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25/10/2013

Le cas Soral

Alain Soral a ses adeptes. Pourquoi pas ? Il est bon orateur, ne manque pas d'un courage certain et ses analyses sont très souvent dignes d'intérêt. Pourtant certaines choses me dérangent dans son discours :

Son obsession pour ce qu'il appelle l'Empire. C'est à dire l'axe Washington-Jérusalem, ses alliées et ses vassaux, vu comme une machine implacable responsable de notre décadence et globalement de tous les mauvais coups que nous subissons. C'est oublier que cet "Empire" n'est pas monolithique, il est fait d'hommes et de femmes avec leurs qualités et leurs défauts, leurs courant de pensées, leurs erreurs, leurs doutes, leurs faiblesses, leurs jalousies etc. Nous ne sommes pas dans un livre de Tolkien.

Son antisionisme forcené, alors que le combat n'est pas à livrer là-bas mais ici. Israël a des ramifications en France. C'est à nous de lutter pour qu'il en soit autrement au lieu de souhaiter sa disparition sans en envisager les conséquences. Israël est un état en guerre permanente, il se bat avec les moyens qu'il a ; il reste aux autres pays de déterminer où sont leurs intérêts et les risques potentiels liés à ce conflit et d'agir en conséquence.

Enfin, sa grande indulgence envers l'islam. Son mouvement s'appelle Égalité & Réconciliation, or, on ne peut s'accommoder avec l'islam que si celui-ci est en infériorité dans le pays ; infériorité sensible en nombre et en influence. Les musulmans ne peuvent, en effet, échapper à une certaine schizophrénie, douloureusement partagés entre les réalités du monde moderne et les préceptes rigoureux et inapplicables de leur religion. C'est ce qui les rend dangereux, à l'image des monarchies pétrolières qui vivent dans le stupre et financent l'islam à travers le monde, et pas forcément sous sa forme la plus ouverte. Le Coran est une braise qui ne demande qu'un mauvais vent pour déclencher l'incendie.

Un verre avec Bernard

"Ma philosophie est celle de Lyautey qui disait : La République, c’est comme la syphilis : quand on l’a attrapée, soit on se fait sauter le caisson, soit on essaie de vivre avec. J’essaie donc de vivre avec la société qui m’entoure en prenant garde à ne pas me faire happer par ses travers. Et je regarde couler le Titanic depuis le bar des premières classes en dégustant un vieux porto…"

Bernard Lugan

Via Zentropa