rarement.

David Foster Wallace

 

La gauche a abandonné ses ouvriers, n'ayant rien à leur offrir. Elle est allée chercher un peuple de remplacement.

Boualem Sansal

 

Un droitard c'est un type qui croit que l'oligarchie occidentale détruit le peuple en organisant l'immigration de masse, mais qu'elle cherche à le protéger quand elle alimente la guerre en Ukraine contre la Russie. Un gauchiste, c'est un type qui croit que l'oligarchie occidentale détruit le peuple en favorisant la pauvreté et la destruction des acquis sociaux mais qu'elle cherche à faire son bonheur en organisant l'immigration de masse.

Laurent Ozon

 

Les gens ne bougeront que dans le malheur. Pour cela il faut que leur vie quotidienne soit détruite, que leur frigo soit vide.

Pierre Hillard

 

Lorsque le système totalitaire prend le pouvoir par la mise au pas, il crée sa propre opposition, pour noyauter toute opposition politique honnête et sincère.

Ariane Bilheran

 

Se débarrasser des archives papier et les remplacer par des archives numériques leur permet de supprimer l'histoire. Un jour, vous trouverez le message « la page n'existe pas », et le lendemain, vous les verrez nier que cela ait réellement eu lieu.

Julian Assange

Commentaires

Sur la phrase d'Assange : débat récent dans une université US sur la numérisation de la bibiothèque. Un bibliothècaire faisait alors remarquer que la durée de vie du papier dans des conditions de conservation raisonnables : entre 200 et 300 ans. Pouvez-vous aujourd'hui seulement consulter, je ne dis pas une disquette mais même... un céderom ?

Écrit par : Dia | 15/06/2026

Dia > Le lecteur CD est en option quand on achète un PC ; je l'ai demandé.

Écrit par : Pharamond | 15/06/2026

Sur cette histoire de frigos... c'est vieux comme la dissidence 2.0 ça. Et bien je vais vous dire : moi, ça me semble très peu dialectique.

Paske quand les gens crevent de faim, chacun est trop occupé à sa demmerde, ses magouilles, ses combines et ne veut sûrement pas attirer l'attention des forces du désordre sur lui.

Non plutôt : Les gens obeissent au pire des régimes tant qu'on parvient à leur faire accroire que tout (Fachisme, Terrorisme, Masculinisme, Islamisme comme l'Anarchisme jadis, etc.), tout ce qui est l'Autre que le régime est bien pire.

Il faut – donc – des exemples nombreux et fréquents et proches de... au choix : féminicides machistes, égorgeurs bougnoulisés (Tiens d'ailleurs : pourquoi donc un mec sous OQTF sortirait-il dans la rue avec un couteau pour frapper au hasard ? Se pose-t-on seulement la question ?) comme jadis il fallait des mussoliniens repeignant la gare de Bologne, des communistes assassinant des ingénieurs nucléaires (Audran), des méchants palestiniens détournant des boeings, etc.

Qu'on y pense : Les lecteurs de fdesouche croient sincérement que les violences, les dommages, les guerres de gangs, les rodéos sauvages et les viols de l'immigration désservent le pouvoir...

Écrit par : Dia | 15/06/2026

Dia > J'ignore si ce que dit Hillard est une vérité absolue, mais je suis persuadé qu'il a plus de chance que quelque chose se passe dans la misère générale qu'actuellement. Les dirigeants des pays européens sont d'ailleurs désignés par le Système plus pour leurs capacités supposées à organiser la destruction de leur pays tout en évitant des mouvements sociaux majeurs que pour leur compétence à gérer une nation et protéger leur population.
L'idéologie libérale libertaire actuelle ne cherche pas comme les idéologies passées à essayer de prouver qu'elle est la meilleure, mais à expliquer qu'elle est la seule, devenant ainsi le totalitarisme le plus efficace de l'Histoire.

Écrit par : Pharamond | 15/06/2026

Boualem Sansal enfonce une porte ouverte.
J'aime beaucoup la prédiction de Julian Assange.

Écrit par : Fredi M. | 16/06/2026

la une est tellement vraie...

Écrit par : bedeau | 16/06/2026

Fredi M. > Je suis d'accord et pourtant tant de Français tombent encore dans le panneau et votent à gauche.
Je crains qu'elle ne se révèle juste dans peu de temps.

bedeau > C'est le même phénomène que pour les grands mythomanes historiques, ils finissent par croire à leurs mensonges puisque d'autres les certifient en les diffusant.

Écrit par : Pharamond | 16/06/2026

Immense lassitude à l'idée de commenter ces solennels constatistes affectant de découvrir des évidences à la portée du premier venu, et surtout formulées et ailleurs, et avant, et mieux.
Mention spéciale au sieur Hillard, dont la joie mauvaise à l'idée de l'imminente Grande Tribulation et de son cortège de morts nombreuses autant qu'atroces éclate autant que dans ses vidéos répétitives.
Les mensonges d'une modernitude technophile vouée à l'éphémère et à la nouveauté ont été exposés depuis longtemps. Le CD a vu son espérance de vie ramenée par ses thuriféraires d'un siècle à 50, 20 puis 10 ans, même conservé dans les conditions recommandées -- quant à la correction d'erreur, elle ne fonctionne que très rarement.
On trouvera dans *L'effondrement* de la T.G.B.N.F.* une anecdote à elle seule éclairante sur l'avenir du livre tel qu'il est programmé par les technocrates qui ignorent et haïssent l'histoire.

Et puisqu'on évoque Mandosio, voici quelques observations et réflexions tirées de son intemporel *Après l'effondrement* (Editions de l'Encyclopédie des Nuisances, 2000) ; ses prose et pensée concentrées se prêtent difficilement au résumé :
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Et, après avoir passé des décennies à dissoudre la notion de vérité dans le chaudron structuraliste et déconstructionniste, nos universitaires ont fini par trouver *impensable* que l'on puisse critiquer quoi que ce soit.

La plupart de ces gens sont tellement habitués à la soumission qu'elle est devenue chez eux une seconde nature. Ainsi, bon nombre de ceux que nous avons eu l'occasion de croiser à la T.G.B.N.F. depuis la parution de *L'Effondrement...* s'étonnaient vivement de nous y rencontrer :
-- Comment, on vous laisse encore entrer après ce que vous avez écrit ?
A leurs yeux, il ne serait donc ni surprenant, ni anormal d'interdire l'accès d'un *service public* aux personnes qui le critiquent. On devine que le cyber-totalitarisme ne dérangera pas outre mesure des esprits si bien façonnés par des années de servitude intellectuelle.
(p. 101)
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(Le ministricule macroniste au regard et aux discours de fou, de plus en plus acharné à interdire tout discours contraire à celui de ses maîtres, a eu ses précurseurs.)
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De même, on ne compte plus les ennemis acharnés de l'Etat qui font leur trou dans la fonction publique, courent après les subventions ou profitent des allocations de I'Etat-providence, non pas à titre d'expédient temporaire, mais de façon parfaitement assumée, pour montrer qu'ils savent "ruser" avec le "système". Puisque, de toute façon, la révolution n'est pas pour demain, autant s'accommoder de ce qui existe tout en proclamant, tel un fanatique de l'Apocalypse, son dégoût pour "ce monde".

Les "penseurs médiatiques" procèdent exactement de la même façon. Les journalistes trouvent généralement les universitaires très ennuyeux, sauf quand ils affectent de posséder une érudition hors du commun (comme l'imposteur Eco) ou lorsqu'ils jouent aux adversaires de l'ordre établi. Outre le cas Bourdieu, déjà cité, nous pouvons mettre au nombre de ces faux rebelles l'hallucinant Michel Serres, prônant sans rire, voici quelques années, "la lutte contre les institutions" dans un *Éloge de la philosophie en langue française* (Grasset, 1995) qui lui a ensuite permis de se faire élire à l'Académie ; ou encore Michel Onfray, sous-Vaneigem universitaire à qui l'on doit un ouvrage pompeusement intitulé *Politique du rebelle : traité de résistance et d'insoumission* (Grasset, 1997). Ce personnage n'hésite pas à se vanter d'être un "rebelle" et un "anarchiste", en oubliant tout simplement de préciser, dans le "roman autobiographique" qui ouvre son livre, qu'il est aussi un enseignant de philosophie appointé par l'Etat et n'a jamais envisagé une seconde de mettre sa vie un tant soit peu en accord avec ses propos incendiaires à la gloire des poseurs de bombes. Mais lorsque les médias sont confrontés à de véritables adversaires, dont la rébellion n'est pas feinte -- comme Theodore Kaczynski, plus connu sous le nom d'"Unabomber" –-, ils cessent de jouer à se faire peur et crient au fou.
(p. 111)
//
Le progressisme, croyance universelle de notre temps, a tellement d'ascendant sur les esprits qu'il peut se manifester sous les formes les plus grossières sans que personne y trouve à redire. Lorsque la suspension de l'exploitation du Concorde a été annoncée, en août 2000, à la suite d'un grave accident, un spécialiste radiophonique des questions aéronautiques a fait part de son accablement à ses auditeurs en ces termes : "Pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, on va régresser, car plus aucun avion supersonique ne volera ; on en revient au vol subsonique !" S'il est évidemment risible de prétendre qu'aucune "régression" ne s'est jamais produite dans l'histoire humaine, il ne l'est pas moins de penser que le vol supersonique constitue en soi un progrès dont l'abandon serait en soi une régression ; et la remarque de ce "spécialiste" est d'autant plus inepte que le Concorde, qui fut dès sa naissance un échec commercial, était le seul avion supersonique encore en service dans le monde. Ce progressisme naïf fait sienne la devise des Jeux olympiques : Citius, altius, fortius -- "Toujours plus vite, toujours plus haut, toujours plus fort".
(p. 146)
//
Le quadruple effondrement que nous venons de décrire -- du temps, de l'espace, de la raison et de l'idée d'humanité -- n'est pas un effondrement possible, dont il faudrait se préoccuper à l'avenir, mais un effondrement qui a déjà commencé. Les signes annonciateurs s'en faisaient sentir depuis longtemps, et le processus lui-même a atteint un stade déjà très avancé. Certains s'en réjouissent et s'efforcent de hâter le mouvement pour le rendre irréversible ; très peu s'emploient activement à résister à cette tendance, dans la mesure de leurs moyens ; la plupart sont indifférents, résignés, voire irrationnellement optimistes. Le rapport de forces est donc extrêmement défavorable, et les craintes exprimées pendant les années soixante par Horkheimer dans ses *Notes critiques sur le temps présent* se trouvent pleinement confirmées : "La logique immanente de l'évolution sociale tend vers l'état final d'une vie totalement technicisée", qui n'est que "totale désillusion" et "tarissement de l'esprit" ; l'"espèce humaine" y sera ravalée au "statut d'une race animale particulièrement habile et raffinée" ; le refus de cette régression "relèvera finalement de la folie romantique, de la superstition, de l'évolution manquée de quelques exemplaires isolés de l'espèce". Ainsi, nous avons tout lieu de prendre au sérieux l'avertissement que l'on pouvait lire, en juillet 2000, sur les affiches d'un film d'épouvante de série Z : "L'espèce menacée, c'est vous."
(pp. 192 et 193)
//
Aujourd'hui, nous n’avons plus aucun mode de vie à préserver ; ayant déjà pratiquement tout perdu, nous pouvons dire que nous n’avons plus rien à perdre ou à regretter.
[...]
L'erreur la plus funeste que nous puissions faire serait d'attendre tranquillement que le système industriel s'écroule de lui-même. Tous les pronostics de ce genre qui se sont succédé depuis un siècle et demi ont été démentis par l’étonnante capacité de *récupération* de ce système, qui s'est montré à même de surmonter tant de crises et de contradictions qu'il n'est pas très raisonnable de parier sur son effondrement à court ou à moyen terme -- et le fait qu'il soit encore debout, dominant les ruines d’une planète désormais presque entièrement ravagée, ne présage véritablement rien de bon.
(pp. 202 et 203 )
//
Voir le jeu des deux images numéro 305.

Écrit par : br | 17/06/2026

1- Julien Assange
2- Laurent Ozon
3- br pour son lancer de pavés inimitable ! :-D

La dématérialisation des comptes bancaires ... j' expliquais à un copain qu' un beau matin en allant sur son compte il aurait la surprise de trouver une page blanche zéro zeuro ! plus un rond macache flouss et impossible de joindre un *responsable* pas coupable ... ça l' a fait rire jaune ! méchant complotiss que je suis :-D

C' est comme les livres , je reste attaché au papier et au ticket de caisse pour vérifier le compte .

Écrit par : EQUALIZER | 17/06/2026

br > Merci pour ce commentaire, même si je te trouve un peu sévère avec les citations du billet. Elles sont sans doute des banalités, mais j'y plussoie tout de même ;-)

EQUALIZER > Je suis aussi très attaché aux livres papier. Quant au ticket de caisse, je n'en ai pas besoin car je paie presque tout en espèces.

Écrit par : Pharamond | 17/06/2026

@Pharamond : J'ai point dit qu'elles étaient fausses ! ;-)
Chercher du Bilheran... pourquoi pas du Despot, du Krondebaz, du Rouge & Rond ou de l'Onfrayant ? ;-)

Écrit par : br | 17/06/2026

br > Comme je l'ai déjà dit, je ne cherche pas l'auteur, mais la citation. peu m'importe qu'elle soit de Staline, de Mao, de Coluche ou de Dalida. Evidemment, on constatera plus souvent dans la rubrique la présence de Bardèche, Céline ou Gómez Dávila.

Écrit par : Pharamond | 17/06/2026

@Pharamond : Dans Musique 652, Bainville à propos de Mustapha Kemal, d'abord sur la révision de l'histoire -- le faux imprimé existe, comme le démontre *La neuvième porte* / *Club Dumas* ! --, ensuite sur le précurseur de Bukélé :
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C'est ensuite l'histoire qui va être révisée : "Après la rupture définitive avec le khalifat et avec les usages coraniques, Mustapha Kemal tenta de briser tout lien avec les princes osmanlis. Alors que pour un Européen le passé de la Turquie semble ne faire qu'un avec le passé des sultans, Mustapha Kemal fit rédiger des manuels d'histoire où une vingtaine de pages suffisent à résumer quelques siècles."
Cherchant des ancêtres prestigieux pour son grand peuple, il attribue ce rôle aux Hittites "et fit enseigner leur histoire qui, reconnaissons-le, pose plus de problèmes qu'elle n'en résout. Par la suite, on devait remonter plus haut dans la chaîne des temps, et découvrir les Sumériens. La mode fut aux Sumériens, la grande banque turque s'appela «Sumerian Bank»".
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La conclusion de Bainville est savoureuse : "il [Attaturk] fournit la preuve qu'un dictateur puissant peut faire faire aux peuples à peu près tout ce qu'il veut et, qu'ils le désirent ou non, changer leurs moeurs et leurs habitudes du jour au lendemain. Je ne crois pas que cette manière d'introduire des réformes plairait aux Français, à qui la Révolution elle-même n'avait pu imposer de nouveaux noms de mois, pourtant très harmonieux."
La réflexion ne concerne évidemment, et avec des réserves, que les Français d'avant ; pour ceux de ces temps maudits, transformés en esclaves, on peut malheureusement avoir des craintes. "Quand on veut, on peut", c'était un proverbe pour une autre époque -- peut-être faut-il le réserver à Schwab et à ses amis.
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Écrit par : br | 17/06/2026

br > Bainville n'a pas vécu assez longtemps pour voir qu'il faisait erreur, il n'y a qu'à voir le retour en force de l'islam avec Erdoğan. Et même avec les Français, tout ce qu'il y avait de pratique avec la révolution, comme le système décimal, les unités de mesure, les départements... ont été conservés. Le calendrier républicain et sa semaine de 10 jours était une aberration.

Écrit par : Pharamond | 17/06/2026

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